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Le Document d’enregistrement universel a été déposé le 24 avril 2026 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.

Le Document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération et, le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au Document d’enregistrement universel.

L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129. 

Le mot du Directeur Général

La mobilisation financière du Groupe

La stratégie

Nos Chiffres Clés

Méthodologie et glossaire

Activités du groupe Agence Française de Développement en 2025

1.1Renseignements de caractère général

1.1.1Statut juridique

Siège

Agence Française de Développement
5, rue Roland-Barthes
75598 Paris Cedex 12
France

Tél. : 01 53 44 31 31

Forme juridique

L’Agence Française de Développement (ci-après désignée « AFD ») est un établissement public de l’État à caractère industriel et commercial (EPIC), doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’AFD est une société de financement qui exerce une mission permanente d’intérêt public au sens de l’article L. 511-104 du CMF. Ses statuts sont codifiés aux articles L. 515-13 et R. 515-5 à R. 515-25 du CMF. L’AFD est dirigée par un directeur général nommé pour trois ans par décret (article R. 515-16 du CMF) et un conseil d’administration dans ses domaines d’attribution (articles R. 515-17 à R. 515-19 du CMF). Le Conseil d’orientation stratégique (COS), organe de l’AFD composé des représentants de l’État au conseil d’administration et présidé par le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de la francophonie et des partenariats internationaux (article R. 515-7 du CMF et décret n° 2025-1121 du 21 novembre 2025), a notamment pour tâche de renforcer l’articulation entre les orientations politiques relatives à l’Aide publique au développement (APD) décidées par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) et leurs déclinaisons opérationnelles par l’AFD. En effet, le COS coordonne la préparation par l’État du contrat d’objectifs et de moyens liant l’Agence à l’État et en contrôle l’exécution. Il prépare, avant leur présentation au conseil d’administration, les orientations fixées par l’État à l’Agence en application des décisions arrêtées par le CICID (article R. 515-7, al. 2 du CMF).

Supervision ACPR

L’AFD, en tant que société de financement, est sous supervision directe de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Législation de l’émetteur

L’AFD est soumise à la législation française.

Date de constitution et durée

L’AFD a été créée par l’ordonnance n° 21 du 2 décembre 1941 instituant la Caisse centrale de la France Libre pour une durée indéterminée.

Objet statutaire

Conformément aux dispositions des articles L. 515-13 et R. 515-5 du CMF, l’AFD exerce une mission permanente d’intérêt public au sens de l’article L. 511-104 du CMF. Elle peut effectuer les opérations de banque afférentes à cette mission. Conformément aux dispositions de l’article R. 515-6 du CMF, l’AFD a pour mission de réaliser des opérations financières de toute nature en vue de contribuer à la mise en œuvre de la politique d’aide au développement de l’État à l’étranger, et au développement des départements et des collectivités d’Outre-mer ainsi que de la Nouvelle-Calédonie. À cette fin, l’AFD finance des opérations de développement dans le respect de l’environnement et peut conduire d’autres activités et prestations de service se rattachant à sa mission. L’AFD est en particulier chargée d’assurer, directement ou indirectement, des prestations d’expertise technique destinées aux bénéficiaires de ses concours.

Registre d’inscription

RCS Paris B 775 665 599

Consultation des documents juridiques

Au siège – 5, rue Roland-Barthes – 75598 Paris Cedex 12

Exercice social

Du 1er janvier au 31 décembre.

Documents accessibles au public

Pendant la durée de leur validité, les documents suivants (ou copie de ces documents) peuvent, le cas échéant, être consultés sur support physique au siège de l’AFD ou sur le site Internet www.afd.fr :

1.1.2 Renseignements de caractère général concernant le capital

Le montant de la dotation de l’AFD est en 2025 de 4  862  998  856  €. Conformément aux dispositions de l’article R. 515-15 du CMF, cette dotation peut être augmentée par incorporation de réserves sur délibération du conseil d’administration approuvée par arrêté du ministre de l’Économie et des Finances. Elle peut également être augmentée par affectation de fonds publics conformément aux textes législatifs ou réglementaires en vigueur.

1.1.3Dividendes

En application de l’article 79 de la Loi de finances rectificative n° 2001-1276 du 28 décembre 2001 (modifié par l’art. 88 de la Loi de finances rectificative pour 2003 n° 2003-1312 du 30 décembre 2003), un dividende peut être perçu par l’État. Le dividende est prélevé par priorité sur le bénéfice distribuable de l’exercice, au sens de l’article L. 232-11 du code de commerce. Il peut être prélevé sur les réserves disponibles.

Les dotations en capital reçues par l’AFD ne donnent pas lieu à rémunération.

Après examen de la situation financière de l’AFD et constatation de l’existence de sommes distribuables, sur le rapport du conseil d’administration, le ministre chargé de l’Économie, le ministre chargé du Budget déterminent par arrêté le montant du dividende versé à l’État.

1.2Bilan stratégique 2025 du groupe AFD

L’année 2025 constitue la première année pleine de mise en œuvre du Plan d’Orientation Stratégique 2025-2030 du groupe AFD. Elle marque l’entrée en phase opérationnelle des priorités définies dans le cadre du POS et leur traduction progressive dans les activités, les processus et les instruments du Groupe.

Un modèle qui se déforme pour s’adapter à la forte réduction des crédits publics

La très forte réduction des crédits budgétaires alloués au groupe AFD depuis deux ans, qui va se poursuivre en 2026, entraîne des évolutions significatives de l’activité du Groupe.

Au plan géographique, les investissements de l’AFD, ont reculé en Afrique, passant de 38 % en 2024 à 30 % seulement en 2025 de l’activité totale, et au Proche-Orient (- 11 %), tandis que les territoires ultramarins (+ 19 %) et l’Amérique latine (+ 50 %) connaissent une forte hausse. Dans les Outre-mer, l’année 2025 a notamment été marquée par un volume très élevé d’engagements de 1,7 Md€, dont la signature d’un prêt de 800 M€ garanti par l’État en soutien à la Nouvelle-Calédonie, le cofinancement d’une nouvelle unité de production d’électricité d’origine géothermique en Guadeloupe ou encore une collaboration avec le conseil départemental de La Réunion sur les besoins en irrigation du territoire via le traitement des eaux usées.

Au plan sectoriel, l’activité de l’AFD est en retrait dans les domaines de la santé et de la protection sociale (- 24 %, dont - 66 % d’engagements en 2025 pour l’Initiative en santé mondiale), ainsi que pour la formation professionnelle et l’éducation (- 49 %), alors que des secteurs comme l’énergie (+ 29 %) et la gouvernance et gestion des migrations (+ 75 %) prennent de l’ampleur.

La répartition des instruments mobilisés par le groupe AFD évolue également : les prêts représentent désormais 90 % de l’activité totale, contre 10 % pour les dons.

1.2.1Tenir la promesse du Groupe

En 2025, le groupe AFD a maintenu un niveau d’activité élevé et stable à 13,7 Md€ d’autorisations, identique à celui de 2024, avec 10 Md€ pour l’AFD, 3,2 Md€ pour Proparco et 0,6 Md€ pour Expertise France. Les versements ont atteint le montant record de 11 Md€. Plus de 4 000 projets sont en cours de mise en œuvre, avec un stock d’engagements particulièrement significatif en Afrique (38 Md€, soit 50 % du total).

La solidité financière du modèle est confirmée : le résultat net reste supérieur à 250 M€ en moyenne depuis dix ans, les fonds propres dépassent 10 Md€ en 2025, et les gains de productivité sont estimés à 50 % sur les dix dernières années.

L’organisation du groupe AFD reflète ce premier engagement : les 17 Directions régionales dans le réseau se sont structurées en format Groupe, couvrant désormais les activités de l’AFD, de Proparco et d’Expertise France et les trois feuilles de route transversales (Planète, Lien Social, Citoyens, Institutions et Démocraties) qui déclinent la stratégie du Groupe ont été adoptées au conseil d’administration de l’AFD en 2025. Les offres sectorielles s’organisent également à l’échelle du Groupe, comme les feuilles de route des divisions techniques.

Le regroupement des équipes en 2027 sur un site unique à Paris (gare d’Austerlitz) permettra une réduction des coûts immobiliers (- 20 %) et des surfaces (- 22 %), dans le respect du calendrier et du budget approuvés.

1.2.2Se placer du côté des autres

Le Groupe a été présent sur les principaux dossiers géopolitiques et sectoriels, en appui direct aux partenaires. Dans les zones de crise, il est intervenu au Liban (soutien au CICR pour l’accès à l’eau et à la santé dans 34 villages du Sud) et en Ukraine (production de prothèses médicales à Odessa, prêt à la municipalité de Lviv, soutien aux start-ups via Proparco).

Cet engagement s’est traduit en 2025 par des opérations structurantes de Proparco en faveur du tissu productif africain. Au Cameroun, le financement du projet Proalu (23 M€ en monnaie locale) pour la construction d’une usine de transformation d’aluminium et d’acier permet la création de 450 emplois directs et le maintien de près de 7 700 emplois existants, contribuant à structurer une filière industrielle intégrée à forte valeur ajoutée. En Tanzanie, les garanties Euriz et Ariz accordées à CRDB Bank (48 M€) facilitent la mobilisation de 82 M€ de nouveaux prêts en faveur des TPME(1), sécurisant 2 520 emplois existants et soutenant plus de 500 entreprises.

Pour les biens communs mondiaux, l’action s’est déployée notamment en Afrique du Sud (projet Transnet dans le cadre de la transition juste), au Maroc (ports et collectivités des provinces du Sud) et en Amazonie (extension d’un câble sous-marin entre l’UE, le Brésil et la Guyane ; programme bioéconomie à Belém ; investissement dans le capital naturel).

Le Groupe est également intervenu dans des secteurs stratégiques pour la France et l’Europe : minerais de la transition (12 projets dans une quinzaine de pays), géospatial (appui à l’agence spatiale rwandaise, partenariat avec le CNES(2)), marchés carbone (25 projets dans une vingtaine de pays) et lutte contre le narcotrafic (sécurisation du port de Guayaquil via Expertise France et programme européen EL PAcCTO).

1.2.3Qualité et Impact 100 % ODD

Le Groupe a respecté et dépassé les priorités fixées par les autorités françaises : 7,8 Md€ de financements climat (près de 60 % de l’activité), 68 % des projets contribuant à l’égalité femmes-hommes (au-delà de l’objectif de 55 %) et 68 % des projets appuyant les services publics et la structuration des États (au-delà de l’objectif de 55 %).

89 % des octrois totaux de l’AFD en volume sont couverts par un avis développement durable indépendant qui qualifie l’engagement 100 % ODD du Groupe. En 2025, aucun des 177 avis émis n’était négatif et aucun projet désaligné n’a été financé.

L’intégralité des projets financés par l’AFD fait l’objet d’une évaluation interne, et la moitié d’évaluations externes publiées en ligne. L’AFD est désormais en capacité de certifier précisément les impacts pour le développement durable de tous les projets qu’elle accompagne. Cette méthodologie fonde près de 60 % des 8,2 Md€ d’obligations émises en 2025.

Les impacts concrets sont significatifs : en 2025, 3,5 millions de personnes ont bénéficié d’un accès amélioré aux soins et 1,5 million d’un accès amélioré aux transports urbains. Depuis dix ans, les financements de l’AFD ont permis de protéger, conserver ou restaurer 44,5 millions d’hectares.

L’engagement en faveur d’une croissance durable et inclusive s’est également matérialisé par des investissements à fort impact en matière d’emploi portés par Proparco : au Kenya, la prise de participation de 15 M$ dans le parc éolien de Kipeto contribue à fournir une énergie renouvelable fiable à plus de 500 000 bénéficiaires, tout en sécurisant plus de 500 emplois directs et indirects et en soutenant les communautés locales via un fonds dédié. En Afrique de l’Ouest, la participation de Proparco à l’émission obligataire sociale de la CRRH-UEMOA (11,4 M€) favorise l’accès au logement abordable pour plus de 1 800 ménages et génère plus de 9 000 emplois indirects dans la région.

1.2.4Plateforme de mobilisation

L’activité du Groupe génère des retombées directes pour la France : plus de 90 % des projets impliquent un acteur français, pour 12 Md€ de retombées économiques françaises sur les cinq dernières années. Des partenariats stratégiques ont été conclus avec Orange et Veolia. Le soutien aux collectivités territoriales françaises (plus de 110 projets financés en dix ans) et aux organisations de la société civile (112 M€ en 2025) contribue à structurer un écosystème mobilisé.

La capacité de mobilisation financière s’est renforcée : Proparco devrait atteindre pour la première fois un ratio de 1 pour 1 en financements privés mobilisés ; 1,4 Md€ de crédits de la Commission européenne ont été mobilisés en 2025 ; au total, 1,6 Md€ ont été mobilisés cette année contre 1 Md€ en 2024.

Ainsi, le fonds BlueEarth EM Impact Secondaries II (31,5 M€ investis par Proparco en tant qu’investisseur de référence) vise une taille cible de 200 M€ et bénéficie d’une garantie de l’Union européenne afin d’attirer des investisseurs privés vers des marchés émergents à risque élevé. De même, l’investissement de 15 M€ dans le fonds Mirova Sustainable Land Fund 2 s’inscrit dans une logique de financement mixte associant acteurs publics, privés et philanthropiques, avec l’objectif de mobiliser des capitaux à grande échelle en faveur de la gestion durable des terres dans les pays émergents.

Le groupe AFD coopère aussi très activement avec de nombreuses autres banques publiques de développement, au sein du mouvement Finance in Common (FiCS) qui s’est réuni au Cap en février 2025, notamment avec la Banque mondiale dont il est devenu le premier partenaire au monde. Des progrès notables ont également été constatés cette année avec les organisations philanthropiques, françaises (partenariat avec la Fondation de France) et internationales (Fondation Gates, Fondation Aga Khan, Fondation Sawiris notamment).

Au total, pour un euro alloué par le Parlement, douze euros sont investis avec tous les partenaires dans des projets qui lient positivement la France et ses partenaires dans le monde.

1.3Intervention AFD

1.3.1Généralités

Principales missions

L’AFD est en charge du financement des projets et des programmes de développement à l’étranger dans le cadre des orientations définies par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID). La convention cadre du 20 juillet 2021 signée entre l’État et l’AFD définit le rôle et les missions de service public de cette dernière ainsi que les relations financières qui les unissent. L’AFD a également pour mission de contribuer au financement du développement dans l’Outre-mer et en Nouvelle-Calédonie.

Ses statuts lui permettent aussi de conduire d’autres activités et prestations de service se rattachant à sa mission :

Contrats d’objectifs et de moyens.

Le contrat d’objectifs et de moyens (COM) entre l’État et l’AFD vise à la définition des objectifs et à la programmation des moyens de l’AFD. Il couvre l’ensemble des activités du groupe AFD, dont il fixe les orientations, dans les pays étrangers et en Outre-mer, en tenant compte des objectifs et des caractéristiques propres à chaque type d’intervention. Il couvre également la coordination des activités de production de connaissances, la communication, les activités d’appui et conseil au bénéfice de l’État et la politique de partenariats de l’AFD.

1.3.2Les activités AFD pour compte propre

Sont proposés les produits suivants :

1.3.2.1Dans les pays étrangers

Activités courantes

Opérations en priorité dans les pays pauvres prioritaires financées sur ressources budgétaires MEAE (Programme 209), DGT (Programme 110) et sur la quote-part de la Taxe sur les transactions financières (TTF) directement affectée à l’AFD en 2017 et 2018. Les subventions se déclinent (i) en financement de projets, (ii) en fonds d’études préalables ou d’accompagnement de projets (iii) en participations à des partenariats ou des facilités.

L’activité de garantie dans les pays étrangers comprend, d’une part, les engagements donnés par l’AFD directement pour couvrir des opérations telles que des emprunts, des souscriptions d’émission ou des facilités de trésorerie, et d’autre part, les engagements en garanties au travers de son dispositif de garantie dénommé Ariz. Par l’intermédiaire des banques locales qui en font la demande, ce dispositif garantit des concours du secteur privé. Ariz est ouvert à toute la zone d’intervention de l’AFD dans le respect des objectifs géographiques fixés dans son contrat d’objectifs et de moyens. Ariz propose deux produits standardisés de garantie individuelle et garantie de portefeuille et des produits innovants complémentaires telle que la garantie de fonds propres.

Activités sur mandat spécifique

Il s’agit notamment des aides budgétaires globales (ABG) sur ressources du Trésor (Programme 110) octroyées sous la forme de subventions, essentiellement dans les pays les moins avancés (PMA) ainsi qu’à l’utilisation des subventions financées par le mécanisme de C2D (contrat pluriannuel dit « de désendettement et développement »).

1.3.2.2Dans l’Outre-mer

Depuis 2019, l’ensemble des outils financiers à disposition de l’AFD au titre de l’action 9 du programme budgétaire 123 du ministère des Outre-mer (subventions et bonifications des prêts) s’inscrit dans la trajectoire durable portée par le ministère, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Les activités ultramarines de l’AFD s’effectuent principalement au moyen de prêts (bonifiés ou non bonifiés), de subventions et de garanties. Elles visent à contribuer au développement des territoires ultramarins et à leur insertion dans leur environnement régional.

1.3.2.3Production de connaissances

L’AFD s’assure que les projets qu’elle finance intègrent les enjeux futurs de développement. À travers la recherche et l’innovation, l’AFD participe à l’élaboration des modèles et trajectoires de développement durable de demain. Pour accroître la valeur ajoutée de ses opérations, l’AFD s’appuie sur la production de connaissances à travers la modélisation, les études et l’évaluation, l’animation de réseaux d’experts, la publication des travaux de recherche. Elle promeut également la recherche de nouveaux modes de faire au travers de processus d’expérimentation. Toutes ces activités s’inscrivent dans les orientations stratégiques et opérationnelles de l’AFD. Elles sont réalisées en partenariat avec des centres de recherche français et internationaux en veillant à mobiliser et valoriser l’expertise des pays du Sud.

1.3.2.4Valorisation des savoirs sur le développement durable

Basé à Marseille et à Paris, le Campus groupe AFD (ex CEFEB) a pour vocation de concevoir, développer et déployer des parcours pédagogiques innovants, des ressources pédagogiques (cycles de formation, séminaires, capsules, MOOC, etc.) et d’animer des communautés apprenantes, au bénéfice des collaborateurs du groupe AFD et des acteurs qui contribuent aux transitions vers les objectifs de développement durable (ODD) dans les pays d’intervention de l’AFD. Les formations du Campus groupe AFD ont pour objectif de produire en communs de nouvelles compréhensions, et de partager des savoirs, savoir-faire et savoir-être nécessaires pour devenir des professionnels du changement engagés et créatifs au service des transitions.

1.3.3Les activités AFD sur mandat spécifique

Les statuts prévoient les cas dans lesquels l’AFD exerce des activités pour le compte de tiers. Selon l’article R. 515-12 du CMF, l’AFD gère pour le compte de l’État français et aux risques de celui-ci des opérations spécifiques financées sur le budget de l’État. Les termes de ces opérations font l’objet de conventions avec les ministères concernés.

Ce sont (i) soit des conventions-cadres régissant les modalités de mise en œuvre par l’AFD d’une catégorie d’opérations, (ii) soit des conventions particulières ponctuelles fixant les modalités de mise en œuvre d’une opération unique.

Par ailleurs, en application de l’article 10, II. de la loi n° 2021-1031 du 4 août 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, l’AFD est autorisée à effectuer des activités pour le compte d’autres tiers (Union européenne, institutions ou organismes internationaux, États étrangers mais également pour toute collectivité publique, tout établissement de crédit et autres banques de développement ou institutions publiques ou privées et généralement pour des personnes morales publiques ou privées, de droit français ou de droit étranger). À ce titre, elle se voit notamment confier la gestion de crédits délégués par la Commission européenne ou d’autres bailleurs (ex : le DFID britannique, la coopération monégasque, etc.).

Conformément aux règles comptables internationales, ces activités sont exclues du bilan consolidé, elles sont réalisées à la demande de tiers. La rémunération de l’AFD pour ce type d’activité est fixée au cas par cas par convention et vise à couvrir les frais de l’AFD.

1.3.4Zone d’intervention de l’AFD (cf. Annexe 1)

Les zones géographiques dans lesquelles l’AFD est autorisée à intervenir sont listées en annexe 1, étant entendu que son mandat d’intervention (formes de son intervention, secteurs, etc.) diffère en fonction des pays.

1.3.5Informations concernant toute restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé sensiblement ou pouvant influer sensiblement, de manière directe ou indirecte, sur les opérations de l’émetteur

Les restrictions à l’utilisation des capitaux pouvant influer sur les opérations de l’émetteur sont limitées :

1.4Financement des activités pour compte propre

Les activités de prêt et de subvention de l’AFD sont financées par des ressources de natures différentes.

En ce qui concerne les activités pour compte propre de l’AFD, il existe trois grands modes de financement :

Les ressources budgétaires

Les emprunts auprès de l’État (Ressource à condition spéciale)

L’AFD a contracté auprès de l’État jusqu’en 2017 inclus des emprunts d’une durée de trente ans, dont dix ans de différé à 0,25 %. Outre la liquidité qu’elles procurent et leur éligibilité au compartiment Tier 2 des fonds propres réglementaires, ces ressources contribuent à bonifier les concours qui justifient l’utilisation de coût-État : leur avantage financier par rapport aux ressources de marché est ainsi mesuré et injecté dans les opérations recourant à la bonification.

En 2025, l’AFD a reçu 145 M€ de ressource à condition spécial (RCS) au premier semestre 2025. Les fonds ont été remboursés à l’État français de façon anticipée sur le second semestre 2025 afin de permettre l’augmentation de capital de l’AFD du même montant.

Les emprunts de marché

Le volume d’émissions obligataires pour l’exercice 2025 s’élève à 8 198 M€.

L’AFD a émis six emprunts obligataires dont un abondement de souche sous forme d’émissions publiques sur les marchés euro, sterling et dollar américain pour un total de 6 130 M€ :

En outre, l’AFD a également mené :

Compte tenu des émissions réalisées en 2025, le stock nominal de la dette de marché de l’AFD à fin 2025, atteint un volume de 56,8 Md€ au niveau social et 54,3 Md€ au niveau consolidé. La différence correspondant principalement aux effets de juste valeur.

AFD2026_URD_FR_J001_HD.jpg
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Pour faire face à ses besoins croissants de financement, I’AFD veille à entretenir et élargir en permanence sa base d’investisseurs, gage d’accès sécurisé à la liquidité et de prix compétitifs. La base des investisseurs par zone géographique et par typologie sur les opérations dites « publiques » (6) se décompose comme suit :

 

 

AFD2026_URD_FR_J003_HD.jpg

 

 

AFD2026_URD_FR_J004_HD.jpg

1.5Le groupe AFD

1.5.1Périmètre de consolidation

Dans le cadre de sa mission de financement du développement, l’AFD détient des participations dans des sociétés ou organismes de sa zone géographique d’intervention : pays étrangers et Outre-mer. Les pourcentages de contrôle et d’intérêt indiqués ci-dessous s’entendent à la fois des liens directs et indirects.

 

Pays

Méthode

Pourcentage d’intérêt

Pourcentage d’intérêt

Pourcentage de contrôle

Pourcentage de contrôle

31/12/2025

31/12/2024

31/12/2025

31/12/2024

France métropolitaine

 

 

 

 

 

 

Proparco

France

IG

85,21

85,21

85,21

85,21

Sogefom – part AFD

France

IG

58,69

58,69

58,69

58,69

Sogefom – part Socredo

France

IG

-

-

1,31

1,31

Fisea

France

IG

100,00

100,00

100,00

100,00

Expertise France

France

IG

100,00

100,00

100,00

100,00

STOA S.A.

France

MEQ

33,33

33,33

33,33

33,33

France d’Outre-mer

 

 

 

 

 

 

Soderag

France – Guadeloupe

IG

100,00

100,00

100,00

100,00

SIC

France – Nouvelle-Calédonie

MEQ

50,00

50,00

50,00

50,00

Socredo

France – Polynésie

MEQ

35,00

35,00

35,00

35,00

Groupe AFD – Périmètre de consolidation au 31 décembre 2025 IG : Intégration Globale – MEQ : Mise en équivalence.

 

Le détail du périmètre de consolidation est présenté dans la note annexe aux comptes consolidés n° 6.2.3.1.

1.5.2Renseignements sur les filiales

Les informations ci-après (données sociales en normes comptables françaises) présentent les principales données relatives aux filiales intégrées globalement dans les comptes de l’AFD.

Objet :

Promouvoir des projets de développement, prendre des participations, consentir des prêts dans la zone de compétence de l’AFD

Forme juridique :

Société anonyme (société de financement)

Siège social :

151, rue Saint-Honoré, 75001 Paris

Capital :

1 353 513 248 € (hors prime d’émission)

Part détenue par l’AFD :

85,21 %

Coactionnaires :

  • Cinq organismes financiers français (6,18 %) six organismes financiers internationaux (7,07 %), sept investisseurs (1 %) et deux fondations éthiques (0,53 %)

Total du bilan :

9 146 M€

Total situation nette :

1 774 M€

Participations :

2 120 M€ (encours brut)

Encours brut des prêts :

6 102 M€

Produit net bancaire :

201 M€

Objet :

Assistance technique et expertise internationale publique françaises à l’étranger sur financements bilatéraux et multilatéraux.

Forme juridique :

Société par actions simplifiée

Siège social :

40, boulevard de Port-Royal, 75005 Paris

Capital :

828 933 €

Part détenue par l’AFD :

100,00 %

Coactionnaires :

Aucun

Total du bilan :

1 254 M€

Total situation nette :

14 M€

Résultat net :

3 M€

 

Objet :

Apporter une garantie partielle à des opérations de financement engagées par les établissements de crédit intervenant en Outre-mer et ayant souscrit une part de son capital ou ayant reçu un agrément de son CA

Forme juridique :

Société anonyme

Siège social :

5, rue Roland-Barthes, 75012 Paris

Capital :

1 102 208 €

Part détenue par l’AFD :

60 % (dont 1,32 % au travers de la Socredo)

Coactionnaires :

Neuf établissements de crédit (40,00 %) dont la Banque de Nouvelle-Calédonie (7,51 %) et la Banque de Polynésie (7,51 %)

Total du bilan :

108 M€

Total situation nette :

12,7 M€

Produit net bancaire :

5,4 M€

 

Objet :

Consentir des crédits et prendre des participations pour le développement de la région Antilles-Guyane

Forme juridique :

Société anonyme en liquidation (en liquidation amiable depuis le 17/07/1998 – SDR)

Siège social :

Fort-de-France (Martinique)

Capital :

111 923 132 €

Part détenue par l’AFD :

100,00 %

Coactionnaires :

Aucun

Total du bilan :

7,5 M€

Total situation nette :

- 7,7 M€ (hors FRBG)

Encours brut des prêts :

NS

Produit net bancaire :

0,1 M€

 

Objet :

Favoriser la croissance des PME africaines

Forme juridique :

Société par actions simplifiée

Siège social :

5, rue Roland-Barthes, 75012 Paris

Capital :

410 000 000 €

Part détenue par l’AFD :

100,00 %

Coactionnaires :

Aucun

Total du bilan :

261 M€

Total situation nette :

253 M€

Encours brut des prêts :

NA

Participations :

Résultat net :

203 M€ (montant net des dépréciations)

- 5 M€

1.5.3Présentation des filiales

1.5.3.1Proparco

Proparco est l’institution financière de développement dédiée au financement et à l’accompagnement du secteur privé au sein du groupe AFD.

Au 31 décembre 2025, son capital social s’élève à 1 353 513 248 euros. Il est détenu à hauteur de 85,21 % par l’Agence Française de Développement (AFD) et à 14,79 % par des actionnaires privés, répartis entre organismes financiers français (6,2 %), institutions financières internationales (7,1 %), investisseurs individuels (1 %) ainsi que fonds et fondations à vocation éthique (0,5 %).

Proparco constitue l’unique entité du groupe AFD exclusivement consacrée au secteur privé. Sa mission est de mobiliser les acteurs privés afin de favoriser l’émergence de modèles de croissance durables, inclusifs et à faible impact carbone dans les pays en développement et les économies émergentes. À ce titre, Proparco contribue activement à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations unies.

Sa stratégie sectorielle, modulée en fonction du niveau de développement des pays d’intervention, s’articule autour de plusieurs axes prioritaires :

Le périmètre géographique d’intervention couvre l’ensemble des pays éligibles à l’Aide publique au développement au sens du Comité d’aide au développement (CAD1) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), des grandes économies émergentes aux pays les moins avancés, avec une attention particulière portée au continent africain.

Proparco intervient dans le respect d’exigences élevées en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) et d’impact développemental. Elle propose une gamme complète d’instruments financiers adaptés aux besoins des investisseurs et entreprises privées : prêts, instruments de quasi-fonds propres, prises de participation en fonds propres et garanties.

1.5.3.2Expertise France

Expertise France est l’agence interministérielle française de coopération technique internationale, sous la double tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Expertise France exerce une mission de service public en concourant à la promotion de l’assistance technique et de l’expertise internationale publique française à l’étranger, sur financements bilatéraux et multilatéraux. Elle inscrit son action dans le cadre de la politique extérieure de coopération au développement, d’influence et de diplomatie économique de la France, en relation avec les ministères et les organismes concernés par la mise à disposition ou le détachement d’experts publics et dans le cadre des orientations stratégiques définies par l’État.

En lien étroit avec les institutions publiques françaises mais aussi avec l’Union européenne dont elle est la deuxième agence par la taille, Expertise France répond à ce titre à la demande de pays partenaires qui souhaitent améliorer la qualité de leurs politiques publiques. Pour cela, Expertise France conçoit et met en œuvre des projets d’envergure nationale ou régionale dans les principaux domaines de l’action publique : la planète, les institutions démocratiques et la citoyenneté, la lutte contre les inégalités et le développement économique et social, la stabilité internationale et la prévention des crises et des conflits. Elle mobilise de l’expertise technique, française, européenne et internationale, publique et privée, en soutien à ses projets et à ses partenaires, en favorisant le dialogue entre pairs. À côté de l’activité projets, Expertise France gère aussi le dispositif des Experts techniques internationaux qui sont positionnés dans des administrations et des organisations internationales. Présente sur les cinq continents, Expertise France contribue ainsi à tisser une relation partenariale durable entre acteurs d’une communauté internationale engagée dans la construction d’un monde en commun.

1.5.3.3Fisea

Le programme Fisea+, lancé en 2021, s’inscrit dans la continuité de l’initiative historique Fisea, dédiée au soutien du capital-investissement dans les pays en développement. Les deux dispositifs sont logés au sein de la société par actions simplifiée Fisea.

Dans ce cadre, Proparco intervient en qualité de prestataire de services pour le compte de l’AFD assurant l’instruction, le suivi et la gestion opérationnelle des investissements.

Doté d’une capacité d’intervention en fonds propres de 410 M€, Fisea constitue un outil complémentaire aux opérations réalisées sur le bilan de Proparco. Il permet de renforcer l’impact développemental du groupe AFD en ciblant notamment des segments de marché ou des profils de risque spécifiques au capital-investissement dans les pays émergents et en développement.

En 2025, Fisea+ a autorisé trois opérations d’investissement (hors assistance technique et subventions) pour un montant total de 9,6 M€, contre 56,1 M€ en 2024. Ces autorisations se répartissent comme suit :

Par ailleurs, cinq projets d’assistance technique déléguée en faveur de fonds d’investissement ont été approuvés en 2025, pour un montant total de 1,8 M€.

S’agissant des signatures, quatre opérations d’investissement ont été conclues en 2025 pour un montant total de 35,5 M€ (hors subventions), contre 26,1 M€ en 2024. En complément, 0,5 M€ d’assistance technique déléguée ont été engagés sur trois projets (2,9 M€ en 2024).

Les décaissements relatifs à l’activité de portefeuille des programmes Fisea et Fisea+ se sont élevés à 37,10 M€ en 2025, contre 20,6 M€ en 2024. Les décaissements au titre de l’assistance technique ont représenté 0,6 M€ sur l’exercice.

1.5.3.4Soderag

La Société de développement régional Antilles-Guyane (Soderag) était une société de développement régional, dont l’AFD a pris le contrôle en 1995, à la demande de l’État. Les pertes constatées et l’absence de perspectives pour la société ont conduit à sa mise en liquidation en juillet 1998. L’AFD assure la fonction de liquidateur amiable de la Soderag et réalise les opérations relatives au passif et à l’actif de la société. L’encours des avances de trésorerie faites par l’AFD à Soderag s’élève à 8 M€, déprécié intégralement dans les comptes sociaux de l’AFD. Au 31 décembre 2025, le portefeuille d’actifs est constitué de 4 participations et les opérations de liquidation se poursuivent.

1.5.3.5Sogefom

La Société de gestion des fonds de garantie d’Outre-mer (Sogefom) apporte des garanties partielles à des opérations de financement engagées par les établissements de crédit intervenant dans les collectivités du Pacifique. Elle vise, en particulier, à soutenir les petites et les très petites entreprises (TPE/PME) des différents secteurs économiques. L’AFD assure la gestion de la Sogefom dans le cadre d’une convention réglementée.

Le niveau soutenu de l’activité constaté depuis plusieurs années (48 M€ en 2022 et 44 M€ en 2023) a explosé en 2024 (84,5 M€), et a encore fortement augmenté en 2025 avec une production record de 154 M€, ce qui s’explique principalement par l’appétence des banques néo-calédoniennes pour la garantie « Reconstruction » mise en place sur ce territoire depuis le 1er juillet 2024, à la suite des évènements de mai 2024.

En 2025, la production en Nouvelle-Calédonie s’élève ainsi à 127 M€ (+ 116 % par rapport à 2024), soit 83 % des garanties octroyées en 2025. La production en Polynésie française s’élève, quant à elle, à 27 M€ (+ 5 % par rapport à 2024).

L’encours brut consolidé des garanties au 31 décembre 2025 s’établit à 273 M€ contre 190 M€ à fin 2024, soit une hausse de 44 %. Il se répartit de la façon suivante : 36 % en Polynésie française, 64 % en Nouvelle-Calédonie et 0,01 % à Wallis-et-Futuna.

1.5.3.6Banque Socredo

La Socredo (50 % Polynésie française, 35 % AFD et 15 % BRED), société anonyme d’économie mixte (loi de 1946) au capital social de 184,4 M€, agréée en tant que banque depuis 1984, est un acteur majeur du financement de l’économie polynésienne. Son action touche l’ensemble des secteurs économiques, notamment plusieurs filières structurantes comme le logement, la mer et le tourisme.

La Socredo est le premier établissement bancaire de la place de Papeete, avec une part de marché globale de 43,2 % (42,8 % en 2024). Elle se différencie des deux banques concurrentes sur la place – Banque de Polynésie et Banque de Tahiti, filiales respectivement de la Société Générale et du groupe BPCE – par sa présence sur l’ensemble du territoire ainsi que par son positionnement unique de banque inclusive et sur la finance verte. L’AFD est activement impliquée dans la gouvernance de la Socredo avec 3 administrateurs sur 10.

La Socredo, qui s’est dotée de sa première stratégie de développement durable pour la période 2024-2028, est ainsi la première banque en Polynésie française à avoir réalisé son bilan carbone, avec un plan de réduction des émissions sur la « vie de bureau » en 2025. En parallèle, et de façon plus structurante pour l’économie du Pays, elle est en train de définir des indicateurs « bas carbone » pour ses activités dans les domaines du logement et du transport, responsables de la plus grande part des émissions financées.

En complément de son activité bancaire, la Socredo dispose de trois filiales principales : l’OSB (monétique, chèques et éditique), l’OFINA (acquisition de flux et émission de la carte American Express pour le Pacifique français) et l’OCA (centres d’appels). Elle détient également l’OCI (gestion de participations et capital-risque) ainsi que l’OFIMMO (logement social privé).

Au 31 décembre 2025, la Socredo compte un effectif de 534 personnes. L’atterrissage financier à fin 2025 relève un total de bilan à 3,4 Md€, stable par rapport à 2024 (3,5 Md€). Ce dernier est constitué principalement à l’actif de créances sur la clientèle pour 2,7 Md€ (contre 2,6 Md€ en 2024), et au passif de dépôts pour 2,6 Md€ (contre 2,5 Md€ en 2024). En 2025, la banque escompte un produit net bancaire (PNB) de 98,1 M€ et un résultat net de 12,8 M€, contre respectivement 94,3 M€ et 13,6 M€ en 2024. Tous les ratios réglementaires sont satisfaisants.

1.5.3.7La Société Immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC)

La Société Immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC) est née, en 1988, de la scission de la SICNC (Société immobilière et de crédit de Nouvelle-Calédonie), qui avait une double activité immobilière et de crédits, en deux sociétés distinctes : la Banque calédonienne d’investissement (BCI) et la SIC.

La SIC, acteur systémique, est le premier bailleur du territoire. Sa mission est de contribuer à la cohésion sociale et à la lutte contre les inégalités et les exclusions, en offrant des solutions de logements adaptées aux populations dont les ressources sont les plus modestes. La société gère un patrimoine d’environ 11 000 logements et loge environ 10 % de la population calédonienne. L’AFD détient 50 % du capital, aux côtés de la collectivité de Nouvelle-Calédonie.

Le résultat 2025 est de - 12 M€, stable par rapport à 2024. Ce chiffre s’explique à la fois par les biais structurels du modèle économique du logement social calédonien (problèmes d’indexation des loyers et des aides au logement, inadaptation des financements à la rénovation urbaine), mais aussi par la forte augmentation des impayés et de la vacance commerciale (liée, en particulier, aux départs de locataires de leurs logements), suite aux émeutes de 2024. L’AFD appuie la SIC dans le reprofilage de sa dette long terme. En 2025, le prêteur Banque des Territoires a également autorisé un différé de remboursement à la SIC.

L’urgence est aux réformes du logement social pour pérenniser un secteur extrêmement dégradé, à la croisée des politiques urbaines, sociales et économiques. L’AFD continuera d’appuyer le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en ce sens, ainsi que les travaux de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie (MINC) qui ont bien identifié les enjeux de cette politique et les attentes formulées par la SIC pour réparer le secteur : réforme du 2 % logement, création d’un fonds de garantie logements impayés, indexation des loyers sur l’inflation, réforme de l’aide au logement, création d’un fonds d’aide à l’investissement.

1.5.3.8STOA S.A.

Créée en 2017, STOA S.A. est une société de capital-investissement dédiée au financement d’infrastructures durables dans les pays émergents et en développement. Son capital réparti entre la Caisse des Dépôts (67 %) et l’AFD, qui a renforcé sa position pour atteindre 33 % des parts. Ce renforcement de l’actionnariat porte l’engagement cible de l’AFD à 300 M€ sur une enveloppe globale de 900 M€ à l’horizon 2028. Le passage à un tiers du capital marque une étape clé dans la gouvernance de la filiale et dans l’implication directe du groupe AFD dans la stratégie d’investissement en fonds propres.

La mission de STOA S.A. est de soutenir des modèles de croissance résilients en investissant dans des secteurs critiques pour le développement. Son action se concentre prioritairement sur l’énergie (69 % du portefeuille), les transports et la logistique (21 %), ainsi que les télécommunications (15 %). Très active en Afrique qui concentre plus de 50 % de ses projets, STOA S.A. déploie également son expertise en Amérique latine et en Asie, avec une exigence forte en matière d’impact climatique : en 2025, 70 % de ses nouveaux investissements ont été certifiés « co-bénéfice climat ».

1.6Activités du groupe Agence Française de Développement en 2025

1.6.1Contexte de l’économie internationale

Les évolutions politiques, économiques et financières aux États-Unis sont plus que jamais au cœur des préoccupations pour le reste du monde. Depuis le « Liberation day » du 2 avril 2025 ayant vu les États-Unis se lancer dans une « guerre commerciale universelle », l’impact négatif sur l’économie mondiale ne se matérialise que progressivement. La réorganisation des chaînes d’approvisionnement pour réorienter les flux commerciaux, la négociation d’accords commerciaux entre divers pays (dont la Chine) et les États-Unis et la modération globale des mesures de rétorsion envers les États-Unis ont préservé le commerce mondial au premier semestre 2025.

Malgré les signes de ralentissement économique et des échanges commerciaux au second semestre, la croissance économique mondiale a mieux résisté qu’attendu sur l’ensemble de l’année, tout en demeurant inférieure aux perspectives envisagées fin 2024. La faiblesse relative du dollar, la détente des conditions financières internationales (assouplissements monétaires et resserrement des primes de risque souveraines) et la bonne tenue générale des cours des matières premières ont en effet soutenu l’activité économique et la stabilité macro-financière dans les pays émergents et en développement (PED). Cette relative accalmie s’inscrit toutefois dans un climat d’incertitude extrême, dicté par la chronique des mesures erratiques et des voltefaces de l’administration Trump, qui devrait se poursuivre en 2026.

Résistance du commerce mondial et de la croissance économique. En anticipation du choc tarifaire, les firmes exportatrices/importatrices ont accéléré leur activité sur les premiers mois de l’année 2025. La production industrielle mondiale a progressé de 3 % en glissement annuel (g.a.) sur les neuf premiers mois de l’année (3,9 % dans les PED et 1 % dans les pays développés) et les exportations mondiales en volume ont augmenté de 4,7 % g.a. sur huit mois. Les exportations chinoises ont progressé de 7,7 %, sachant qu’une large part des exportations exposées aux droits de douane prohibitifs auraient été agilement réorientées vers l’Europe et les PED. Toutefois, les exportations des PED marquent le pas depuis l’été. Certains pays très dépendants des exportations vers les États-Unis comme le Vietnam et le Cambodge ont réussi à négocier une réduction des droits de douane (26 octobre 2025), tout comme la Chine pour laquelle l’OCDE estime le taux effectif acquitté à 22 % en décembre 2025. D’autres pays comme le Brésil, l’Inde, la Serbie, la Bosnie, l’Azerbaïdjan, le Laos et le Myanmar demeurent assujettis à des droits de douane coercitifs de plus de 30 %. Les indicateurs avancés d’activité comme le PMI manufacturier (S&P Global) demeurent globalement en territoire expansionniste, notamment aux États-Unis et en Chine, neutres en zone euro et en contraction dans certains pays comme le Brésil, le Mexique et la Turquie. La croissance mondiale devrait ralentir au second semestre de cette année, avec seulement une reprise partielle l’année prochaine en fonction notamment de la détente ou de l’accentuation des frictions commerciales. Sur la base des dernières projections du FMI par rapport à celles d’octobre 2024, la perte cumulative de production mondiale serait d’environ 0,2 % d’ici la fin de 2026.

Des conditions plutôt favorables pour les PED à court terme. La faiblesse relative du dollar (dépréciation de 6 % du taux de change effectif réel en 2025) est un facteur positif pour la maîtrise de l’inflation domestique dans les PED, l’assouplissement monétaire, le desserrement des conditions de financement domestiques pour les États et le secteur privé, ainsi que pour l’allègement du fardeau de remboursement de la dette externe de PED. Malgré des conditions de (re) financement sur les marchés internationaux toujours plus onéreuses qu’avant 2022 (hors choc Covid-19 en 2020), les rendements sur les obligations souveraines en USD se sont infléchis en 2025, notamment en Amérique latine et en Afrique. Dans un contexte de résistance à la baisse des taux obligataires aux États-Unis, cette éclaircie financière pour les PED s’explique donc par un resserrement des primes de risque (spreads souverains) associé à des arbitrages risque-rendement plus favorables et une appréciation plus positive de la soutenabilité des finances publiques dans certains pays, dont ceux ayant subi un traitement de leur dette externe en Cadre commun (Ghana, Éthiopie, Zambie) ou hors Cadre commun (Suriname, Sri Lanka). Pour des raisons bien distinctes, des pays comme le Sénégal et l’Ukraine ont fait exception à cette tendance positive en 2025.

Perspectives à moyen terme ternies par l’hypothèse d’un ordre géoéconomique durablement conflictuel. À plus long terme, les perspectives de croissance, érodées au cours des dernières années, seront tributaires de la capacité des pays, écornée ou structurellement faible dans nombre d’entre eux, à soutenir l’investissement dans l’éducation, la recherche publique, les infrastructures, la bonne gouvernance, un environnement réglementaire qui équilibre le besoin de flexibilité et d’innovation dans le secteur privé, ainsi qu’une bonne coopération internationale et diffusion technologique. Ce scénario est loin de se dessiner compte tenu du découplage économique et de la bataille normative en germe. La révolution de l’IA est vue comme une course technologique entre grandes puissances, source de gains de productivité et moyen de pallier la raréfaction de la main-d’œuvre (déclin démographique en Chine, politique migratoire restrictive aux États-Unis). Mais elle génère des inquiétudes quant aux destructions d’emplois et au déclassement de nombreux travailleurs dans les pays avancés et les PED.

Par certaines décisions unilatérales, les deux principales puissances économiques mondiales affectent significativement les paramètres du commerce international, dans une stratégie de maîtrise des ressources mondiales, mais la Chine s’efforce d’apparaître comme un partenaire commercial plus fiable que les États-Unis. La Chine de Xi et les États-Unis de Trump sont également deux faces d’un modèle économique capitaliste dans lequel les acteurs privés sont tributaires d’un pouvoir politique interventionniste et arbitraire. Dans ce contexte, l’Allemagne s’apprête à rompre avec des décennies d’orthodoxie du libre-échange en appelant à plus de « patriotisme européen » et des mesures protectionnistes pour soutenir l’industrie face à la concurrence chinoise, tout en soutenant l’accord commercial UE-Mercosur. Parallèlement, certains pays s’organisent pour préserver l’ouverture commerciale, à travers des initiatives comme le Partenariat pour l’avenir de l’investissement et du commerce ou « FIT-P », qui pourrait inclure une dizaine de pays (Maroc, Rwanda, Malaisie, Uruguay, Costa Rica, Panama, Paraguay et Norvège) autour de Singapour, les Émirats arabes unis et la Nouvelle-Zélande en tant que membres fondateurs principaux.

La position dominante de la Chine sur les métaux critiques et stratégiques lui confère un pouvoir de marché et de négociation considérable avec les États-Unis, notamment pour les semi-conducteurs, les télécommunications, les véhicules électriques et la défense. La rencontre Trump-Xi du 30 octobre 2025 a abouti à des concessions réciproques pour un an : baisse des droits de douane US contre reprise par la Chine des importations de soja et autres produits agricoles, efforts pour limiter les acheminements de produits chimiques nécessaires au Fentanyl et réduction des restrictions aux exportations de terres rares. Cette fenêtre de stabilité à court terme n’annule pas le risque d’escalade incluant une guerre des changes ciblant un renminbi jugé sous-évalué par les États-Unis (comme le yen lors des accords du Plaza en 1985).

Le climat d’incertitude a des répercussions importantes sur l’orientation des politiques monétaires. Les risques inflationnistes persistants, en particulier aux États-Unis, liés notamment aux droits de douane, ont freiné le rythme de l’assouplissement monétaire de la Fed jusqu’à l’été, avant qu’elle entérine trois baisses de taux directeur de 25 pb depuis septembre 2025 sur fond de ralentissement économique et d’inquiétudes sur le marché de l’emploi. La Maison Blanche a émis un décret exécutif le 14 novembre, éliminant les droits de douane pour certains produits agricoles. Cette annonce est intervenue au moment où la Cour suprême s’apprêtait à statuer sur la légitimité juridique de la politique tarifaire justifiée en vertu de la loi sur l’urgence économique du 2 avril 2025. Le besoin de financement de l’État fédéral draine une importante liquidité qui tire les taux court terme à la hausse. En réponse, la Fed a cessé la réduction active de son portefeuille de titres du Trésor à partir du 1er décembre. La reprise de l’expansion de son bilan est une hypothèse si les tensions de liquidité sur les marchés monétaires s’amplifiaient. Les Stablecoins, adossés aux T-bills, sont une autre source de financement monétaire pour le Trésor états-unien et d’attractivité du dollar, qui contrebalance les récents coups de boutoir assénés à sa domination, et pourrait même à terme poser un risque d’éviction pour d’autres besoins de financement à court terme, notamment dans les pays émergents les plus dépendants des flux d’investissements de portefeuille. Parallèlement, en Chine, face aux pressions déflationnistes et à la faible demande interne, l’assouplissement monétaire et réglementaire s’est poursuivi. Ailleurs, la relative faiblesse du dollar et la désinflation ont facilité la détente de la politique monétaire en zone euro et dans la plupart des pays. Les Banques centrales sont désormais à un possible point d’inflexion avec un manque de visibilité et des orientations de politique monétaire fortement dépendantes des données.

Le creusement des déficits publics et l’alourdissement du fardeau de la dette génèrent un risque de dominance budgétaire sur la politique monétaire, qui verrait la Fed devoir agir davantage en fonction de l’évolution de la politique budgétaire pour contenir tout risque de crise de la dette publique US (rachat de titres et baisse des taux). La pentification de la courbe de taux liée à la hausse de la prime de terme signale l’inquiétude des marchés, d’autant que le quantitative tightening a augmenté la part flottante d’obligations rendant le marché plus dépendant des investisseurs volatils (mini-krach en avril 2025). Parallèlement à la flambée du cours mondial de l’or, valeur refuge et source de diversification vis-à-vis du dollar pour les Banques centrales, l’envolée des marchés actions US, tirés par la tech, et des cryptoactifs a atteint un niveau qui génère depuis l’automne des inquiétudes quant à un risque de bulle et de survalorisation. La course technologique a conduit les géants du secteur à des levées de dettes colossales pour construire des data centers. Parallèlement, la chute du cours des cryptomonnaies (- 30 % pour le Bitcoin) s’explique par un retrait du marché de 1 200 Md$ en quelques semaines. Vantés par le domiciliaire de la Maison Blanche, les cryptos et notamment les stablecoins sont des facteurs de déstabilisation financière à travers les sociétés émettrices (Tether, Circle), se rémunérant sur les bons du Trésor. Cette problématique des monnaies privées soulève la question de la souveraineté monétaire et de la nécessité des monnaies numériques de Banque centrale. Rejetée par l’administration Trump, la création de monnaies numériques de Banques centrales est en cours dans de nombreux pays (Chine, Japon, Corée du Sud, zone euro, Nigeria, Afrique du Sud, Ghana, Kenya, etc.), afin aussi d’améliorer l’inclusion financière, de réduire les coûts de transaction et de sécuriser les paiements. N’en déplaise aux banques commerciales qui y voient une menace directe sur leur rôle d’intermédiaire financier, leurs marges et la stabilité de leur base de dépôts.

Les institutions financières non bancaires (NBFI), actrices incontournables de la finance internationale et sources potentielles d’instabilité. Sans être un sujet nouveau, les NBFI (fonds d’investissement, assurances, gestion d’actifs, crédit privé, microfinance, etc.) ont un rôle majeur sur les marchés de change (⅓ des transactions spot et forte croissance sur les marchés dérivés), les marchés du crédit privé, de l’immobilier et des cryptomonnaies, ce qui diversifie leurs risques, mais complexifie la surveillance. Ces acteurs ne sont pas soumis aux mêmes contraintes prudentielles que les banques, ce qui les rend plus opaques en termes d’actifs, de levier et de liquidité. Le FMI et la BRI mettent en garde contre leur forte interconnexion avec le secteur bancaire (en tant que filiales ou non). Le FMI pointe aussi des valorisations élevées des actifs des NBFI (actions, crédit, immobilier, etc.). Il recommande d’améliorer la gouvernance des fonds, de renforcer les infrastructures de marché et de mieux planifier la stratégie d’émission et de gestion de la dette souveraine pour limiter les risques de chocs amplifiés par les NBFI (risque de liquidité et de ventes forcées en période de stress financier). La présence croissante des NBFI (résidents, mais aussi non-résidents) sur les marchés obligataires et actions domestiques des PED accroît la capacité d’absorption et la liquidité du marché en élargissant la base des investisseurs institutionnels. Les risques systémiques autour du nexus banques-NBFI-souverain apparaissent encore globalement modérés dans la plupart des PED. Les fonds d’investissement demeurent des acteurs mineurs dans des systèmes financiers encore dominés largement par les banques commerciales, principales détentrices de bons du Trésor et financeuses du secteur privé. Le développement d’une épargne longue, des systèmes de retraite par capitalisation au travers de fonds de pension et de la culture assurancielle sont encore loin des niveaux observés dans les économies avancées et inégaux au sein des PED. Dans la plupart des pays à faible revenu (PFR) et des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (PRITI), Les États demeurent ainsi tributaires de l’épargne internationale et de l’Aide publique au développement à travers les financements externes des bailleurs à des conditions concessionnelles, dont le tarissement est à craindre.

Des facteurs toujours prégnants de déstabilisation de l’économie mondiale et de risques macro-financiers à court et moyen termes, compte tenu des déséquilibres globaux et des interdépendances fortes :

1.6.2Informations relatives aux implantations et activités au 31 décembre 2025

 

Exercice 2025

Produit Net Bancaire en M. EUR (1)

Bénéfice ou perte avant impôt (2)

Subvention publique reçue

Effectifs ETP (3)

Etats membres de l'union européenne

 

 

 

 

France

1 277

416

98

4 667

Total

1 277

416

98

4 667

(1) Données issues de la contribution au résultat consolidé du Groupe s’entend avant élimination des opérations réciproques réalisées entre sociétés consolidées du Groupe. La quote‑part de résultat net des entreprises mises en équivalence est enregistrée directement dans le bénéfice avant impôt ; elles ne contribuent donc pas au PNB consolidé.
(2) Données issues de la contribution au résultat consolidé du Groupe s’entend avant élimination des opérations réciproques réalisées entre sociétés consolidées du Groupe.
(3) Effectifs moyens en équivalent temps plein (ETP) des entités en intégration globale

 

Implantations par pays

Activités

France

 

AFD – Agence Française de Développement

Institution financière

Fisea – Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique

Fonds d’investissement

Proparco – Société de promotion et de participation pour la coopération économique

Institution financière

Soderag – Société de développement régional Antilles-Guyane

Fonds de garantie

Sogefom – Société de gestion des fonds de garantie d’Outre-mer

Fonds de garantie

Expertise France – Assistance technique et expertise internationale  publique françaises à l’étranger sur financements bilatéraux et multilatéraux

Opérateur d’expertise

STOA S.A. - Société de capital-investissement

Fonds d’investissement

Nouvelle-Calédonie

 

SIC – Société immobilière de Nouvelle-Calédonie

Société immobilière

Polynésie française

 

Banque Socredo

Banque

1.6.3Activités du groupe AFD

AFD2026_URD_FR_J005_HD.jpg

 

AFD2026_URD_FR_J006_HD.jpg

 

L’activité globale du groupe AFD atteint 13,7 Md€ d’autorisations d’engagements en 2025. Pour l’AFD et Proparco le niveau revient à celui de 2023 et reste stable par rapport à 2024 (13 Md€) avec quelques variations :

 

1.6.3.1Activités de l’AFD dans les Etats étrangers

En millions d’euros

Autorisations

Versements

2025

2024

Variation

2025

2024

Variation

Activités courantes

7 796

8 807

(1 012)

6 733

6 274

459

Prêts

7 214

7 878

(664)

5 782

5 352

429

Prêts souverains concessionnels

4 971

5 253

(282)

4 060

3 613

447

Prêts non souverains

2 243

2 625

(382)

1 721

1 739

(18)

dont sous-participations à Proparco

248

559

(311)

398

489

(91)

Subventions courantes

582

905

(323)

869

844

25

Subventions

471

751

(280)

723

701

22

Financement des ONG

111

154

(43)

146

143

3

Garanties

-

25

(25)

-

-

-

dont sous-participations à Proparco

-

25

(25)

-

-

-

Participations

-

-

-

83

77

5

Activités sur mandat spécifique

213

230

(18)

424

438

(14)

Subventions d’aide budgétaire globale (ABG)

10

68

(58)

44

67

(23)

C2D

174

145

29

353

346

7

FFEM

29

17

11

27

25

2

Activités spécifiques sur ressources autres bailleurs

525

727

(202)

461

379

82

Crédits délégués par d'autres bailleurs - EE

495

638

(143)

461

379

82

Fonds Vert/Climat

30

89

(59)

-

-

-

Total AFD pays étrangers

8 533

9 765

(1 231)

7 619

7 091

7 %

dont sous-participations à Proparco

(248)

(584)

336

(398)

(489)

91

TOTAL AFD HORS SOUS-PARTICIPATIONS

8 285

9 181

(896)

7 220

6 602

618

 

Activités courantes

Au niveau des autorisations, l’activité de prêts atteint cette année 7,2 Md€ contre 7,9 Md€ en 2024.

L’année 2025 a été marquée par une diminution aussi bien de l’activité non souveraine - 382 M€ passe de 2 625 M€ en 2024 à 2 243 M€ en 2025, qu’à l’activité souveraine de - 282 M€ qui s’établit à 4 971 M€ en 2025 contre 5 253 M€ en 2024.

Le total des autorisations en subvention s’établit à 582 M€ à fin 2025, en baisse par rapport à 2024 (- 323 M€), du fait d’une baisse des ressources budgétaires du programme 209.

L’activité sur mandats spécifiques s’inscrit en diminution de - 18 M€ par rapport à l’année précédente : les autorisations se sont établies à 213 M€ contre 230 M€ en 2024. Cette baisse est essentiellement liée aux ABG (aides budgétaires globales) qui diminuent de - 58 M€.

Au niveau des versements, l’activité courante de l’AFD dans les pays étrangers s’établit à 6,7 Md€ contre 6,3 Md€ à fin 2024, en hausse de +459 M€ principalement en lien avec la hausse des prêts +429 M€ et des subventions +25 M€.

Activités sur les ressources d’autres bailleurs

En termes d’autorisations, les activités sur ressources d’autres bailleurs s’établissent à 525 M€ en 2025, en baisse de - 202 M€ par rapport à 2024. Cette diminution est principalement due à l’octroi exceptionnel de 92 M€ sur fonds obtenus de l’USAID en 2024 (-  92  M€) ainsi qu’à la baisse liée à l’activité avec la Banque mondiale pour -  70  M€. L’activité avec l’Union européenne, quant à elle, augmente de 32 M€.

Au niveau de versements, les activités sur ressources d’autres bailleurs s’établissent à 461 M€ en 2025, en hausse de + 82 M€ par rapport à 2024, principalement en lien avec les fonds délégués de l’UE.

 

L’évolution de l’activité courante de l’AFD dans les pays étrangers au cours des deux dernières années se répartit comme suit entre les quatre types de financement :

En millions d’euros

2025

2024

Écart 2025/2024

M€

%

Prêts

 

 

 

 

Autorisations

7 214

7 878

(664)

(8,4 %)

Versements

5 782

5 352

429

8,0 %

Restes à verser au 31/12

25 102

25 478

(376)

(1,5 %)

Encours au 31/12

44 549

42 841

1 709

4,0 %

Subventions

 

 

 

 

Autorisations

582

905

(323)

(35,7 %)

Versements

869

844

25

3,0 %

Restes à verser au 31/12

2 967

3 357

(389)

(11,6 %)

Encours au 31/12

14

23

(9)

(40,2 %)

Garanties

 

 

 

 

Autorisations

-

25

(25)

(100,0 %)

Encours

181

200

(19)

(9,7 %)

Participations

 

 

-

 

Autorisations

-

-

-

-

Versements

83

77

5

6,6 %

Totaux

 

 

 

 

Autorisations

7 796

8 807

(1 012)

(11,5 %)

Versements

6 733

6 274

459

7,3 %

Restes à verser au 31/12*

28 069

28 835

(766)

(2,7 %)

Encours au 31/12

44 744

43 065

1 680

3,9 %

  • Signés et non signés.

 

Les autorisations de l’activité courante dans les pays étrangers atteignent 7,8 Md€ en 2025 contre 8,8 Md€ en 2024.

Les versements atteignent 6,7 Md€ en légère hausse par rapport à 2024 (6,3 Md€), grâce à un meilleur niveau de versement des prêts souverains.

Les versements de 2025 sont portés à hauteur de 59 % par des projets octroyés en 2025 et 2024 (respectivement 15 % et 43 %) et 26 % par les octrois 2023 et 2022.

Le détail de l’activité par géographies et par secteurs d’activité est présenté en chapitres 1.6.4 et 1.6.5. 

1.6.3.2Activités de l’AFD dans les Outre-mer

En 2025, l’AFD a financé 156 projets dans les Outre-mer pour un montant total de 1 683 M€, soit un niveau inédit en raison d’un prêt garanti par l’État (PGE) en Nouvelle-Calédonie de 800 M€. Les autorisations d’engagement (prêts, garanties et subventions) dans les Outre-mer (hors PGE) atteignent ainsi 883 M€, un niveau d’activité en diminution de 11 % par rapport à l’année précédente.

Une part significative de l’action de l’AFD dans les territoires ultramarins continue de porter sur le financement du secteur public, bien que celle-ci soit en baisse dans un environnement de concurrence accrue, marqué par le positionnement renforcé de la Banque postale et de la Banque des Territoires sur le financement des collectivités, en particulier aux Antilles et à la Réunion. Mayotte reste caractérisé par la poursuite de la reconstruction suite au cyclone Chido et la Nouvelle-Calédonie par des tensions institutionnelles persistantes.

Les engagements (prêts et subventions) en faveur du secteur public s’élèvent à 542 M€, avec une baisse des prêts de 27 % par rapport à l’année précédente. Les prêts bonifiés, qui permettent de soutenir à des conditions préférentielles des projets d’investissement à fort impact social et environnemental dans les territoires, représentent environ 74 % des engagements en prêts.

Les prêts non bonifiés – principalement des préfinancements de subventions européennes et d’État (PSEE) auprès du secteur public – atteignent 141 M€, en baisse de - 47 M€ par rapport à 2024 (188 M€).

En millions d’euros

Autorisations

Écart 2025/2024

2025

2024

M€

%

Activités courantes

1 683

992

691

70 %

Prêts

1 511

876

635

72 %

   Secteur public

542

738

(196)

(27 %)

      Prêts bonifiés

401

550

(149)

(27 %)

      Prêts non bonifiés

141

188

(47)

(25 %)

   Secteur privé

169

138

31

22 %

      Banques

62

75

(13)

(17 %)

      Entreprises

107

63

44

70 %

   Prêts Garantis par l’État

800

-

800

N/A

Subventions

15

20

(5)

(25 %)

Garanties secteur public

-

10

(10)

(100 %)

Garanties secteur privé (Sogefom, Fogap)

157

86

71

83 %

Crédits délégués autres bailleurs

-

4

(4)

(100 %)

Total

1 683

996

687

69 %

 

Les subventions s’établissent à 15 M€ en 2025 et concernent principalement l’appui à l’ingénierie au bénéfice des acteurs publics ultramarins (collectivités et établissements publics) à travers le Fonds Outre-mer (FOM) dont l’AFD assure la gestion pour le compte du ministère des Outre-mer.

Doté de 9,4 M€ en autorisation d’engagements en 2025, l’objectif du FOM est de consolider les capacités en ingénierie des acteurs publics et de faciliter l’émergence de projets d’investissement. 30 projets ont ainsi été soutenus et 5 déploiements ou prolongations d’assistants techniques résidents (au sein du SMGEAG (9) et pour un AT (10) macro-économie auprès du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie) ont été financés.

Par ailleurs, dans le cadre du rattachement du FOM à la convention cadre État-AFD, qui conduit à une évolution des règles de gestion du fonds, il a été décidé de réaffecter l’ensemble des reliquats du FOM depuis 2020, pour un montant total de 3,5 M€, au financement de 12 nouveaux projets d’ingénierie.

L’AFD poursuit également la mise en œuvre du volet « assistance technique » des contrats de redressement en Outre-mer (COROM), lancés en 2021 à la suite du rapport des parlementaires Patient-Cazeneuve, afin d’apporter un appui renforcé aux collectivités les plus en difficulté. Aucune nouvelle dotation n’a été ouverte en 2025. En revanche, deux enveloppes triennales demeurent actives : 3,9 M€ pour la période 2023-2025 et 4,8 M€ pour la période 2024-2026. Par l’intermédiaire d’Expertise France, mobilisée à titre expérimental pour une durée de trois ans en Outre-mer, cinq assistances techniques ont été déployées en 2025, sept ont été prolongés et cinq étaient en cours de recrutement via les COROM.

Concernant le secteur privé, l’activité s’élève en 2025 à 169 M€ pour les prêts (107 M€ de prêts directs aux entreprises dont 23 M€ en PSEE (11), et 62 M€ de refinancement du secteur bancaire), et à 157 M€ pour les garanties (Sogefom et Fogap), qui ont atteint un niveau record cette année. Cette forte hausse (86 M€ de garanties en 2024) s’explique par la forte augmentation de la production de la Sogefom, qui a atteint 154 M€ en 2025, en raison du soutien apporté par le dispositif à la relance de l’économie calédonienne.

Enfin, l’année 2025 a vu le déploiement de la phase pilote du programme Coréom (Coopérations régionales en Outre-mer) : plus d’un million d’euros ont été ainsi mobilisés pour soutenir 16 projets de coopération régionale menés par des organisations de la société civile (OSC) ultramarines dans une vingtaine de pays partenaires dans l’Atlantique et dans l’océan Indien.

En millions d’euros

2025

2024

Écart 2025/2024

M€

%

Autorisations

1 683

996

687

69 %

  • DOM

588

719

(131)

(18 %)

  • Collectivités d’Outre-mer

1 095

277

817

295 %

Dont multipays

1

56

(56)

(99 %)

Versements

1 498

561

937

167 %

  • DOM

636

353

283

80 %

  • Collectivités d’Outre-mer

861

208

653

314 %

Restes à verser au 31/12

918

656

266

41 %

  • DOM

666

549

117

21 %

  • Collectivités d’Outre-mer

252

107

145

136 %

Encours au 31/12

7 719

6 937

782

11 %

  • DOM

4 012

3 856

156

4 %

  • Collectivités d’Outre-mer

3 676

3 047

629

21 %

  • TAAF

31

34

(3)

(8 %)

Les collectivités d’Outre-mer incluent les collectivités du Pacifique, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

 

En millions d’euros

Autorisations

Écart 2025/2024

2025

2024

M€

%

DOM

588

719

(131)

(18 %)

Guadeloupe

100

154

(54)

(35 %)

Guyane

52

140

(87)

(62 %)

Martinique

132

95

37

39 %

Mayotte

105

69

37

54 %

La Réunion

157

210

(54)

(26 %)

Multipays DOM

42

51

(10)

(19 %)

Collectivités d’Outre-mer

1 095

276

819

297 %

Nouvelle-Calédonie

960

175

785

449 %

Polynésie française

124

73

50

69 %)

Saint-Martin

10

19

(9)

(45 %)

Wallis-et-Futuna

1

5

(5)

(90 %)

Multipays COM

0

4

(4)

(100 %)

Total

1 683

996

687

69 %

 

En 2025, l’activité par territoire ne connaît pas le même dynamisme : on enregistre une augmentation sensible du niveau d’autorisations pour la Martinique et Mayotte. A contrario, l’activité a fortement ralenti en Guyane, qui avait connu une année particulièrement dynamique en 2024. On constate également un essoufflement de l’activité à la Réunion, traduisant l’intensification du climat concurrentiel de la part des autres acteurs bancaires.

1.6.3.3Activités de Proparco

En millions d’euros

Autorisations

Versements

2025

2024

Variation

2025

2024

Variation

Activités courantes

3 171

2 796

374

2 238

1 889

349

Prêts

1 980

1 762

218

1 749

1 493

257

dont sous-participations à Proparco

248

524

(276)

412

497

(85)

Participations

456

327

128

239

269

(29)

Autres titres

303

265

38

231

116

114

Garanties

425

410

15

10

5

4

dont sous-participations à Proparco

-

25

(25)

-

-

-

dont Trade Finance

176

220

(44)

-

-

-

Subventions

7

32

(25)

9

6

3

Fisea

10

58

(48)

38

21

17

Activités spécifiques sur ressources autres bailleurs

3,1

0,4

2,7

0,3

0,3

0,0

Subventions

3,1

0,4

2,7

0,3

0,3

0,0

TOTAL PROPARCO PAYS ETRANGERS

3 183

2 854

329

2 276

1 911

366

 

Conformément à la stratégie 2023-2027 de Proparco, l’exercice 2025 a été structuré autour de trois priorités opérationnelles majeures : (i) le soutien aux économies durables et résilientes, en particulier en Afrique et dans les pays prioritaires ; (ii) la protection du climat et de la biodiversité ; (iii) la réduction des inégalités, notamment de genre, objectif reflété à travers l’indicateur 2X Challenge.

En tant qu’acteur dédié au secteur privé au sein du groupe AFD, Proparco s’inscrit dans le cadre défini par la loi de finances rectificative du 30 juillet 2020, qui a consacré la possibilité pour l’AFD de recourir à sa filiale pour la réalisation de certaines prestations en quasi-régie.

En 2025, pour l’activité courante les autorisations de Proparco (hors Fisea et hors subventions « autres bailleurs »), franchissent pour la première fois le seuil symbolique de 3 Md€, pour atteindre 3 171 M€.

Elles se répartissent comme suit :

Au niveau des versements, l’activité courante de Proparco s’établit à 2,2 Md€, en hausse de 349 M€ par rapport à 2024. La variation porte principalement sur les prêts +257 M€ et les autres titres +114 M€.

Le détail de l’activité par géographies et par secteurs d’activité est présenté en chapitres 1.6.4.2 et 1.6.5.2.

1.6.3.4Activités d’Expertise France

AFD2026_URD_FR_J007_HD.jpg

 

L’activité d’Expertise France (EF) affiche des résultats positifs pour la cinquième année consécutive. Le chiffre d’affaires (exécution des projets) s’élève à 572 M€, supérieur au budget prévu (+ 4 %), en croissance de 28 % par rapport à 2024. Cet essor du portefeuille s’est appuyé sur des relais de croissance dont certains devraient toutefois stagner voire diminuer en 2026 : montée en puissance de l’Initiative suite à la reconstitution ambitieuse depuis 2023 ; poursuite de la croissance du nombre d’experts techniques internationaux ; partenariat avec l’AFD, etc.

L’année 2025 s’illustre par une croissance des activités financées par L’Union européenne. L’Union européenne est le premier bailleur d’Expertise France avec 47 % du portefeuille contre 41 % en 2024. Les opérations financées par des bailleurs français ainsi que par l’AFD se stabilisent avec des parts respectives de 28 % et 23 %.

L’ensemble des thématiques couvertes par Expertise France ont été en croissance en 2025. En particulier, les projets liés à l’Économie Durable et Inclusive, au Développement Durable ainsi qu’à la thématique Paix, Stabilité, Sécurité.

La répartition du chiffre d’affaires en 2025 confirme l’alignement de l’agence avec les priorités géographiques de l’aide française. L’agence est inscrite dans une dynamique de développement opérationnel vers de nouvelles zones (Amériques, zone Indopacifique, Balkans), mais elle demeure très concentrée sur le continent africain auquel elle consacre près de 58 % de son chiffre d’affaires. La diversification géographique s’opère également en Europe à travers l’activité de l’agence en Ukraine.

1.6.4Le groupe AFD dans le monde

1.6.4.1Répartition géographique des autorisations de l’AFD dans les pays étrangers (activité courante)

AFD2026_URD_FR_J008_HD.jpg

 

En millions d’euros

Prêts

Subventions et ONG

Garanties données

Participations

Général

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

Afrique

2 224

2 994

309

463

-

-

-

-

2 533

3 457

Amérique latine

2 324

1 558

17

26

-

25

-

-

2 342

1 609

Orient

2 466

2 891

78

134

-

-

-

-

2 544

3 025

Trois océans (états étrangers)

200

435

62

103

-

-

-

-

261

538

Non géographisable

-

-

115

179

-

-

-

-

115

179

Total général

7 214

7 878

582

905

-

25

-

-

7 796

8 807

 

En 2025, l’activité Tout Afrique atterrit à 2 533 Md€. La mobilisation de moins de ressources État, une instabilité accrue, des élections dans de nombreux pays d’intervention, de crises sécuritaires, de crises de la dette ont eu un impact direct sur l’activité en contraste avec une année 2024 exceptionnellement haute en termes d’engagement. Outre la baisse de 154 M€ en subventions, la baisse des bonifications a pu être limitée grâce aux efforts d’optimisation et à la première opération bonifiée en Afrique du Sud non déclarable en APD. Grâce à ces efforts, il a été possible de préserver 340 M€ de programmation (Tanzanie, Maroc, Égypte et Côte d’Ivoire) initialement dépriorisée. Le recours limité aux demandes de dérogations à la Doctrine Le Maire a été mis en pratique au cours de l’année avec un volume de dérogation en forte baisse par rapport à l’année précédente.

Les financements approuvés en 2025 sur la zone Orients (2 544 M€) en baisse par rapport à 2024 (3 025 M€) ont bénéficié de façon équilibrée aux pays de la Direction régionale élargissement et voisinage européen (36 %), ceux de l’Indopacifique à travers les Directions régionales de l’Asie du Sud-Est (35 %), de l’Asie du Sud (12 %), de l’Asie centrale et orientale (11 %), et les pays du Proche Orient (6 %). Les expositions en cours de l’AFD sur l’Inde et la Turquie sont proches des limites grands risques et rigoureusement gérées. L’activité de l’AFD a principalement pris la forme de prêts souverains (environ 86 % des engagements), avec notamment des financements budgétaires tel que le PrPP Finances publiques pour l’égalité en Jordanie (100 M€) mais aussi des projets structurants comme la gestion de l’eau au Cambodge ou l’adaptation au changement climatique dans les provinces de Tuan Giao ou Son La au Vietnam. Les opérations en subventions (48 M€) ont principalement été mobilisées en faveur du Proche Orient et de l’Ukraine. Les fonds délégués par des institutions tierces ont représenté 170 M€ (contre 94 M€ en 2024 et 110 M€ en 2023).

Dans les territoires ultramarins, hors PGE (12), les engagements en Outre-mer atteint 883 M€, en ligne avec l’objectif fixé dans la lettre d’engagements annuelle avec l’État (850 M€). L’activité de financement auprès du secteur public ultramarin devrait s’inscrire en baisse sur l’année autour de 605 M€ (prêts et subventions du programme 123), sous l’effet d’une réduction du volume de financements bonifiés et d’une moindre activité en Guyane et à la Réunion traduisant l’intensification du climat concurrentiel de la part des autres acteurs bancaires. Concernant le secteur privé, l’année 2025 a été dynamique avec un volume de financements de plus de 140 M€. L’appui au secteur bancaire a également été particulièrement vigoureux cette année grâce à l’activité de garantie de la Sogefom qui a atteint un niveau de production inédit (150 M€), avec un impact positif sur l’emploi local calédonien. Enfin, en Nouvelle-Calédonie, des efforts exceptionnels ont été réalisés ; l’AFD a, à la fois, mis à disposition des liquidités via le prêt garanti par l’Etat (800 M€) afin de soutenir le système d’assurances sociales et les collectivités, mais également appuyé des réformes structurelles.

Dans les États étrangers, le niveau des engagements s’inscrit en recul par rapport à 2024 pour atteindre près de 304 M€, dont 200 M€ en prêts souverains, 62 M€ en subventions du programme 209 et le reste en d’autres subventions (délégations de fonds, notamment de l’Union européenne). Cette tendance s’explique par différents facteurs : la forte réduction des dotations budgétaires du programme 209, le report en 2026 de deux projets en République dominicaine et une année quasi « blanche » à Maurice. À Madagascar, malgré les bouleversements politiques, l’AFD a poursuivi son engagement aux côtés de ses partenaires avec un volume d’engagements de plus de 100 M€.

Enfin, l’Agence a réalisé une année record en Amérique latine. Les engagements dépassent 2,3 Md€, soit une progression de près de 50 % en glissement annuel. Cette dynamique repose principalement sur une activité en forte hausse au Brésil, ainsi que sur une montée en puissance et une diversification de l’action en Colombie avec un coût pour l’État français marginal au regard des engagements. L’AFD maintient dans cette région une grande diversité de clients (60 % de financements octroyés aux acteurs non souverains) et d’instruments, combinant l’accompagnement des transformations structurelles des grands acteurs publics – notamment les entreprises publiques d’eau et d’énergie – et le soutien au développement local auprès des collectivités territoriales (Colombie, Argentine). L’année a aussi été marquée par l’innovation financière en faveur des institutions financières de développement (CAIXA, fonds de développement régionaux brésiliens, prêts transformationnels).

1.6.4.2Répartition géographique des autorisations de Proparco

AFD2026_URD_FR_J009_HD.jpg

 

 

Prêts

Participations

Autres titres

Garanties

Subventions

Total

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

Afrique

378

586

153

117

75

63

295

238

2

6

903

1 010

Amérique latine

769

267

44

83

116

67

26

49

-

-

955

467

Orient

663

777

70

49

111

-

63

13

-

-

907

838

Trois océans

118

132

-

-

-

-

7

49

-

25

125

206

Multipays

52

-

189

78

-

136

35

61

5

1

280

276

Total Proparco

1 980

1 762

456

327

303

265

425

410

7

32

3 171

2 796

Fisea

-

-

10

56

-

-

-

-

-

1

10

58

Total

1 980

1 762

466

383

303

265

425

410

7

34

3 181

2 854

Hors activités spécifiques sur ressources autres bailleurs

 

 

 

 

 

La répartition géographique des engagements 2025 confirme une progression soutenue de l’activité, avec un total de 3 171 M€ pour Proparco, en hausse de 13 % par rapport à 2024 (2 796 M€).

L’Amérique latine enregistre la plus forte progression et devient la première zone d’intervention en 2025 avec 955 M€ (contre 467 M€ en 2024). Cette évolution est principalement portée par une forte augmentation des prêts (769 M€ contre 267 M€) et des autres titres (116 M€ contre 67 M€), traduisant une intensification significative de l’activité dans la région.

L’Afrique représente 903 M€, en retrait par rapport à 2024 (1 010 M€). La baisse s’explique principalement par un recul des prêts (378 M€ contre 586 M€), partiellement compensé par une hausse des participations (153 M€ contre 117 M€), des autres titres (75 M€ contre 63 M€) et des garanties (295 M€ contre 238 M€). L’Afrique demeure néanmoins un axe structurant de l’activité.

La région Orient totalise 907 M€, en hausse par rapport à 2024 (838 M€). La variation concerne principalement les autres titres + 111 M€.

La zone Trois océans affiche une baisse avec 125 M€ en 2025 contre 206 M€ en 2024 principalement liée à la baisse des prêts de - 14 M€, des garanties - 42 M€ et des subventions - 25 M€.

Le périmètre multipays affiche un volume stable à 280 M€ en 2025 contre 276 M€ en 2024. Les principales variations concernent les participations + 111 M€, les autres titres - 136 M€, les prêts + 52 M€ et les garanties - 26 M€.

En 2025, Proparco est intervenu dans 52 pays (hors projets multipays). Les principaux volumes d’engagements se concentrent sur la Colombie (215 M€), le Mexique (189 M€), la Géorgie (165 M€), la Jordanie (128 M€), l’Afrique du Sud (124 M€), l’Inde (121 M€) et la Turquie (114 M€), illustrant à la fois la diversification géographique du portefeuille et la concentration sur certains marchés stratégiques.

Par instrument, la croissance globale est principalement soutenue par la progression des prêts (1 980 M€ contre 1 762 M€) et des participations (456 M€ contre 327 M€). Les autres titres augmentent également (303 M€ contre 265 M€), tandis que les garanties restent globalement stables (425 M€ contre 410 M€). Les subventions, en revanche, sont en nette diminution (7 M€ contre 32 M€).

Dans l’ensemble, l’exercice 2025 se caractérise par un niveau d’engagement record et une recomposition partielle du mix géographique et instrument, marqué par une dynamique particulièrement soutenue en Amérique latine et sur les opérations en fonds propres.

1.6.4.3Répartition géographique du chiffre d’affaires d’Expertise France

 

AFD2026_URD_FR_J010_HD.jpg

 

En millions d’euros

2025

2024

% sur le total 2025

% sur le total 2024

Afrique

335

223

58 %

50 %

Amériques

44

27

8 %

6 %

Asie

36

21

6 %

5 %

Eurasie

28

32

5 %

7 %

Europe

67

35

12 %

8 %

Moyen-Orient

29

21

5 %

5 %

Multi-zones

33

87

6 %

19 %

Total

572

448

100 %

100 %

 

La répartition du chiffre d’affaires d’Expertise France en 2025 confirme l’alignement de l’agence avec les priorités géographiques de l’aide française. L’agence est inscrite dans une dynamique de développement opérationnel vers de nouvelles zones (Amériques, zone Indopacifique, Balkans), mais elle demeure très concentrée sur le continent africain auquel elle consacre 58 % de son chiffre d’affaires. La diversification géographique en Europe s’opère également à travers la croissance de l’activité de l’agence en Ukraine.

1.6.5Activités du groupe AFD par secteur d’activité

1.6.5.1Répartition des autorisations de l’AFD par secteur d’activité dans les pays étrangers (activité courante)

AFD2026_URD_FR_J014_HD.jpg

Les autorisations 2024 et 2025 comprenant les aides budgétaires, les garanties données, les prêts, les subventions et participations sur activité courante se présentent de la façon suivante par priorité d’investissement solidaire et durable (PISD) et enjeu d’impact :

PISD/Enjeu

2025

2024

% sur le total 2025

% sur le total 2024

Infrastructures durables

3 634

3 935

47 %

45 %

Garantir l’accès à l’énergie abordable, fiable et durable pour tous

1 332

1 291

17 %

15 %

Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable

908

1 071

12 %

12 %

Développer des transports plus verts pour l’accès de tous aux services et opportunités

796

870

10 %

10 %

Améliorer la qualité de vie en ville

599

703

8 %

8 %

Économie et finance durables

3 072

3 152

39 %

36 %

Accompagner les systèmes financiers pour soutenir les trajectoires d’alignement des économies sur les ODD

999

1 649

13 %

19 %

Réduire la faim dans le monde par des systèmes alimentaires durables

777

1 209

10 %

14 %

Renforcer la gouvernance et la gestion des migrations

640

270

8 %

3 %

Soutenir les entreprises et l’entrepreneuriat, notamment en Afrique

657

24

8 %

-

Développement humain

610

938

8 %

11 %

Préserver la santé mondiale grâce à l’accès aux systèmes de santé - Permettre l’égalité des chances par un meilleur accès à la protection sociale

467

788

6 %

9 %

Former aux compétences de demain pour favoriser une insertion équitable

143

150

2 %

2 %

Autres

480

783

6 %

9 %

Total Activité courante de l’AFD dans les pays étrangers

7 796

8 807

100 %

100 %

Autres activités (filiales, fonds délégués, mandats spécifiques)

5 919

4 224

 

 

TOTAL

13 715

13 031

 

 

 

L’année 2025 s’affirme comme une année charnière, marquée par un maintien du volume global d’activité dans un contexte de forte contraction des ressources budgétaires nationales et de dégradation de la compétitivité financière de l’Agence. Le volume total de production atteint 13,7 Md€ à l’échelle du Groupe.

Sur le plan stratégique, l’année 2025 a constitué une étape d’aboutissement et de consolidation. Elle a d’abord permis la finalisation et l’appropriation des feuilles de route sectorielles et transversales, qui structurent désormais de manière cohérente l’action du Groupe autour de ses priorités d’investissement. Ce corpus stratégique complet offre un cadre lisible pour les équipes comme pour les partenaires et renforce la capacité de projection à moyen terme.

L’année a également été marquée par la structuration de l’offre de prêts de trajectoire durable, instrument clé pour accompagner la transformation des grandes institutions publiques et entreprises engagées dans des transitions sectorielles profondes. Cette offre, désormais formalisée et outillée, traduit la volonté d’inscrire les financements dans une logique de changement systémique et mesurable.

Par ailleurs, la culture d’impact s’est significativement renforcée avec l’adoption par le conseil d’administration du Cadre de résultats et d’impacts (CRI), qui dote le Groupe d’un référentiel unifié et robuste pour piloter, mesurer et rendre compte de ses contributions aux ODD. Cette évolution marque une étape importante dans la robustesse de la mesure d’impact et dans la préparation de l’ouverture des données au public.

Enfin, le fonctionnement en mode Groupe a été consolidé, avec un approfondissement des synergies opérationnelles et stratégiques entre l’Agence Française de Développement, Expertise France et Proparco, renforçant la cohérence et la complémentarité de l’offre française de financement et d’expertise au service du développement durable.

Sur le plan financier, les engagements transversaux présentent les résultats suivants :

Quelques projets emblématiques pour leurs contributions aux ambitions stratégiques 100 % ODD du Groupe peuvent être mis en avant pour 2025 :

Accroître l’investissement dans des infrastructures durables de qualité

En 2025, la production du Groupe reste massivement concentrée sur les infrastructures (3,6 Md€), représentant plus du tiers des engagements totaux. Cette priorité s’inscrit dans la dynamique européenne Global Gateway, mais elle engendre une déformation sectorielle et géographique notable.

Économie et finance durable : faire face aux vulnérabilités

Pour le Groupe, construire une économie et une finance durable, c’est s’assurer que la croissance soit créatrice d’emplois décents, réductrice des inégalités, génératrice d’une prospérité partagée et inclusive, tout en garantissant que les fonctions essentielles assurées par la nature persistent dans le temps. C’est un agenda en pleine cohérence avec le pacte de Paris pour les peuples et pour la planète (4P), afin de lutter à la fois contre les inégalités et les effets du changement climatique et la destruction du capital naturel.

En 2025, l’agenda international demeure marqué par les tensions géopolitiques, la montée du climato scepticisme et les débats sur la réforme de l’architecture financière internationale.

L’activité liée à l’économie durable et à la finance ODD reste soutenue, avec :

Investir dans le développement humain et le progrès social : se mobiliser pour une transition juste

Cette priorité d’investissement concerne l’éducation, la formation, l’insertion et les politiques d’emploi décent ; le renforcement des systèmes de santé, notamment les ressources humaines en santé ainsi que l’accès à la couverture santé et à la protection sociale universelles ; la lutte contre la malnutrition, l’accès à une alimentation de qualité et les opportunités d’emplois en milieu rural. Plus globalement, il s’agit d’investir dans des transitions plus justes et durables en accompagnant les transitions démographiques, sociales, économiques, énergétiques, écologiques afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique, à la protection de la biodiversité, au renforcement du lien social et à la réduction des inégalités notamment de genre, à la promotion des droits humains, en particulier pour les populations vulnérables mais aussi pour les jeunes.

La priorité « Développement humain » demeure centrale mais sous tension en 2025, elle est la plus touchée par la contraction budgétaire.

1.6.5.2Répartition des autorisations de Proparco par secteur d’activité

 

AFD2026_URD_FR_J012_HD.jpg

 

En millions d’euros

2025

2024

% sur le total 2025

% sur le total 2024

Activité établissements financiers

1 464

1 128

46 %

40 %

Activité infrastructures

671

728

21 %

26 %

Activité entreprises

581

612

19 %

22 %

Participations indirectes

295

188

9 %

7 %

Participations directes

159

139

5 %

5 %

Total

3 171

2 796

100 %

100 %

Hors activités spécifiques sur ressources autres bailleurs et hors Fisea

 

La ventilation sectorielle des autorisations 2025 met en évidence une concentration accrue sur le secteur financier, dans un contexte de croissance globale de l’activité.

L’activité établissements financiers s’établit à 1 464 M€, contre 1 128 M€ en 2024. Elles représentent désormais 46 % du total des engagements (contre 40 % en 2024), confirmant le rôle structurant des institutions financières comme vecteurs de diffusion des financements.

L’activité infrastructures atteint 671 M€, en recul par rapport à 2024 (728 M€). Leur part relative diminue à 21 % du total (contre 26 % en 2024), traduisant un niveau d’engagement plus modéré sur ce segment après une année 2024 particulièrement dynamique.

L’activité entreprises s’élève à 581 M€, contre 612 M€ en 2024. Leur poids relatif recule également, à 19 % du total (contre 22 %), reflétant un rééquilibrage du portefeuille en faveur du secteur financier.

Les participations indirectes progressent fortement, à 295 M€ (188 M€ en 2024), et voient leur part augmenter à 9 % (contre 7 %), illustrant une montée en puissance des interventions via des fonds d’investissement et véhicules intermédiaires.

Les participations directes atteignent 159 M€, en légère hausse par rapport à 2024 (139 M€), représentant 5 % du total, soit une proportion stable.

Au total, l’exercice 2025 se caractérise par un renforcement marqué des financements au secteur financier et par une progression des instruments en fonds propres, dans un contexte de diversification maîtrisée des expositions sectorielles.

1.6.5.3Répartition du chiffre d’affaires d’Expertise France par secteur d’activité

AFD2026_URD_FR_J013_HD.jpg

 

En millions d’euros

2025

2024

% sur le total 2025

% sur le total 2024

Paix, Stabilité, Sécurité

125

95

22 %

21 %

Gouvernance

94

78

16 %

17 %

Développement durable

70

53

12 %

12 %

Économie Durable et Inclusive

48

29

8 %

6 %

Santé

104

82

18 %

18 %

Capital Humain et Développement Social

50

40

9 %

9 %

Coopération Bilatérale et Mobilisation Expertise

81

71

14 %

16 %

Total chiffre d’affaires

572

448

100 %

100 %

 

Expertise France intervient sur 7 thématiques principales : Paix-Stabilité-Sécurité, Gouvernance, Développement Durable, Économie Durable et Inclusive, Santé, Capital Humain et Développement Social et Coopération Bilatérale et Mobilisation de l’Expertise. L’ensemble des thématiques poursuit une trajectoire de croissance par rapport à 2024 avec des taux de croissance particulièrement élevés pour Économie Durable et Incluse (+ 63 %), Développement Durable (+ 32 %), Paix-Stabilité-Sécurité (+ 31 %). La Santé poursuit sa croissance, encore portée par le programme mondial L’Initiative.

 

1.6.6Coordination avec les acteurs du développement : le « réflexe partenarial »

Pour réaliser son ambition d’être un Groupe « 100 % ODD », l’AFD définit et met en œuvre ses actions dans le cadre de partenariats multiples et concrets. Le Groupe agit ainsi de concert avec des partenaires français (organisations de la société civile, établissements publics, fondations, collectivités territoriales, entreprises), européens, internationaux (banques régionales et multilatérales, organisations onusiennes, philanthropes) et locaux (organisations de la société civile, fondations, collectivités territoriales) dans les différents pays où il intervient.

En 2025, on retiendra principalement que :

S’agissant des banques publiques de développement au travers du FiCS(16) et d’IDFC(17), 2025 a permis de franchir un cap. Le secrétariat IDFC a gagné en autonomie avec l’arrivée d’un 27ᵉ membre et une ambition renouvelée reposant sur la localisation, l’engagement du secteur privé. A la COP30, le pavillon IDFC a réuni plus de 200 panelistes sur plus de 30 conférences. La Facilité IDFC a clos sa 1ère phase et lève des fonds pour la 2e.  Quant à FiCS, il a été clairement identifié comme un acteur systémique et mettant en avant le rôle de plateforme de mobilisation des acteurs joué par le groupe AFD. Ainsi, grâce au plaidoyer du FiCS, le rôle des banques publiques de développement est aujourd’hui explicitement reconnu au plus haut niveau dans différentes instances internationales (mention dans le Compromiso de Seville(18)). L’interopérabilité entre les banques publiques de développement et les fonds verticaux climat et environnement a été promue(19) et reprise dans la Déclaration finale des leaders du G20(20). FiCS fait partie du Country Platform Hub mis en place à la COP30 pour accompagner le financement du climat et du développement dans les pays conformément à leurs CDN(21). Le Sommet FiCS 2025 à Cape Town a réuni près de 2500 participants et donné lieu à un communiqué(22) recensant l’ensemble des financements et initiatives qui y ont été portées. De nouvelles coalitions, sur l’Océan et sur l’Énergie ont été lancées autour de BPD du Sud. Pour célébrer ses 5 ans, FiCS a publié un rapport(23) qui détaille la tenue de ses engagements depuis 2020.

Concernant l’AFD, l’année 2025 en matière de mobilisation est marquée par une stabilisation des octrois sur fonds UE à 434 M€ (niveau similaire à celui de 2023 mais en croissance de + 7 % par rapport à 2024 à 406 M€). En revanche, on constate que le mixage (combination d’une subvention avec un prêt) prend une part toujours plus prépondérante dans les octrois sur fonds UE, s’accroissant de 23 % par rapport à 2024 (298 M€ vs 242 M€), tandis que la coopération déléguée est en retrait de - 16 % (136 M€ en 2025 vs 163 M€ en 2024). Concernant les autres délégants et fonds verticaux, l’année 2025 traduit la grande cyclicité dans l’obtention et le déploiement de ces fonds délégués, avec une contraction de presque 70 % par rapport à 2024  (91 M€ vs 324 M€), pour rappel considérée comme une année exceptionnelle du fait de l’octroi exceptionnel sur fonds USAID (92 M€) notamment. Au niveau du Groupe, Proparco affiche 357 M€  de signatures sur fonds délégués en 2025, tandis qu’Expertise France est délégataire de 394 M€  de la Commission Européenne en 2025. Ainsi, au global le groupe AFD atteint les 1 Md€ d’octrois sur fonds délégués en 2025 comparé à 1,2 Md€ en 2024. En matière de cofinancement, la tendance se confirme à 3,2 Md€ de cofinancements AFD, avec une croissance des cofinancements sous accord cadre JEFIC(24) de 95 M€ à 372,5 M€ signés en 2025 (AFD plus cofinanciers), traduisant la solidité du partenariat avec nos homologues européens.

Le Groupe a continué de renforcer ses liens avec les Organisations de la société civile françaises et locales. Dans le cadre du dispositif « Initiatives-OSC » (Dispositif I-OSC), l’AFD a financé 115 projets (et 2 études) à travers 87 OSC françaises et 28 OSC locales pour un montant global de 112,4 M€ (versus 154 M€ en 2024 et 163 M€ en 2023), dont 1,9 M€ de délégations de l’Union Européenne au Cameroun. À fin 2025, le portefeuille de projets en suivi/exécution de l’initiative OSC comportait 647 projets OSC pour un montant global de 647 M€.

Parallèlement, en 2025, le dispositif I-OSC a lancé avec ses OSC partenaires un dialogue stratégique qui s’est inscrit dans un moment de forte instabilité internationale, marqué par une remise en question croissante de l’aide publique au développement (APD), une contraction de l’espace civique dans de nombreuses régions du monde, une fragilisation du soutien citoyen en France, et une polarisation accrue des opinions sur la solidarité internationale. Ce premier moment d’échange visait essentiellement à commencer à établir une base stratégique partagée, en rupture avec le dialogue antérieur essentiellement opérationnel et fragmenté – le travail doit se poursuivre en 2026 autour des axes prioritaires identifiés à cette occasion.

Par ailleurs, et lors du Sommet FICS organisé en Afrique du Sud, a été annoncé le lancement d’une nouvelle coalition Banques publiques de développement x Société civile dont le Secrétariat sera co-porté par l’AFD et la Caisse des Dépôts et Consignations (Cassa Depositi e Prestiti) italienne. L’enjeu vise à formaliser un espace de dialogue entre ces deux acteurs essentiels pour l’atteinte des ODD et ouvre un espace privilégié permettant une meilleure connaissance mutuelle et une reconnaissance du rôle et de la contribution de chacun.

À l’échelle du territoire, le groupe AFD densifie ses liens déjà forts avec les acteurs français (philanthropes, entreprises, Équipe France, collectivités territoriales et établissements publics) afin de promouvoir et mobiliser l’expertise française à l’international au service de l’Investissement Solidaire et Durable. Dans ce cadre, l’action menée autour de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) a continué à se structurer en 2025 et le portefeuille de projets actifs compte aujourd’hui une quarantaine de projets pour un montant cumulé d’environ 60 M€, soit 8 % du portefeuille global. L’un des temps fort de l’année 2025 sur ce segment a notamment été marqué par notre pavillon Archipel lors du Sommet de l’UNOC(25) à Nice qui a permis d’accueillir plus de 30 000 visiteurs, et de rassembler 3 500 scolaires (de la maternelle au lycée) en vue de les sensibiliser aux sujets liés à la préservation des Océans.

Pour le secteur privé français et l’Équipe France, 2025 marque un approfondissement dans la coordination entre le groupe AFD et l’écosystème économique national. Les comités stratégiques des sept filières prioritaires, pilotés sous l’égide de la Direction générale du Trésor (villes durables, santé, agriculture, transports, numérique, transition énergétique et industries culturelles et créatives), entrent dans leur seconde itération et sont désormais pleinement opérationnels et entrent dans une phase plus structurante d’identification de projets, d’anticipation des marchés et de coordination amont.

En parallèle, les coopérations en Équipe France (notamment avec Business France et Bpifrance) se sont approfondies, dans les géographies prioritaires, afin de mieux articuler nos instruments financiers, renforcer la lisibilité de notre offre et fluidifier l’accès des entreprises françaises aux opportunités internationales. Cette dynamique favorise une approche plus intégrée de l’offre financière française. Par ailleurs, les partenariats stratégiques signés se renforcent (eg SUEZ) et l’AFD a pu formaliser un accord de partenariat avec le Groupe Orange ainsi que Veolia.

S’agissant des établissements publics français (EPF), l’année 2025 confirme l’intensification du dialogue stratégique précédemment engagé. La dynamique initiée lors des Hivernales de l’AFD en janvier 2026 se prolonge désormais à travers une coordination plus structurée des opérateurs publics, des ateliers de partage d’expériences, visant à consolider une offre combinée d’expertise scientifique, technique et financière au service de la solidarité internationale et de la diplomatie économique. Les partenariats avec la Caisse des Dépôts et Consignations, l’IRD(26), le CIRAD(27), l’AUF(28) et l’Université Senghor s’inscrivent désormais dans une logique de programmation plus intégrée.

Enfin, l’AFD poursuit le renforcement de l’accompagnement des collectivités territoriales françaises dans leurs actions extérieures. La Facilité de financement des collectivités territoriales (FICOL) s’inscrit en 2025 dans une dynamique de consolidation, avec une montée en qualité des projets soutenus et un ancrage renforcé des coopérations décentralisées dans les priorités climatiques, environnementales et territoriales françaises.

Au niveau européen, la Commission européenne, les acteurs bilatéraux européens, la BEI et maintenant la BERD représentent des partenaires clés du groupe AFD notamment en termes de cofinancement. Ces liens renforcés permettent au groupe AFD de construire avec l’UE et ses partenaires européens (institutions financières comme agences intervenant en dons), mais aussi via les réseaux (JEFIC (29), EDFI (30) ou Réseau des praticiens (31)) une véritable architecture européenne de l’aide, gage d’efficacité, de complémentarité et de visibilité politique derrière le sigle de Team Europe. De plus, l’AFD contribue activement au déploiement de la stratégie européenne Global Gateway. En effet, 52 des 256 projets prioritaires Global Gateway pour 2023-2025 sont des projets ou programmes cofinancés par l’AFD essentiellement sur énergie/climat et transport, et en Afrique sub-saharienne, positionnant le Groupe comme l’institution bilatérale européenne la plus représentée, après les institutions multilatérales comme la BEI et la BERD. L’AFD a par ailleurs maintenu le niveau de ses engagements de cofinancement avec la BEI et la KfW, en particulier en utilisant l’accord MRI (620 M€) et le plus récent JEFIC (372,5 M€).

L’année 2025 s’est également traduite par la présidence par l’AFD du réseau JEFIC (seule puis avec la CDP (32) italienne) et sa participation active à des rencontres européennes de haut niveau (rencontres avec la présidente de la Commission européenne, participation au Global Gateway Forum et au Business Advisory Group, dialogue à haut niveau avec la BEI). L’AFD s’est fortement mobilisée sur les négociations du futur Cadre Financier Pluriannuel de la Commission 2028-2034, avec les réseaux, la BERD et la BEI mais aussi auprès des ministères français. En interne, l’année a été marquée par la première édition d’un séminaire Europe en format groupe AFD-EF-Proparco-Digital Africa, la rédaction et la validation du plan d’action Groupe Europe 2026-2028 plus aligné sur les orientations européennes, le déménagement de l’AFD à la Représentation Permanente de la France à Bruxelles ou encore la levée de l’intégralité des recommandations de l’audit 2024 de l’IGE(33).

À l’échelle internationale, le Groupe a poursuivi sa coopération avec les banques multilatérales et régionales de développement : l’AFD est le premier cofinancier bilatéral de la Banque mondiale avec plus de 30 Md$ cofinancés ces 10 dernières années et plus de 4 Md$ en 2025 à travers 59 opérations ; avec la Banque asiatique de développement, un avenant à l’accord-cadre de partenariat doublant les objectifs de cofinancements de 3Md$ pour la période 2023-25 à 6Md$ pour la période 2026-28 a été signé en juin 2025 ; avec la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), depuis la signature du premier accord-cadre de cofinancement fin décembre 2024, des échanges réguliers ont lieu entre les deux institutions  notamment sur les infrastructures, la connectivité entre les pays d’Asie et le reste du monde et la transformation numérique inclusive ; suite au renouvellement de l’accord-cadre avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en 2024, l’AFD poursuit ses relations avec cette banque multilatérale avec notamment son adhésion en octobre 2025 à l’Alliance pour la Sécurité, la Justice et le Développement en Amérique latine et dans les Caraïbes promue par la BID ; avec la Banque africaine de développement, l’AFD a mis en place un premier échange de personnel et un renouvellement de l’accord-cadre est prévu pour novembre 2026 alors que les cofinancements approchent les 2,4Md€ ; enfin, un protocole d’entente est en cours avec la Banque islamique de développement dans le cadre de l’accord 2023-2028. 

En parallèle, le Groupe a renforcé sa coopération opérationnelle avec des agences des Nations unies : FIDA (34) (renouvellement de l’accord de partenariat en 2024, partenariat avec le FiCS, travaille dans le cadre de l’initiative FARM, (Food and Agriculture Resilience Mision) ; Unicef (35) (renouvellement de l’accord de partenariat 2023-2026, subvention de 500 K€ octroyée à l’Unicef en mars 2025 sur le secteur de l’eau) ; PNUD (36) (appui à un prêt de politique publique au Bangladesh, agenda G20 et FiCS) ; ONU Femmes (renouvellement de l’accord de partenariat en 2024 sur 7 thématiques) ; PAM(37) (travail conjoint lors du Sommet Nutrition For Growth à Paris en mars 2025 sur l’alimentation scolaire) ; ONU Habitat (accord de partenariat signé au Kenya pour la période 2023-2026 notamment sur les villes durables) ; Unesco (collaboration opérationnelle dans les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle) ; ou encore UN-DESA(38) (arrimage de la coalition FiCS aux travaux de la Quatrième Conférence Internationale sur le Financement du Développement, FfD4(39), à Séville en juillet 2025). Au total, l’AFD a décaissé en 2025 aux agences onusiennes 29,8 M€ (680 K€ à la FAO, 7 M€ au FIDA, 2,5 M€ à ONU-Femmes, 800 K€ au PNUD, 2,6 M€ à l’Unesco, 114 K€ à l’Unesco/IIPE(40), 9,1 M€ à l’Unicef, 4,5 M€ à l’Unops(41), 2 M€ à l’UNRWA(42)). L’AFD a également décaissé en 2025 au CICR (Comité international de la Croix-Rouge) 5,5 M€ à travers un projet au Liban de renforcement de l’accès aux soins de santé à l’hôpital public de Tripoli.

Par ailleurs, le groupe AFD poursuit son objectif d’augmenter sa capacité de mobilisation financière et son effet d’entraînement au service des ODD et des investissements solidaires et durables. Pour cela, l’AFD a significativement rehaussé son dialogue stratégique et opérationnel avec les fondations philanthropiques internationales. Historiquement, l’AFD coopère avec la Fondation Gates depuis 2011 avec un renouvellement du partenariat financier pour 2023-2026 instaurant une délégation de fonds à l’AFD : la fondation s’est engagée à hauteur de 21,5 M$ sur la période pour le programme multi-pays « Genre et Développement humain » tandis que trois accords de délégation signés à ce jour représentent jusqu’à 60 M€. Ce partenariat permet des interventions en faveur de la santé et de la protection sociale en Afrique de l’Ouest, de l’Est et en Asie du Sud. Également, le groupe AFD est partenaire depuis plus de 35 ans de la Fondation Aga Khan dont la coopération a mobilisé près de 500 M$ sur de nombreux secteurs (santé, infrastructures, éducation, services financiers, culture) et sur différentes zones géographiques (Asie du Sud, Afrique de l’Est). En 2025, une Déclaration d’intention a marqué une nouvelle étape, engageant 100 M€ au profit de l’initiative de restauration côtière de l’océan indien, notamment pour Mayotte, ainsi que pour des interventions en Tanzanie et à Madagascar. Par ailleurs, la prospection continue avec des acteurs philanthropiques aux États-Unis, dans le Golfe, en Europe et en Amérique Latine tandis que plusieurs projets cofinancés en cours d’instructions peuvent être cités : (i) une délégation de fonds de 2 M$  de la fondation Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP - USA) pour financer des projets d’accès à l’énergie en Afrique, dont 200 K$ ont été signés en octobre 2025 pour le Togo, (ii) une délégation de fonds de 2 M€ (à formaliser courant 2026) de la fondation Education Above All (EAA - Qatar) pour financer des projets d’éducation en Afrique de l’Ouest également (Bénin et Togo), (iii) un premier cofinancement opérationnalisé en 2025 entre le Qatar Fund for Development (QFFD) et l’AFD sur un projet de rénovation d’hôpital à Jérusalem-Est. Le Groupe continue d’intensifier ses dialogues avec ces nouveaux acteurs stratégiques dans une recherche d’impacts alignés et 100 % ODD.

Depuis l’accréditation de l’AFD au Fonds Vert pour le Climat (FVC) en 2015, le Groupe a réussi à mobiliser plus de 700 M€ de financements délégués du FVC faisant levier sur plus de 2,9 Md$ d’investissements pour le climat (huit projets et programmes approuvés dont cinq projets d’adaptation sur subvention (Sénégal, Maroc, Palestine, Océan Indien) et trois programmes à gros volume (TFSC(43), PEEB Cool, E Motion) ciblant plusieurs pays et mobilisant divers instruments financiers.

Le Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME) est le principal partenaire de l’AFD dans le domaine de l’éducation de base et l’AFD le principal partenaire bilatéral du PME. L’AFD est le 3e agent partenaire (AP) du PME, derrière la Banque Mondiale et l’Unicef.

L’année 2025 a été marquée par la délégation de fonds du PME à hauteur de 45,3 M€ sur 4 pays. À Madagascar et au Burundi où l’Agence était déjà Agent Partenaire et au Bénin et Togo où l’AFD se positionne comme nouvel Agent Partenaire pour accompagner le secteur éducatif.

L’année 2025 a également été marquée par le processus de clôture toujours en cours des financements PME au Sahel Central (Niger et Burkina Faso) pour lequel les audits finaux ont été menés et les fonds en cours de reversement pour clôture.

Au 31 décembre 2025 l’Agence est donc présente comme agent partenaire dans 9 pays (y inclus Burkina et Niger) pour 448 M€ engagés et souhaite poursuivre son partenariat avec le PME dans le cadre du nouveau cycle de reconstitution des fonds amorcé en octobre 2025 pour la période 2026-2030. Le PME souhaite mobiliser 5 Md$ et maximiser les effets de leviers sur des cofinancements (cible de 10 Md$ de cofinancement levé).

1.6.7Production de connaissance

1.6.7.1Les activités de recherche, évaluation et publication

Recherche

L’année 2025 a été marquée par la refonte des programmes signatures de recherche à l’AFD. Cette évolution était nécessaire dans un contexte de profond changement pour l’AFD, afin d’assurer la concordance entre ces programmes de recherche et les orientations stratégiques et opérationnelles de l’AFD. Les cinq programmes portent sur :

Sur les trajectoires justes de transitions et d’adaptation, les recherches menées visent à analyser et modéliser les effets multidimensionnels du changement climatique et de la perte de biodiversité, et à comprendre comment ces dynamiques interagissent pour transformer les sociétés, les écosystèmes, et les économies. Il recourt aux méthodes d’analyse qualitatives et quantitatives.

Le programme vise à étudier les trajectoires de transitions écologiques à travers la réduction des pressions environnementales et analyse les trajectoires d’adaptation aux impacts du changement climatique. Le programme permet de mieux comprendre les impacts des politiques de transition écologique sur les politiques publiques, afin de les maîtriser et transformer de potentielles déstabilisations socio-économiques en opportunités. Il analyse également les phénomènes d’effondrement de la biodiversité et les réponses apportées du niveau communautaire au niveau international, pour tenter de les atténuer ou de s’y adapter, afin de préserver le maintien de sociétés humaines justes dans un environnement sain et durable.

Concernant la biodiversité, le programme ECOPRONAT, qui visait à développer des connaissances et des méthodologies pour intégrer la biodiversité dans les politiques et différents secteurs d’intervention du groupe AFD, s’est achevé et entre dans une phase d’opérationnalisation pour que les résultats de recherche et outils développés soient intégrés dans des financements AFD de solutions fondées sur la nature.

Les travaux sur l’évaluation des risques financiers liés à la biodiversité ont été approfondis et ont été complétés par une étude sur l’utilisation des métriques biodiversité pour permettre aux Banques publiques de développement d’évaluer les impacts et dépendances de leurs portefeuilles de projets à la biodiversité.

Des recherches ont également été lancées sur la thématique « préservation des océans » avec notamment le projet de recherche « Phil Island », en appui au projet « Searena », d’un montant de 200 M€, qui analyse les chaînes de valeur « bleues », d’évaluer des conditions d’emploi et de protection sociale des travailleurs des filières agri-halieutiques, et de mesurer la contribution des chaînes de valeur agri-halieutiques à l’approvisionnement local et à la nutrition des ménages. Il vise à renforcer les liens entre les équipes de recherche et l’administration philippines pour éclairer la conception des politiques publiques. Le travail sur la comptabilité océanique, à travers l’outil Blue Esgap, s’est également poursuivi aux Philippines et en Indonésie permettant d’informer le dialogue de politique publique entre l’AFD et les partenaires étatiques de ces pays sur la préservation des écosystèmes marins.

Sur la thématique de l’adaptation, le projet de recherche « GAP Track » a été octroyé en Afrique du Sud. Il sera mis en œuvre dans deux municipalités métropolitaines côtières d’Afrique du Sud, toutes deux fortement touchées ces dernières années par le stress hydrique aggravé par la sécheresse et les inondations. Il vise à mesurer un outil de mesure des efforts et des écarts d’adaptation au changement climatique au niveau des municipalités pour engager un dialogue avec les collectivités sur ces enjeux, en lien avec des projets VIL en cours d’identification.

 

Le programme financement et géopolitique du développement propose d’analyser les évolutions dans la manière dont la coopération internationale et ses ressources sont organisées, distribuées et influencées par les rapports géopolitiques des États et institutions. Il s’agit également d’analyser l’impact de ces mutations à la fois sur le positionnement des bailleurs de fonds et sur les pays partenaires, au regard des enjeux de souveraineté nationale, de soutenabilité de la dette et de conduite de politiques publiques. Le programme étudie également comment les évolutions et scénarios géopolitiques au niveau mondial ou régional (restructuration des alliances, crises et conflits, compétions commerciales, poids des acteurs privés, dans le secteur minier, financier, de la bigtech, etc.) ont un effet sur les enjeux de développement globaux, tels que la gouvernance et l’accès aux ressources naturelles (minerais critiques, eau…), le changement climatique ou encore les migrations, ainsi que sur les perspectives de développement des États et sociétés du Sud. L’ensemble permet également de décrypter et d’analyser les dynamiques géopolitiques constitutives de l’émergence de nouveaux modèles de développement.

Dans le cadre de ce programme, en 2025, l’AFD a renforcé le Global Research Network (GRN) sur les Banques Publiques de Développement, rassemblant plus de 50 universités et think tanks internationaux. Ce réseau et les productions scientifiques produites ont alimenté les sommets Finance in Common avec des résultats de la recherche à l’intention des dirigeants des BPD, des ministères concernés, ou encore des régulateurs du secteur financier. Ces travaux se déclinent en 5 problématiques : l’architecture financière internationale, la mobilisation du secteur privé, l’alignement social et environnemental de la finance, et enfin l’analyse qualitative et quantitative des BDP.

Ce programme s’intéresse également aux enjeux géopolitiques dans les contextes de post-conflit. Sur cet axe, un projet de recherche sur la reconstruction au Moyen-Orient a été instruit en 2025, qui vise à nourrir la réflexion de l’AFD sur les enjeux de reconstruction post-crise. Plus spécifiquement il permet d’améliorer la conception et la mise en œuvre du projet « ESPOIRS », mis en œuvre par le CICR pour un montant de 8 M€. Il réalise un panorama des différents plans de reconstruction préparés par le Liban, la Syrie et la Palestine, soutenus par des acteurs extérieurs. L’étude s’intéresse en particulier à l’articulation entre diplomatie, intérêts économiques et enjeux de reconstruction. Il permettra d’apporter des clés de lecture pour comprendre le positionnement des acteurs extérieurs : leur priorisation entre humanitaire et reconstruction, leurs intérêts économiques, leur articulation avec les acteurs nationaux des pays concernés. Il étudiera enfin les dynamiques sociopolitiques au Liban, en Palestine et en Syrie au regard de la reconstruction.

Des recherches ont enfin été menées sur les enjeux géopolitiques liés aux chaînes de valeurs des minerais critiques.

Le programme inclusion économique et les inégalités propose d’étudier dans quelles conditions les investissements dans le secteur privé, les chaînes de valeur ou encore les infrastructures peuvent devenir de véritables leviers de réduction des inégalités et d’améliorations des conditions de vie des populations. En mobilisant des analyses avancées sur les politiques fiscales, commerciales, sociales et de régulation, le programme identifie les leviers de pré-distribution et de redistribution susceptibles de favoriser un partage plus équitable des richesses. Une attention particulière est accordée au rôle des infrastructures : selon leur localisation, leur conception et leurs modalités de gouvernance, elles peuvent soit renforcer les fractures territoriales, soit au contraire améliorer l’accès aux services essentiels, créer des opportunités économiques et soutenir la résilience des territoires. Le programme analyse également si et comment les dynamiques d’industrialisation et d’émergence de nouvelles filières productives peuvent contribuer à une transformation économique plus inclusive, en créant des opportunités d’emploi, en soutenant la montée en gamme productive.

Il a été marqué par la contractualisation d’une nouvelle phase de la Facilité européenne de recherche sur les inégalités, à hauteur de 1,6 M€, ciblée sur l’analyse des effets socio-économiques des investissements et infrastructures, en lien avec Global Gateway. Ce renouvellement a permis le lancement d’un programme de recherche sur la précarité énergétique au Mexique adossé un financement budgétaire de politique publique en cours d’instruction par EGI sur la transition énergétique dans le pays. Plusieurs projets de recherche sur les inégalités sont également en cours d’identification, notamment sur la chaîne de valeur lithium et ses répercussions socio-économiques en Bolivie. Ces projets visent à positionner l’AFD comme un acteur de référence sur la question des inégalités et de la transition juste et à renforcer le dialogue de politique publique entre l’AFD et ses partenaires publics.

Au-delà de la Facilité européenne, ce programme permet le financement de recherche sur les enjeux de protection sociale et d’emploi qui sont de réelles composantes de prêts financés par l’AFD. Par exemple, la recherche sur l’inclusivité du système de protection sociale en Égypte a été déterminante dans l’obtention du financement de la mise à l’échelle du programme d’assurance santé en Égypte financé dans le cadre du FBPP CEG1124 (Phase 2) pour un montant de 150 M€. Il s’agit d’une recherche-action menée en soutien à l’agence nationale UHIA (Universal Health Insurance Authority) pour l’aider à élaborer des mesures de politiques publiques favorisant l’inclusion du secteur informel dans les dispositifs d’assurances. La recherche permet un apport d’expertise nourrissant le dialogue de politique publique entre l’AFD et les ministères égyptiens.

Le programme fragmentation des sociétés et les communs analyse comment des formes collectives de gestion des territoires, des ressources naturelles, des services publics, du numérique, des savoirs, transforment les rapports entre institutions et populations. Il met l’accent sur l’analyse de l’émergence d’espaces de débats publics et de participation citoyenne favorisant la mobilisation des jeunes et des femmes ainsi que la cohésion sociale. En miroir, il s’intéresse au rôle des médias et des réseaux sociaux dans les dynamiques de polarisation des sociétés. Dans les contextes de crise plus particulièrement, le programme s’intéressera aux mécanismes de rétablissement du lien social, aux problématiques d’équité territoriale (notamment entre urbain et rural), et enfin aux diverses formes de gouvernance des services publics. Il analyse les tensions et polarisations sociales pouvant résulter des dynamiques de transition écologiques, économiques, démographiques, ou en encore migratoires, pour permettre de les anticiper dans les réformes et programmes soutenus par la coopération internationale.

Au sein de ce programme, les projets de recherche sur les communs et la participation citoyennes au Brésil et en Colombie se sont poursuivis. Un nouveau programme sur les communs des institutions en Afrique de l’Ouest a été lancé. Au Brésil, le projet de recherche-action « Brasilo Participativo » a permis la co-coconstruction entre l’administration brésilienne et une équipe scientifique d’une plateforme numérique nationale, dont l’objectif porté par la présidence brésilienne est de renforcer l’inclusion politique des publics historiquement exclus via des mécanismes numériques ouverts. Il s’agit d’un exemple fort de recherche embarquée, où les acteurs publics sont impliqués dès la conception et où les résultats alimentent en continu les orientations stratégiques du dispositif fixées par la présidence brésilienne, ainsi que le dialogue de politique publique entre l’Agence du Brésil et l’administration brésilienne autour de la gouvernance des services publiques et de la participation citoyenne. Une seconde phase de ce projet est envisagée, en lien avec les projets de connectivité marine en cours d’instruction par MOB en cofinancement avec la Commission européenne.

La recherche lancée sur le vieillissement dans les Balkans s’est poursuivie et donnera lieu à des livrables et restitution en 2026. Elle permettra de nourrir la réflexion stratégique de la DREVE sur les enjeux de démographie, migratoire et de financement des politiques d’emploi et de protection sociale. L’année 2025 a également permis la capitalisation sur le travail réalisé sur les trajectoires démographiques en Afrique et la publication de plusieurs articles sur le sujet.

Toujours sur l’Afrique subsaharienne, l’AFD a piloté des travaux de recherche multidimensionnels sur l’inclusion économique, sociale et citoyenne des jeunes. Ils articulent des analyses sur les enjeux de genre, d’écologie, d’entrepreneuriat, de citoyenneté et d’emploi. Ce programme est financé via le projet Africa-Europe Youth Academy (AEYA), mis en œuvre par Expertise France sur financement européen de 15 M€. L’apport de cette composante recherche a été déterminante dans l’obtention par le groupe AFD de ces fonds européens. Les résultats des recherches alimentent le projet opérationnel tout en travaillant à la structuration d’une stratégie conjointe AFD/Expertise France sur comment mieux soutenir des objectifs d’insertion des jeunes dans les projets financés en Afrique.

Les synergies avec Expertise France ont enfin été renforcées par la mise en place d’un programme de recherche sur les Sargasses dans les Antilles en lien avec les projets financés par le groupe AFD sur cet enjeu dans la région.

Le programme diagnostics et perspectives macro-économiques permet de réaliser des diagnostics risque pays à moyen terme et de modéliser les trajectoires macro-financières des États à long terme, en intégrant en particulier les enjeux climatiques et de biodiversité et en discutant les stratégies de financement adéquates.

Une attention particulière est apportée aux différentes formes de soutenabilité (environnementale, sociale, économique et financière) des trajectoires afin de discuter des mix de politiques publiques permettant de faire levier des opportunités et de minimiser les risques. Il permet également d’alimenter les cadres d’intervention et les dialogues de politiques publiques dans nos pays d’intervention et, au travers d’une approche spécifique, dans les outres mers. Ce programme s’intéressera aussi au lien entre politiques climat & biodiversité, emplois, recettes fiscales, commerce international, marchés financiers, et recomposition des chaînes de valeur.

Dans le cadre de ce programme les méthodologies GEMMES et ESTEEM de modélisation macro-économique ont été développées par l’AFD et arrivent désormais à maturité.

Le modèle Gemmes (General Monetary and Multisectoral Macrodynamics for the Ecological Shift) est un outil de modélisation macroéconomique qui prend en compte les dynamiques climatiques (réduction et adaptation) et la raréfaction des ressources naturelles dans son évaluation des risques macroéconomiques, sociaux et financiers.

Le modèle ESTEEM (Exposure to Structural Transition in an Ecological-Economic Model) permet d’identifier les risques de transition auxquels sont exposés les économies des pays en développement, ce qui permet de les anticiper et de définir une trajectoire de transition adaptée à la situation de chacun.

Au Brésil, l’AFD a développé un modèle GEMMES en partenariat avec le ministère des Finances et en coopération avec la CEPAL et l’IPEA. Il permet d’évaluer les impacts des politiques publiques, en particulier celles liées au Plan de transformation écologique mise en œuvre par le ministère des Finances. Cette coopération de recherche appliquée ouvre des portes de dialogue avec les Finances du gouvernement fédéral, et s’inscrit dans l’activité dense du groupe AFD auprès du secteur financier.

Au Vietnam, le programme GEMMES porte en partie sur l’évolution des événements climatiques extrêmes au Vietnam (chaleurs intenses, sécheresses, pluies intenses, inondations). Les résultats des différentes études permettent de formuler des recommandations de politiques publiques et d’identifier des risques émergents (notamment chaleur intense), qui vont nécessiter d’importants plans d’adaptation sur des infrastructures, de l’urbanisme ou encore des systèmes de santé. Le programme contribue au dialogue avec les autorités vietnamiennes sur les sujets climat, et en particulier avec les Provinces que soutient l’AFD dans le cadre du programme WARM co-financé par la Commission Européenne pour un total de 200 M€.

Au Cambodge, le projet ESTEEM permet d’identifier les risques macroéconomiques qui pourraient survenir lors de la transition vers une énergie plus propre, notamment en matière de dette publique, d’emploi, d’inégalités de revenus et de stabilité monétaire. Il permet également d’explorer comment différents scénarios énergétiques interagissent avec l’économie dans son ensemble. En reliant ainsi les dimensions énergétique, fiscale et sociale, le projet renforce la capacité du gouvernement cambodgien à identifier et à gérer les risques économiques et structurels liés à la transition vers une économie bas carbone.

L’année 2025 a permis d’instruire de nouveaux projets GEMMES et ESTEEM au Mexique, en Inde et en Indonésie qui devraient démarrer en 2026.

En 2024, l’activité de recherche de l’AFD a par ailleurs été valorisée dans les grands rendez-vous internationaux, comme la COP biodiversité à Cali ou la COP 29 à Bakou. La conférence internationale de recherche de l’AFD organisée tous les deux ans s’est également tenue en décembre 2024 et a permis d’explorer les liens entre recherche et action publique autour de quatre thématiques : les risques financiers liés à la nature, les services publics par-delà l’État, la notion d’alignement de la finance et la dimension juste des transitions. Les réflexions visant à structurer de futurs programmes pluriannuels de recherche pluridisciplinaires se sont poursuivies que ce soit en lien avec la finance durable et le financement du développement durable, l’industrialisation et les transitions environnementales, ou encore les vulnérabilités multidimensionnelles.

L’animation des dynamiques de recherche portées par l’AFD passe par la multiplication des échanges avec les communautés académiques. À ce titre, deux enseignants chercheurs ont été identifiés pour effectuer une délégation à l’AFD en 2025, deux chercheurs invités sont également attendus en 2025 et la sélection de quatre nouveaux boursiers CIFRE a été lancée.

En appui des opérations et de la maîtrise des risques de l’Agence, seize missions d’analyse macroéconomique ont été réalisées en 2025. Ces diagnostics ont porté en priorité sur (i) des géographies où l’exposition de l’AFD est importante ou historique (Cameroun, Égypte, Indonésie, Jordanie, Kenya, Maroc, Mexique, République Dominicaine), (ii) des géographies en phase de crise, de transition ou de retournement (Argentine, Équateur, Éthiopie, Sri Lanka, Ukraine) et (iii) des géographies dans lesquelles un cadrage macroéconomique est utile à l’établissement d’une stratégie d’intervention de l’AFD, au suivi des risques ou à la montée en puissance des opérations (Albanie, Arménie, Maurice). Ces missions ont permis de couvrir 31,1 % de l’encours de crédit du Groupe dans les États Étrangers (mesuré au 30 juin 2025). Les missions initialement envisagées en Afrique du Sud, au Bangladesh, au Nigeria et au Rwanda n’ont pu être réalisées pour des raisons d’organisation ou de contexte local et seront réalisées en 2026.

Évaluations

L’AFD réalise les évaluations des projets et programmes qu’elle finance, ainsi que des évaluations à champ large portant sur ses stratégies sectorielles ou transversales (formulées dans ses cadres d’intervention), sur des thématiques particulières, sur des pays et/ou des instruments de financement. Toutes les évaluations champ large et conjointes donnent lieu à une publication et les fiches de synthèse des évaluations de projets/programmes sont publiées sur le site de l’AFD (44) et le site open data (45) des évaluations où 486 projets évalués ont été mis en ligne. En 2025, l’AFD a évalué 80 projets dans le cadre de 51 évaluations. Le rapport des évaluations 2025, le premier à l’échelle du Groupe, revient sur l’activité 2023 et 2024 et met en valeur les leçons apprises autour de trois thématiques : planète, santé et lien social.

En 2013, l’AFD avait adopté une première politique d’évaluation. Une évaluation indépendante de cette politique d’évaluation a été réalisée et publiée en septembre 2021 (46). L’AFD a ensuite engagé un processus participatif, s’étalant sur une année et rassemblant les différentes entités du Groupe et les administrations concernées, pour l’élaboration d’une nouvelle politique désormais étendue au Groupe et qui a été présentée au conseil d’administration de l’AFD en mars 2024. Cette politique de suivi et d’évaluation pour le Groupe rappelle que l’évaluation répond aux exigences d’aide à la décision, d’apprentissage et de redevabilité. Elle vise à améliorer les stratégies, les programmes et les projets et finalement les résultats de développement grâce aux enseignements tirés de l’expérience. Elle contribue à la production de connaissance pour éclairer la décision au sein du Groupe mais participe aussi au capital de connaissances externes en alimentant le débat sur les enjeux de développement et de solidarité internationale. L’évaluation participe à la responsabilité de l’AFD de rendre compte des interventions qu’elle finance à l’État français, à ses partenaires, aux différents acteurs du développement et de la solidarité internationale en France et à l’étranger, ainsi qu’aux citoyens français.

Le groupe AFD souscrit aux principes du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE pour l’évaluation du développement et les travaux d’évaluation mis en œuvre sont cohérents avec les critères définis par le CAD.

L’AFD mène également des évaluations conjointes avec les autres services en charge d’évaluer les programmes d’aide au développement de la France, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et au ministère de l’économie, des finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (MEFSIN).

En décembre 2025, a été lancée la commission indépendante d’évaluation de l’APD prévue à l’article 12 de la loi du 4 août 2021. Cette commission indépendante consolide le dispositif national d’évaluation de la politique publique de solidarité internationale. Le décret d’application du 8 février 2025 précise que la commission doit travailler de manière complémentaire avec les services d’évaluation des ministères et de l’AFD. Doté d’une nouvelle politique de suivi et d’évaluation adoptée en mars 2024, le groupe AFD est donc prêt à travailler activement avec la Commission pour partager sa programmation stratégique des évaluations, mettre à disposition ses travaux d’évaluation, diffuser plus largement les résultats des évaluations, et répondre aux éventuelles sollicitations de la commission indépendante.

Publications

Au cours de l’année 2025, les Éditions AFD ont publié 159 titres, soit un nombre plus important qu’en 2024 (120 titres) : 156 titres dans ses collections propres, deux en coédition avec la Banque mondiale et un en coédition avec La Découverte. En 2025, 35 papiers ont été publiés dans la collection au format court QDD (Question de Développement) et 56 dans la collection Papier de recherche. Ces deux collections restent les plus productives. En comparaison à 2024, le nombre de papiers de recherche a largement augmenté en passant de 33 en 2024 à 56 en 2025 tandis que la production de QDD est restée relativement stable (35 manuscrits versus 38 l’année précédente). Le nombre de MacroDev (publications relatives à la macro-économie du développement) est similaire à l’année 2024 avec 11 publications annuelles. Les policy briefs présentant des recommandations de politiques publiques ont été au nombre de 3 en 2025 et les policy papers (format long du policy brief) au nombre de 2 (versus 7 en 2024).

Le catalogue des Éditions AFD a dépassé les 1 500 titres téléchargeables. La diffusion de ces publications s’effectue en externe via le site web de l’AFD et une partie du catalogue est également disponible sur le portail Cairn. En parallèle, la plupart d’entre elles sont accessibles et référencées sur différentes bases de données telles que Ideas/RePEc et Google Scholar. Un nouveau canal de diffusion a été mis en place : HAL, portail de recherche.

La valorisation des publications s’appuie sur plusieurs canaux notamment via la nouvelle marque crée en 2025, « Savoirs AFD ». La lettre d’information dédiée « Savoirs AFD » (qui compte plus de 30 000 abonnés pour la version francophone et environ 8 000 abonnés pour la version anglophone) a été refondu dans un nouveau format mieux adapté pour valoriser les publications en fonction de l’actualité. L’utilisation de formats variés (Podcast « Grandes Lignes » disponible désormais sur Youtube avec le nombre de vues qui dépasse en moyenne plusieurs dizaines de milliers de vues, vidéos « Éco du Monde » et motion design, infographies, etc.) ainsi que l’organisation d’évènements autour de publications.

1.6.7.2Le campus AFD

La nouvelle direction exécutive Campus groupe AFD a été créée le 1er janvier 2024. Elle est constituée de la réunion de la formation continue des collaborateurs du Groupe, et de la formation pour les partenaires et les clients. Localisé entre Marseille et Paris, et très présent dans les territoires des Suds, grâce aux partenariats avec les universités et centres de formation des Suds qu’il développe, le Campus groupe AFD renforce les synergies entre les offres, leur donne une cohérence, et les enrichit.

Les formations co-construites par le Campus et ses partenaires visent à développer ou enrichir les connaissances et compétences professionnelles nécessaires pour penser et agir sur les transformations en cours, qu’elles soient écologiques, sociales, ou démocratiques, dans un monde de plus en plus complexe et incertain. Avec ses 33 collaborateurs, le Campus a ainsi pour ambition d’être un lieu « du côté des autres », de brassage des publics, des regards et des idées, ainsi qu’un vecteur de cohésion pour le Groupe.

Incarnant les objectifs du POS d’accompagner les transitions (100 % ODD), d’être « du côté des autres » et de « faire groupe », le Campus groupe AFD est porteur d’une nouvelle donne en matière de formation : nouvelle dans son intention (former non pour reproduire mais pour transformer, les modèles et les relations) ; nouvelle dans ses contenus (en articulant des compétences techniques, des compétences humaines dites « du 21e siècle » et des savoirs systémiques pour appréhender la complexité et l’incertitude) ; et nouvelle dans ses modalités pédagogiques (place à la pédagogie active, à l’intelligence collective et au développement de communautés apprenantes).

L’année 2025 a été marquée par le développement des parcours de formation suivants :

 

1)
Très petites et moyennes entreprises
2)
Centre national d’études spatiales
3)
Système de notation selon le classement établi par l’OCDE (marqueurs CAD).
4)
Hors RCS et hors abondement exceptionnel du compte de réserve.
5)
Subventions hors Programme 110.
6)
Les opérations dites « publiques » répondent généralement à trois principaux critères : (i) une large publicité de l’opération auprès des investisseurs domestiques et internationaux ciblés, (ii) la tenue d’un livre d’ordres permettant de récolter les souscriptions des investisseurs et (iii) un montant minimum permettant d’atteindre la taille benchmark (supérieure ou égale à 500 millions en EUR ou USD pour des emprunts à taux fixe).
7)
Contrat de désendettement et de développement.
8)
Y compris sous-participations. Hors Subventions pour compte de Tiers et Opérations pour le compte de l’État.
9)
Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement.
10)
Assistance technique.
11)
Prêt de Soutien à l’Exécution des subventions
12)
Prêts garantis par l’État.
13)
Companhia de Água e Esgoto do Ceará
14)
Prêt de politique publique
15)
Financement budgétaire de politiques publiques
16)
Finance in Common Summit (réseau mondial des Banques Publiques de Développement)
17)
International Development Finance Club
18)
19)
20)
21)
CDN (Contributions nationales déterminées)
22)
23)
https://financeincommon.org/sites/default/files/2026-01/RAPPORT%20FICS%205TH%20ANNIVERSARY%20-%20Digital%20-%20Pages.pdf
24)
JEFIC (Joint European Financiers for International Cooperation)
25)
UNOC (United Nation Ocean Conference)
26)
IRD (Institut de Recherche pour le Développement)
27)
CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement)
28)
AUF (Agence Universitaire de la Francophonie)
29)
JEFIC (Joint European Financiers for International Cooperation) est le réseau de banques publiques bilatérales de développement européennes dont la CDP italienne assure la présidence jusqu’à juillet 2026.
30)
Association des institutions européennes de financement du développement (EDFI sous son acronyme anglais) dont Proparco est membre.
31)
Réseau des agences de coopération bilatérales dont EF est un membre actif (et a assuré récemment des fonctions de président puis coprésident).
32)
Cassa Depositi e Prestiti.
33)
IGE (Inspection Générale de l’Etat)
34)
FIDA (Fonds international de développement agricole)
35)
UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance)
36)
PNUD (Programme des Nations unies pour le développement)
37)
PAM (Programme alimentaire mondial)
38)
UN-DESA (Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat des Nations Unies)
39)
FfD4 (Quatrième conférence internationale sur le financement du développement)
40)
Unesco/IIPE (Institut international de planification de l'éducation)
41)
Unops (Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets)
42)
UNRWA : (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient)
43)
TFSC (Transforming Financial Systems for Climate Program)
44)
https://www.afd.fr/fr/page-programme-de-recherche/les-evaluations
45)
https://opendata.afd.fr/pages/evaluations/?stage_theme=true
46)
https://www.afd.fr/fr/ressources/evaluation-de-la-politique-devaluation-de-lafd
47)
Université Mohammed VI Polytechnique
48)
Fondation pour les études et recherches sur le développement international
49)
Institut de recherche pour le développement

État de durabilité consolidé

 

2.1Informations générales (ESRS 2)

2.1.1Base générale d’établissement des déclarations (BP-1)

2.1.1.1Couverture des entités du Groupe

À la suite de la transposition en droit français (loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 DDADUE) de la Directive (UE) 2025/794 du Parlement européen et du Conseil du 14 avril 2025 modifiant les directives (UE) 2022/2464 et (UE) 2024/1760, les entités du groupe AFD ne sont pas légalement tenues de publier un état de durabilité avant 2028, date à laquelle Expertise France sera légalement assujettie. Toutefois, dans une démarche d’exemplarité et conformément à sa pratique établie de publier volontairement des informations en matière de durabilité au niveau consolidé pour le groupe AFD, il a été décidé de publier le présent état de durabilité à titre volontaire, en cohérence avec les normes européennes de reporting de durabilité (appelées « ESRS ») actuellement en vigueur, et sur base consolidée pour le groupe AFD.

Le périmètre de consolidation de l’état de durabilité est légèrement différent de celui des états financiers dans la mesure où l’AFD n’exerce pas de contrôle opérationnel au regard de son modèle d’affaires sur les entités dans lesquelles elle détient des participations minoritaires : la SIC qui construit et exploite un parc immobilier en Nouvelle-Calédonie, la Banque Socredo (banque généraliste à réseau) et STOA S.A. (fonds d’investissement à impacts finançant des infrastructures). Par ailleurs, la société Soderag, dissoute et en liquidation amiable depuis 1998, n’est également pas matérielle ni d’un point de vue financier (taille réduite du bilan) ni d’un point de vue impact (absence d’activités opérationnelles). Le périmètre de consolidation retenu pour l’état de durabilité comprend donc l’AFD, Proparco, Expertise France, Fisea et Sogefom.

Par défaut, les informations apportées dans le présent état de durabilité reflètent la situation du Groupe dans son ensemble, sauf mention expresse de spécificités d’une des entités du périmètre de consolidation. Par ailleurs, sauf mention expresse, les informations présentées pour Proparco incluent Fisea.

2.1.1.2Couverture de la chaîne de valeur du Groupe

Le présent état de durabilité couvre la chaîne de valeur en amont et en aval du groupe AFD (voir section 2.1.2.2).

2.1.2Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur (SBM-1)

2.1.2.1Une stratégie du Groupe au service de la durabilité

2.1.2.1.1Le cinquième Plan d’Orientation Stratégique (POS V) du groupe AFD : 100 % Objectifs de développement durable 

Le groupe AFD met en œuvre la politique de partenariats internationaux fixée par les autorités françaises(1). Il a pour mission stratégique de tisser des liens positifs entre la France et tous ceux qui souhaitent coopérer avec elle. Son mandat est défini autour d’un double agenda de lutte contre la pauvreté et les inégalités et de préservation des biens communs, comme le climat, la biodiversité, ou la santé mondiale, promouvant des investissements solidaires et durables à la fois dans les pays les moins avancés et vulnérables(2), dans les pays à revenus intermédiaires et dans les Outre-mer (voir également sections 1.1 et 1.2 du Document d’enregistrement universel).

Dans ce contexte, le cinquième Plan d’Orientation Stratégique (POS V) couvrant la période 2025-2030 a été adopté en décembre 2024 par le conseil d’administration de l’AFD à la suite d’un travail participatif mené avec les équipes du Groupe. Ce POS V est aussi le fruit de 24 mois d’échanges avec les parties prenantes externes incluant les pairs et partenaires, administrations françaises et européennes, autres bailleurs et banques de développement, think-tanks, organisations de la société civile (OSC) et le secteur privé. Le nouveau Plan d’Orientation Stratégique du Groupe a également fait l’objet de plusieurs présentations et échanges formels avec les représentants du personnel (siège et réseau) en juin 2023, octobre 2023, juin 2024 et octobre 2024.

Le POS V définit quatre engagements et trace pour chacun une ambition, une approche et une proposition de méthode renouvelées, compte tenu des acquis de la précédente stratégie et du potentiel augmenté du Groupe :

Du côté des autres : un engagement d’attention, de respect et d’intelligence géographique(3), de façon à comprendre au mieux les contextes en évolution dans lesquels le groupe AFD est appelé à agir, et à différencier son action en fonction des enjeux et besoins spécifiques des pays et territoires.

Une attention particulière sera portée à l’Afrique pour y accompagner l’émergence d’un développement économique, social et humain durable ; au voisinage européen pour contribuer à la convergence environnementale, sociale et démocratique européenne ; à l’Asie, à l’Indopacifique et à l’Amérique latine pour y accompagner les clients du groupe AFD vers une transition juste et protectrice des biens publics mondiaux ; à l’ensemble des pays vulnérables notamment dans les États insulaires du Pacifique pour y renforcer leur résilience aux chocs et au changement climatique ; à l’Outre-mer français, en tant que financeur au service du développement durable et de l’intégration régionale de ces territoires. Le Groupe a donc un positionnement spécifique à l’intersection des demandes de partenariat exprimées par ses clients et bénéficiaires et les priorités géostratégiques de la France.

100 % Objectifs de développement durable (ODD) : un engagement de qualité et d’impact pour devenir la première banque publique de développement  100 % ODD(4)  dont le financement, les opérations et la gestion seront alignés sur l’Agenda 2030 en veillant à maximiser les impacts positifs des financements selon trois axes – la protection du climat et de la nature (double alignement sur l’Accord de Paris et le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal), la réduction des inégalités et des vulnérabilités multidimensionnelles et le développement institutionnel et démocratique – et à éviter toute nuisance significative sur aucun d’entre eux.

Plateforme de mobilisation : un engagement de rassemblement, d’amplification et d’entraînement pour devenir une plateforme de mobilisation du plus grand nombre de partenaires désireux de contribuer avec la France à l’action de développement international et à l’atteinte des ODD, selon trois dimensions complémentaires : 1) la mobilisation financière, 2) la vigilance accrue sur la destination des financements afin de garantir qu’ils ne bénéficient pas à des acteurs œuvrant à l’encontre d’intérêts stratégiques français ou pratiquant une concurrence déloyale, et 3) la mobilisation citoyenne et la mobilisation des expertises et des savoirs pour contribuer à bâtir une architecture internationale cohérente de l’investissement solidaire et durable.

Tenir la promesse du groupe AFD : en combinant tous les outils du groupe AFD, la priorité est donnée à la recherche d’intérêts communs entre la France et les clients et partenaires, en s’adaptant à leurs besoins. Pionnier dans l’écosystème international du financement du développement, le groupe AFD dispose désormais des capacités combinées d’une institution financière dédiée au secteur public (AFD) comme au secteur privé (Proparco) et d’une agence de coopération technique et d’expertise (Expertise France), auxquelles vient s’ajouter le centre de formation et de la capacité de recherche, d’innovation et d’animation du débat public.

Le POS V donne lieu à l’établissement de 3 feuilles de route thématiques transversales afin d’opérationnaliser ses engagements(5). Adoptées par le conseil d’administration de l’AFD en juillet 2025, elles sont présentées ci-dessous. Le POS 2025-2030 fera l’objet d’une revue en 2026-27. Une révision stratégique est donc susceptible d’intervenir à l’issue d’un bilan à mi-parcours en 2026 et de la prise en compte de l’évolution du contexte géopolitique et économique dans lequel le groupe AFD intervient. Il est doté d’un cadre de pilotage et de suivi avec des indicateurs quantitatifs. 
Les cibles stratégiques relatives au changement climatique (E1), à la biodiversité (E4) et aux populations locales (S3/S4) sont définies avec l'État  français dans le cadre du POS V.

2.1.2.1.2Les engagements durables 100 % ODD du POS V sont déclinés à travers trois feuilles de route transversales
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Feuille de route planète : réconcilier climat, nature et développement

La feuille de route planète s’inscrit dans la nécessité de lutter contre la crise climatique et la perte de biodiversité qui sont intrinsèquement liées et exigent des transformations profondes des économies et des sociétés. Elle vise à renforcer les interventions transformationnelles pour générer un impact systémique.

Aligner les activités du groupe AFD à l’Accord de Paris et le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming Montréal (CMB)

L’AFD, en qualité de première banque publique de développement à s’être alignée avec l’Accord de Paris dès 2017, renforce son ambition en visant à assurer une activité 100 % Cadre mondial de la biodiversité. Cela signifie que l’ensemble de ses actions devra être rendu cohérent avec les objectifs définis dans l’Accord de Kunming-Montréal en élargissant ainsi l’alignement systématique déjà en place pour l’Accord de Paris (cf. chapitre 2.2 Informations environnementales). Le dispositif de développement durable de l’AFD vise à garantir l’alignement à ce cadre(6) : chaque projet qui reçoit une note négative sur les dimensions climat (transition bas carbone et résilience au changement climatique) ou biodiversité à l’octroi du financement est considéré comme non aligné. L’AFD s’engage à développer l’ensemble de ses méthodologies opérationnelles pour réaliser d’ici 2027 ce double alignement à l’Accord de Paris et au Cadre mondial de la biodiversité. Proparco quant à elle participe à l’élaboration de ces méthodologies et leur adaptation à ses spécificités.

Rechercher un impact systémique

L’objectif est de maximiser l’impact de l’activité du Groupe en consolidant la part de financement dédiée à des opérations à effets transformationnels. Ces opérations sont celles qui contribuent à déclencher et à accélérer la transformation des systèmes socio-économiques et des chaînes de valeur. Cette approche transformationnelle s’appuie sur plusieurs leviers d’action : le dialogue de politiques publiques, la mobilisation et la transformation des acteurs, ainsi que le renforcement des connaissances. La caractérisation de ces projets transformationnels tiendra compte de leur pertinence, de leur ambition et de leur portée systémique, ainsi que de leur durabilité et robustesse.

Triple attention : adaptation/atténuation/nature

 

Feuille de route lien social : accompagner le développement de sociétés plus égalitaires et inclusives

La feuille de route lien social vise à accompagner le développement de sociétés plus égalitaires et inclusives, reconnaissant que le lien social et la réduction des inégalités (dont les inégalités de genre) est la condition nécessaire pour un développement durable et partagé permettant l’atteinte des ODD.

En effet les écarts de revenus ou de richesses, qu’ils soient réels ou perçus, alimentent les tensions sociales et limitent l’impact des politiques publiques.

Les inégalités économiques constituent l’un des problèmes les plus urgents du monde actuel et représentent un risque macroéconomique et systémique (Stiglitz, 2025(8)). 83 % des pays connaissent de fortes inégalités de revenus, regroupant à eux seuls 90 % de la population mondiale. Depuis 2000, le 1 % le plus riche de la population a capté 41 % des richesses nouvellement créées, tandis que la moitié la plus pauvre n’en a perçu que 1 %. Ces disparités constituent un frein majeur aux efforts de réduction de la pauvreté. Elles limitent l’efficacité des politiques économiques, sociales et environnementales. Ainsi, une transition environnementale ne peut être juste et améliorer les conditions de vie que si elle est équitable et inclut l’ensemble des citoyens, notamment les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Dans cette perspective, les inégalités de genre constituent l’un des enjeux clés sur lesquels agir pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030. En effet elles constituent des facteurs d’injustice mais aussi de pauvreté : elles freinent le développement durable de toutes les sociétés, tant d’un point de vue politique, économique que social. Agir en faveur du genre est non seulement une question de justice sociale mais aussi un impératif pour le développement économique et social. Selon ONU Femmes, la suppression des inégalités d’accès à l’emploi entre femmes et homme permettrait une augmentation de 20 % du revenu par habitant. Cependant, au rythme actuel, ONU Femmes estime qu’il faudra encore près de 300 ans pour atteindre l’égalité de genre. La montée actuelle des conservatismes et des mouvements anti-droits à travers le monde constitue un contexte international peu favorable à la réalisation de l’ODD 5 sur l’égalité de genre.

Dans un contexte de crises multiples, de croissance des inégalités multidimensionnelles et de montée des mouvements anti-droits notamment à l’égard des femmes, des filles et des communautés LGBTQIA+, le groupe AFD agit en faveur d’un renforcement du lien social entre les individus, les groupes sociaux, les territoires et leurs institutions politiques.

À travers la feuille de route lien social, le groupe AFD porte donc deux objectifs transversaux : d’une part la réduction des inégalités multidimensionnelles et la promotion de l’inclusion ; et d’autre part la promotion de l’égalité de genre avec une approche féministe transformatrice.

Réduire les inégalités multidimensionnelles et promouvoir l’inclusion

Le groupe AFD s’engage à financer des projets qui contribuent à réduire les inégalités, sous toutes leurs formes, et à promouvoir l’inclusion sociale, afin de soutenir des trajectoires de développement plus durables, inclusives et redistributives. Inversement, le groupe AFD s’abstient de financer tout projet susceptible d’exacerber les inégalités ou de favoriser l’exclusion.

Une attention particulière est portée au soutien de la dimension juste des politiques de transitions écologiques et aux territoires considérés comme vulnérables (économiquement, climatiquement, face aux crises et conflits).

Les ambitions relatives aux inégalités multidimensionnelles et à l’inclusion se déclinent à travers trois principaux leviers :

Agir en faveur de l’égalité de genre

La signature féministe du Groupe s’affirme, dans la lignée de la nouvelle stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe adoptée en mars 2025, qui met les droits des femmes et des filles et l’égalité de genre au cœur de l’action internationale de la France dans l’ensemble des secteurs.

En effet, le groupe AFD fait de l’égalité de genre un pilier central de sa stratégie et contribue à promouvoir l’égalité de genre et les droits des femmes et des filles dans les pays où il intervient grâce à une approche double : 1) une prise en compte transversale de ces enjeux dans l’ensemble de ses secteurs d’intervention ; 2) des projets spécifiquement dédiés à l’égalité de genre.

En cohérence avec le cadre de la diplomatie féministe française, le groupe AFD adopte une approche féministe transformatrice. Cette approche structurante cible des transformations profondes et pérennes en interrogeant les rapports de pouvoirs fondés sur le genre, les jeux d’acteurs et les normes sociales qui favorisent les inégalités de genre, en vue d’un changement positif du ou des paradigme(s) à l’origine de discriminations et d’inégalités.

Le groupe AFD décline cette stratégie en finançant des projets qui visent à agir sur les inégalités de genre et à promouvoir les droits des femmes et des filles. L’AFD accompagne une grande diversité d’acteurs, dans tous les secteurs et avec tous ses instruments financiers (prêts et subventions). Elle accompagne par exemple des gouvernements qui souhaitent mener des réformes structurelles pour mieux prendre en compte les inégalités de genre dans leurs politiques publiques pour une allocation plus équitable des finances publiques en fonction des besoins spécifiques des femmes et des hommes. L’AFD soutient également des banques nationales via des lignes de crédit spécifiquement dédiées à l’égalité de genre qui permettent de promouvoir l’entreprenariat féminin et l’inclusion financière des femmes. Elle apporte également un soutien financier et accompagne les organisations féministes de la société civile qui jouent un rôle clé sur le terrain et sont exclues des circuits de financements traditionnels, via le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. 

Le Groupe œuvrera pour renforcer les trois types d’autonomie des femmes et des filles, en agissant de manière combinée :

 

AFD2025_URD_FR_2321_Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaire_2_HD.jpg

 

 

L’AFD poursuit son engagement sur les thématiques pour lesquelles elle dispose d’une expertise reconnue : soutien à l’entrepreneuriat féminin, budgétisation sensible au genre, lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ou promotion des DSSR. Elle s’attache à investir de nouvelles thématiques comme la lutte contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie ou le soutien au travail de soin (care).

De son côté, Proparco participe à l’initiative 2X Challenge, lancée par les institutions financières de développement (dont Proparco) lors du G7 en 2018 au Canada, laquelle vise à mobiliser le capital privé pour des projets qui réduisent les inégalités de genre.

À cet effet, un cadre de référence reposant sur des critères simples a été développé, permettant d’identifier les investissements sensibles au genre. Dans le cadre de la stratégie 2023-2027, Proparco dispose d’un indicateur de volume d’engagements de projets alignés 2X ; pour la période 2026-2027, Proparco s’est fixé un objectif de 1,2 Md€ d’engagements de projets alignés 2X.

La prise en compte des vulnérabilités

Une attention particulière est portée aux territoires considérés comme vulnérables. Dans ce cadre, le Groupe propose une lecture multidimensionnelle des vulnérabilités, incluant les vulnérabilités climatiques, macro-économiques, ainsi que celles liées aux crises et aux conflits socio-politiques. Dans les contextes de crises et de conflits, un travail spécifique est mené pour garantir la fourniture efficace de services essentiels et répondre aux vulnérabilités plurielles. Il s’agit en outre de renforcer la contribution du Groupe à l’agenda Femmes, paix et sécurité (FPS), compte tenu des effets exacerbés des crises et des conflits armés sur les femmes et les filles et de leur rôle clé dans leur prévention et dans la promotion de la paix. Enfin, le Groupe poursuit ses appuis dans le maintien du lien entre communautés et institutions, y compris dans des situations conflictuelles notamment par l’accompagnement des cadres de concertation et l’établissement de règles collectives reconnues par les institutions.

Faire de la culture et du sport des accélérateurs de lien social 

Le sport et les industries culturelles et créatives sont des leviers de développement inclusif, favorisant la cohésion sociale et contribuant à l’éducation, à la santé et à l’égalité de genre. Le groupe AFD renforcera ses financements pour soutenir des politiques publiques culturelles et sportives équitables et inclusives, et utilisera le sport et la culture comme leviers pour l’atteinte des ODD. À la suite du Sommet du Sport pour le développement durable de 2024, le groupe AFD s’est engagé à investir 500 M€ d’ici 2030 sur ces thématiques et à soutenir la professionnalisation des filières locales. 
 

Feuille de route citoyens, institutions, démocraties : accompagner les pratiques démocratiques pour renforcer la confiance

Cette feuille de route répond au constat qu’il est peu probable d’atteindre les ODD sans des institutions efficaces, transparentes, responsables et inclusives, et sans une attention plus forte aux processus démocratiques. Le groupe AFD se fixe pour ambition de soutenir et renforcer les pratiques démocratiques portées par les institutions et les citoyens.

L’ambition se déploie autour de trois axes opérationnels, dans une logique 100 % ODD :

Favoriser une participation citoyenne efficace

L’objectif est d’accompagner la participation des citoyens à l’action publique pour mieux prendre en compte leurs besoins. Le Groupe cherchera à :

Renforcer l’efficacité et la transparence des institutions

Le Groupe accompagne la transformation des institutions publiques (ministères, collectivités, agences, entreprises, institutions financières) vers une meilleure efficacité et transparence de leur action. Il s’agit d’identifier les leviers organisationnels et institutionnels pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs stratégiques et opérationnels, contribuant ainsi au développement de la confiance des citoyens.

Les actions comprennent :

Contribuer au renforcement de l’État de droit et des fondamentaux démocratiques

Le Groupe soutient le renforcement des principes de l’État de droit et des fondamentaux démocratiques à travers divers domaines :

2.1.2.1.3Activités opérationnelles : produits et services et types de clients et secteurs

Les activités et produits proposés par l’AFD pour compte propre et sur mandat spécifique sont décrits dans la section 1.3 du Document d’enregistrement universel. Il s’agit des subventions, prêts, garanties, investissements en fonds propres ainsi que la production de connaissances en matière de durabilité et leur valorisation. Les activités et produits des autres entités du Groupe sont détaillés dans les sections 1.5.2 et 1.5.3 du Document d’enregistrement universel. Aucune des activités opérationnelles du Groupe n’est interdite dans ses pays d’intervention, en revanche le Groupe s’interdit d’accompagner certaines activités (voir liste d’exclusion plus bas).

La clientèle du Groupe se compose essentiellement de clients et bénéficiaires publics (États, collectivités locales, agences, entreprises et banques publiques, autres acteurs publics qui sont les clients de l’AFD), clients privés de Proparco (entreprises, établissements financiers ou fonds d’investissement), organisations de la société civile (OSC) accompagnées par l’AFD et Expertise France.

La section 1.6.5 du Document d’enregistrement universel fournit les informations relatives à la répartition par secteur des activités du groupe AFD. Selon la nomenclature du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), le Groupe est actif dans les principaux secteurs suivants : agriculture et sécurité alimentaire, climat et environnement dont l’énergie, crise et fragilités, eau et assainissement, éducation, gouvernance, infrastructures et développement urbain, santé, secteur productif et autres.

Une liste d’exclusion a été définie par le groupe AFD. La liste est publique et indique clairement les types d’activités que le Groupe se refuse à financer du fait de critères environnementaux ou sociaux, d’ordre éthique, réglementaire, ou découlant de la traduction des exigences normatives et de ses choix stratégiques (cf. infra – section diligences raisonnables). Sont notamment exclues les activités relevant des secteurs de la production de produits chimiques interdits ou soumis à interdiction progressive dans les réglementations du pays de destination ou internationale, des armes et du tabac. 

2.1.2.1.4Géographies d’intervention du Groupe

L’AFD est active dans 136 pays étrangers et territoires, dont les Outre-mer français. Les zones géographiques dans lesquelles l’AFD est autorisée à intervenir sont listées en annexe 1 du Document d’enregistrement universel, étant entendu que son mandat d’intervention (formes de son intervention, secteurs, etc.) diffère en fonction des pays. Les activités de l’AFD dans les 12 territoires et départements d’Outre-mer s’effectuent principalement au moyen de prêts, de subventions et de garanties. Elles visent à contribuer au développement des territoires ultramarins et à l’insertion dans leur environnement régional. Proparco opère dans 118 pays. Expertise France de son côté intervient dans 178 pays et territoires d’action – à travers des projets de coopération technique et du déploiement d’expertise individuelle – répondant ainsi aux besoins de ses pays partenaires sur une grande variété de thématiques. Au total, le Groupe intervient dans l’Outre-mer et plus de 160 pays.

La répartition par géographies de l’activité 2025 du Groupe est fournie dans les sections « Nos chiffres Clés » en introduction du Document d’enregistrement universel ainsi que la section 1.6.4.1 (AFD), 1.6.4.2 (Proparco) et 1.6.4.3 (Expertise France). La section « Informations Complémentaires » détaille ces informations pour l’AFD et Proparco (« Annexe 7 – Tableau de synthèse des financements de l’AFD et de Proparco dans les pays étrangers » et « Annexe 8 – Tableau des autorisations Proparco »).

Le nombre de salariés du Groupe travaillant en France et hors France s’établit au 31 décembre 2025 de la manière suivante :

 

Nombre de salariés du Groupe

France

3 180

Hors France

1 882

Total

5 062

 

2.1.2.1.5Une action du Groupe génératrice de retour sur investissement pour la France

L’action du groupe AFD contribue à créer de véritables alliés pour la France en servant les intérêts nationaux, en bâtissant des intérêts mutuels et en prenant en compte les intérêts des partenaires qui souhaitent coopérer avec la France. Ainsi, l’action de développement prépare, complète et approfondit l’action diplomatique. Cette action profite aussi directement à la France sur le plan économique via la création d’opportunités pour les entreprises françaises. Elle contribue également à la stabilisation de zones stratégiques, la prévention des crises migratoires, la valorisation des Outre-mer ou l’identification d’innovations dans les pays d’intervention, pertinentes également dans le contexte national. Enfin, plus de 90 % des projets financés par l’AFD impliquent un acteur français. 

 

2.1.2.2Chaîne de valeur du Groupe

Afin de faciliter les étapes d’identification et d’évaluation de ses enjeux de durabilité, le Groupe choisit de distinguer deux sous périmètres dans sa chaîne de valeur : (1) le fonctionnement interne englobe tout l’équipement, les bâtiments et les services opérés par le Groupe pour son propre usage professionnel et (2) les activités opérationnelles qui comprennent les activités de financement (prêts), de subvention, d’investissement et d’accompagnement technique et de formation. Le refinancement du Groupe est également intégré dans ce sous-périmètre. Le schéma ci-dessous propose une catégorisation détaillée.

 

AFD2025_URD_FR_ChaineValeur_p01_HD.jpg

2.1.2.3Modèle d’affaires du groupe AFD

Le modèle d’affaires du groupe AFD repose sur la mobilisation conjointe de ressources humaines, financières, immatérielles et relationnelles, ainsi que sur des activités opérationnelles couvrant l’ensemble des leviers de financement et d’expertise. Il vise à accompagner efficacement les acteurs publics, privés et de la société civile dans la mise en œuvre de projets produisant des résultats concrets et des impacts positifs en matière de développement durable, tout en générant des retombées favorables au niveau national. Le Groupe s’attache par ailleurs à inscrire son propre fonctionnement interne dans une démarche d’exemplarité en matière de durabilité. Le schéma ci-dessous en présente une illustration détaillée.

La pertinence du modèle d’affaires du groupe AFD tient à sa capacité à maximiser les impacts positifs au regard des ressources mobilisées, en particulier des ressources budgétaires nationales qui lui sont confiées.

Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’AFD distingue les financements non souverains et les financements souverains. S’agissant des financements non souverains, la tarification comprend à la fois des produits à conditions de marché, sans bonification, et des produits bonifiés. Le niveau de bonification de ces derniers varie en fonction de la catégorie de pays, telle que définie par le Comité d’aide au développement (CAD), et repose sur l’utilisation de crédits budgétaires de l’État.

En parallèle, pour les financements souverains, la tarification repose, pour les financements bonifiés, sur des produits intégrant un degré de concessionnalité variable, obtenu par le biais d’une bonification et/ou de l’utilisation de ressources à conditions spéciales (RCS) de la Direction Générale du Trésor. Le niveau de bonification est déterminé en fonction du pays et du projet financé. Le Groupe propose par ailleurs des prêts non bonifiés. L’ensemble de ces mécanismes, combiné aux garanties apportées par l’État, permet à l’AFD de proposer des solutions de financement à des conditions adaptées aux pays les moins avancés et aux pays vulnérables et de générer ainsi un impact sociétal supérieur à celui d’une institution financière de taille comparable dont l’action reste avant tout centrée sur l’optimisation du gain financier. À noter, la baisse significative récente des crédits budgétaires alloués à l’AFD pourrait entraîner des évolutions notables des activités du Groupe, notamment dans les pays fragiles ou à faible revenu.

Par ailleurs, l’AFD s’appuie sur sa capacité éprouvée à (i) lever des emprunts obligataires sur les marchés de capitaux, (ii) mobiliser des ressources financières et l’expertise de tiers (délégations de dons, réception de garanties permettant de partager des risques, cofinancements, partenariats), (iii) mettre ces ressources à la disposition de projets à forts impacts positifs et dont les impacts négatifs et risques financiers et ESG sont minimisés et gérés avec rigueur et (iv) s’inscrire dans une démarche de capitalisation et d’apprentissage continu qui englobe notamment le renforcement du capital humain (Campus du groupe AFD), le dispositif d’analyse et d’avis développement durable (AADD) garant de l’alignement aux ODD de chaque projet financé ou accompagné, le cadre de résultats et impacts anticipés et réels (CRI) et l’évaluation ex post indépendante et objective.

 

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Répondre à la demande croissante d’investissements ESG de qualité et faciliter le financement des activités opérationnelles du Groupe : le cadre d’émission obligataire ODD modernisé

Émetteur d’obligations climat depuis 2014, l’AFD a fait évoluer en 2020 son cadre d’émissions thématiques depuis un cadre d’émissions climat vers un cadre d’émissions obligataires ODD. Actualisé en 2024, ce cadre constitue un pilier essentiel pour orienter et renforcer l’impact des activités de l’AFD en matière de développement durable : plus de 21 Md€ de capitaux ont ainsi été levés entre 2014 et 2024 et 4,7 Md€ en 2025. En 2025, ce cadre a couvert près de 58 % du programme d’emprunt annuel. Il contribue ainsi grandement à la capacité de l’AFD à lever des fonds pour financer ses activités opérationnelles à impacts.

Sur les marchés, le cadre d’émissions ODD de l’AFD se distingue par son approche intégrée, sa gouvernance transparente, son alignement stratégique et sa focalisation sur les régions en développement. Ces caractéristiques en font un outil original et efficace pour les investisseurs ESG cherchant à avoir un impact positif et mesurable sur le développement durable. Évalué par Moody’s Ratings, le cadre est aligné avec les Green Bond Principles, les Social Bond Principles ainsi que les Sustainability Bond Guidelines de l’International Capital Market Association (ICMA). La demande des investisseurs dépasse régulièrement les anticipations et besoins du Groupe.

Le processus d’identification et de sélection des prêts éligibles au refinancement par les émissions ODD repose sur les critères d’éligibilité stricts issus des notations de développement durable de l’AFD et de Proparco (cf. section 2.1.2.6.2). Ils garantissent que les financements contribuent à au moins un ODD et respectent les exclusions générales et les diligences spécifiques par secteur d’activité. La gouvernance du cadre d’émissions est assurée par le comité de suivi des obligations thématiques (Cosot) interne à l’AFD, qui examine et valide l’éligibilité des prêts, propose des remplacements de prêts et assure la liaison avec les évaluateurs externes. L’AFD s’engage à publier un rapport annuel sur les obligations ODD, présentant l’allocation des fonds levés ainsi que des indicateurs d’impact environnemental et social, audités annuellement par un auditeur externe.

Mobiliser les délégations de fonds, les garanties et les cofinancements pour accélérer les transitions durables

Le groupe AFD s’est doté d’objectifs ambitieux en matière de mobilisation financière mais également citoyenne et d’expertise (cf. supra POS V). En ce qui concerne la mobilisation financière, celle-ci couvre la totalité des flux de financements privés et publics qu’il contribue à diriger vers la réalisation des ODD dans ses pays d’intervention. Quatre objectifs de mobilisation financière doivent permettre d’accroître les effets de mobilisation :

Les efforts déployés en matière de mobilisation se sont notamment traduits en 2025 pour l’AFD par 525 M€ d’activités engagées sur fonds de partenaires délégants.

Par ailleurs, l’AFD a continué en 2025 à jouer un rôle d’impulsion et fédérateur autour des ODD dans les principaux réseaux internationaux de Banques Publiques de Développement (BPD)(9) que sont le système Finance in Common (FiCS – présidé par Rémy Rioux, également directeur général de l’AFD et dont le secrétariat est hébergé par l’AFD) et l’International Development Finance Club (IDFC). Proparco joue un rôle important dans la mobilisation et la coordination avec ses paires au sein de la coalition des EDFIs européennes(10). Plus particulièrement, la création de la société de gestion EDFI MC a contribué à la signature de plusieurs garanties programmatiques auprès de l’Union européenne (EFSD+) au bénéfice des clients et des opérations de Proparco.

2.1.2.4Un pilotage appuyé par la mesure d’impacts et l’évaluation

De par sa raison d’être singulière, le groupe AFD porte historiquement une attention forte aux résultats et impacts de ses activités opérationnelles. La loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales de 2021 puis les 10 objectifs politiques prioritaires réaffirmés par le Conseil présidentiel pour les partenariats internationaux (CPPI) en avril 2025, demandent à renforcer encore les pratiques en matière de mesure et d’évaluation des impacts. Il en va de même pour les attentes de transparence et de redevabilité des investisseurs, délégants de fonds et partenaires du Groupe ainsi que du grand public. Dans ce contexte, le groupe AFD a récemment renforcé significativement son engagement historique en faveur de l’impact en se dotant des éléments suivants :

2.1.2.4.1Une nouvelle politique de suivi et d’évaluation du groupe AFD

Cette politique adoptée en 2024 renforce une culture du suivi et de l’évaluation alignée sur les orientations stratégiques du groupe AFD. Elle mise sur des évaluations influentes (pour éclairer les décisions), collaboratives (centrées sur les porteurs de projets) et adaptées (sur mesure, intégrées dans un continuum suivi-évaluation). L’objectif est aussi d’améliorer la gouvernance et les moyens alloués pour garantir l’efficacité et la redevabilité des opérations. Les travaux d’évaluation réalisés sont conformes aux six critères définis par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE (pertinence, cohérence, efficacité, efficience, durabilité et impact) et à leurs principes d’utilisation.

Le groupe AFD réalise plusieurs types d’évaluations positionnées sur un continuum entre suivi, évaluation et recherche. Les évaluations de projet se concentrent sur des opérations individuelles ou des groupes de projets et visent à soutenir le dialogue avec les parties prenantes et à favoriser l’apprentissage mutuel. Les évaluations à portée plus large couvrent des thèmes, secteurs, géographies, stratégies ou instruments et sont conçues pour éclairer la prise de décision stratégique et opérationnelle. Les évaluations d’impact, elles, cherchent à mesurer rigoureusement les impacts et résultats des activités soutenues par le groupe AFD en lien avec ses partenaires (publics et privés) et en mobilisant le plus souvent des équipes de recherche internationales.

En 2025, le taux d’effort d’évaluation s’élève à 52 %, soit 80 projets évalués pour 51 évaluations (contre 72 projets en 2024). 64 % des projets sont des évaluations décentralisées, 57 % des projets font partie d’une grappe (de projets), et 31 % des projets ont été évalués ex-post. Le bilan 2025 inclut également 4 évaluations à champ large, 8 capitalisations et revues, 4 évaluations d’impact.

2.1.2.4.2Un nouveau cadre de résultats et impacts

Le groupe AFD a élaboré en 2025 un cadre de résultats et impacts visant à suivre et piloter ses principaux impacts et d’accroître encore ses efforts de transparence et redevabilité vis-à-vis des parties prenantes externes. Le cadre de résultats et impacts est composé de vingt-deux indicateurs clés qui sont alignés sur les enjeux et priorités d’investissement stratégiques du Groupe. Ce cadre et ses indicateurs associés reflètent donc les principaux impacts de développement recherchés à travers ses activités opérationnelles et constituent la base de l’ambition globale d’impact du groupe AFD. La formulation de chaque enjeu permet également la lisibilité des engagements du Groupe vis-à-vis de ses parties prenantes. Cette approche suit les Operating Principles for Impact Management (OPIM)(11) auxquels l’AFD et Proparco adhèrent. L’alignement des dispositifs de l’AFD et de Proparco avec les principes d’impact fait l’objet d’une revue indépendante.

Le CRI a ainsi été adopté par le conseil d’administration de l’AFD en septembre 2025 et constitue la pierre angulaire de l’approche fondée sur les résultats du Groupe. L’exercice de 2025 constitue donc la première année d’application de ce nouveau dispositif qui est appelé à être évalué et ajusté si nécessaire. La construction du CRI se fonde sur une sélection d’enjeux et d’indicateurs qui permettent de situer la logique d’impacts du Groupe à la croisée de 3 impératifs : 1) contribuer à la politique de l’État français, clarifiée par les 10 Objectifs de développement du Conseil présidentiel pour les partenariats internationaux (CPPI) et son exigence de résultats ; 2) garantir la crédibilité des émissions obligataires ODD auprès investisseurs ; 3) offrir un portail vers les impacts, permettant de convaincre les citoyens français et les parties prenantes au sein de nos pays partenaires de l’utilité et de l’efficacité de l’action du Groupe.

Le CRI explicite la thèse d’impacts du Groupe telle que définie par le POS V : faire le lien entre les trois priorités stratégiques 100 % ODD (planète, lien social, citoyens et institutions) et les trois priorités d’investissement solidaire et durable (PISD) du Groupe (développement humain ; économie et finance durable ; infrastructures durables). Pour traduire cette thèse d’impacts en résultats mesurables, le CRI opère une sélection rigoureuse, se concentrant sur 22 enjeux d’impacts et un nombre limité de 22 Indicateurs de Résultats et Impacts (KPI-Impacts).

La structure du CRI repose ainsi sur trois éléments principaux :

Les données de résultats et d’impacts suivies sont principalement de deux natures :

Ces deux types de données sont demandés aux clients et bénéficiaires et suivis chaque année sur des portefeuilles de projets différents : les projets clôturés dans l’année pour la collecte des résultats et impacts effectifs ; les projets octroyés dans l’année pour la collecte des cibles de développement.

La production et collecte des données s’appuient sur les engagements contractuels entre le groupe AFD et ses clients qui incluent un reporting semestriel sur l’exécution financière et technique des projets financés ou accompagnés, et un reporting annuel sur les indicateurs de résultats. Les projets sont équipés d’un système de suivi et d’évaluation défini lors de l’instruction avec le client, comprenant un ensemble limité d’indicateurs sur les réalisations et les résultats. Le client soumet également des livrables clés de suivi. Une campagne annuelle d’évaluation de la qualité soutient également la gestion du portefeuille en identifiant les risques liés à la mise en œuvre et en évaluant les progrès réalisés par rapport aux objectifs. Enfin, le Groupe met en place un plan de contrôle de qualité interne pour assurer la fiabilité et l’auditabilité de ces données d’impact. L’interopérabilité des démarches similaires par les différentes entités du Groupe est également assurée.

Par ailleurs, l’AFD réalise une analyse développement durable des projets achevés depuis l’été 2023, intégrée dans le rapport d’achèvement : les cibles d’impact en matière de développement durable à l’octroi sont mises en regard des résultats atteints afin d’enrichir la réflexion sur ce qui a bien fonctionné ou ce qui s’est moins bien déroulé dans la mise en œuvre du projet en matière de développement durable. Enfin, les connaissances produites et les enseignements tirés des évaluations permettent d’ajuster les projets, les stratégies et les outils opérationnels afin d’en améliorer la qualité et d’amplifier leur impact sur le développement durable, dans une logique d’apprentissage continu. En complément de l’évaluation, l’AFD mène également des capitalisations qui interrogent les pratiques et les expériences issues des interventions, afin d’en faire des connaissances à partager.

Le choix des KPIs démontre que le groupe AFD privilégie la mesure des résultats pour les bénéficiaires plutôt que des réalisations (comme les kilomètres de routes construits). Cela est suivi de manière transverse par la mesure des bénéficiaires désavantagés soutenus, les gains en autonomie des femmes, des bénéficiaires en zones de crise et conflit ou les bénéficiaires de mesures en faveur de l’adaptation aux changements climatiques. Les indicateurs associés aux PISD mesurent l’amélioration du capital humain (santé, éducation…) ; l’accès aux opportunités économiques et aux services de base (eau, énergie, transports, logement…). Le CRI fournit ainsi des preuves quantifiables que l’action du Groupe est intrinsèquement centrée sur l’amélioration de la qualité de vie des populations locales.

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2.1.2.5Un fonctionnement interne visant l’exemplarité en matière de durabilité

Le fonctionnement interne d’un groupe de services et de surcroît de services bancaires est loin d’être aussi impactant que les choix opérationnels portant sur le portefeuille de financement et de projets. Néanmoins, une cohérence et une démarche de progression et d’exemplarité en matière de durabilité s’imposent également au fonctionnement interne. En effet, le groupe AFD fait le choix d’être exemplaire en interne que ce soit sur le plan environnemental, social ou de gouvernance. Parmi les axes développés, on compte notamment :

2.1.2.6Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe (GOV-4)

Plusieurs mécanismes, politiques et procédures concourent à l’exercice d’une diligence raisonnable face aux enjeux de développement durable pour le Groupe :

Parallèlement, le Groupe mène un travail d’intégration des risques financiers climatiques et nature, tant physiques que de transition, dans ses processus d’analyse de risques (section 2.1.2.6.4).

Le schéma ci-dessous résume les mécanismes, politiques et procédures qui concourent à l’exercice d’une diligence raisonnable et les sections suivantes les présentent brièvement.

 

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2.1.2.6.1Sélectivité des financements : liste d’exclusion et autres outils

Afin de s’assurer que ses opérations contribuent effectivement aux finalités essentielles du développement durable, le groupe AFD s’est doté d’un ensemble d’outils :

Tout d’abord, une liste d’exclusion(12) recense les activités illégales ou non-alignées avec les engagements pris que le groupe AFD se refuse à financer a priori, orientant en amont la constitution même du portefeuille d’activités. Elle s’applique à l’ensemble des financements nouveaux autorisés dans les États étrangers et en Outre-mer par toutes les entités du Groupe. La liste d’exclusion Groupe est revue tous les 5 ans environ. Si la liste d’exclusion précède le processus d’instruction et d’évaluation des opérations considérées, elle reste aussi une référence utile durant la vie des projets financés, pouvant donner lieu à un retrait d’opérations de la part du Groupe en cas de manquements manifestes constatés pendant leur instruction ou leur exécution.

Des exclusions additionnelles découlent des cadres stratégiques (sélectivité climat, par exemple) et des cadres d’intervention sectoriels, consultables sur le site internet du Groupe. Ces doctrines de sélectivité et notes de positionnement, mises à jour de manière régulière, ont vocation à être utilisées dans le cadre de l’instruction des projets.

Par ailleurs, l’activité du groupe AFD est également encadrée par une Politique générale en matière de prévention et de lutte contre les pratiques prohibées incluant la corruption, la fraude, les pratiques anticoncurrentielles, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, de telles pratiques constituant des entraves majeures au développement (cf. section 2.4. Informations de gouvernance G1).

2.1.2.6.2Dispositif d’analyse et d’avis développement durable

L’AFD s’est dotée en 2014 du dispositif d’analyse et d’avis développement durable (AADD), qui a pour objectif de favoriser la prise en compte des enjeux du développement durable dans les opérations de financement et les stratégies de l’AFD. Ce dispositif prévoit au premier niveau la réalisation d’une analyse développement durable par les équipes opérationnelles et au second niveau, l’émission d’un avis développement durable rendu par la cellule Avis développement durable (ADD)(13), une structure indépendante des directions opérationnelles logée au sein du département de la stratégie. L’analyse développement durable consiste en une analyse détaillée des impacts attendus du projet sur chacune des sept dimensions opérationnelles sur lesquelles reposent les trois piliers du développement durable, regroupés sous les termes planète, humain et économie et gouvernance : biodiversité, transition bas carbone, résilience au changement climatique, lien social, égalité de genre, économie et gouvernance.

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La grille d’analyse de développement durable

La grille d’analyse(14) permet d’identifier les potentiels impacts négatifs et positifs de l’opération selon une échelle de progression : - 2 (impacts négatifs significatifs), - 1 (impacts négatifs modérés), 0 (impacts neutres), + 1 (impacts positifs modérés), + 2 (impacts positifs significatifs), + 3 (impacts positifs structurants).

L’avis développement durable

Au sein de l’AFD, la cellule ADD émet un avis indépendant en se basant sur les données de l’analyse des équipes opérationnelles, elle-même fondée sur le contenu du projet (étude de faisabilité, étude d’impact environnemental et social, diagnostic sur le genre, les inégalités ou en matière de gouvernance de l’institution). L’avis développement durable peut être favorable, favorable avec recommandation, réservé ou négatif. Il est consultatif et éclaire la décision des instances de décision (CA et ses comités). Un rapport annuel des avis rendus est présenté au CA. Par ailleurs, ce dispositif constitue un outil de dialogue dans le processus d’instruction des financements, avec pour ambition de susciter un questionnement et d’encourager la prise en compte le plus en amont possible des impacts des projets sur le développement durable. Concernant le climat, il invite notamment à évaluer la prise en compte des risques physiques et de transition par le projet et/ou l’emprunteur, selon les cas.

En vertu de l’engagement du groupe AFD d’aligner ses activités sur les attentes de l’Accord de Paris, lorsqu’il est estimé qu’un projet présente des impacts négatifs potentiels sur le climat, l’avis émis sur le projet est négatif. En 2025, cette automaticité entre les impacts négatifs et le type d’avis a été élargie à l’ensemble des autres dimensions pour concrétiser l’engagement 100 % ODD du groupe AFD. Dans le cas où un avis négatif ou réservé est émis sur un projet en phase d’instruction, l’autorisation de son financement n’est possible qu’après décision d’un comité d’arbitrage présidé par la Direction générale de l’AFD. Entre 2020 et 2024, entre 3 et 7 % des avis de développement durable émis ont été réservés ou négatifs.

Une déclinaison dans le Groupe pour prendre en compte les spécificités des filiales

La démarche d’analyse développement durable développée initialement au sein de l’AFD a été étendue aux filiales en 2023 en adaptant la démarche à leurs spécificités. Au sein de Proparco, le dispositif reflète sa typologie d’opérations et intègre les objectifs définis pour la stratégie 2023-2027, tout en restant fidèle à la philosophie du dispositif mis en place à l’AFD et en se reposant sur les mêmes piliers et dimensions d’analyse (biodiversité, transition bas carbone, résilience au changement climatique, lien social, genre, gouvernance et économie, cf. supra). Cela s’applique également aux opérations financées par Fisea. La principale différence de fonctionnement entre les dispositifs de l’AFD et de Proparco réside dans leurs modalités de gouvernance : à Proparco, la notation développement durable est réalisée par les équipes projet et ne fait pas l’objet d’un avis rendu par une équipe indépendante. Cette analyse de la notation fait néanmoins l’objet d’une revue du département développement durable selon différents angles (risque ESG et impacts positifs).

Une note négative de - 2 obtenue sur l’une des dimensions entraîne un avis négatif soit de la Direction des Risques soit de la Direction de la Conformité. Une note négative - 1 établie au moment de la présentation en comité projet doit être résolue (réévaluée à neutre ou positive) avant l’autorisation du financement ou au plus tard avant la signature du contrat, sur la base d‘éléments apportés au département « accompagnement vers le développement durable » (comme un Plan d’Action Environnemental et Social (ESAP) contenant des actions d’évitement, réduction et/ou compensation des impacts négatifs identifiés, que le client s’engage contractuellement à appliquer et à faire appliquer par ses sous-traitants ou des clauses satisfaisantes dans la convention de financement). À défaut, pour aboutir, le projet devra faire l’objet d’une validation par un comité d’arbitrage présidé par la Direction générale de Proparco.

Au sein d’Expertise France, l’ensemble des projets fait l’objet d’une analyse et d’une notation développement durable intégrée à la comitologie des projets. Ce dispositif, repris de celui de l’AFD et adapté aux spécificités métiers d’Expertise France, vise à garantir la prise en compte transversale des enjeux de durabilité dans les opérations tout en assurant la cohérence méthodologique et la consolidation des données à l’échelle du Groupe. Il constitue à la fois un outil d’aide à la décision, de pilotage et de redevabilité permettant d’évaluer la portée et la durabilité des impacts attendus des projets d’Expertise France sur la base des sept dimensions communes au groupe AFD (biodiversité, trajectoire bas carbone, résilience au changement climatique, lien social, égalité de genre, gouvernance et économie) elles-mêmes alignées sur les 17 ODD. La notation oriente la conception, l’ajustement et la validation des projets en amont, tout en contribuant au suivi des engagements d’Expertise France et à la démonstration de leur alignement avec les priorités du Groupe et les cadres internationaux (ODD, Accord de Paris, Cadre mondial de la biodiversité, etc.).

La notation est établie par les équipes opérationnelles puis évaluée et validée dans le cadre du comité de développement (CODEV(15)), garantissant la cohérence, la qualité et la traçabilité du processus. Le système de notation, identique à celui du groupe AFD, utilise une échelle allant de - 2 (impact négatif significatif) à + 3 (impact positif structurant) assurant ainsi la comparabilité des analyses et des résultats consolidés au niveau du Groupe. Elle est en outre alignée, lorsque cela s’applique, sur celle du bailleur de fonds principal, notamment pour les critères relevant du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, afin d’assurer la cohérence des données reportées au titre de l’Aide publique au développement.

Enfin, les indicateurs thématiques de redevabilité permettent à Expertise France de renseigner a posteriori les résultats concrets des projets, sur la base des données collectées annuellement.

2.1.2.6.3Maîtrise des risques de générer des impacts négatifs environnementaux et sociaux

 

AFD2025_URD_FR_21263_Maitrise des risques de générer des impacts négatifs environnementaux et sociaux_HD.jpg

 

Le groupe AFD conditionne ses financements à la mise en œuvre par les clients et bénéficiaires d’une démarche continue et systématique d’évaluation environnementale et sociale permettant (i) d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux des opérations, (ii) de proposer des mesures appropriées visant à éviter les impacts négatifs ou lorsqu’ils sont inévitables, à les réduire ou à les compenser de manière appropriée, (iii) de suivre la mise en œuvre de ces mesures lors de la phase d’exécution de l’opération, (iv) d’évaluer a posteriori l’efficacité des mesures proposées.

L’AFD a ainsi adopté une politique de maîtrise des risques(16) environnementaux et sociaux (E&S) pour les opérations qu’elle finance(17). L’AFD dispose également d’un corpus procédural lui permettant de décliner opérationnellement cette politique. La démarche d’analyse développement durable développée initialement au sein de l’AFD a été étendue aux filiales en 2023 en adaptant la démarche à leurs spécificités.

La politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux mise en œuvre dans le cadre des opérations de développement financées par le groupe AFD est une démarche continue, différenciée et proportionnée : elle est continue car différentes actions sont à mener à chacune des étapes du cycle de projet (identification, faisabilité, évaluation ex ante, présentation aux instances, contractualisation, supervision et évaluation ex post) et s’inscrivent dans un continuum. Elle est par ailleurs différenciée et proportionnée car la nature et l’ampleur des actions à réaliser dans le cadre de cette démarche sont adaptées au niveau des risques environnementaux et sociaux à maîtriser (risque d’impact négatif). Ce principe de proportionnalité se décline aux différentes étapes du cycle de projet et porte notamment sur le choix du cadre normatif environnemental et social applicable (réglementation nationale renforcée ou non de standards internationaux de la Banque mondiale ou de la Société financière internationale(18)) sur la nature et l’ampleur des études des impacts environnementaux et sociaux négatifs à produire avec les bénéficiaires des financements du groupe AFD, sur le niveau d’implication de la division d’Appui environnemental et social (AES) de l’AFD ou Environnement, Social et Gouvernance (ESG) de Proparco, sur l’accompagnement du bénéficiaire dans sa gestion des enjeux environnementaux et sociaux ou sur la robustesse du dispositif de suivi environnemental et social au cours de réalisation du projet.

Classements E&S établis au stade de l’identification

Afin de déterminer en début d’instruction les moyens à mobiliser dans ce cadre par l’AFD et par les bénéficiaires des financements, une catégorisation des risques E&S des opérations est réalisée en distinguant quatre niveaux de risques potentiels pour les projets en financement direct :

Pour les projets financés par le biais d’intermédiaires financiers (IF), trois niveaux de risques sont déterminés en fonction de la constitution du portefeuille de l’IF :

 

Risques E&S

Répartition en nombre de projets octroyés

Répartition en montants octroyés

Nombre de projets 2025

% en 2025

Nombre de projets 2024

% en 2024

Montants octroyés (en M€) en 2025

% en 2025

Montants octroyés (en M€) en 2024

% en 2024

A

16

8,8 %

16

7,0 %

1 091

13,63 %

1 329

15,2 %

B+

49

27,1 %

58

25,3 %

3 757

46,9 %

4 026

46,1 %

B

53

29,3 %

66

28,7 %

1 590

19,9 %

1 079

12,4 %

C

46

25,4 %

57

24,8 %

474

5,9 %

581

6,7 %

IF-A

9

5,0 %

18

7,8 %

759

9,5 %

1 210

13,9 %

IF-B

5

2,8 %

8

3,5 %

319

4,0%

361

4,1 %

IF-C

3

1,7 %

7

3,0 %

17

0,2 %

139

1,6 %

Total

181

100 %

230

100%

8 010

100%

8 727

100%

La variation par rapport à l’année N-1 reflète les variations annuelles dans la composition du portefeuille de projets octroyés.

 

Les classements E&S établis au stade de l’identification, tels que détaillés précédemment, reposent sur une analyse de l’importance des impacts E&S négatifs potentiels des projets, c’est-à-dire des impacts qui apparaîtraient en l’absence de mise en œuvre de mesures d’atténuation (mesures d’évitement, de réduction ou de compensation).

Mesures d’atténuation définies dans les phases d’instruction et de contractualisation

Des mesures d’atténuation peuvent être définies dans le cadre des études d’impacts environnementaux et sociaux négatifs potentiels. Elles sont consignées dans un plan de gestion environnemental et social (PGES), qui décrit les mesures (environnementales, sociales, de biodiversité, de réinstallation…), les moyens nécessaires, les budgets associés, ainsi que le dispositif de suivi à mettre en œuvre. Ce PGES est un engagement contractuel du client repris dans la convention de financement.

Suivi E&S des projets durant leur phase de réalisation

La mise en œuvre de chaque plan de gestion environnemental et social (PGES) pendant l’exécution des projets (sous la responsabilité des clients) nécessite, pour l’AFD, un suivi proportionnel à la complexité et au niveau de risques environnementaux et sociaux (initialement) ou de risques résiduels environnementaux et sociaux des projets.

Aussi, pour renforcer le suivi E&S des projets durant leur phase de réalisation, l’AFD a développé en 2020 une méthode permettant d’évaluer les risques E&S résiduels des projets a priori les plus risqués (classés en A ou B+ à l’identification). Cette méthode d’évaluation des risques E&S résiduels est basée sur quatre critères :

Elle permet de classer les projets selon six niveaux de suivi E&S, en fonction de l’importance de leurs risques E&S résiduels :

Cette analyse des risques E&S résiduels est réalisée durant le 1er semestre de chaque année et renseignée dans le système d’information pour tous les projets classés lors de l’identification en risques environnementaux ou sociaux élevés (catégorie A) ou importants (catégorie B+), autorisés et signés après le 1er janvier 2016 et avant le 31 décembre de l’année précédente. Ceci permet non seulement d’avoir une vision de la qualité du portefeuille à un instant donné, mais également de définir des programmes de suivi E&S spécifiques et proportionnés pour chaque niveau de risque(19) et de se focaliser ainsi sur les projets les plus risqués.

L’analyse des risques E&S résiduels du portefeuille réalisée en 2025 porte sur les projets classés en A et B+, octroyés entre 2016 et 2024 et en cours d’exécution (projets non annulés, dont la convention a été signée avant le 31/12/2024  et non achevés), soit un total de 333 projets. Le niveau de suivi E&S à mettre en œuvre a ainsi été déterminé pour chacun de ces 333 projets. La répartition par niveau de suivi s’établit comme suit :

 

Niveaux de suivi E&S

Nombre de projets

%

Montants  (en M€)

%

Projet en alerte nécessitant un suivi spécifique

10

3,0 %

669

4,7 %

Projet sensible nécessitant un suivi renforcé

163

48,9 %

8 701

61,2 %

Projet nécessitant un suivi courant

82

24,6 %

2 832

19,9 %

Projet nécessitant un suivi basique (ou absence de suivi)

38

11,4 %

1 054

7,4 %

Projet dont le suivi E&S est suspendu

16

4,8 %

284

2,0 %

Projet dont le suivi E&S est terminé

24

7,2 %

678

4,8 %

Total

333

100 %

14 218

100 %

*Pour la campagne réalisée en 2025, le bilan du suivi des risques environnementaux et sociaux résiduels porte sur les projets octroyés et signés entre le 1/1/2016 et le 31/12/2024, non annulés et non achevés.

 

Adaptation du suivi E&S des projets aux spécificités des filiales

Les filiales du Groupe suivent des démarches d’analyse similaires (et adaptées à leurs spécificités) des risques environnementaux et sociaux inhérents à chaque financement ou projet. En ligne avec les pratiques des institutions financières internationales la démarche de Proparco s’appuie sur les standards de performance de la Société financière internationale (SFI)(20), les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT)(21), les lignes directrices sur le foncier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)(22), les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits humains (UNGPs)(23) ainsi que sur les ressources du Corporate Governance Development Framework (CGDF)(24).

Des diligences E&S sont menées par Proparco pour chaque opération. Elles ont pour objectifs (i) de déterminer l’ampleur et la gravité des risques E&S de l’opération, (ii) d’analyser la capacité de la société financée/investie à gérer correctement ces risques dans des délais raisonnables et (iii) de définir le cas échéant les actions nécessaires pour éliminer, réduire ou compenser ces risques et impacts pour les projets les plus risqués. La décision de financement ou d’investissement est notamment basée sur ces diligences.

Un classement E&S permet, au cours de la phase d’identification, de déterminer le niveau de risques E&S potentiels des activités financées directement ou par un intermédiaire financier. Ce classement s’étend sur une échelle allant de A (risque élevé) à C (risque faible) comme décrit ci-dessus pour l’AFD, il n’évolue pas dans le temps (sauf modification substantielle de l’activité au cours du projet) et ne tient pas compte de la capacité du client à gérer ces risques(25) (systèmes de management et performances)(26). Le classement définit les principes et modalités d’intervention des équipes de Proparco en charge des sujets E&S. Plus le niveau de risque est estimé élevé, plus l’effort d’évaluation E&S est important.

Dans le cas des projets présentant des niveaux de risques significatifs et pour lesquels l’implication d’un spécialiste E&S de Proparco est jugée nécessaire à la signature ou en cours de vie d’un projet, un suivi de l’évolution de la performance E&S est réalisé. Ce suivi est matérialisé par l’évaluation de quatre indicateurs E&S annuels, déterminés sur la base de missions, d’échanges avec le client ou de revues documentaires. Ces indicateurs sont (i) le système de management E&S (mesure la maturité de l’ensemble des processus de gestion des risques E&S), (ii) l’organisation E&S (les ressources et capacités du client à gérer les risques E&S), (iii) la performance E&S (l’évolution de la bonne application des standards E&S retenus) et (iv) le risque résiduel (évaluation du risque E&S à date en intégrant les autres indicateurs). De plus, des actions concrètes d’amélioration sont définies avec les bénéficiaires des financements et regroupées dans un plan d’action environnemental et social qui est intégré à la documentation contractuelle. La mise en œuvre de ces plans d’actions d’amélioration fait l’objet d’un suivi par l’équipe ESG.

Les tableaux ci-dessous présentent la classification du risque potentiel E&S des projets de Proparco signés en 2025 et 2024 selon leur nombre (tab. 1, N.B. : un projet peut être lié à plusieurs financements) et leur montant (tab. 2). Les tableaux présentent également une comparaison à titre d’information avec l’ensemble des projets en portefeuille de Proparco en 2025.

 

En nombre

2025

2024

Nombre de projets signés

% des projets signés

Nombre de projets signés

% des projets signés

A

6

6,1 %

8

6,9 %

B+

14

14,1 %

27

23,3 %

B

6

6,1 %

10

8,6 %

C

1

1,0 %

5

4,3 %

IF-A

28

28,3 %

17

14,7 %

IF-B

13

13,1 %

21

18,1 %

IF-C

31

31,3 %

28

24,1 %

Total

99

100 %

116

100 %

 

 

En millions d’euros

2025

2024

Montant

% des projets signés 

Montant

% des projets signés

A

101

4,6 %

327

13,1 %

B+

451

20,4 %

864

34,5 %

B

39

1,8 %

100

4,0 %

C

0

0,0 %

2

0,1 %

IF-A

1 004

45,5 %

616

24,6 %

IF-B

261

11,8 %

290

11,6 %

IF-C

352

15,9 %

304

12,1 %

Total

2 208

100 %

2 504

100 %

 

Chaque opération de Proparco fait également l’objet d’une revue gouvernance à laquelle peut être associé un spécialiste gouvernance selon le niveau de complexité. Elle permet de déterminer le cas échéant les modalités d’amélioration de la gouvernance (formalisées dans un plan d’action gouvernance intégré à la documentation contractuelle) et l’éventuel besoin d’accompagnement technique associé. Un suivi annuel de ces engagements et accompagnements est ensuite réalisé afin de vérifier leur mise en œuvre effective.

Enfin, lorsque des imprévus ou des retards significatifs sur la mise en œuvre du plan d’action se matérialisent – y compris les actions d’étude ou de préservation de la biodiversité –, les projets en suivi peuvent être inscrits sur une liste de surveillance (Watchlist ESG). Cette liste a pour objectif d’attirer l’attention en interne sur les projets pour lesquels un risque environnemental, social ou de gouvernance, significatif est avéré.

En tant qu’opérateur Expertise France applique dans la mise en œuvre de ses projets le cadre environnemental et social défini par ses bailleurs de fonds, conformément à leurs politiques et exigences respectives. Expertise France assure le suivi et le reporting relatifs à la mise en œuvre de ces exigences, selon les modalités prévues contractuellement et en lien avec les dispositifs de redevabilité du Groupe.

Ainsi pour les projets d’Expertise France financés par l’AFD, le développement et la mise en œuvre des activités s’inscrivent dans la procédure de maîtrise des risques environnementaux et sociaux de l’AFD présentée plus haut.

2.1.2.6.4Prise en compte des risques financiers climat et nature
AFD2025_URD_FR_21264_Prise en compte des risques financiers climat et nature_HD.jpg

 

 

Depuis 2017, le groupe AFD engage un travail d’intégration des risques financiers climatiques, tant physiques que de transition, dans ses processus d’analyse de risques et a développé des modules de formations internes et externes sur le sujet. Ce travail est documenté dans une feuille de route interne validée par le COMEX en 2019 pour les risques climat et en 2022 pour les risques nature, qui s’articule autour de quatre axes :

2.1.2.6.5Dispositif de gestion des réclamations environnementales et sociales

Les dispositifs de réclamations environnementales et sociales de l’AFD et de Proparco offrent aux personnes ou groupes affectés par leurs projets financés la possibilité de déposer une réclamation extra‑judiciaire, qui fait l’objet d’une évaluation d’éligibilité puis d’un traitement par conciliation ou audit de conformité afin de garantir transparence, responsabilité et éventuelle remédiation. L’AFD gère les réclamations via un secrétariat indépendant sous la supervision de la conseillère à l’éthique, tandis que Proparco utilise un mécanisme partagé avec DEG et FMO, composé d’un panel d’experts indépendants. Les résultats, listes de réclamations admissibles et rapports annuels sont publiés. Même si Expertise France ne possède pas son propre dispositif, les personnes ou groupes affectés peuvent s’adresser aux dispositifs des bailleurs d’EF, notamment l’AFD et l’UE. Cf. section 2.3.2.3.1.

2.1.2.7Intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2)

Le groupe AFD a pris l’engagement d’une transparence exemplaire et d’un dialogue étroit avec ses parties prenantes (cf. supra, stratégie POS V – volet « du côté des autres »).

Par sa politique de transparence en vigueur, le groupe AFD s’est mis en conformité avec les meilleures pratiques observées chez les autres bailleurs de fonds et avec les standards internationaux, dont le standard de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA), tout en prenant en compte les attentes de ses parties prenantes. Cette politique fait état de la volonté du Groupe de répondre toujours mieux à la demande croissante d’informations et d’explications formulée par ses parties prenantes à l’égard de sa gouvernance, de sa stratégie, de ses objectifs, des financements octroyés, des finalités et des résultats de développement. Le groupe AFD alimente un portail d’open data(30) conçu pour valoriser toutes les données entrant dans le périmètre de la transparence. Le groupe AFD continue de renforcer sa politique de publication des données sur son site d’open data. Afin de communiquer au mieux sur ses financements, l’AFD publie une « Note de communication publique des opérations (NCO) » par projet qui est une synthèse de la convention signée et qui reprend le descriptif du projet, des parties prenantes et les éléments financiers. Au 31 décembre 2025, les données projets publiées à travers une NCO couvrent 86 % des projets entrant dans le périmètre de la transparence, en progression par rapport au 31 décembre 2024 (83 %) et au 31 décembre 2023 (79 %).

Au-delà de son engagement en matière de transparence, le Groupe cherche à entretenir un dialogue structuré avec ses parties prenantes. À cette fin, il actualise régulièrement une cartographie de ses principales parties prenantes et organise un dialogue structuré avec elles à différents niveaux.

2.1.2.7.1Cartographie des parties prenantes du groupe AFD

La cartographie des parties prenantes a été actualisée en 2022 à la suite d’une étude documentaire et des consultations des référents RSO et des responsables des filières stratégie et partenariats du Groupe pour affiner l’identification des parties prenantes et la cotation de leur proximité (cf. schéma).

AFD2026_URD_FR_Infographies groupees_V4_reduit_HD.jpg
2.1.2.7.2Présentation des principales parties prenantes, modalités d’organisation, objectif de mobilisation et prise en compte dans la stratégie et le modèle économique

Principales parties prenantes

Modalités d’organisation

Objectif de la mobilisation

Intégration dans la stratégie

Environnement institutionnel

Gouvernement

Présence dans les instances de gouvernance du Groupe ;

Échange lors des réunions du Conseil présidentiel des partenariats internationaux (CPPI) et du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement

(CICID)

Discussion et validation des orientations stratégiques ; redevabilité ; validation de politiques transversales et octrois de financement

Définition, validation et suivi des priorités stratégiques (POS V, Contrat d’objectifs et de moyens entre l’AFD et l’État)

Parlement

Présence aux conseils d’administration AFD et EF ;

Auditions du Parlement et questions parlementaires

Redevabilité

Consultation sur le projet de Contrat d’objectifs et de moyens entre l’AFD et l’État

Union européenne

Dialogue structuré à travers les plateformes mises en place par l’UE (1) ; dialogue régulier au niveau des directions générales et dans le cadre des réseaux (2) JEFIC, EDFI et Practionners’ Network ; dialogue et redevabilité spécifiques aux projets (co)-financés par l’UE

Structuration d’une architecture européenne des partenariats internationaux et de coopération pertinente et performante ; impacts des projets (co)-financés

Axe « plateforme de mobilisation » du POS V ; Meilleur alignement stratégique pour des impacts accrus ; identification et suivi des opérations conjointes, notamment dans le cadre des projets Global Gateway de l’UE

Acteurs publics institutionnels

Consultations régulières ou ad hoc

Mobilisation des acteurs et de l’expertise française au service de la coopération (expertise, cofinancements…)

Axe « plateforme de mobilisation » du POS V

Environnement sociétal

Organisation de la société civile (OSC)

Consultations régulières avec des collectifs d’OSC tels que Coordination Sud ; mise en place d’un dialogue stratégique annuel avec les principales OSC partenaires, au niveau Direction générale ; financements et dialogues approfondis dans le cadre du dispositif Initiatives-OSC (3)

Discussion des orientations stratégiques et identification de synergies et axes d’appuis aux OSC

Axe « plateforme de mobilisation » du POS V ; optimisation des appuis apportés aux OSC françaises et locales dans les pays d’intervention

Populations locales & citoyens des pays d’intervention

Dispositifs de gestion des réclamations E&S

Promotion d’approches constructives, fondées sur la recherche de solutions amiables

Retours d’expérience pour faire évoluer les pratiques opérationnelles

Grand public & citoyens français

Actions de sensibilisation et de dialogue ad hoc (festivals, média tilt.fr… ; soutien de projets d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) portés par des OSC)

Retours d’expérience et promotion de valeurs de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale

Prise en compte éventuelle dans les procédures et priorités d’intervention

Ressources humaines 
(salariés, 
non-salariés et représentants des salariés)

Salariés du Groupe et leurs instances représentatives

Réunions régulières des instances du Groupe comportant des membres représentatifs du personnel ; consultation des instances représentatives du personnel ; réunions ad hoc

Maintien d’un dialogue inclusif, vecteur d’équité, de cohésion et d’engagement des salariés

Contribution aux orientations et priorités stratégiques

Experts assistance technique 
(non-salariés)

 

Journées de l’Expertise Technique Internationale (ETI) organisées par Expertise France en lien avec les ministères chargés des Affaires étrangères et de l’Économie

Réflexion et partage sur des thématiques stratégiques

Contribution aux orientations et priorités stratégiques

Environnement économique

Investisseurs (acheteurs de titres émis par l’AFD et actionnaires de Proparco)

Réunions régulières à destination des investisseurs et interactions ad hoc et via le portail investisseurs du site web AFD ; réunions des instances de Proparco avec participation des actionnaires

Prise en compte des attentes et préférences des investisseurs, notamment sur le cadre d’émission ODD ; redevabilité

Contribution à l’évolution du cadre d’émission obligataire (information ESG) ; contribution aux orientations stratégiques de Proparco

Acteurs de l’économie sociale et solidaire

Mise en place d’un dialogue stratégique transversal ; financements et dialogues bilatéraux approfondis

Discussion des orientations stratégiques et identification de synergies et axes d’appuis à ces acteurs

Le POS V réaffirme le soutien du groupe AFD aux acteurs de l’ESS, et affiche l’objectif de renforcer le lien avec ces acteurs. Le bilan de la Stratégie Social and Inclusive Business, paru en juin 2024, dresse un bilan des relations avec ces acteurs

Agences de notation

Réunions dans le cadre des notations financières 
et extra-financières

Réponses aux attentes des agences et amélioration de la communication financière et extra-financière

Contribution à l’évolution du cadre d’émission obligataire

Autorité de régulation

Échanges réguliers dans le cadre la mission de supervision prudentielle

Conformité avec le cadre réglementaire et prudentiel applicable

Actualisation périodique des politiques de maîtrise des risques et du cadre de redevabilité, y c. d’éventuels risques ESG matériels

Clients et bénéficiaires

États et acteurs publics

Dialogues réguliers, notamment pour alimenter les cadres d’intervention pays (4) ou pour identifier et mettre en œuvre les projets

Partage de constats et prise en compte des politiques et stratégies des partenaires et articulation avec les priorités stratégiques du groupe AFD ; prise en compte des processus de vigilances raisonnables mis en place (avis développement durable, maîtrise des risques E&S, avis de seconde opinion etc.)

Alignement sur les politiques nationales et internationales et les priorités stratégiques et vigilances raisonnables de l’AFD

Banques et entreprises privées clientes, autres acteurs

Dialogues réguliers à l’occasion de : conférences, avec acteurs bancaires ou corporates lors de prospections ou de visites de clients ; « Proparco Days »

Prise en compte des processus de vigilances raisonnables en lien avec les priorités stratégiques de Proparco

Articulation des orientations stratégiques avec les attentes des clients

Acteurs de la coopération internationale

Banques publiques de développement

Dialogues réguliers, notamment dans les réseaux FiCS et IDFC et sur une base bilatérale

Concertation et si pertinent harmonisation des stratégies et méthodes en matière d’impacts positifs et de maîtrise des risques ESG

Articulation des stratégies du Groupe avec les meilleures pratiques internationales en matière de durabilité, notamment dans le cadre de cofinancements

Organisations internationales & régionales

Dialogues réguliers ou ad hoc

Concertation et si pertinent harmonisation des stratégies et méthodes en matière d’impacts positifs et de maîtrise des risques ESG

Articulation des stratégies du Groupe avec les meilleures pratiques internationales en matière de durabilité

  • Global Gateway Forum, plateformes d’investissement etc.
  • Le groupe AFD s’investit dans les principaux réseaux de banques et d’agences de développement européennes qui sont : Joint European Financiers for International Cooperation composé de banques bilatérales et d’institutions financières européennes telle que l’AFD ; le Practitioners’ Network for European Development Cooperation réunissant les agences de mise en œuvre comme Expertise France et l’Association of European Development Finance Institutions (EDFI) auquel participe Proparco.
  • Le dispositif Initiatives OSC de l’AFD constitue finance des projets de solidarité internationale portés par des OSC françaises ou de droit local de l’un des pays d’intervention de l’AFD.
  • Élaborés par un processus participatif et actualisés tous les 4 à 5 ans, les cadres d’intervention pays (CIP) orientent le positionnement et les priorités opérationnelles du Groupe dans un pays donné.
Dialogue avec les parties prenantes externes

Le groupe AFD définit et met en œuvre ses actions dans le cadre de partenariats multiples et concrets et dans le dialogue avec un grand nombre d’acteurs. Il entretient un dialogue étroit avec divers acteurs français (ministères, établissements publics, organisations de la société civile (OSC), entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS), entreprises françaises tournées vers l’international, fondations, collectivités territoriales, entreprises privées), européens, internationaux (banques régionales et multilatérales, organisations onusiennes, philanthropes…) ainsi qu’avec des acteurs locaux (organisations de la société civile, fondations, collectivités territoriales, secteur privé) au sein des pays d’intervention (cf. tableau). Par exemple, dans le cadre de l’élaboration de son Plan d’Orientation Stratégique 2025-2030, le groupe AFD a effectué plusieurs rencontres avec des acteurs de la société civile française, avec des centres de recherche, des think tanks européens, des pairs et des partenaires. En outre, l’AFD anime une enceinte de dialogue et de concertation, appelée  comité des partenaires , qui réunit de façon bisannuelle OSC françaises et internationales, ministères, think tanks français et banques commerciales autour des enjeux climat et nature du Groupe. Un dialogue stratégique transversal a été mis en place avec les OSC françaises et des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Des échanges trimestriels se tiennent également avec certaines OSC sur les questions climatiques et de responsabilité sociétale des organisations. Dans l’instruction et la mise en œuvre des projets qu’il finance, le Groupe s’assure par des clauses et des accompagnements, que le client ou bénéficiaire consulte les différentes parties prenantes.

Démarche d’exemplarité vis-à-vis des populations de la chaîne de valeur

Dans une démarche d’exemplarité, le Groupe a développé des procédures qui visent à orienter ses flux financiers et ses expertises vers des projets et bénéficiaires respectueux de normes sociales protectrices y compris pour éviter le travail des enfants et le travail forcé. Ceci passe, par exemple, par l’appui à des conditions de travail minimales plus ambitieuses que certaines lois nationales. Par ailleurs, la liste d’exclusion du Groupe (cf. section 2.1.2.6.1) et le dispositif développement durable (cf. section 2.1.2.6.2) relevant de ses diligences raisonnables contribuent également à cette démarche d’exemplarité vis-à-vis des travailleurs de la chaîne de valeur. Cette même démarche d’exemplarité et de diligences raisonnables s’applique également aux populations locales (communautés bénéficiaires ou affectées des projets du Groupe) afin de protéger leurs droits. Les dispositifs de gestion des réclamations E&S du Groupe (cf. section 2.1.2.6.5 et 2.3.2.3.1) complètent également cette démarche.

Dialogue social interne

Le dialogue social constitue un pilier de la politique du groupe AFD et un vecteur essentiel d’équité, de cohésion et d’engagement des salariés. Il contribue à la prévention des risques sociaux, notamment ceux liés aux pratiques d’emploi, à l’absence de concertation interne et aux risques psychosociaux. La politique des ressources humaines du Groupe promeut un dialogue social ouvert, inclusif et constructif.

2.1.2.7.3Présentation des points de vue et intérêts des parties prenantes à la gouvernance

La durabilité et les ODD sont au cœur du mandat du groupe AFD qui consulte les principales parties prenantes concernées lors de l’élaboration de ses stratégies et de manière ad hoc (cf. tableau ci-dessus). Les points de vue et intérêts des parties prenantes contribuent donc à l’élaboration du corpus stratégique du Groupe et les instances du Groupe sont informées des principaux constats ressortant de ces consultations. Par ailleurs, des bilans d’activité et le fonctionnement du dispositif de réclamations environnementales et sociales de l’AFD sont présentés au conseil d’administration de l’AFD au minimum tous les trois ans. De son côté, Proparco présente les rapports annuels du dispositif à ses instances (comité des risques et d’audit et conseil d’administration).

2.1.3Gouvernance (GOV-3)

2.1.3.1Composition et rôle des organes de gouvernance

Le modèle d’affaires du groupe AFD étant intrinsèquement dédié à la gestion des enjeux de durabilité (cf. sections supra) les questions de durabilité sont traitées par les organes de gouvernance principaux du Groupe et non pas par des structures de gouvernance ad hoc. Le chapitre 3 du Document d’enregistrement universel (gouvernance de l’entreprise) rend compte de la composition de ces organes de gouvernance et de leur rôle (GOV-1 et GOV-2), notamment pour la gestion des IRO. Cf. également sections 2.1.3.3.4 et 2.1.3.3.5 pour le contrôle des données ESG et les sections gouvernance des chapitres thématiques. Par ailleurs, le Groupe a mis en place un comité de pilotage placé sous l’autorité du directeur général adjoint de l’AFD, afin de coordonner l’élaboration et la publication des informations ESG (CSRD, Pilier 3 ESG, taxonomie européenne). Ce Copil s’appuie sur une task force composée de représentants des différentes entités du Groupe.

2.1.3.2Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation 

Il convient de noter que le groupe AFD n’a mis en place aucun mécanisme d’incitation via la rémunération pour les membres de ses conseils d’administration et de direction ; il n’y a donc pas de mécanisme d’incitation aux enjeux de la durabilité.

2.1.3.3Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

Le cadre d’évaluation des risques et de contrôle interne est amené à évoluer afin de couvrir les nouveaux processus liés au récent reporting des données relatives à la durabilité. La mise en œuvre de ces évolutions est en cours au sein du groupe AFD et se fait de manière progressive. L’évolution de ce dispositif se poursuivra en 2026 avec un renforcement de l’existant incluant la mise en place de contrôles sur ce nouveau processus de reporting.

2.1.3.3.1Description du dispositif de contrôle interne du groupe AFD

Le dispositif de contrôle interne du groupe AFD repose sur les trois lignes de défense suivantes :

AFD2026_URD_FR_J018_HD.jpg

 

Le contrôle interne de l’information en matière de durabilité s’intègre dans le dispositif de contrôle existant suite à l’identification et à l’analyse des risques liés à l’information en matière de durabilité auxquels le Groupe est exposé. Ce travail d’intégration est en cours d’actualisation et se poursuivra dans les années à venir.

Alors que la première et la deuxième ligne de défense sont en cours de structuration pour cette première année de reporting volontaire, la définition du plan d’audit du contrôle périodique est prévue pour le rapport 2027. La gestion des risques concernant l’information en matière de durabilité s’articule autour des principes suivants :

Le chapitre 4 du Document d’enregistrement universel présente plus globalement la démarche de gestion des risques du Groupe et plus précisément le paragraphe dédié au Contrôle interne et surveillance des risques.

2.1.3.3.2Évaluation et gestion des risques liés à l’information en matière de durabilité

Afin de surveiller et mieux maîtriser l’ensemble des risques de production de l’information auxquels le groupe AFD est exposé (incluant ceux en termes de durabilité), un cadre global de gestion a été développé couvrant : la sensibilisation aux risques, leur identification et anticipation, ainsi qu’un dispositif de contrôle et de suivi de ces risques.

La première approche de cette gestion des risques en matière de durabilité consiste en une meilleure identification des données dites critiques pour le Groupe en lien avec la durabilité et qui sont principalement :

Ainsi, le référentiel des risques opérationnels – basé sur les sept catégories de risques bâlois et outil de référence commun au Groupe dans le dispositif de contrôle interne – a été enrichi de ces précisions sur les risques liés à l’information en matière de durabilité.

La seconde évolution concerne la déclaration et le traitement des incidents opérationnels, dont le recensement s’inscrit dans une logique d’amélioration continue. Il s’agit d’une composante essentielle du dispositif réglementaire de contrôle interne des établissements de crédit.

Pour enrichir le dispositif en place au sein du Groupe, les incidents opérationnels déclarés au cours de l’année 2025 ont été reclassifiés à la lumière des nouveaux libellés de risques liés à l’information en matière de durabilité.

La troisième évolution concerne la cartographie des risques opérationnels, qui rend compte des risques auxquels le Groupe est exposé et qui constitue l’outil majeur de mesure et de surveillance des risques opérationnels. L’actualisation de cette cartographie est réalisée a minima annuellement, sur la base des incidents survenus, du résultat des contrôles, des recommandations de l’inspection générale ou encore de l’avancée des plans d’action.

L’exercice de cartographie des risques opérationnels est une autoévaluation par les directions opérationnelles des risques auxquels elles sont exposées et identifiées dans le référentiel fourni par le contrôle permanent. Pour l’exercice 2026, l’exercice sera réalisé sur la base du référentiel des risques enrichi (cf. supra), ce qui permettra de mieux identifier les risques liés à la durabilité, préciser leurs impacts et renforcer les contrôles existants, adapter les plans de maîtrise et les stratégies d’atténuation afférentes.

2.1.3.3.3Stratégie d’atténuation des risques identifiés concernant l’information en matière de durabilité

La qualité de la donnée est une exigence qui s’impose à l’ensemble des périmètres d’activité, tout au long du cycle de vie de la donnée et au travers des traitements successifs.

Pour ce premier exercice de reporting, les principales stratégies identifiées visant à maîtriser ce risque sont les suivantes :

2.1.3.3.4Implication du contrôle interne dans la gestion des risques concernant l’information en matière de durabilité

Le dispositif de contrôle interne s’appuie sur chaque collaborateur et implique les trois lignes de défense du groupe AFD.

Pour la 1re ligne de défense, des contrôles de 1er niveau sont progressivement mis en place par les acteurs chargés de manipuler/transformer une donnée.

La 2e ligne de défense est assurée par le contrôle permanent sur le dispositif complet. En matière de contrôle de l’information en matière de durabilité, deux nouveaux contrôles ont été ajoutés au Plan de contrôles Groupe (un contrôle sur les data points qualitatifs et un second sur les data points quantitatifs).

2.1.3.3.5Information des organes de gouvernance

Les principales conclusions issues du dispositif de contrôle interne sont communiquées aux différentes instances de gouvernance des entités constitutives du Groupe (comité de contrôle interne, comité des risques, conseil d’administration…).

2.1.4Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.1Identification et évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

2.1.4.1.1Rappel de la définition de double matérialité

Conformément à la norme, la matérialité d’impact concerne les impacts actuels ou potentiels, positifs ou négatifs causés par le groupe AFD sur les personnes ou l’environnement (environnement, social, gouvernance) à court, moyen ou long terme, tout au long de la chaîne de valeur.

La matérialité financière concerne les risques financiers et les opportunités actuels ou potentiels qui ont ou pourraient avoir une incidence sur la situation ou la performance financière, les flux de trésorerie, l’accès au financement ou le coût du capital du groupe AFD à court, moyen ou long terme.

Un thème de durabilité est matériel lorsqu’il est défini comme matériel du point de vue de l’impact, du point de vue financier, ou des deux.

2.1.4.1.2Organisation et cadre global

Le schéma général du processus d’analyse de double matérialité du groupe AFD est le suivant :

 

AFD2026_URD_FR_J019_HD.jpg

 

 

 

 

 

Pour mener à bien son analyse de double matérialité, le Groupe a procédé en plusieurs étapes :

Le présent état de durabilité étant réalisé au niveau consolidé, le groupe AFD a développé et appliqué sa méthodologie d’analyse en double matérialité au niveau du Groupe et non pas au niveau de chaque entité.

2.1.4.1.3Identification et évaluation de la matérialité d’impact

Pour chaque sous-thème de la norme, le groupe AFD a cherché à identifier des impacts positifs et/ou négatifs sur les deux périmètres de sa chaîne de valeur (activités opérationnelles et fonctionnement interne). L’évaluation du caractère avéré ou potentiel de l’impact et son horizon de temps ont été définis à dire d’expert. Le Groupe a ensuite évalué les impacts identifiés à partir des outils, processus et expertises disponibles. L’analyse des impacts a été la même pour tous les thèmes et couvre l’ensemble des activités (produits et géographies) et l’ensemble de la chaîne de valeur.

Le dispositif d’analyse développement durable, au cœur de l’analyse des impacts sur les activités opérationnelles

L’analyse de matérialité d’impact s’appuie principalement sur le dispositif d’analyse et d’avis développement durable détaillé au point 2.1.2.6.2, qui réalise une diligence raisonnable de chaque projet en notant sur plusieurs dimensions ESG les impacts négatifs (notation - 2 ou - 1) et positifs (notation + 2 ou + 3). La notation du dispositif AADD prend en compte la gravité et la probabilité des impacts.

Dans un premier temps, une analyse quantitative sur les projets validés en 2023 bénéficiant d’une notation du dispositif AADD a été menée.

À partir des notations DD de chaque projet, le Groupe a pondéré les montants financiers pour identifier sur quels thèmes il a le plus d’impact : les impacts (+ 3) et (- 2) pèsent plus dans la cotation que les impacts (+ 2) et (- 1). Le Groupe obtient ainsi pour chaque thème un pourcentage d’impact positif et un pourcentage d’impact négatif agrégé pour l’ensemble du portefeuille 2023. Ce pourcentage est ensuite utilisé pour définir la cotation de ces impacts, sur une échelle à trois plots (1-Faible ou nul/2-Moyen/3-Important).

Après cette analyse sur le portefeuille 2023, une revue à dire d’expert a permis dans un second temps de prendre en compte le portefeuille de projets antérieurs à 2023, ce qui a permis de vérifier qu’il existe une constance dans la notation.

Une analyse complémentaire à dire d’expert

Pour les impacts non couverts par le dispositif AADD et pour le fonctionnement interne, l’évaluation des impacts positifs et négatifs est réalisée à dire d’expert à partir des outils et données existants au sein du Groupe et de l’avis des parties prenantes. Il est constaté qu’un impact négatif relatif aux thèmes S1 et G1 entraîne un risque qui est pris en compte dans la cartographie des risques opérationnels du groupe AFD (présentée ci-après).

Consultation des parties prenantes pour l’évaluation des impacts du Groupe

La consultation des parties prenantes a été intégrée à la démarche :

2.1.4.1.4Identification et évaluation de la matérialité financière

Les partenaires et clients du groupe AFD peuvent opérer dans des environnements particulièrement sensibles aux chocs climatiques (risques climatiques physiques) et aux conséquences de la transition bas carbone (risques climatiques de transition). Ils sont aussi en général très largement dépendants de la nature (ressources naturelles, biodiversité et services écosystémiques, alimentation ou santé). Une dépendance à la nature non prise en compte engendre des risques physiques(31) et de transition(32) nature pouvant se répercuter, au même titre que les risques climatiques physiques et de transition, dans les risques du groupe AFD identifiés par ailleurs (risque de crédit, risque de réputation, etc.).

Risques

Le groupe AFD s’est concentré sur l’identification des risques en lien avec les enjeux ESG pour toutes ses géographies. L’évaluation a été réalisée au niveau Groupe en s’appuyant sur des méthodologies et analyses existantes et validées par la Direction des Risques :

Pour le risque de crédit sur les portefeuilles de prêt de l’AFD et de Proparco :

Pour les risques opérationnels sur l’ensemble des activités, notamment les activités réglementées et les opérations financières, les travaux se sont basés sur l’exercice de cartographie des risques opérationnels bruts couvrant notamment les risques relatifs au personnel du Groupe et de sa conduite des affaires. Cette cartographie a permis de déterminer les risques ESG bruts sur les deux périmètres de la chaîne de valeur du Groupe. Une concordance a été établie entre l’échelle de cotation des risques opérationnels et l’échelle d’évaluation des risques de l’analyse de double matérialité.

Ces outils ont été complétés à dire d’expert pour extrapoler les périmètres non-couverts par les analyses. Pour évaluer qualitativement un risque en brut, deux paramètres sont pris en compte : sa sévérité et sa fréquence avant tout mécanisme d’atténuation. Ces deux paramètres sont évalués sur la même échelle que la matérialité d’impact (1-faible ou nul à 3-important) pour déterminer l’évaluation finale du risque.

 

AFD2026_URD_FR_J020_HD.jpg

 

En cas d’absence d’analyse disponible déjà en place au sein du Groupe, l’identification et l’évaluation des risques ont été réalisées en concertation avec les experts internes. L’analyse de double matérialité produite ne prend pas en compte l’intégration des risques ESG à la cartographie des risques opérationnels du Groupe, qui est en cours.

Opportunités

L’identification et l’évaluation des opportunités sont réalisées à dire d’expert sur la base de travaux ad hoc en prenant en compte le modèle d’affaires et le mandat d’intérêt général du Groupe. Le sujet des opportunités est considéré comme suit par le Groupe :

Afin d’évaluer la probabilité et la magnitude des opportunités, le Groupe s’est appuyé sur ses axes stratégiques de développement tels que définis dans son Plan d’Orientation Stratégique et les feuilles de route transverses pour déterminer les thèmes générateurs d’opportunités : (i) Planète, (ii) Lien social et (iii) Citoyens, institutions et démocratie. Ces ambitions stratégiques reposent sur des analyses de besoins de financements. La définition du processus s’est appuyée sur les sources de données financement climat et les axes stratégiques de développement.

Le processus d’identification, d’évaluation et de gestion des opportunités est intégré dans le processus global de gestion du Groupe. La demande de solutions de financement et d’accompagnement des clients du Groupe est particulièrement significative dans le domaine des enjeux climatiques (atténuation et de manière croissante l’adaptation). La réponse du Groupe à ces besoins (en 2025 environ 7,8 Md € de financements ont été alloués à des projets présentant des co-bénéfices climat) conforte le modèle économique du Groupe.

2.1.4.1.5Définition du seuil de matérialité

À partir de l’échelle à trois plots utilisés pour coter chaque IRO (impacts, risques et opportunités), le Groupe a défini à dire d’expert le seuil de matérialité à 3-Important. Ainsi :

2.1.4.1.6Gouvernance et contrôle interne de l’analyse de double matérialité

Historiquement chargé de la rédaction et la coordination de la Déclaration de performance extra financière (DPEF) au double titre de ses attributions en matière de redevabilité et de suivi RSO, le département de la Stratégie, des partenariats et des relations institutionnelles au sein de la Direction innovation, stratégie et recherche de l’AFD est responsable de la coordination du travail d’analyse de double matérialité ; il est appuyé dans cette fonction par la Direction solutions de développement durable.

L’analyse de double matérialité a impliqué près d’une trentaine de collaborateurs des services finance, risques, stratégie, RH, conformité et opérations dans les trois entités du groupe AFD. Elle a bénéficié de l’apport en expertise d’une équipe projet interne dédiée au reporting ESG appuyée par un cabinet externe et d’un comité de pilotage au format Groupe piloté par le directeur général adjoint de l’AFD. La méthodologie et les résultats ont été validés par le comité exécutif puis présentée au comité social d’entreprise (CSE), au comité d’audit et des risques Groupe (Carg) et au conseil d’administration.

Le processus d’analyse de double matérialité n’est pas actuellement intégré au processus global de gestion des risques du groupe AFD. Toutefois, le comité d’audit et des risques groupe émet un avis sur la méthodologie ainsi que les résultats de l’analyse de double matérialité, qui est communiqué au conseil d’administration de l’AFD. Ce dernier approuve les travaux sur l’analyse de double matérialité. L’analyse de double matérialité est ensuite incluse dans l’état de durabilité, lequel est soumis pour avis au comité d’audit et des risques groupe et pour validation au conseil d’administration de l’AFD.

L’analyse de double matérialité sera mise à jour annuellement et révisée en 2027. Le contrôle interne relatif à la démarche d’identification, d’évaluation et de validation de l’analyse de double matérialité est présenté dans la section 2.1.3.3 Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité (GOV-5).

2.1.4.2Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique

L’analyse de double matérialité a été l’occasion d’approfondir le travail d’identification des enjeux extra-financiers les plus pertinents pour le groupe AFD mené depuis 2022. Les travaux ont mis en avant une matérialité du groupe AFD reposant principalement sur l’impact, en parfaite cohérence avec son mandat présenté au point 2.1.2.1.1. Les thèmes suivants ont été identifiés comme matériels :

 

Thèmes ou sous-thèmes

Activités opérationnelles

Fonctionnement interne

I+

I-

R

O

I+

I-

R

O

E1 Adaptation

3

1

2

3

1

1

1

1

E1 Atténuation & Énergie

3

1

2

3

2

2

1

1

E2 Pollution

1

1

1

1

1

1

1

1

E3 Eau & Ressources marines

2

1

1

1

1

1

1

1

E4 Biodiversité & Écosystèmes

3

2

2

1

1

1

1

1

E5 Usage des ressources et Économie circulaire

1

1

1

1

1

1

1

1

S1 Effectifs du Groupe

Non applicable

2

3

3

1

S2 Effectifs dans la chaîne de valeur

2

2

1

1

1

1

1

1

S3 Communautés locales touchées

3

2

1

1

1

1

1

1

S4 Consommateurs & Usagers finaux – Transparence

1

1

1

1

Non applicable

S4 Consommateurs & Usagers finaux – Sécurité

1

1

1

1

Non applicable

S4 Consommateurs & Usagers finaux – Inclusion sociale

3

1

1

1

Non applicable

G1 Lanceurs d’alerte

1

1

1

1

1

1

1

1

G1 Corruption

2

3

3

1

2

3

3

1

G1 Engagement politique et lobbying

Non applicable

1

1

1

1

G1 Relation avec les fournisseurs

1

1

1

1

2

1

1

1

G1 Bien-être animal

1

1

1

1

Non applicable

 

 

IRO matériel

 

IRO non matériel

 

IRO non applicable

 

Dans la mesure où le groupe AFD a mis au cœur de son Plan d’Orientation Stratégique l’engagement 100 % Planète (climat via l’Accord de Paris et nature comprenant la biodiversité et écosystèmes), les impacts positifs relatifs à l’ESRS E1 Changement climatique sont matériels en ce qui concerne à la fois l’adaptation et l’atténuation/énergie. De même pour les impacts positifs relatifs à l’ESRS E4 Biodiversité et écosystèmes, ce thème étant d’intérêt majeur pour le Groupe qui lui dédie des équipes spécifiques et une part de plus en plus importante de ses projets.

Le groupe AFD emploie 5 062 salariés (au 31 décembre 2025) et le bien-être des collaborateurs est au cœur de sa stratégie (cf. supra section 2.1.2.1). De plus, les collaborateurs sont amenés à intervenir dans des zones géographiques pouvant être à risque. L’ESRS S1 Effectifs du Groupe est donc matériel ; il couvre les salariés (possédant un contrat de travail avec une des entités du Groupe) et les non-salariés (volontaires internationaux, intérimaires et experts en portage salarial).

Les thèmes S3 Communautés locales touchées et S4 Inclusion sociale des consommateurs et usagers finaux sont traités par le Groupe sous un seul et même enjeu, celui des Populations locales. Ils sont matériels au vu des impacts positifs recherchés par le Groupe.

Enfin en matière de gouvernance, le Groupe peut être amené à intervenir dans des pays ou territoires présentant des impacts négatifs potentiels et des risques de corruption associés, y compris le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il veille à prévenir toute forme de pratiques prohibées via ses politiques, processus, formation et mécanisme de surveillance. L’exemplarité en termes d’intégrité est très importante dans le fonctionnement du Groupe, ce qui explique la matérialité de l’ESRS G1 Conduite des affaires – corruption.

Ces impacts positifs sont directement liés à la stratégie et au modèle économique du groupe AFD qui a pour ambition de construire avec ses partenaires internationaux un avenir plus juste, solidaire et durable. Son action repose sur un double mandat stratégique de lutte contre la pauvreté et les inégalités, et de préservation des biens communs (climat, biodiversité, santé mondiale).

Les impacts négatifs du Groupe concernent le fonctionnement interne :

Ces impacts négatifs sont aussi directement liés à la stratégie et au modèle économique du Groupe qui déploie une activité bancaire et de financement de projets à l’international.

Les analyses des risques financiers climatiques, physiques et de transition, et de la résilience de la stratégie du Groupe et de son modèle économique en la matière sont présentées dans la partie dédiée à l’ESRS E1.

Les travaux en cours se concentrent d’abord sur le climat. L’objectif à terme est de mettre à jour l’ensemble des cartographies des risques du groupe AFD sous le prisme ESG, à l’appui d’analyses de matérialité, de stress tests de résilience et climatiques, et d’indicateurs de suivi de la performance et des risques pertinents. Par anticipation des lignes directrices de l’EBA sur la maîtrise des risques ESG, le groupe AFD s’est engagé en 2025 dans la réalisation d’un premier exercice de cartographie des risques ESG dans la cartographie de ses risques financiers. La cartographie existante met en exergue certains risques sociaux et de gouvernance, notamment internes.

Il existe des besoins et une demande de financements forte pour les enjeux climatiques du développement durable. En 2025, environ 7,8 Md € de financements ont été alloués par le Groupe à des projets présentant des co-bénéfices climat, en grande part sur l’atténuation. Le financement de l’adaptation croît néanmoins et représente environ 40 % du total des octrois du Groupe dédiés au climat. Répondre à cette demande de financement et d’accompagnement des transitions conforte le modèle économique du Groupe ce qui justifie la matérialité des opportunités suivantes : développement du portefeuille du Groupe lié au déploiement de solutions pour l’adaptation et pour l’atténuation du changement climatique.

 

2.1.4.2.1Tableau des IRO et des politiques du groupe AFD

Une synthèse des IRO définis par le groupe AFD est présentée ci-dessous :

 

Thème
 ESRS Matériel

[ESRS 2 SBM-
3.48 h)]

Description de l’IRO

 Horizon temporel

Politiques relatives à la gestion des IRO

Chaîne de valeur

E1 Climat

Impact positif : protection ou adaptation à différentes échelles contre des aléas climatiques liés aux interventions

 Long terme

  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion*
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco
  • Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco
  • Feuille de route risques financiers climatiques
  • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales

Aval

Planète (climat, biodiversité, ressources naturelles)

Impact positif : réduction des émissions de gaz à effet de serre à différentes échelles liées aux interventions

 Long terme

Aval

Planète (climat, biodiversité, ressources naturelles)

Opportunité : développement du portefeuille du Groupe lié au déploiement de solutions pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique

 Long terme

Feuille de route planète

Opérations propres

Services financiers (crédits, garanties, subventions, investissements)

E4 Biodiversité

Impact positif : protection et/ou restauration de la biodiversité

 Long terme

  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion*
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco
  • Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco
  • Feuille de route risques financiers climatiques
  • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales

Aval

Planète (climat, biodiversité, ressources naturelles)

S3 Communautés affectées & S4 Consommateurs finaux

Impact positif : contribution au développement économique, politique et social des pays contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations

 Long terme

  • Feuille de route lien social
  • Feuille de route citoyens, institutions, démocraties
  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion*
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco
  • Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco
  • Feuille de route risques financiers climatiques
  • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales

Aval

Populations locales (bénéficiaires finaux)

Impact positif : contribution à l’amélioration des conditions d’accès par les populations locales aux produits et services

 Long terme

Aval

Populations locales (bénéficiaires finaux)

S1 Effectifs de l’entreprise

Impact négatif d’une contribution involontaire à des inégalités de traitement ou à des conditions de travail dégradées

 Moyen terme

  • Socle commun « valeurs de la politique sociale du groupe AFD »

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance et représentants du personnel syndicats/CSE

Risques opérationnels liés au manquement au Code du travail, conventions collectives et obligations réglementaires (droit local) ou à la détérioration de la santé et la sécurité du personnel

 Actuel

 

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance et représentants du personnel syndicats/CSE

Impact négatif de potentielles conditions de travail dégradées, notamment l’insécurité des travailleurs du Groupe (missions, expatriation…)

 Moyen terme

  • Socle commun : valeurs de la politique sociale du groupe AFD 

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance et représentants du personnel syndicats/CSE

Risques opérationnels liés à la mise en danger due au contexte sécuritaire, risques d’accidents

 Court terme

 

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance et représentants du personnel syndicats/CSE

G1 Conduite des affaires

Impact négatif de potentiels cas de corruption ou de blanchiment d’argent 
ou de financement du terrorisme par un agent 
ou au sein des opérations (G1)

 Actuel ou court
 terme selon 
 la cartographie 
 des risques

  • Charte éthique*
  • Code de conduite contre la corruption et le trafic d’influence du groupe AFD* et Code de conduite EF
  • Politique générale du groupe AFD en matière de prévention et de lutte contre les pratiques prohibées*
  • Document de référence Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme*
  • Politique relative aux sanctions économiques et financières nationales et internationales*

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance

Aval

Porteurs de projets (contreparties)

Fournisseurs, sous-traitants et prestataires

Risques de corruption, de détournement de l’aide, de trafic d’influence, de conflits d’intérêts externes ou internes, de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme, défaut ou insuffisance dans la gestion des fournisseurs et sous-traitants sur les projets de financement (G1)

 Actuel ou court 
 terme selon 
 la cartographie 
 des risques

 

Amont

Fournisseurs, sous-traitants et prestataires du fonctionnement interne

Opérations propres

Effectifs (salariés et non-salariés), membres des organes de gouvernance

Aval

Porteurs de projets (contreparties)

Fournisseurs, sous-traitants et prestataires

* Ces politiques s’appliquent également à Sogefom.

 

Une synthèse des politiques du groupe AFD est présentée ci-dessous :

Politiques

Périmètre

Objectifs

Références aux normes ou initiatives tierces

Prise en compte des intérêts des parties prenantes

Validation/

niveau hiérarchique

Mise à disposition

Feuille de route planète

AFD, Proparco, EF

Déclinaison opérationnelle du POS V du Groupe sur la thématique planète ; Concilier climat, nature et développement

ODD 13 (climat), 14 (vie aquatique), 15 (vie terrestre) et 16 (partenariats)

Accord de Paris sur le climat

Cadre Mondial de la Biodiversité de Kunming-Montréal

UE : pacte vert, global gateway

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA AFD

Document public (synthèse) : 
afd.fr/fr/commmuniques-de-presse/feuille-de-route-planete
-2025-2030-lagence-francaise-de-developpement-afd

Feuille de route lien social

AFD, Proparco, EF

Déclinaison opérationnelle du POS V du Groupe sur la thématique lien social (développement de sociétés plus égalitaires et inclusives)

Contribuer à réduire les inégalités multidimensionnelles et promouvoir l’inclusion

Agir de manière accélérée en faveur de l’égalité de genre avec une approche féministe transformatrice

ODD (1, 5, 10, 16) de l’ONU

Cadre européen : Consensus européen sur le développement :

  • Lutter contre les inégalités, ne laisser personne de côté, protéger les droits humains
  • Marqueur inégalités de la commission européenne adopté en 2023

Cadre français : loi 2021 Développement solidaire et lutte contre les inégalités mondiales

Stratégie internationale de la France pour une diplomatie féministe (2025-2030)

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA AFD

Document public (synthèse) : 
afd.fr/fr/thematiques/reduction-des-inegalites-et-promotion-
de-linclusion#_ftn1

Feuille de route citoyens, institutions, démocraties

AFD, Proparco, EF

Déclinaison opérationnelle du POS V du Groupe sur la thématique citoyens, institutions, démocraties.

Soutenir et renforcer les pratiques démocratiques portées par les institutions et les citoyens

ODD (16) de l’ONU

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA AFD

Un bilan est public : 
afd.fr/fr/ressources/bilan-activite-2024-citoyens-institutions

Liste d’exclusion

AFD, Proparco, EF, Sogefom

Identifier les types d’activités que le Groupe se refuse à financer. Comprend des critères climat et nature

Assurer la contribution des opérations du Groupe aux finalités essentielles du développement durable

Refuser de financer des projets impliquant du travail forcé, du travail d’enfants ou la traite d’êtres humains, des expulsions forcées ou des projets dont l’approche va à l’encontre des droits humains

Agenda 2030 des ODD

Accord de Paris

Respect des sanctions économiques des Nations unies, de l’UE et de la France

AZE (Alliance for Zero Extinction)

Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme

Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (2005) ; directive 2011/36/UE.

Respect des dispositions CITES

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux

Processus de Kimberley

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA AFD

Document public : 
afd.fr/fr/ressources/liste-dexclusion-du-groupe-afd

Politique de maîtrise des risques E&S – AFD

AFD

Identifier, évaluer, réduire et suivre les risques E&S des opérations financées

Améliorer la performance E&S de ces opérations

  • Normes Environnementales et Sociales de la Banque mondiale
  • Normes de Performance de la SFI
  • Approches Harmonisées des EDFIs

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

Conseil d’administration de l’AFD

Document public : 
afd.fr/sites/default/files/2017-10/politique-maitrise-
risques-environnementaux-sociaux-afd.pdf

Démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco

Proparco

Identifier, évaluer, réduire et suivre les risques E&S des opérations financées

Améliorer la performance E&S de ces opérations

Performance Standards et les Guidelines de la SFI en matière d’environnement, d’hygiène et sécurité (EHS) ainsi qu’avec les normes fondamentales du travail et les conditions d’emploi de base énoncées par l’OIT, les principes directeurs des Nations unies pour les entreprises et les droits humains.

N/A

Direction générale

Document interne

Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco

AFD, Proparco

Précise les modalités d’encadrement du risque de crédit. Couvre la gestion des impacts E&S et le suivi des risques financiers climatiques

Répond aux orientations de l’Autorité bancaire européenne (ABE) du 29 mai 2020 sur l’octroi et le suivi des prêts (EBA/GL/2020/06)

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

Conseil d’administration

Document interne

Feuille de route risques financiers climatiques et nature

AFD, Proparco

Décline la stratégie climat en 4 axes stratégiques :

  • Prise en compte des risques financiers climatiques au sein du groupe AFD ;
  • Mobilisation des risques financiers climatiques pour le dialogue de politique publique ;
  • Contribution à l’adoption d’outils d’analyse des risques financiers climatiques par les partenaires financiers clients du groupe AFD ;
  • Contribution aux débats internationaux et à l’élaboration des normes autour des risques financiers climatiques.

Loi énergie climat (2019) – loi de transition énergétique pour la croissance verte (2015)

N/A

COMEX AFD

Document interne

Politique de suivi et d’évaluation du Groupe

AFD, Proparco et EF

Renforce une culture du suivi et de l’évaluation alignée sur les orientations stratégiques du groupe AFD

Principes et standards de qualité du CAD 
de l’OCDE pour l’évaluation du développement ; charte de l’évaluation des politiques publiques 
et des programmes publics de la société française 
de l’évaluation (SFE).

Élaborée de façon participative

CA AFD

Document public : 
afd.fr/sites/default/files/2025-11/politique-suivi-evaluation-
groupe-afd-web_0.pdf

 

 

 

Cadre de résultats et impacts

AFD, Proparco et EF

Porter la logique d’impact du Groupe dans son ensemble et en particulier :

  • être lisible et compris ;
  • être une institution apprenante ;
  • être 100 % ODD jusqu’à notre modèle financier (nos émissions ODD sont adossées à des actifs « à impacts ») ;
  • mobiliser plus de ressources

Scorecard du Groupe Banque mondiale

Operating Principles for Impact Management (OPIM)

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA AFD

Le document est disponible dans le manuel de procédures interne. Une présentation est accessible en ligne : 
afd.fr/fr/mesurer-nos-resultats-concrets

Dispositif de réclamations environnementales 
et sociales

AFD, Proparco

Toute personne ou tout groupe de personnes affectées d’un point de vue environnemental ou social par un projet financé par l’AFD/par Proparco peut déposer une réclamation via le dispositif de gestion des réclamations environnementales et sociales. Avec ces deux dispositifs, l’AFD et Proparco renforcent la gestion des risques environnementaux et sociaux des projets qu’elles financent dans un souci de transparence et de redevabilité accrues à l’égard de leurs partenaires

Les Critères de Performances IFC

Les Principes de l’Équateur

Les Principes directeurs des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme

Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales

Société civile

Experts du secteur des systèmes

Institutions de financement du développement

Clients

Consultants

Haut-commissariat des Nations unies 
aux droits de l’homme

Validée au CA auquel siègent 
des représentants de l’État

CA Proparco

CA AFD

Documentation et dispositif accessibles en ligne pour l’AFD : afd.fr/fr/dispositif-de-gestion-des-reclamations-
environnementales-et-sociales

Documentation et dispositif accessibles en ligne pour Proparco : proparco.fr/fr/mecanisme-independant-de-traitement-
des-reclamations-environnementales-et-sociales-icm

Socle commun « valeurs de la politique sociale 
du groupe AFD » (1)

AFD, Proparco, EF

Exprime les valeurs fondatrices de la politique sociale du groupe AFD

NA

Les élus du personnel AFD/Proparco, 
ainsi que les élus du personnel
 d’Expertise France et ceux du Comité 
des Représentants des États étrangers 
ont été consultés sur la rédaction 
de ce socle commun

Directeurs généraux AFD, Proparco et Expertise France

Document interne

Charte éthique

AFD, Proparco et EF

Renforcer l’identité, l’unité et la performance du Groupe, à faciliter la vie professionnelle des collaborateurs, ainsi qu’à préserver le Groupe et les collaborateurs du risque d’atteinte à la réputation

Les textes applicables encadrent l’activité en France et à l’international en conformité avec la Charte, le Pacte, les conventions de l’ONU et l’OIT

NA

Directeurs généraux AFD, Proparco et Expertise France

Accessible au public sur le site internet du groupe AFD : afd.fr/sites/default/files/2023-02-11-17-52/charte-ethique-
groupe-afd.pdf

Accessible au public sur le site internet d’EF : https://www.expertisefrance.fr/fr/ethique-conformite

Code de conduite contre la corruption et le trafic d’influence du groupe AFD/Code de conduite EF

AFD, Proparco et EF

Ancrer une culture d’entreprise avec une tolérance zéro en matière de corruption sous toutes ses formes

La loi Sapin II et l’ensemble de conventions internationales, directives européennes et textes français encadrant la lutte contre la corruption et le trafic d’influence

Les élus du personnel AFD/Proparco, 
ainsi que les élus du personnel 
d’Expertise France et ceux du Comité 
des Représentants des États étrangers 
ont été consultés sur la rédaction 
de ce socle commun

Directeur général du groupe AFD et directrice de la Conformité

Directeur général d’EF et Responsable du pôle Risque, Contrôle interne et Conformité

Accessible au public sur le site internet du groupe AFD et EF :

AFD, Proparco :

afd.fr/sites/default/files/2023-02-11-17-52/charte-ethique
-groupe-afd.pdf

EF : 
https://www.expertisefrance.fr/sites/expertise/files/2025-06/
code-de-conduite-d-expertise-france.pdf

Politique générale du groupe AFD en matière de prévention et de lutte contre les pratiques prohibées

AFD, Proparco et EF (devrait être formellement ajoutée en 2026)

Prévenir, détecter et lutter contre toute Pratique Prohibée (y compris la corruption) qui entacherait les activités ou les opérations du groupe AFD

Ensemble de conventions internationales, directives européennes et textes français encadrant la lutte contre la corruption, la fraude, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (dont loi Sapin II, Code monétaire et financier et lignes directrices de l’AFA)

NA

Direction générale

https://www.afd.fr/sites/default/files/2020-12-02-04-02/
politique-generale-groupe-afd-prevention-et-lutte-contre-
pratiques-prohibees.pdf

Document de référence « Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme »

AFD, Proparco

Établir les grands principes suivis par le Groupe en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de rendre compte de l’approche retenue par les risques en matière LCB/FT. Il doit se lire en corrélation avec les procédures, les modes opératoires et les outils

Ensemble de conventions internationales, directives européennes et textes français encadrant la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la corruption (dont le Code monétaire et financier, la loi Sapin II, et les lignes directrices de l’ACPR et l’AFA)

NA

Direction générale

Document interne disponible dans le manuel de procédures.

Politique relative aux sanctions économiques et financières nationales et internationales

AFD, Proparco et EF (dispose de ses propres procédures, en ligne avec la Politique Groupe).

Définit les principes et obligations applicables en la matière

Réglementation relative aux sanctions financières et économiques applicable à l’AFD et à ses filiales

NA

Direction générale

Document interne disponible dans le manuel de procédures.

  • Le chapitre 2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens (S1) mentionne les documents et procédures qui complètent le socle commun.

 

2.1.4.2.2Lien avec la stratégie

Le groupe AFD identifie deux opportunités matérielles liées aux besoins et demandes de financements fortes pour les enjeux climatiques du développement durable. Répondre à ces besoins conforte le modèle économique du Groupe et permet de consolider ses performances financières. En effet en 2025, le groupe AFD a généré 7,8 Md€ de financements à forte valeur ajoutée pour le climat soit 60 % de l’activité totale.

Concernant les effets financiers actuels des risques matériels, le Groupe s’emploie à développer des formations pour son personnel afin de garantir l’intégrité de ses pratiques. En 2025 le Groupe n’a reçu aucune amende pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption.

Concernant les risques identifiés en matière de sécurité pour le personnel en mission, le Groupe est doté d’un dispositif de gestion de la sécurité à l’international et a mis en place une formation spécifique pour les personnes concernées.

Concernant les risques financiers climat et nature, les analyses internes permettent d’étudier la résilience de notre modèle. Les éléments méthodologiques sont présentés dans les parties concernées (ESRS E1 et E4).

2.1.4.3 Matérialité de l’information

2.1.4.3.1Justification sur la non-matérialité de l’information
Non-matérialité du thème E1 sur le fonctionnement interne

Le Groupe cherche l’exemplarité en termes d’empreinte carbone interne et vise à réduire ses émissions qui sont par ailleurs compensées. Le groupe AFD n’identifie pas de risques opérationnels relatifs aux facteurs climatiques de transition, l’empreinte carbone interne n’étant pas suffisamment élevée pour cela. Les risques de ce thème pour cet exercice sont donc évalués comme peu fréquents et peu sévères. Le groupe AFD n’a pas identifié d’opportunité de réduction des coûts relative à ce thème.

Le groupe AFD n’identifie pas de risques relatifs aux aléas climatiques physiques aigus ou chroniques, les bâtiments étant peu ou pas exposés à de tels aléas. Les risques de ce thème pour cet exercice sont donc évalués comme peu fréquents et peu sévères.

Non-matérialité des thèmes E2 Pollution, E3 Eau et ressources aquatiques & marines, E5 Économie circulaire et usage de ressources

Relativement au poids des sujets climat et biodiversité dans les activités du groupe AFD, les sujets de la pollution, de l’eau et des ressources aquatiques et marines et de l’économie circulaire ne sont pas des axes majeurs ; ces thèmes n’ont pas été identifiés comme matériels lors de l’analyse de double matérialité.

Non-matérialité du thème S2 Travailleurs dans la chaîne de valeur

Le Groupe surveille que les réglementations locales en vigueur concernant les travailleurs soient appliquées par les gestionnaires de projet accompagnés par le groupe AFD, évitant de fait les impacts négatifs et les risques. Le Groupe n’agrège pas de données spécifiques sur ce sujet qui est non matériel.

Non-matérialité du sous-thème G1 relatif aux relations avec les fournisseurs

Au niveau de son fonctionnement interne : le Groupe n’identifie pas d’enjeux matériels dans ce domaine. Nonobstant, en tant qu’entité soumise aux règles de la commande publique il se doit d’être exemplaire et de maintenir de bonnes relations avec ses fournisseurs des fonctions supports. La Direction des Achats est notamment attentive à maintenir les délais de paiement sous les 30 jours réglementaires. Au niveau des activités opérationnelles, le Groupe n’a pas de lien contractuel direct avec les fournisseurs de ses clients et bénéficiaires, ni d’impact direct sur les délais de paiement.

Non-matérialité du sous-thème G1 relatif au lobbying

Le groupe AFD n’a pas vocation à protéger ses intérêts particuliers lors des processus législatifs français, européens ou locaux. Les dépenses en lobbying sont ainsi très faibles. De plus, le Groupe ne finance pas les partis politiques français ou européens. Concernant les activités opérationnelles, le Groupe ne finance pas les activités de lobbying de ses bénéficiaires ni ne participe à ce type d’activité. Le Groupe ne finance pas les partis politiques locaux ni ne leur apporte d’expertise.

Non-matérialité du sous-thème G1 bien-être animal

Les impacts du groupe AFD sur le bien-être animal sont minimes au vu des très faibles montants dédiés à l’élevage, la pharmaceutique ou encore la cosmétique. Le non-respect du bien-être animal par les clients et les bénéficiaires du groupe AFD n’a pas été identifié comme un facteur augmentant les risques de crédit des contreparties de l’AFD et est donc évalué pour cet exercice comme peu fréquent et peu sévère.

2.1.4.3.2Méthodologie de la matérialité des informations

Afin de définir la matérialité de l’information, le groupe AFD a étudié la matérialité des Disclosure Requirements (DR) relatifs à des métriques, puis les points de données leur étant rattachés, à dire d’expert sur la base de (i) la liaison avec les Impacts, Risques et Opportunités identifiés comme matériels d’après l’analyse de double matérialité et (ii) la significativité de l’indicateur pour le modèle d’affaires du Groupe.

À l’issue de cet examen, certains DR ont été jugés :

Certains data points appartenant à un DR matériel ont ensuite été jugés non matériels car non significatifs du fait du modèle d’affaires du Groupe, par exemple le data point [ESRS S1-17 104] relatif aux incidents graves constatés en matière de droit de l’homme (droit des enfants, travail forcé).

2.2Informations environnementales

2.2.1Changement climatique (E1)

AFD2025_URD_FR_Fiches_p01_HD.jpg

La gestion de chaque IRO matériel est présentée de manière synthétique ci-dessous puis détaillée dans le reste du chapitre.

 

ESRS

Intitulé de l’IRO

Politiques

Actions

Métriques & Cibles

E1 Climat

Impact positif : protection ou adaptation à différentes échelles contre des aléas climatiques liés aux interventions

Impact positif : réduction des émissions de gaz à effet de serre à différentes échelles lié aux interventions

Opportunité : développement du portefeuille du Groupe lié au déploiement de solutions pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique

  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco
  • Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco
  • Feuille de route risques financiers climatiques
  • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales
  • Accompagnement des projets : instruction des dossiers et apport financier ou d’expertise
  • [Groupe] Nombre d’engagements n’ayant pas de notation négative sur les dimensions Résilience, Bas carbone des notations DD (%). cible à 100 % au 31/12/2025)
  • Analyse systématique des projets via cadre d’analyse et avis développement durable
  • Analyse systématique des projets d’investissement via la procédure Climate screening
  • [AFD] [CRI #20] Nombre de pays et d’acteurs accompagnés et/ou prévision d’abattement de GES (teqCO2 ex ante) permis par des financements affectés. Pas de cible.
  • [AFD] [CRI #21] Nombre de personnes dont la résilience climatique est accrue par le projet, (Nombre et % femmes). Pas de cible
  • [AFD-PRO] Co-bénéfices Climat (€/an) : cible de 6 Md€/an au 31/12/2025
  • [AFD-PRO] Émissions absolues projet en flux (tCO2e) (pas de cible)
  • [AFD-PRO] Émissions évitées projet en flux (tCO2e) (pas de cible)
  • [AFD-PRO] Émissions financées portefeuille en stock (tCO2e) [E1-6] (pas de cible)
  • Effet d’entraînement/
    mobilisation d’autres acteurs

Indicateurs de suivi transverses de l’action, non spécifiques au changement climatique, présentés dans l’ESRS 2 :

  • [AFD] Mobilisation institutionnelle via les fonds délégués (€). Pas de cible

2.2.1.1Plan de transition climat

Le plan de transition rend compte des dispositions stratégiques et opérationnelles mises en place par le groupe AFD pour assurer le déploiement d’une activité de financement et d’accompagnement systématiquement cohérente avec une transition bas carbone et résiliente au changement climatique dans ses pays d’intervention ; ceci dans le cadre d’une réponse aux attentes de l’Accord de Paris (et plus largement des ODD – Objectifs de développement durables définis par l’ONU) mais également à celles de l’État Français. Cette approche a été adoptée dès 2017 et structure l’ensemble de l’activité du Groupe.

L’action du groupe AFD au service de transitions net zéro est complète au regard du rôle attendu des banques de développement du Nord au titre de l’Accord de Paris. Elle est étayée de façon robuste par un ensemble de diligences opérationnelles permettant de rendre compte de sa mise en œuvre et constitue une référence parmi ses pairs (engagement 100 % Accord de Paris repris par l’ensemble des banques multilatérales de développement, et bénéficiant d’une évaluation très favorable par les OSC spécialisées).

Plus précisément, le groupe AFD intègre de façon structurelle, dans sa stratégie et son modèle d’affaires, la transition vers une économie durable et les objectifs de l’Accord de Paris en termes de limitation du réchauffement climatique, au travers :

Ce faisant, l’enjeu stratégique du groupe AFD, conformément à son mandat (AFD/Proparco), sur le plan plus spécifique de son action climat atténuation, n’est pas la réduction des émissions financées du Groupe (soit, au sens PCAF(33) du terme, les émissions associées au portefeuille de l’institution pondérées par l’encours et envisagées de façon rétrospective) mais précisément l’accompagnement et le financement des transitions – en cours ou à venir – de ses clients, pour une insertion dans des trajectoires d’émissions - pays essentiellement - qui doivent tendre vers zéro (plus précisément l’Accord de Paris implique un net zéro mondial). Il s’agit d’accompagner des acteurs, souverains et non souverains, carbonés, en finançant des interventions et actifs vertueux dans le cadre de transitions bas carbone de long terme, suivies et évaluées, dans tous les secteurs du développement.

Le modèle d’affaires du groupe AFD est ainsi indissociable des processus de développement bas carbone et résilient de ses clients, qu’ils soient souverains ou non souverains : non seulement son activité nourrit ces processus de façon complète au vu de la palette de ses instruments, mais son analyse de risque intègre également l’appréciation de leur mise en œuvre effective.

Le plan de transition du groupe AFD est articulé autour de la description des éléments ci-avant, de façon à répondre à une demande de « compréhension de contribution au processus d’atténuation et de compatibilité de sa stratégie et de son modèle économique avec la transition vers une économie durable, la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C conformément à l’Accord de Paris et avec l’objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 » formulée notamment par le cadre CSRD. Le plan de transition ne comprend pas de cibles d’émissions financées, celles-ci ne reflétant ni le positionnement ni les objectifs de l’action Climat du Groupe. De ce fait, il ne s’agit pas d’un plan de transition qui intègrerait une cible d’émissions financées à horizon 2030 au sens des normes ESRS.

Conformément au Plan d’Orientation Stratégique du groupe AFD, Expertise France contribue à la mise en œuvre du plan de transition climat du Groupe. En tant qu’agence de coopération, Expertise France s’attache à mettre en œuvre des projets structurants et à impact positif, contribuant à l’atteinte des ODD et des objectifs politiques prioritaires définis par le CPD et le CICID.

En 2025, Expertise France a réalisé un Bilan Carbone® élargi. Sur cette base, Expertise France engage des travaux visant à décliner et adapter le plan de transition climat du Groupe au regard de la spécificité de ses activités et de ses modes d’intervention. Ces travaux sont en cours et permettront de préciser progressivement les orientations pertinentes.

2.2.1.1.1La stratégie d’alignement avec l’Accord de Paris au sein des Banques Publiques de développement et du Groupe
Les attentes de l’Accord de Paris vis-à-vis des financeurs du développement

L’Accord de Paris introduit, à la suite de ses objectifs de limitation de la hausse de la température (Article 2.1a) et de renforcement des capacités d’adaptation (Article 2.1b), l’objectif formel de « rendre compatibles les flux financiers avec un profil d’évolution vers un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques(34) » (Article 2.1c).

La mise en œuvre de l’Accord de Paris est basée sur l’élaboration de stratégies long terme de développement bas carbone au niveau de chaque pays. L’attente induite par cet objectif 2.1c consiste ainsi, pour un financeur du développement, en la cohérence de chaque intervention financée avec les stratégies ou les scénarios plausibles de développement bas carbone et résilient du/des pays concerné(s) par l’intervention. Il s’agit aussi de rechercher les effets catalytiques et structurants pour la réorientation de l’ensemble des flux financiers dans ces pays, en cohérence avec ces stratégies et scénarios.

L’Accord de Paris précise par ailleurs ses « moyens de mise en œuvre » que sont la production de finance climat, le transfert de technologie et le renforcement des capacités. À ce titre, il est intéressant de rappeler que la décision de la COP 21 souligne explicitement l’importance du soutien, au titre de la finance climat, à « l’application des politiques, stratégies, règlements, plans d’action » que représentent en particulier des interventions conditionnant la réorientation des financements au-delà des investissements à proprement parler. La finance climat est par ailleurs entendue par l’Article 4 de l’Accord de Paris comme de nature à permettre de relever l’ambition des pays en développement en termes de transition bas carbone et résiliente.

Un cadre de réponse partagé par le groupe AFD, l’ensemble des Banques multilatérales de développement, et IDFC

À la suite de l’Accord de Paris, le gouvernement français a annoncé dès 2017, au sein de son Plan Climat(35) que le groupe AFD deviendrait la première banque bilatérale de développement avec un mandat explicite de mise en œuvre de l’Accord de Paris à travers l’ensemble de son portefeuille d’activités. Ce que le groupe AFD a fait dès 2017.

De leur côté, les Banques multilatérales de développement n’ont défini une « approche d’alignement aux objectifs de l’Accord de Paris »(36) que dans leur déclaration conjointe de 2018, avant que l’IDFC publie ses recommandations en la matière en 2021.

La réponse des Banques publiques de développement aux attentes de l’Accord de Paris est structurée autour des principaux axes complémentaires suivants :

Si le groupe AFD a mis en place un cadre de réponse (Stratégie Climat) sur le plan stratégique basé sur les principes précités(37), il l’a fait dès 2017 et l’a déployé autour des quatre axes suivants :

Les engagements et objectifs précités sont en outre étayés par des processus de diligences opérationnelles et une redevabilité spécifique, et complétés par un cadre d’appréhension du risque Climat, détaillés dans la suite du plan de transition climat.

La feuille de route planète

En 2025, les engagements stratégiques fondamentaux du Groupe en matière de climat décrits ci-dessus ont été reconduits par la feuille de route planète 2025-2030 et augmentés d’une ambition d’alignement des activités du Groupe avec le Cadre mondial pour la biodiversité d’une part, et de caractérisation robuste de la finance climat à effets systémiques d’autre part. Ce dernier axe répond à la nécessité de mettre en œuvre et de faire valoir de façon plus précise la valeur ajoutée potentielle de l’activité d’une institution publique de développement comme l’AFD et Proparco sur ce type d’effets systémiques - visés par l’Accord de Paris au titre de la finance climat au-delà des effets directs associés aux investissements (cf. supra), du fait de ses instruments, mandat et positionnement privilégiés en matière d’accompagnement des politiques de développement dans ses pays d’intervention.

La feuille de route planète s’inscrit toujours pleinement dans les priorités de la politique française et s’aligne en outre avec les objectifs européens du Pacte vert(38), le paquet législatif Fit for 55(39) et l’initiative Global Gateway(40). Elle intègre aussi les problématiques liées aux incertitudes internationales, nationales, géopolitiques et socio-économiques dans le cadre de son approche de l’accompagnement des plans nationaux et de transformation des acteurs. Elle concerne l’AFD, Expertise France et Proparco et couvre l’ensemble des zones d’intervention du Groupe, y compris les territoires ultramarins.

AFD2026_URD_FR_J021_HD.jpg

 

La feuille de route planète du Groupe ainsi renouvelée (approbation finale par le conseil d’administration en juillet 2025) s’articule désormais formellement autour de quatre axes (cf. tableau ci-dessus) :

 

Le cadre stratégique ci-dessus et les diligences opérationnelles afférentes déployées par le groupe AFD emportent par construction un modèle économique intrinsèquement indissociable des processus de développement durable bas carbone et résilient au changement climatique des acteurs souverains et non souverains clients du groupe AFD. Son activité nourrit et accompagne ces processus de transition de façon à la fois systématique et la plus complète au vu de la palette des instruments du Groupe, tandis que son appréhension du risque intègre leur mise en œuvre effective.

Politique d’exclusion à l’endroit des énergies fossiles

Au-delà de l’engagement de cohérence des interventions du Groupe avec des trajectoires de développement bas carbone et résilient au changement climatique, le groupe AFD a décidé au travers d’une décision de son conseil d’administration de 2022, dans la dynamique de la COP 26 de Glasgow, d’exclure de ses financements : les projets d’exploration, production, transformation ou transport dédiés aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz conventionnels et non-conventionnels) et leurs infrastructures associées ; les projets de construction, rénovation ou extension de centrales de production d’électricité à partir d’énergies fossiles, y compris de gaz naturel à l’exception des projets de mini-réseaux alimentés par des centrales hybrides (couplant les énergies renouvelables et des combustibles fossiles) ; des projets de construction, rénovation ou extension de nouvelles centrales de production de chaleur à partir d’énergies fossiles (hors secteur industriel et bâtiment) ; les projets de construction, d’extension ou rénovation de centrales à cogénération ou trigénération à partir d’énergies fossiles. Pour plus d’informations sur la liste d’exclusion du Groupe, cf. section 2.1.2.6.1.

Les politiques de suivi des risques financiers climatiques

Le mandat d’accompagnement des transitions va de pair avec le fait que les clients souverains et non souverains du Groupe opèrent dans des environnements particulièrement sensibles aux conséquences du changement climatique et de la transition globale. Les projets et les clients financés sont susceptibles d’être affectés par deux types de risques financiers :

Ces risques financiers sont nécessairement analysés et suivis comme tels par l’AFD et Proparco en tant que sociétés de financement, au-delà du fait que l’action du Groupe contribue de façon générale à leur meilleure appréhension et gestion par les clients.

Depuis 2019 AFD et Proparco ont ainsi engagé un travail d’intégration des risques financiers climatiques, tant physiques que de transition, dans les processus d’analyse de risques (cf. section 2.1.2.6.4 Prise en compte des risques financiers climat et nature).

2.2.1.1.2L’opérationnalisation des engagements climat du groupe AFD 

 

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Les engagements du groupe AFD en matière d’action climat sont déclinés au travers : 

Outils opérationnels de mise en œuvre de l’action Climat

La mise en œuvre opérationnelle des engagements du groupe AFD et de son action Climat est assurée au travers d’un ensemble d’outils et dispositifs complémentaires, à savoir : le cadre d’analyse développement durable AFD et Proparco ; les fiches pays et les appuis aux trajectoires long terme ; le déploiement d’outils de modélisation macroéconomiques propres ; la caractérisation Climat des interventions ; la comptabilité gaz à effet de serre ; la politique d’exclusion à l’endroit des énergies fossiles déjà mentionnée.

Le cadre d’analyse développement durable

Mis en place dès 2014, le dispositif Analyse et Avis Développement Durable vise à faciliter la prise en compte transversale des enjeux du développement durable dans les opérations de financement du Groupe (cf. section 2.1.2.6.2). Il a évolué en 2017 pour intégrer les nouvelles orientations de la Stratégie Climat et l’analyse de cohérence des projets avec l’engagement 100 % Accord de Paris, et a été mis à jour à nouveau en 2022 puis en 2025 pour s’adapter cette fois notamment aux engagements de la feuille de route planète.

Pour l’AFD, le cadre d’analyse développement durable détaille en particulier une grille de notation des projets bas carbone et/ou résilients au changement climatique selon une approche qualitative, étayée par un guide d’utilisation établi sur la base de la littérature et des pratiques internationales. La notation au titre de ce cadre d’analyse développement durable cadre a une amplitude de - 2 à + 3 : les projets recevant une note négative sont ceux qui se révèlent incohérents avec une trajectoire bas carbone et résiliente du pays.

Pour la dimension transition bas carbone il prévoit une analyse des interventions selon leur apport aux leviers des transitions -- respectivement politiques, technologiques, ou relevant des pratiques des acteurs économiques et financiers et des agents économiques d’une façon générale.

On doit noter que, ce faisant, l’appréciation de la cohérence d’une intervention vis-à-vis d’une transition bas carbone n’est généralement pas directement liée au niveau des émissions brutes de gaz à effet de serre (GES) associées au projet considéré isolément, mais bien à sa cohérence en termes de choix technologiques, de conformité aux politiques sectorielles à développer, de pratiques d’acteurs, pour permettre une transition suffisamment ambitieuse. L’analyse vise ainsi essentiellement les types de projets – et in fine les impacts ultimes attendus des transitions – plutôt que les impacts GES directement associables aux projets, qui sont néanmoins évalués par ailleurs (cf. infra).

De façon explicite, le cadre d’analyse développement durable attribue une note négative aux projets induisant un effet de verrouillage des émissions GES dans le contexte de leur développement bas carbone.

Le Groupe a achevé en 2022 un chantier de convergence des dispositifs d’analyse développement durable. Proparco et Expertise France disposent désormais de grilles d’analyse cohérentes avec le dispositif Analyse et avis développement durable de l’AFD et adaptées aux spécificités de leurs métiers.

L’évolution 2025 de la grille AFD pour les dimensions bas carbone et résilience a par ailleurs précisé et redéfini un ensemble d’attributs caractérisant de façon progressive l’intensité croissante du caractère transformationnel des projets.

D’un point de vue opérationnel, la sélectivité emportée par l’engagement 100 % Accord de Paris est tout d’abord réalisée par les équipes opérationnelles lors de l’identification des projets sur la base de ces grilles. À l’AFD, les projets sont ensuite soumis à une division dédiée (ADD) pour analyser la cohérence de chaque opération et pour rendre son avis. Côté Proparco, la division Impact (IMP), sur la dimension bas carbone, et la division ESG, sur les autres dimensions (dont la dimension résilience), ont quant à eux la charge d’établir les notations négatives, analysant ainsi l’alignement des projets à financer à la stratégie de financement de Proparco. À Expertise France, cette notation est discutée lors des comités de développement des projets et vise à confirmer que le projet en cours de conception est en phase avec l’engagement d’être 100 % aligné sur les Objectifs du développement durable (ODD).

Les fiches pays et les appuis aux stratégies long terme

Les analyses de cohérence avec un développement pays bas carbone et résilient au changement climatique nécessitent, pour être menées, une connaissance des contextes pays. Pour ce faire, la stratégie Climat du groupe AFD a introduit deux outils mis en œuvre :

Les outils de modélisation au service des pays

L’AFD développe des programmes de recherche, en lien étroit avec les gouvernements, banques centrales et autorités de régulation, visant à conduire des diagnostics approfondis sur les risques financiers climatiques et à élaborer des recommandations de politiques publiques et de stratégies de gestion des risques. À cet effet, l’AFD travaille sur trois outils de modélisation complémentaires pour accompagner les pays face aux risques climatiques (physiques et de transition) et analyser les dimensions macroéconomiques des transitions écologiques. Une partie importante des exercices impliquant le déploiement de ces modèles dans les pays d’intervention de l’AFD est financée via la Facilité 2050.

D’un côté, l’outil ESTEEM s’intéresse à l’exposition et à la vulnérabilité des pays aux risques de transition en matière d’emplois, de salaires, de recettes fiscales et d’exportations. L’identification de ces vulnérabilités permet d’anticiper les effets macroéconomiques découlant de la dépendance des économies concernées aux industries fortement émettrices de gaz à effet de serre. Le modèle participe ainsi à éclairer la prise de décision tout en tenant compte des spécificités économiques, sociales et environnementales des pays, de façon à ce que les États puissent mener des stratégies à long terme dans le cadre de l’Accord de Paris et de l’Agenda 2030(44).

GEMMES, un autre instrument de modélisation quantitative dynamique développé par l’AFD, permet de calibrer des stratégies de transition en analysant les impacts macro-financiers du changement climatique. Le modèle teste des scénarios de transition vers des horizons décarbonés en générant des trajectoires sur le temps long.

ESTEEM comme GEMMES alimentent le dialogue de politiques publiques sur les transitions écologiques, au niveau national et au niveau international en partant du principe que les différents objectifs – écologiques, sociaux, économiques et financiers – doivent être pris en compte simultanément. Ils reposent aussi sur des indicateurs multidimensionnels, aussi bien économiques que biophysiques (ressources terrestres, ressources en eau, émissions de gaz à effet de serre, etc.) afin d’accompagner les pays dans la construction de trajectoires en soutenabilité forte et d’éclairer les décideurs sur la manière de réconcilier les ambitions des trajectoires économiques, sociales et environnementales.

Enfin, l’AFD développe également un programme de recherche sur les risques et opportunités de transition à partir d’une approche microéconomique et financière. Les études pays produites dans le cadre de ce programme ont vocation à éclairer la décision publique relative aux politiques de transition bas carbone dans un nombre important de secteurs (énergie, ressources fossiles, transport, industrie, agriculture). En analysant de façon désagrégée les scénarios de transition, les relations économiques, et les dynamiques d’acteurs, cette approche permet également aux entreprises, institutions financières et collectivités locales d’engager des réflexions stratégiques afin de réduire et de mieux gérer leur exposition aux risques de transition, et d’exploiter les opportunités offertes par cette transition. Ce programme de recherche et le dialogue multi-acteurs qui l’accompagne visent à une meilleure prise en compte des éventuels effets économiques des dynamiques de transition bas carbone afin de renforcer la stabilité financière et sociale de ces dynamiques.

La caractérisation finance climat des interventions

L’ensemble des interventions du groupe AFD sont depuis 2012 – soit antérieurement à l’Accord de Paris –, catégorisées en fonction de leur apport ou non de co-bénéfices climat, c’est-à-dire d’une valeur ajoutée en termes de politiques ou d’actions visant l’atténuation ou l’adaptation au changement climatique, dans le cadre de transitions bas carbone et résilientes au changement climatique (la finance climat).

Le Groupe s’est donné en 2017 l’objectif de consacrer au moins 50 % de ses engagements annuels à des interventions de ce type, ou 6 Md€ par an à partir de 2025, et ce, sous réserve du maintien des ressources budgétaires, à partir d’un engagement similaire pris dès 2012 qui concernait l’AFD à hauteur de 50 % et Proparco à hauteur de 30 %.

Afin de pouvoir procéder à la catégorisation de ses interventions en fonction de l’existence ou non de co-bénéfices climat, le groupe AFD s’est doté d’une taxonomie, laquelle est sensiblement proche des « principes communs IDFC-MDB pour la comptabilisation de la finance climat »(45) (avec deux volets respectivement atténuation et adaptation). Il est à noter que ces principes communs reposent essentiellement, concernant l’atténuation, sur la mise en œuvre de projets sobres en carbone induisant une réduction ou un évitement d’émissions par rapport à un scénario alternatif de référence(46) ; le cadre n’est pas en soi conçu pour juger de l’opportunité ou de l’efficacité des interventions en matière d’accélération de la transition dans un pays(47).

Cette taxonomie est ainsi pertinente pour suivre l’objectif que le groupe AFD s’est fixé à partir de 2025 de consacrer au moins 6 Md€ d’engagements annuels à des interventions à co-bénéfice climat (sous réserve de la disponibilité des crédits budgétaires) ; mais elle doit nécessairement être combinée avec l’analyse de Développement Durable qui, elle, reste nécessaire pour assurer la cohérence avec une transition pays et vérifier le respect de l’engagement 100 % Accord de Paris.

Par ailleurs, le contexte de la négociation internationale Climat(48) invite à accentuer la recherche d’efficacité pour la finance climat publique. La finance climat publique devrait ainsi être prioritairement dirigée vers des objets – projets à effets systémiques en particulier – susceptibles d’accélérer les transitions et de mobiliser et réorienter les flux d’investissements, en conformité avec les attentes de l’Accord de Paris. C’est à ce titre que la feuille de route planète du groupe AFD a proposé de caractériser (dans le cadre de l’AADD) et de maximiser la production de cette finance transformationnelle (cf. section 2.1.2.1.2).

Enfin, si Expertise France s’applique bel et bien, dans le cadre de son mandat de lutte contre la pauvreté et de préservation des biens publics mondiaux, à contribuer à la protection de la planète par une action en faveur de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, la part des financements strictement Climat n’est pas comptabilisée de façon séparée au sein de ses opérations.

La comptabilité gaz à effet de serre (GES)

Le groupe AFD s’est doté dès 2012 d’un outil spécifique de calcul des émissions associées aux projets dans 30 secteurs d’intervention, basé sur un outil développé initialement par l’Ademe (Outil Bilan Carbone®). L’outil est disponible gratuitement en ligne et est par ailleurs utilisé par de nombreux prestataires, en France notamment.

Il est important de noter qu’un calcul d’émissions de GES est possible grâce à cet outil principalement dans le cadre de financements affectés à des objets physiques. Les financements d’atténuation dirigés vers de l’assistance technique ou des politiques publiques, même s’ils visent toujours à contribuer aux conditions d’une atténuation systémique, et donc aux réductions de GES ultimes nécessaires à une décarbonation de l’économie, peuvent rarement se voir attribuer un chiffre d’émissions évitées, en raison de la dilution de la chaîne de causalité entre les financements – toujours partiels à l’échelle des budgets nationaux et des économies – et les réalisations.

Un calcul des émissions de gaz à effet de serre associées directement aux projets et interventions, même s’il intéresse donc seulement une partie de l’activité du groupe AFD et ne peut refléter qu’une partie seulement de ses effets, reste cependant incontournable dans un contexte où :

Il est important cependant de noter que si ces calculs d’émissions sont rapportés et publiés, ils ne font pas l’objet d’objectifs quantitatifs au titre du pilotage de l’action Climat du groupe AFD.

Les outils d’évaluation des risques financiers climatiques
Analyse des risques climatiques des clients souverains

L’AFD intègre systématiquement l’évaluation des risques financiers climatiques dans ses analyses de risque pays et souverain.

Pour les risques physiques, un cadre méthodologique évalue l’exposition des pays à quatorze aléas climatiques (sécheresses, inondations, cyclones, etc.), en fonction de leur vulnérabilité territoriale et sectorielle. L’analyse repose sur un scénario défavorable (RCP 8.5 du GIEC(50)) et s’appuie sur des indices internationaux (ND-GAIN(51)), des rapports externes (Banque mondiale) ainsi que sur les impacts historiques de chocs climatiques. Elle inclut les répercussions socio-politiques possibles (migrations, tensions sociales, sécurité alimentaire). Cette analyse peut être déclinée à différents horizons de temps (2040, 2070, 2100). Ces horizons temporels ont été définis sur des périodes de 30 ans pour prendre en compte les évolutions climatiques. Par ailleurs l’horizon 2040 est le plus adapté au regard du portefeuille AFD et de l’horizon d’analyse du risque pays et du risque souverain. La capacité et l’ambition des politiques d’adaptation influencent fortement l’ampleur de ces risques.

Les risques de transition sont évalués via le profil émissif du pays (trajectoire et composition sectorielle des gaz à effet de serre, intensité carbone et énergétique, mix énergétique). Une modélisation, qui croise la vulnérabilité pays et un score sectoriel fourni par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), estime la dépendance des économies à des secteurs en déclin face à la transition bas carbone. L’analyse prend aussi en compte la vulnérabilité macro-financière et sociale des pays, ainsi que leurs politiques de transition, qui peuvent atténuer ou au contraire amplifier le risque.

Analyse des risques climatiques des clients non-souverains

L’AFD intègre les risques climatiques dans l’analyse du risque de crédit, i) dans la cotation finale pour les risques financiers climatiques historiquement matérialisés, ii) en tant que score extra-financier pour les risques financiers climatiques prospectifs.

Les outils d’analyse des risques financiers climatiques de l’AFD n’ont pas d’impact à date sur les notes de crédit des contreparties. Les structurations des projets ont en revanche pu être impactées en fonction des risques financiers climatiques identifiés.

Les scores bruts de vulnérabilité aux risques climatiques des clients non souverains de l’AFD reposent en grande partie sur les mêmes outils et bases de données que ceux utilisés pour l’analyse au niveau souverain. Ils permettent d’estimer l’exposition des clients aux risques de transition et aux aléas climatiques, selon leur localisation et leur secteur d’activité. Une caractérisation plus fine de ces risques via un questionnaire et l’appréciation qualitative et individualisée des mesures d’adaptation et d’atténuation permet d’obtenir une évaluation des risques financiers climatiques nets.

Ces deux outils, intégrés au système d’information de l’AFD et appliqués à l’ensemble des zones d’intervention de l’AFD, permettent un suivi micro (client) et macro (portefeuille global).

L’analyse des risques financiers climatiques des clients de Proparco s’appuie sur la même démarche et les mêmes outils. Elle est mise en place de façon progressive depuis 2025, en couvrant dans un premier temps les risques physiques des contreparties du portefeuille sur la partie dette, et vise au terme de 2026 l’analyse du risque financier physique climatique sur la totalité du portefeuille (hors garanties).

Pour le non-souverain, l’horizon de temps est 2050 sur la base des scénarios du stress test ACPR de 2020. Pour le souverain, notre approche est statique et fondée sur l’étude du profil émissif des pays, de leur exposition aux secteurs considérés en déclin dans le cadre de la transition (modèle ESTEEM), de leur vulnérabilité macroéconomique et sociopolitique, et des politiques nationales d’atténuation.

Ressources : refinancements ODD

Toutes les interventions du groupe AFD se conforment à la Stratégie Climat du Groupe et à ses exigences opérationnelles. De facto, l’ensemble des ressources mobilisées – dont bien sûr les émissions obligataires ODD (cf. section 2.1.2.3) – concourent à la mise en œuvre de cette stratégie et donc au financement des transitions.

La gouvernance et le dispositif organisationnel
Gouvernance
Le rôle du conseil d’administration

Le conseil d’administration de l’AFD a approuvé la Stratégie Climat 2017-2025 et la feuille de route planète 2025-2030, qui consignent l’ensemble des mesures qui étayent la réponse du Groupe aux objectifs d’un plan de transition.

Le conseil d’administration a également approuvé la stratégie transition énergétique, qui traite de l’ensemble du secteur énergétique et précise la politique d’exclusion du Groupe concernant les énergies fossiles, et sa revue à mi-parcours en octobre 2021. Le conseil d’administration délibère sur les concours financiers octroyés par l’AFD, sur la base de documents de présentation de projet qui présentent systématiquement la cohérence de l’opération avec la stratégie climat, les risques climatiques liés à l’opération, l’avis développement durable.

Le conseil d’administration de Proparco détermine les orientations de l’activité de Proparco et veille à leur mise en œuvre. Il a validé la stratégie 2023-2027 de Proparco qui est une déclinaison de la stratégie Groupe et comporte un fort volet climat avec notamment comme objectifs d’amplifier les financements en faveur de l’atténuation et de l’adaptation, d’accompagner les transitions des clients et de promouvoir des solutions innovantes.

Le conseil d’administration d’Expertise France est chargé de délibérer sur les affaires de l’établissement, notamment sur ses conditions générales d’organisation et de fonctionnement, son contrat d’objectifs et de moyens (COM) ainsi que sur ses orientations stratégiques. À ce titre, il a soutenu les objectifs climat inscrits dans le COM, visant à accompagner une transition plus juste et à promouvoir l’adaptation et l’atténuation face au changement climatique. Le conseil d’administration délibère également sur la gestion financière et budgétaire de l’établissement.

Le comité exécutif

Le COMEX de l’AFD se réunit plusieurs fois par an pour traiter des grands enjeux relatifs aux Objectifs de développement durable, en particulier sur le climat. Il supervise la mise en œuvre des objectifs climat et biodiversité du groupe AFD et en confirme les grandes orientations. Tous les deux ans, le COMEX est informé des travaux sur les risques financiers climatiques et nature en application de la feuille de route interne sur le sujet.

Le COMEX de Proparco réunit la Direction générale et les directeurs des différents départements. Il débat des orientations et politiques internes et pilote l’activité y compris dans sa dimension climat : finance climat et alignement des opérations avec l’Accord de Paris.

Le COMEX d’Expertise France, est l’organe de pilotage général de l’entreprise. Le directeur général s’appuie sur le COMEX pour assurer la réalisation et le suivi des engagements fixés par le contrat d’objectifs et de moyens et pour toute question relative à l’organisation interne d’Expertise France, en particulier sur les sujets climat. Le COMEX s’engage pour la protection de la planète, par une action en faveur de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, ainsi que de la préservation de la biodiversité. Il statue sur les décisions et modalités de mise en œuvre de cette stratégie et assure le suivi des indicateurs clés d’activité, y compris les sujets climat.

Les comités des risques

Cf. chapitre 4 du Document d’enregistrement universel. Les méthodologies d’évaluation et les indicateurs agrégés de l’exposition du portefeuille non souverain sur les risques financiers climatiques sont présentés au comité des risques. La méthodologie d’analyse du risque physique climatique a été validée en comité des risques pays (Coris pays) en mai 2019, quand celle relative au risque de transition climatique l’a été en mai 2022.

Le comité de pilotage (Copil) risques financiers climatiques et nature est un comité interne réunissant des membres de plusieurs Directions exécutives, départements et divisions du groupe AFD pour assurer le pilotage et le suivi de la feuille de route risques financiers climat et nature et coordonner le travail des différentes équipes. Le Copil réunit des équipes travaillant dans les Directions exécutives chargées des Opérations, des Risques, de la Recherche et Stratégie et inclut Proparco. Il se réunit deux fois par an et rend compte régulièrement au COMEX des avancées de la feuille de route risques financiers climatiques et nature.

Le comité des risques et d’audit de Proparco assiste le conseil d’administration sur les questions relatives à sa stratégie globale et à son appétence aux risques, en procédant à un examen régulier des stratégies, politiques, procédures, systèmes, outils et limites internes qui y sont liés. Dans le cadre de son mandat, il examine les principaux risques auxquels Proparco est susceptible d’être exposée : risque de crédit, risques de gestion de bilan et de marché, risque opérationnel, risque de non-conformité et risque de réputation. Il est également tenu compte des risques ESG et climatiques susceptibles d’influencer ses risques de crédit, opérationnels et réputationnels au regard des exigences réglementaires et de reporting extra-financier (CSRD).

Dispositif organisationnel
Les équipes opérationnelles

L’ensemble du dispositif opérationnel de l’AFD et de Proparco alimente la mise en œuvre de la feuille de route planète du Groupe. Les agences du réseau, au plus près du terrain, permettent d’amorcer le premier contact avec les clients et bénéficiaires des projets du Groupe, d’identifier des projets, et d’entretenir un dialogue tout au long de leur exécution.

Logées au sein de la Direction Solution de Développement Durable (SDD), les divisions techniques assurent la chefferie des projets financés par l’AFD, en assurant leur instruction avec les diligences associées, ainsi que le suivi technique en phase d’exécution.

 

Les équipes concernées du groupe AFD sont présentées ci-dessous :

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Les équipes techniques d’appui aux diligences climat

Une équipe dédiée aux sujets climat : la division climat-nature (CLN) réunit depuis 2022 les sujets climat et nature au sein d’une même entité. Composée d’une vingtaine de personnes au sein de la Direction des solutions de développement durable et assurant l’animation globale sur ces sujets au sein du groupe AFD(52), cette équipe est chargée d’élaborer et de suivre la mise en œuvre de la feuille de route planète du Groupe.

Sur les enjeux climat et nature, la division CLN a deux principales missions :

Compte tenu de l’ambition climat du Groupe, un effort de diffusion de l’expertise climat a été entrepris. La division CLN s’appuie ainsi sur un réseau de plus de 100 référents au siège, dans l’ensemble des Directions exécutives et dans le réseau des agences de l’AFD au niveau régional ainsi que dans certains pays. Les référents climat et nature sont chargés de soutenir les équipes dans l’intégration des enjeux climatiques dans leurs activités et de coordonner la contribution de leurs structures respectives aux objectifs de la stratégie climat. L’AFD anime la communauté des référents climat par le biais de lettres bimensuelles, de réunions régulières et d’un séminaire annuel. La division CLN élabore et anime des formations internes auprès des personnels au siège ou au sein du réseau d’agences, et externes auprès de ses partenaires. Outre les référents climat, un ensemble de chargés de mission transversaux (11 agents en 2025) en poste dans le réseau à l’étranger du Groupe appuie en particulier la prise en compte des aspects Climat dans les opérations dès leur origination.

L’avis développement durable est rendu à l’AFD par une structure indépendante, logée au sein du Département chargé de la stratégie de la Direction exécutive ISR, composée de 7 analystes à plein temps. (Cf. section 2.1.2.6.2).

Le département diagnostic économique et politiques publiques pilote notamment le déploiement des études macroéconomiques et des modèles ESTEEM et GEMMES et le pôle risque pays développe les analyses de risque climatiques des clients souverains.

Proparco compte sur un département dédié (A2D) pour s’assurer de la prise en compte des enjeux de développement durable dans ses opérations et par ses clients et pour accompagner l’amélioration des pratiques. Il regroupe les experts de Proparco dans trois domaines : Environnemental, Social et Gouvernance (ESG), mesure et gestion des impacts (IMP), accompagnement technique et mixage des ressources (ATM). Ces équipes portent de nombreux sujets climat : prise en compte des risques climatiques physiques auxquels sont exposés les projets, analyse du risque de désalignement des opérations avec l’Accord de Paris, comptabilisation des co-bénéfices climat des opérations, mobilisation de fonds délégués comme ceux du Fonds Vert pour le Climat, accompagnement des clients à l’intégration des enjeux climatiques dans leurs stratégies et opérations.

Expertise France compte sur un département dédié (Développement durable) pour s’assurer de la prise en compte de ces enjeux dans ses opérations. Le département est composé de quatre pôles : agriculture, énergie, développement urbain et économie circulaire et biodiversité. Cela représente une équipe d’environ 80 personnes. Un conseiller climat est dédié pour accompagner les équipes et appuyer les enjeux de développement durable dans les projets de ce département mais aussi tous les autres. Les projets issus d’autres départements peuvent aussi avoir de très bonnes notations ODD en faveur du climat.

La mobilisation des partenaires et institutions publiques
IDFC

Le groupe AFD est particulièrement actif au sein du Club IDFC pour contribuer au suivi de la déclaration de l’Ambition(56) diffusée à la COP26 visant i) à mettre fin au financement à international de nouveaux projets de centrales électriques charbon sans capture de carbone, ii) à atteindre un engagement financier de 1 300 Md$ de finance verte sur la période 2019-2025. Le groupe AFD encourage ses pairs à adopter et mettre en œuvre des stratégies alignées sur l’Accord de Paris. Il aide IDFC à promouvoir le financement d’interventions transformationnelles par les banques publiques de développement, dans la continuité de la contribution du Club aux travaux sur le nouvel objectif quantifié sur le financement climat (New Collective Quantified Goal on Climate Finance – NCQG) et du dialogue de Sharm el-Sheikh (sur l’alignement des flux financiers – Art. 2.1c) de l’Accord de Paris).

Finance en Commun (FiCS)

L’AFD, accueillant le Secrétariat Général du FiCS, cherche à renforcer les dialogues entre les principaux réseaux de l’écosystème financier, soit les banques publiques de développement, les régulateurs réunis au sein du réseau de banques centrales pour le verdissement du système financier (NGFS) et les acteurs privés et d’autre part avec les principales instances de gouvernance internationale, comme le G20 ou les Nations unies. FiCS permet l’échange de bonnes pratiques, la publication de travaux de recherche et une dynamique partenariale forte qui se matérialise chaque année lors des Sommets FiCS.

L’AFD attribue par ailleurs aux partenariats avec la société civile, les chercheurs et les think tanks une place importante au sein de son action, afin notamment de favoriser approches innovantes.

EDFI

EDFI(57) a pour rôle de promouvoir la coopération technique et financière entre ses membres, ainsi qu’avec les autres institutions financières de développement bilatérales, multilatérales et régionales. La collaboration entre institutions européennes a notamment permis la signature de plusieurs accords encadrant leurs investissements, tels que les principes directeurs pour des financements responsables ou les centres financiers offshore. Elle a également rendu possible la création de deux fonds communs : le European Financing Partners (EFP) consacrée au financement du secteur privé dans la zone ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), et la Interact Climate Change Facility (ICCF) dédiée au développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les pays du Sud. Le pilotage et la redevabilité de l’accompagnement des transitions bas carbone et résilientes.

Pilotage, suivi des engagements et redevabilité de l’action Climat
Cadre de pilotage

Dans le cadre du positionnement établi du groupe AFD en accompagnement systématique des transitions depuis 2017, les enjeux principaux identifiés en matière de pilotage et de redevabilité sont essentiellement de trois ordres ; ils concernent :

Dans ce contexte, la recherche d’optimisation des effets passe en particulier par :

La poursuite de l’amélioration des processus d’évaluation et de la redevabilité associée

La feuille de route planète 2025-2030 a introduit notamment à ce titre :

Par ailleurs, la structuration actuelle d’une filière de suivi des résultats et impacts, capitalisation et évaluation, concrétise la politique du groupe AFD en matière de suivi évaluation(59) avec un objectif de 50 % des opérations évaluées de façon indépendante des équipes opérationnelles.

Émissions Financées portefeuille

Dans le cadre de ses obligations CSRD, un exercice d’estimation des émissions associées aux clients et pondérées par leurs encours respectifs de financement vis-à-vis du Groupe, couvrant l’ensemble du portefeuille des financements vivants, a été mené pour la première fois en 2025 par le groupe AFD et est rapporté séparément dans la section E1-6 de cet état de durabilité.

Cet exercice ne reflète pas les émissions des projets financés, qui font l’objet des exercices d’évaluation quantitative décrits ci-avant, mais une partie des émissions des clients (dont les clients pays).

Le caractère non affecté d’une partie significative des interventions du groupe AFD, et la logique risques prévalente à une partie de ces exercices ont en effet conduit à une évaluation de ces émissions financée sur une base client et non projet dans le cadre CSRD. Ces chiffres sont par ailleurs évalués en absolu et en intensité dans le cadre de la redevabilité CRR3 Capital Requirement Regulation 3 pour une sous partie – corporate non financiers – des clients AFD.

Des chiffres d’émissions portefeuille pondérés par les encours ne peuvent cependant pas servir le pilotage de l’action Climat du Groupe, pour des raisons fondamentales ayant trait en particulier :

Dans le contexte des éléments ci-avant, le Groupe ne se fixe pas (comme la directive CSRD, E.1-14 en laisse l’opportunité aux entités), au titre de son mandat d’accompagnement des transitions ou de gestion des risques, de cibles d’émissions financées, que ce soit en termes d’émissions absolues ou en intensité d’émissions.

Le suivi des engagements et la redevabilité de l’action Climat
Respect de l’engagement « 100 % Accord de Paris »

Sur la période 2017-2025, 8 projets sur environ 5700 projets octroyés ont fait de façon exceptionnelle l’objet de décisions de financement alors qu’une notation défavorable avait été émise par l’avis développement durable sur l’une des dimensions Climat. Ces cas ont relevé de situations où une notation négative à un stade avancé de l’instruction questionnée par les directions techniques et/ou géographiques a justifié une décision formelle du comité d’arbitrage présidé par la direction générale de l’AFD avant présentation au Conseil d’administration pour autorisation de financement. 

 

 

Année

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Cible

Nombre de projets

152

181

236

193

192

217

342

348

301

 

Dont projets notés alignés « 100% Accord de Paris » 
par l'analyse développement durable

147

180

234

191

190

216

342

346

301

 

Pourcentage

96,7 %

99,4 %

99,2 %

99,0 %

99,0 %

99,5 %

100 %

99,4 %

100 %

100 %

 

Les chiffres AFD et Proparco de finance climat atténuation et adaptation

Pour l’année 2025 le Groupe affiche des engagements (autorisations de financement) de 3,2 Md€ en finance adaptation et 4,5 Md€ en finance atténuation. Le chiffre de finance climat total pour 2025 est donc supérieur aux 6 Md€ d’objectif du Groupe fixé à partir de 2025. Malgré la forte marche décidée en 2017 avec l’extension au niveau du Groupe de l’engagement de consacrer au moins 50 % de l’activité à des projets climat, celui-ci est parvenu à tangenter cet objectif consolidé chaque année entre 2017 et 2020, et il l’a systématiquement dépassé entre 2021 et 2025 (année de modification de l’engagement). Ces chiffres font aussi l’objet d’un suivi géographique et sectoriel.

 

Année

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Cible

Financements caractérisés Climat pour le Groupe 
(en milliards d’euros)

4,0

4,9

6,2

5,4

6,0

6,9

7,5

7,7

7,8

6,0

AFD

3,4

4,3

5,5

4,8

5,3

6,0

6,4

6,8

6,5

 

Proparco

0,6

0,5

0,7

0,6

0,7

0,9

1,0

0,9

1,3

 

% finance climat

49,1 %

48,6 %

48,0 %

46,7 %

53,5 %

61,4 %

62,1 %

59,4 %

63,1 %

 

 

AFD2026_URD_FR_J024_HD.jpg

 

Les chiffres de finance transformationnelle

Le suivi et le pilotage fin de l’objectif afférent à la part de finance caractérisée comme transformationnelle au sein de la finance climat sont rendus possibles au fil de l’eau à compter de début 2025 à l’AFD avec la mise en place des critères de caractérisation correspondants au sein de la grille d’analyse de développement durable AFD. Un chiffre Proparco 2025 serait productible uniquement sur la base d’un retraitement a posteriori du portefeuille. Les critères et indicateurs de la finance transformationnelle ont été déployés début 2026 à Proparco, qui contribuera à l’indicateur Groupe dès le prochain exercice.

Le niveau de finance climat transformationnelle au niveau du groupe AFD est pour 2025 donc net de la partie Proparco.

Pour 2025, un volume de 4,6 Md€ finance climat (AFD) a ainsi été qualifiée de transformationnelle, soit 71 % du volume de financement climat de l’AFD et 59 % du volume de financement climat du Groupe.

Exclusion des financements d’énergie fossile, autres indicateurs du cadre de résultats et impacts     

La liste d’exclusion contribue au processus de sélectivité des interventions du groupe AFD, afin de s’assurer de la cohérence de l’intervention avec le mandat de développement durable de l’AFD, sur des aspects environnementaux et sociaux. 

Le groupe AFD s’est doté d’un cadre de résultats et impacts (CRI, cf. section 2.1.2.4.2.) qui permet de rendre compte d’une partie des impacts directs des projets et programmes financés par l’AFD. Le nombre d’indicateurs totaux est limité afin de donner au lecteur une première illustration partielle des impacts de l’action du groupe AFD. Ainsi, pour l’adaptation, l’indicateur sélectionné est le nombre de personnes dont la résilience climatique est améliorée par les projets. 

 

Année

2025

Nombre de projets dérogeant à la liste d'exclusion

-

Nombre de personnes dont la résilience climatique est améliorée

3 521 794

 

Les chiffres d’émissions CO2eq évitées ou réduites

Comme indiqué ci-avant, le chiffre virtuel des estimations d’émissions évitées est calculable principalement (en particulier grâce à l’outil Bilan Carbone® AFD) pour des financements affectés à des objets physiques. Le Groupe a communiqué chaque année depuis 2013 le chiffre de la somme des estimations d’émissions de CO2eq évitées (calcul ex-ante en référence à un scénario alternatif) ou réduites (réduction dans l’absolu) annuelles moyennes associables aux projets d’atténuation ayant fait l’objet d’une décision de financement dans l’année. Le chiffre des émissions évitées ou réduites d’un projet ne dépend pas, en cas de co-financement, de la part de financement du projet apportée par le Groupe, la totalité des émissions évitées annuellement par chaque projet étant indiquée dans ce cadre. Ce chiffre est enfin également imparfait du point de vue de son sens physique puisque correspondant à la somme de moyennes annuelles d’émissions associées à des projets aux durées de vie variables.

Le chiffre agrégé ressort à 54,6 Mt CO2eq pour 2025. Ce volume est sujet à des variations importantes d’année en année, en particulier dans la mesure où quelques projets peuvent à eux seuls impacter fortement cet agrégat (c’est le cas en 2025, un projet Proparco impactant en grande partie le chiffre, mais ceci est relativement récurrent, cf. tableau ci-dessous ; à titre d’illustration le chiffre était de 5,2 Mt en 2024, 2,8 Mt en 2023, de 10,5 Mt en 2022, de 5,5 Mt en 2021 pour des volumes d’engagements équivalents). 

 

 

En MtCO₂eq/an

2020

2021

2022

2023

2024

2025

AFD

 3,5

 3,9

 4,3

 2,4

 2,4

 1,6

Proparco

 1,1

 1,6

 6,2

 0,4

 2,9

 53,0

Groupe

 4,6

 5,5

 10,5

 2,8

 5,2

 54,6

 

Proparco, au travers de son rapport d’impact suit la réalisation des évitements d’émissions estimés au moment de l’autorisation des projets. Cet exercice s’inscrit dans le cadre d’un suivi des impacts réalisé annuellement pendant les 5 années suivant la signature des projets pour tout son portefeuille.

Répartition sectorielle des émissions CO₂eq annuelles moyennes des projets — AFD et Proparco

Il s’agit de la somme des émissions brutes moyennes annuelles calculées ex-ante des projets ayant fait l’objet d’une décision de financement dans l’année. Les mêmes contraintes que pour le calcul des émissions évitées, concernant le périmètre d’application possible et le sens d’un chiffre agrégé, s’appliquent. Les variations d’une année sur l’autre, et en termes de répartition sectorielle, sont de même importantes. Le chiffre publié pour 2023 à ce titre est de 4,7 MtCO2e, il était de 7,4 MtCO2e pour 2022.

Même si la quasi-totalité des projets physiques financés par le Groupe sont émissifs (y compris les projets d’atténuation mis à part les projets comme la séquestration conduisant à une réduction absolue), le calcul se concentre sur les secteurs et les projets les plus émissifs, soit essentiellement les projets d’infrastructures.

 

Entre 2020 et 2025 les chiffres agrégés des émissions projet calculées se répartissaient de la façon suivante :

Secteur

ktCO₂eq/
an 2020

% émissions 2020

ktCO₂eq/
an 2021

% émissions
2021

ktCO₂eq/
an 2022

% émissions
2022

ktCO₂eq/
an 2023

% émissions
2023

ktCO₂eq/
an 2024

% émissions
2024

ktCO₂eq/
an 2025

% émissions
2025

Agriculture

390

26,7 %

109

12,7 %

5 248

79,8%

569

20,0 %

229

5,0 %

241

47,9 %

Eau et Assainissement

241

16,5 %

248

29,1 %

223

3,4 %

177

6,2 %

1 203

26,2 %

140

27,8 %

Énergie

579

39,6 %

130

15,3 %

622

9,5 %

2 004

70,5 %

183

4,0 %

45

8,9 %

Divers

0

0,0 %

76

8,9 %

0

0,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

Transports

251

17,2 %

124

14,5 %

292

4,4 %

82

2,9 %

2 438

53,2 %

61

12,1 %

Collectivités locales

0

0, 0%

146

17,1 %

192

2,9 %

11

0,4 %

481

10,5 %

14

2,8 %

Éducation et santé

0

0,0 %

21

2,4 %

0

0,0 %

0

0,0 %

52

1,1 %

2

0,4 %

TOTAL

1 462

100 %

853

100 %

6 577

100 %

2 843

100 %

4 585

100 %

503

100 %

 

Secteur

ktCO₂eq/
an 2020

% émissions
2020

ktCO₂eq/
an 2021

% émissions
2021

ktCO₂eq/
an 2022

% émissions
2022

ktCO₂eq/
an 2023

% émissions
2023

ktCO₂eq/
an 2024

% émissions
2024

ktCO₂eq/
an 2025

% émissions
2025

Agro-industrie 
et agriculture

879

52,5 %

469

15,5 %

43

3,3 %

857

52,8 %

571

19,0 %

2 613

5,0 %

Énergie

192

11,5 %

81

2,7 %

87

6,6 %

49

3,0 %

212

7,1 %

169

0,3 %

Industrie

596

35,6 %

1 747

57,7 %

178

13,5 %

54

3,3 %

1 095

36,5 %

45 635

87,1 %

Infrastructures

6

0,4 %

0

0,0 %

867

65,8 %

595

36,7 %

771

25,7 %

3 497

6,7 %

Services

0

0,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

68

4,2 %

347

11,6 %

492

0,9 %

Finance

0

0,0 %

562

18,5 %

129

9,8 %

0

0,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

Autres

0

0,0 %

171

5,6 %

13

1,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

0

0,0 %

TOTAL

1 674

100 %

3 030

100 %

1 318

100 %

1 623

100 %

2 995

100 %

52 405

100 %

Au-delà des limites d’interprétation liées à leur sens physique ou à leur variabilité annuelle importante en fonction de la nature des engagements annuels, ces chiffres agrégés ou leur évolution n’apportent pas en soi d’informations particulières quant à la qualité des interventions dans le cadre des transitions, au vu notamment de l’échelle très réduite des volumes calculés par rapport aux budgets carbone globaux ou régionaux, et plus généralement de l’absence de référence intrinsèque.

L’intensité CO2eq physique de chaque projet, c’est-à-dire le ratio émissions gaz à effet de serre par unité produite, n’a pas été exploitée formellement en termes de redevabilité systématique jusqu’en 2025. Dans quelques secteurs où les technologies à déployer pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sont rapidement et globalement convergentes, un indicateur agrégé sectoriel sur cette base pourra indiquer le caractère en moyenne conforme de l’ensemble des projets financés à l’évolution des facteurs d’émissions souhaitable au niveau mondial. Cette possibilité concerne seulement certains secteurs productifs industriels, le ciment, l’acier et la chimie pour le groupe AFD, soit une part réduite de ses engagements.

Pour ces secteurs la feuille de route planète 2025-2030 propose ainsi concrètement de rapprocher la moyenne des chiffres d’intensité CO2eq par unité produite des projets financés dans l’année d’une intensité cible globale sectorielle issue de scénarios internationaux (Agence internationale de l’énergie (AIE) essentiellement) à 2030, puis 2040 et 2050 et de rapporter également, de façon à rendre compte d’une ambition de cohérence au niveau de chaque projet, les chiffres afférents aux projets engagés dans l’année les moins performants dans leur secteur.

2.2.1.1.3Maîtrise des risques financiers climatiques
Déploiement du dispositif de maîtrise des risques climatiques

À la suite des travaux engagés dès 2017 portant sur l’évaluation des risques financiers climatiques, et conformément aux directives réglementaires (en particulier CRD6/CRR3 ou encore les lignes directrices de l’Autorité bancaire européenne sur la maîtrise des risques ESG), le groupe AFD poursuit le déploiement de son dispositif de gestion des risques climatiques et ESG plus largement, qui s’inscrit dans son dispositif de gestion des risques et le complète.

Les outils et méthodologies d’évaluation des risques financiers physiques et de transition sont déployés et généralisés pour l’AFD, à la fois pour l’autorisation de nouveaux financements et le suivi du portefeuille, et en cours d’implémentation pour Proparco depuis 2025. Ces méthodologies font l’objet de revues régulières, afin d’en améliorer la pertinence et la précision.

Les travaux sur l’identification et l’évaluation des risques climatiques et ESG, au-delà de ce qui a déjà été réalisé sur le risque de crédit, se poursuivent. Le groupe AFD s’est engagé en 2025 dans la réalisation d’un premier exercice de cartographie des risques ESG impactant la cartographie des risques financiers, en identifiant des canaux de transmission physiques et de transition des risques ESG, notamment relatifs au climat. L’objectif à terme est de mettre à jour l’ensemble des cartographies des risques du groupe AFD sous ce prisme ESG, à l’appui d’analyses de matérialité.

Les travaux mentionnés ci-dessus posent les bases d’un système de suivi et de gestion des risques climatiques : ils permettent la définition d’indicateurs de suivi de la performance et des risques pertinents, et la mise à disposition de données nécessaires à la réalisation d’exercices de stress test de résilience et climatiques.

Le cadre d’appétence aux risques du groupe AFD intègre depuis 2025 un premier indicateur relatif à l’ESG, avec l’ajout d’un indicateur de vulnérabilité du portefeuille non souverain de l’AFD aux risques financiers climatiques physiques. Il est envisagé que des indicateurs climatiques supplémentaires soient intégrés progressivement dans les cadres d’appétence aux risques futurs, ceci s’inscrit dans le respect des lignes directrices en matière de gestion des risques ESG de l’Autorité bancaire européenne.

En matière de transparence, le groupe AFD publie de manière semestrielle les informations prudentielles sur les risques ESG dans son Pilier 3.

Analyse de résilience
Risque de transition

En 2020, le groupe AFD (hors EF) a participé à un stress test piloté par l’autorité de supervision du secteur bancaire (l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), pour évaluer l’exposition au risque de transition du secteur bancaire français. Les travaux réalisés ont conclu à un impact limité sur les notes de crédit des contreparties du Groupe, même dans le scénario le plus adverse (considérant une transition accélérée, avec une neutralité carbone en 2050). En effet, le modèle aboutit à une dégradation moyenne du risque de crédit du portefeuille d’un cran pour le scénario le plus adverse, et de seulement 0,03 cran dans le scénario central.

Risque physique

L’évaluation du risque physique pour chaque transaction (présentée en section 2.2.1.1.2. Opérationnalisation des engagements climat du Groupe) a permis de calculer un indicateur agrégé sur la vulnérabilité du portefeuille non-souverain de l’AFD aux risques physiques au 31 mars 2023. La vulnérabilité du portefeuille AFD aux risques physiques climatiques a alors été jugée modérée.

2.2.1.2Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

2.2.1.2.1Émissions financées du groupe AFD (E1-6)

Les émissions financées du groupe AFD s’élèvent à 43 096 KtCO2eq en 2025. Comme exposé dans le plan de transition climat, la production de données d’émissions financées répond avant tout à une demande réglementaire et ne constitue pas un indicateur de pilotage pertinent pour le Groupe, dont les interventions s’inscrivent depuis 2017 dans l’accompagnement systématique de la transition bas carbone et résiliente de ses contreparties.

L’approche du groupe AFD pour le calcul de ses émissions financées repose sur la matérialité financière, de façon cohérente avec le Pilier 3 ESG et la pratique prédominante de la place au vu des premiers exercices publiés cette année ; et sur le cadre méthodologique établi par GHG Protocol(61) et PCAF(62). Concrètement, cela signifie que le groupe AFD a considéré ses financements en stock (les encours en valeur comptable brute, issus du Finrep, au 31 décembre 2025) à la maille contrepartie et non pas à la maille projet. Les investissements sont donc systématiquement traités en unknown use of proceeds au sens du GHG Protocol, c’est-à-dire sans affectation à un projet particulier.

L’estimation des émissions financées comprend l’ensemble des expositions financières directement liées aux opérations du Groupe(63), soit un portefeuille de plus de 59 Md€. Les émissions financées sont calculées sur les encours associés à des prêts et participations, souverains et non souverains. En sont exclus :

Deux méthodologies complémentaires ont été utilisées pour approximer les émissions financées du Groupe :

Le calcul des émissions financées repose sur des informations externes qui présentent de fait des limitations liées à leur disponibilité et à leur qualité ainsi qu’aux méthodologies mises en œuvre par le groupe pour établir les estimations relatives aux émissions financées de la chaine de valeur.

2.2.1.2.2Maîtrise des émissions de gaz à effet de serre liées au fonctionnement interne du Groupe
Politiques du fonctionnement interne liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci (E1-2)

Le groupe AFD, en tant qu’acteur public, participe activement aux efforts de sobriété et de transition écologique engagés par l’État. Dans ce cadre, le groupe AFD a adopté une nouvelle politique d’achats responsables. Celle-ci vise à réduire l’impact environnemental et social des biens et services achetés, à favoriser les entreprises inclusives et locales, et à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. Une plateforme interne aide les acheteurs à intégrer ces critères dans leurs appels d’offres. En 2025, 50 % des marchés notifiés par l’AFD comportaient une clause environnementale et un critère environnemental, et 45 % des marchés notifiés de plus de 221 k€ (procédure formalisée) comportaient une clause sociale. Enfin, les politiques voyages mises en place dans les différentes entités visent à privilégier les moyens de transport les moins carbonés quand cela est possible.

Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique (E1-3)

De multiples actions ont déjà été mises en place afin de diminuer l’impact écologique du fonctionnement interne des différentes entités du Groupe. Pour limiter sa consommation d’énergie, il a mis en place plusieurs mesures concrètes, comme la fermeture partielle de ses bureaux durant certaines périodes, ce qui a permis de réduire notablement l’électricité utilisée. Le Groupe agit aussi pour favoriser les déplacements respectueux de l’environnement : il encourage les trajets à vélo ou en covoiturage en soutenant financièrement les salariés qui choisissent ces moyens de transport.

Dans son restaurant d’entreprise, l’AFD a introduit davantage d’options végétariennes et de produits issus de l’agriculture biologique ou du commerce équitable. Elle a également supprimé les bouteilles d’eau en plastique et mis en place un système de redistribution des denrées encore consommables à la Banque alimentaire. Ces choix visent à réduire le gaspillage et à promouvoir une alimentation plus durable.

De plus, le Groupe agit pour un usage plus responsable du numérique. Il cherche à limiter la consommation d’énergie et le volume de stockage de données, à prolonger la durée de vie des équipements informatiques et à sensibiliser ses personnels à ces enjeux. L’ensemble de ces actions s’inscrit dans une démarche globale visant à réduire l’empreinte écologique du Groupe tout en préservant la qualité de vie au travail.

De même, depuis 2007, AFD-Proparco compensent, en achetant sur le marché carbone volontaire des crédits carbones certifiés, les émissions résiduelles liées au fonctionnement interne déclarées. Cette action permet de mieux prendre en compte ces émissions car elle permet au Groupe de mieux les suivre et comprendre comment agir pour les faire baisser.

Enfin, par souci d’exemplarité, le Groupe cherche à se doter d’une trajectoire bas carbone visant à objectiver la baisse de ses émissions carbones résiduelles liées à son fonctionnement interne à horizon 2030. De par la particularité de son activité, Expertise France s’inscrit dans cette Trajectoire pour ses émissions internes(71). Dans ce cadre, l’ensemble des politiques ici évoquées ainsi que les actions liées seront revues et adaptées afin d’être mieux suivies.

Les ressources mises en œuvre dans le cadre des politiques internes en matière de changement climatique sont principalement des ressources humaines avec :

Chacun de ces ETP dispose d’un budget annuel lui permettant d’animer quelques ateliers, formations et bénéficier de prestations en lien avec leur domaine d’intervention.

Émissions brutes internes de GES (E1-6)
Méthode de calcul

Afin de calculer son empreinte carbone, le groupe AFD se base depuis 2005 sur la méthodologie Bilan Carbone® et l’outil correspondant. Définie par l’Ademe et gérée et diffusée par l’Association pour la transition bas carbone (ABC), cette méthodologie sert à calculer les émissions de carbone générées par les activités internes de l’AFD et de Proparco (hors Fisea), en se basant au maximum sur des données physiques extraites de nos différentes implantations ou de nos systèmes d’information.

Périmètre de calcul considéré (AFD et Proparco)

Le périmètre du calcul du Bilan Carbone® pris en compte est le suivant :

 

Périmètre méthodologique : les catégories du scope 3 couvertes sont les suivantes :

Catégories du scope 3 selon PCAF part A

Catégories du scope 3 considérées dans le calcul des émissions

Catégorie 1 : Biens achetés

Incluse

Catégorie 2 : Biens d’équipements

Incluse

Catégorie 3 : Activités liées aux combustibles et à l’énergie

N/A

Catégorie 4 : Transport et distribution en amont

N/A

Catégorie 5 : Déchets générés dans les opérations

Incluse

Catégorie 6 : Voyages d’affaires

Incluse

Catégorie 7 : Déplacements domicile-travail des salariés

Incluse

Catégorie 8 : Actifs loués en amont

Incluse

Catégorie 9 : Transport et distribution en aval

N/A

Catégorie 10 : Transformation des produits vendus

N/A

Catégorie 11 : Utilisation des produits vendus

N/A

Catégorie 12 : Traitement en fin de vie des produits vendus

N/A

Catégorie 13 : Actifs loués en aval

N/A

Catégorie 14 : Franchises

N/A

Catégorie 15 : Investissements

Incluse (hors Expertise France)

Méthode de récolte/stockage de l’information

La récolte des données se fait directement par le REI (Responsable environnemental interne), en charge du calcul du Bilan Carbone®, auprès de ses différents contacts. Elle s’étend du mois de novembre de l’année N au mois de février de l’année N+1 afin de pouvoir partager le Bilan Carbone® de l’année N dès la fin février.

Présentation des estimations réalisées

Les estimations réalisées concernent principalement les postes suivants :

D’autres estimations sont réalisées mais ont un impact plus faible. Pour les émissions internes, le recours aux ratios financiers (estimation à l’aide de coefficients d’émission) couvre environ 40 % du Bilan Carbone® Siège.

Les émissions internes et financées (scope 1 à 3) de la SIC (Société immobilière de la Nouvelle-Calédonie), de SOCREDO et de STOA S.A. - trois sociétés mises en équivalence - sont également incorporées au Bilan Carbone du Groupe à proportion de sa participation dans le capital de ces trois entités :  la SIC, SOCREDO et STOA S.A.. Les données mobilisées varient selon les entités : les émissions de la SIC (scope 3, catégorie 15) sont estimées à partir d’une évaluation réalisée en 2011 ; celles de SOCREDO (scopes 1 à 3) et de STOA S.A. (scope 3 catégories 5 et 15) font l'objet d'une actualisation annuelle. Ces émissions sont consolidées au sein du scope 3 catégorie 15 du Bilan Carbone du groupe AFD.

Périmètre de calcul considéré (Expertise France)

Dans le cadre de son engagement en faveur du développement durable, Expertise France réalise le calcul de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) selon la méthodologie Bilan Carbone® et conformément à la norme internationale ISO 14064 et au GHG Protocol.

Ce bilan fait suite à un premier exercice réalisé en 2022, portant sur le siège et les déplacements aériens.

Pour 2025, le périmètre géographique est élargi pour couvrir l’ensemble de l’activité du siège, du terrain et des projets mis en œuvre, conformément à la norme et couvrira les émissions des scopes 1, 2 et 3 liées.

Le Bilan Carbone® 2025 constituera ainsi l’année de référence et le point de départ pour construire la trajectoire bas carbone d’Expertise France dont la partie corporate s’intégrera à celle du groupe AFD.

La collecte des données est réalisée au moyen du logiciel de pilotage Toovalu, entreprise à mission et labellisée B Corp. Une vingtaine de collecteurs, répartis au siège et sur le terrain, ont été formés par l’équipe RSE d’Expertise France afin d’assurer une remontée fiable et homogène des informations. Pour cet exercice, l’experte RSE a bénéficié de l’accompagnement d’un consultant expert du bureau d’études Terra 21, qui a apporté un appui méthodologique et technique tout au long du processus. Un alternant RSE vient compléter le dispositif pour Expertise France.

Le périmètre méthodologique retenu diffère légèrement de celui de l’AFD, afin de refléter au mieux la nature spécifique des activités d’Expertise France. En effet, Expertise France agit dans un cadre distinct de celui d’un financeur au sens des standards GHG Protocol/PCAF, sans prise en charge des émissions des contreparties. Les émissions de carbone générées par Expertise France peuvent ainsi être regroupées en trois grandes catégories d’activités :

Au-delà de la trajectoire bas carbone Groupe, Expertise France travaillera en parallèle sur la définition et le pilotage de la trajectoire des émissions liées à l’ingénierie de projets ainsi qu’aux autres activités de mise en œuvre. La trajectoire globale d’Expertise France résultera ainsi de l’agrégation de la trajectoire émissions internes, qui s’intègre dans la trajectoire bas carbone à venir du Groupe, et celle liée à ses opérations. Enfin, la capacité d’Expertise France à planifier et à projeter sa trajectoire bas carbone s’inscrit dans un cadre budgétaire et institutionnel contraint.

Présentation des estimations réalisées

Le Bilan Carbone® de 2025 étant le premier couvrant le périmètre complet de l’activité, des estimations ont été faites en se basant sur la liste des achats et de matériels et donc l’utilisation de ratios monétaires associés (point positif pour couvrir l’ensemble des émissions mais qui détériore significativement l’empreinte carbone d’Expertise France). Avec la mise en œuvre progressive d’un pilotage des GES, l’incertitude devrait diminuer et améliorer nos marges de manœuvre vis-à-vis de notre futur plan d’actions. En dehors des achats et des déplacements internationaux, qui ont intégralement été pris en compte, Expertise France a utilisé une technique d’extrapolation. Les émissions de 8 Directions pays, de 5 projets pilotes et celles du siège ont été mesurées, puis ont servi à extrapoler les émissions de l’ensemble des autres projets et autres antennes à l’international.

2.2.1.2.3Total des émissions de gaz à effet de serre brutes - Groupe

Indicateur

Année de référence 

Données comparatives N-1

2025

% N / N-1

Émissions brutes de GES du scope 1 [teqCO2]

Émissions brutes de GES du scope 1 [teqCO2]

2025

ND

1 576

ND

Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur la localisation [teqCO2]

Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur la localisation [teqCO2]

2025

ND

4 142

ND

Émissions significatives de GES du scope 3

Émissions totales brutes indirectes de GES (scope 3) [teqCO2]

2025

ND

43 202 354

ND

Cat. 1 — Achats de biens et services

2025

ND

66 811

ND

Cat. 6 — Déplacements professionnels

2025

ND

35 208

ND

Cat. 2 — Biens d'investissement

2025

ND

1 046

ND

Cat. 3 — Activités liées aux combustibles

2025

ND

769

ND

Cat. 4 — Transport et distribution en amont

2025

ND

41

ND

Cat. 5 — Déchets produits dans les opérations

2025

ND

261

ND

Cat. 7 — Déplacements domicile-travail

2025

ND

1 379

ND

Cat. 8 — Actifs loués en amont

2025

ND

0

ND

Cat. 9 — Acheminement en aval

2025

ND

635

ND

Cat. 10 — Transformation des produits vendus

2025

ND

 

ND

Cat. 11 — Utilisation des produits vendus

2025

ND

0

ND

Cat. 12 — Traitement en fin de vie des produits vendus

2025

ND

0

ND

Cat. 13 — Actifs loués en aval

2025

ND

0

ND

Cat. 14 — Franchises

2025

ND

0

ND

Cat. 15 — Investissements (portefeuille bancaire)

2025

ND

43 096 203

ND

Émissions totales de GES 

Émissions totales de GES (fondées sur la localisation) [teqCO2]

2025

ND

43 208 072

ND

dont émissions totales fonctionnement interne (localisation)

2025

ND

111 869

ND

dont émissions du portefeuille bancaire

2025

ND

43 096 203

ND

 

 

 

En millions d'euros

2025

Produit Net Bancaire 

1 168

Produit Net Bancaire utilisé pour calcul intensité 

1 168

Intensité GES location-based (tCO₂eq/M€)

0,04

2.2.2Biodiversité (E4)

AFD2025_URD_FR_Fiches_Synth_p01_HD.jpg

La gestion de chaque IRO matériel est présentée de manière synthétique ci-dessous puis détaillée dans le reste du chapitre.

 

ESRS

Chaîne 
de valeur

Intitulé de l’IRO

Politiques

Actions

Métriques & Cibles

E4

Activités opérationnelles

Impact positif : Protection et/ou restauration de la biodiversité

  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux (AFD) et démarche d’évaluation et de suivi environnementale et sociale (Proparco)
  • Politique de crédit (AFD) et politique de crédit et d’investissement (Proparco)
  • Feuille de route risques financiers climat et nature
  • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales
  • Accompagnement des projets : instruction des dossiers et apport financier ou d’expertise
  • Analyse systématique des projets via le cadre d’analyse et avis développement durable
  • [Groupe] Nombre de projet dérogeant à l’article 17.ii de la liste d’exclusion (Nombre). Engagement à 0 au 31/12/2025
  • [Groupe] Nombre d’engagements n’ayant pas de notation négative sur la dimension Biodiversité des notations DD (%). 100 % au 31/12/2025)
  • [AFD-PRO] Co-bénéfices Biodiversité (€/an). Cible 800 M€/an sur la période 2025-2027
  • [AFD-PRO] Part de la finance biodiversité consacrée à des projets de conservation ou restauration des écosystèmes. Cible 20 % sur la période 2025-2027
  • [AFD-PRO] [CRI #22] Surfaces bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine (ha). Pas de cible
  • Effet d’entraînement/
    mobilisation d’autres acteurs

Indicateur de suivi transverse de l’action, non spécifique à la biodiversité, présenté dans l’ESRS 2 :

  • [AFD] Mobilisation institutionnelle via les fonds délégués (€). Pas de cible

 

La diversité biologique, ou biodiversité, est un concept qui fait référence à l’ensemble des composantes du monde vivant à trois niveaux : la diversité écologique (les écosystèmes), la diversité spécifique (les espèces), la diversité génétique (les gènes). Il recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus, etc.) ainsi que leurs évolutions et leurs interactions. Si la nature est quant à elle un concept plus large qui inclut aussi les éléments non vivants du monde physique (l’air, la terre, l’eau, les roches et minéraux), le terme nature est ici circonscrit à son volet biodiversité de sorte que les termes nature et biodiversité sont employés dans ce document de façon interchangeable.

 

2.2.2.1Gouvernance et dispositif organisationnel

La gouvernance des enjeux liés à la nature est assurée par les instances de décision et les comités du Groupe, qui examinent régulièrement ces sujets dans le cadre de leur mandat respectif (pour plus de détails (cf. section 2.1.3 Gouvernance). La mise en œuvre opérationnelle repose sur de nombreuses équipes au sein de l’AFD, Proparco et Expertise France (se reporter au chapitre ESRS E1) mobilisées pour l’intégration des enjeux Planète (climat et nature) dans les opérations et diligences du Groupe.

2.2.2.2Stratégie et politiques : la nature pleinement intégrée dans la stratégie du Groupe

AFD2026_URD_FR_J025_HD.jpg

 

Le groupe AFD a adopté en décembre 2024 son 5e Plan d’Orientation Stratégique (POS V) pour la période 2025-2030 (cf. chapitre 2.1 Informations générales ESRS 2). L’AFD, première banque publique de développement à s’être engagée dès 2017 à aligner l’ensemble de ses activités à l’Accord de Paris, et plus généralement le groupe AFD, entend par son POS V maintenir le même niveau d’exigence entre climat et nature au sein d’une stratégie unifiée pour la planète. Cela passe par trois marqueurs : accroître sa part de financement dédiée à des projets à valeur transformationnelle, viser l’alignement avec le Cadre mondial de la biodiversité – c’est-à-dire rendre cohérent l’ensemble de ses actions avec les engagements pris à la COP15 de Kunming-Montréal – et mieux intégrer les enjeux de la transition juste et les vulnérabilités.

S’inscrivant pleinement dans le POS V, la feuille de route planète (cf. section 2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur (SBM-1) réaffirme en particulier l’engagement préexistant du groupe AFD de n’engendrer aucune perte nette de biodiversité au travers de ses activités ; elle rehausse par ailleurs l’ambition du Groupe en termes de finance en faveur de la nature, en visant d’assurer une activité 100 % Cadre mondial biodiversité ; en dernier lieu, elle promeut le renforcement des interventions transformationnelles du Groupe pour rechercher un impact systémique à l’échelle de ses partenaires, clients et territoires, souscrivant ainsi aux recommandations préconisées par l’IPBES dans son dernier rapport(72).

2.2.2.2.1Assurer une activité 100 % alignée sur le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal

L’alignement aux exigences du Cadre mondial de la biodiversité est un processus en construction qui implique notamment de veiller à la cohérence des actions du Groupe avec les stratégies et plans d’action biodiversité définis par les pays eux-mêmes et d’accompagner ces pays dans la préparation et la mise à jour de ces plans. Cela implique également d’intégrer progressivement les enjeux de biodiversité à l’ensemble des processus internes et des secteurs d’intervention du Groupe, en poursuivant les actions menées sur les secteurs exerçant les pressions les plus fortes sur la biodiversité (eau, agriculture, développement urbain), en identifiant des activités favorables à la nature dans les secteurs des infrastructures et dans les secteurs sociaux, et en recherchant l’effet transformationnel de ses actions. Les conditions de l’alignement sont en grande partie couvertes par les diligences environnementales, y compris la liste d’exclusion (cf. section 2.1.2.6.1). Par exemple, le groupe AFD s’est d’ores et déjà engagé à ce que ses activités n’engendrent aucune perte nette de biodiversité, contribuant ainsi à la cible de zéro déforestation. Cependant, certaines dispositions du CMB nécessitent d’aller plus loin en termes de diligences. Le groupe AFD mène des travaux en ce sens.

Pour assurer la cohérence de son action, le Groupe s’est engagé dans des exercices de redevabilité, avec notamment la production d’un plan de transition biodiversité, qui répond aux standards de reporting du TNFD(73).

2.2.2.2.2Les doctrines sectorielles : agroécologie, déforestation et océans ainsi que la promotion des solutions fondées sur la nature
La note de cadrage océan du groupe AFD

Située au croisement climat-nature, la note de cadrage océan privilégie des projets Océan+ générant conjointement des co-bénéfices pour la biodiversité et le climat. Elle organise l’action autour de trois axes principaux : améliorer la gouvernance des espaces et ressources marins et côtiers, promouvoir une économie océanique durable et inclusive, et protéger les écosystèmes marins et côtiers ; et de deux axes transversaux : renforcer la résilience par les solutions fondées sur la nature et soutenir les territoires insulaires et ultramarins.

Combinant des composantes d’infrastructure, d’appui institutionnel et technique, de sensibilisation et de plaidoyer, les activités liées à cette note de cadrage couvrent une diversité de secteurs : assainissement et gestion des déchets en zone côtière, transport maritime, pêche durable, aires marines protégées (AMP), ou encore résilience côtière.

La note de cadrage océan du groupe AFD proscrit l’exploitation – y compris l’exploration – des grands fonds marins, les activités accroissant le risque de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN) et les pratiques destructrices ; de plus, elle exige des standards de durabilité élevés, notamment pour l’aquaculture (alignement avec les lignes directrices de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture - FAO).

Sa mise en œuvre privilégie la protection et la restauration des écosystèmes marins et côtiers (aires marines protégées (AMP) et autres mesures de conservation efficace par zone (OECM)), la réduction des pollutions (plastiques, chimiques, biologiques) ainsi que la promotion du carbone bleu via notamment la Facilité Carbone Bleu(74) de l’AFD qui s’articule autour de trois axes d’intervention complémentaires : le renforcement des connaissances sur les écosystèmes côtiers, l’intégration du carbone bleu dans les politiques publiques nationales, et l’expérimentation de mécanismes de financement innovants incluant les crédits carbone.

Les orientations stratégiques forêt du groupe AFD

En tant que puits de carbone, réservoirs de biodiversité et source de subsistance pour des millions de personnes, les forêts sont un levier essentiel pour la mise en œuvre de l’agenda international climat et biodiversité. Le groupe AFD répond à ces enjeux en articulant financements, coopération technique et transformation des politiques publiques. Ces niveaux d’action complémentaires sont : l’accompagnement de pays forestiers stratégiques via les country packages(75), la capitalisation des expériences en matière de financement forêt, la réflexion stratégique sur des mécanismes de paiements pour services écosystémiques, ainsi qu’un appui renforcé aux politiques forestières.

Sur la base de l’analyse du portefeuille forêt actuel, des résultats de la capitalisation et de la stratégie française de coopération internationale sur les forêts tropicales, les orientations stratégiques forêt du groupe AFD ont été récemment révisées. Ces orientations reposent sur une intégration forte entre préservation des forêts et développement d’une agriculture durable, en lien avec les besoins des populations locales et les objectifs des politiques publiques des pays partenaires. L’approche territoriale et le recours à des financements innovants visent à maximiser les co-bénéfices en matière de climat, biodiversité et développement durable, tout en renforçant la résilience des écosystèmes et des communautés. Ces orientations stratégiques sont déclinées par grandes géographies afin de répondre au mieux aux besoins des pays partenaires et à la réalité des outils financiers disponibles.

En complément de ces orientations stratégiques sur la forêt, l’AFD est en train de redéfinir ses principes d’intervention pour les projets de soutien aux aires de protection et de conservation.

La stratégie d’intervention du groupe AFD sur l’agriculture, le développement rural et la biodiversité (agroécologie)

L’AFD s’engage depuis une vingtaine d’années dans le soutien à la transition agroécologique des systèmes agricoles. Au fur et à mesure de la progression des connaissances, l’AFD a financé des projets promouvant des pratiques agroécologiques diversifiées, s’inscrivant peu à peu dans une approche territoriale. Publié en septembre 2022, le cadre d’intervention sectoriel Agriculture, développement rural et biodiversité du groupe AFD, engage résolument le Groupe dans le soutien à la transition agroécologique, considérant que les systèmes de production agroécologiques combinent des performances économiques, sociales, environnementales et sanitaires – suivant une approche systémique.

En 2023, l’AFD a élaboré en concertation avec ses partenaires externes (en particulier la société civile) une note de positionnement intitulée Pour une meilleure intégration de la transition agroécologique dans les projets financés par le groupe AFD dont l’ambition est, d’une part, de mieux caractériser l’action du Groupe en faveur de l’agroécologie (typologie de projets et d’impacts) et d’autre part, de formuler des orientations opérationnelles pour aller plus loin.

Le recours aux solutions fondées sur la nature pour augmenter le nombre d’opérations qui ont des impacts positifs pour la nature

L’AFD encourage le déploiement des Solutions fondées sur la nature(76) (SfN) dans les projets financés, en se basant sur la restauration et la préservation des services écosystémiques afin de répondre aux défis sociétaux, comme la lutte contre le changement climatique, tout en améliorant l’état de la biodiversité. Ainsi, l’AFD finance déjà entre 10 et 15 opérations à composantes SfN par an, principalement dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement et des villes durables.

Pour aller plus loin encore, l’AFD s’est engagée dans sa nouvelle feuille de route planète 2025-2030 à ce que soit systématiquement étudiée l’opportunité de mettre en place des SfN au sein des projets, au même titre que des solutions technologiques, dans les études de faisabilité des projets pour lesquels ce type de solutions pourrait être approprié.

De surcroît, l’AFD encourage la mise en place de bonnes pratiques pour la conception et la mise en œuvre des SfN et a ainsi contribué à l’élaboration du standard mondial de l’UICN sur les SfN, dans le cadre du partenariat France-UICN. Pour opérationnaliser cette stratégie de déploiement des SfN dans une logique collaborative, l’AFD s’est associée à plusieurs initiatives et partenariats sur les SfN, tels que le Nature Solution Finance Hub de la Banque asiatique de développement. Enfin, l’AFD a également collaboré avec The Nature Conservancy (TNC) pour faciliter le financement des SfN pour la sécurité hydrique à travers l’élaboration d’un guide : Financing Nature for Water Security – How-to guide. Dans le secteur urbain, l’AFD a publié un guide de bonnes pratiques « biodiversité en ville » en 2022 qui liste de nombreuses opportunités de mobiliser les SfN et la façon de les adapter aux contextes spécifiques des villes.

Le groupe AFD a par ailleurs développé un partenariat privilégié(77) avec le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) qui finance des projets contribuant à préserver la biodiversité, le climat, les eaux internationales, les terres et la couche d’ozone et à lutter contre les pollutions.

2.2.2.2.3L’accompagnement des partenaires et clients
L’intégration de la nature dans les opérations des clients du Groupe

Le Groupe prend en compte la biodiversité comme solution de développement. Il a ainsi mis en place une offre nature pour accompagner ses partenaires sur l’ensemble des phases de leur transition dans l’optique de contribuer à l’atteinte des objectifs du CMB.

Tout d’abord, le groupe AFD propose aux acteurs privés et publics de les accompagner dans l’identification et l’atténuation des impacts négatifs de leurs activités, au travers de programmes d’assistance technique, visant à établir un diagnostic de leurs systèmes de gestion environnemental et social, ainsi que des plans d’action associés. Par ailleurs, au travers d’analyses conduites par le département Recherche du Groupe, il propose aux États intéressés de modéliser leurs risques de transition à partir notamment de l’identification des activités économiques exerçant des pressions sur la nature et de l’analyse de leur importance dans les systèmes socio-économiques nationaux. Pour les États intéressés, le Groupe peut les appuyer à la déclinaison de leurs Stratégie et Plans d’action nationaux pour la biodiversité (en anglais NBSAP(78)) dans leurs secteurs économiques sous tension (au travers par exemple de l’initiative BIODEV2030 portée par Expertise France).

L’AFD entend également poursuivre le développement d’une approche spécifique à l’attention des pouvoirs publics et notamment des régulateurs et superviseurs des systèmes financiers (banques centrales, autorités de régulation des marchés financiers etc.) pour impulser l’adoption de politiques publiques contribuant au verdissement des systèmes financiers, en appuyant par exemple la mise en place de cadres réglementaires intégrant ces dimensions (par exemple L’initiative Fin4Bio en Thaïlande visant à intégrer la dimension biodiversité dans la taxonomie verte en cours de développement au niveau national) et par un appui aux acteurs du secteur financier dans l’évaluation de leurs risques financiers liés à la nature.

En ce qui concerne les institutions financières ainsi que les entreprises publiques et privées, conformément à sa stratégie visant à renforcer son appui à des approches systémiques porteuses d’impacts transformationnels, le groupe AFD accompagne ces acteurs dans leur transition environnementale, au travers de prêts matriciels ou transformationnels dont les décaissements sont conditionnés à la réalisation d’activités orientées vers leur transition environnementale : celles-ci correspondent notamment aux 4 piliers de la TNFD (identification et gestion des risques et dépendances à la nature des acteurs, en direct ou tout au long de leurs chaînes de valeur, approbations de stratégies ambitieuses en faveur de la nature, mise en place d’outils et de produits favorables aux services écosystémiques, formation des équipes opérationnelles et managériales à leur utilisation, intégration dans leurs activités de solutions fondées sur la nature notamment pour limiter le risque climatique auxquels ils sont confrontés, etc.). La mise en œuvre de ces activités fait en général l’objet de programmes d’assistance technique. L’AFD accompagne par exemple le groupe OCP(79) au Maroc, la banque de développement d’Amérique latine et de la Caraïbe (CAF), ou encore la banque de développement colombienne Bancóldex dans leur transition environnementale. En outre, elle a lancé ITP(80) Afrique, une initiative visant à appuyer les fournisseurs des grands acheteurs mondiaux dans les pays en développement, dans des pratiques environnementales et sociales plus pérennes.

L’AFD soutient enfin les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de leurs plans d’action territoriaux en faveur de la nature : au-delà de plusieurs municipalités colombiennes (Bogota, Barranquilla), elle met en place des facilités multitranches en faveur de collectivités locales en Outre-mer, pour les appuyer dans l’élaboration de leurs annexes budgétaires vertes (dont biodiversité) et dans des actions d’amélioration de leurs activités potentiellement défavorables à la biodiversité, aux termes d’actions pluriannuelles.

Pour avoir un effet transformationnel en matière de biodiversité, il est crucial de passer d’actions ponctuelles ou isolées à des approches systémiques et durables qui engagent l’ensemble des parties prenantes. Pour y parvenir, le Groupe entend également impliquer au niveau des territoires et des communautés locales les peuples autochtones et les populations locales, valoriser leurs connaissances des écosystèmes, encourager la création de projets communautaires et renforcer la gouvernance des initiatives locales. L’objectif est d’accompagner le changement des systèmes socio-économiques et secteurs qui reposent sur l’exploitation des ressources naturelles – tels que l’agriculture, l’industrie et l’aménagement urbain – à travers des approches interconnectées, des politiques ambitieuses et une mobilisation pour préserver et restaurer la biodiversité.

La modélisation des risques financiers nature pour le dialogue de politiques publiques

Les réflexions sur les liens entre les institutions financières et la biodiversité sont encore naissantes ; aussi l’AFD dédie-t-elle des ressources à la recherche autour de sujets comme la soutenabilité forte, l’analyse des risques et dépendances des opérations souveraines, ou bien encore l’analyse des différentes métriques disponibles, de manière à répondre de manière plus efficace aux enjeux de prise en compte de la biodiversité et, notamment aux objectifs du CMB.

L’AFD a ainsi développé et publié une méthode d’évaluation de l’exposition socio-économique aussi bien aux risques physiques que de transition liés à la nature, de la plupart des pays du monde en recourant à des bases de données ouvertes et gratuites(81). Cette méthode sert à la fois à informer les équipes d’analyse des risques pays de l’AFD et à nourrir des travaux de recherche avec différents partenaires. Elle a ainsi permis à l’équipe risque pays de finaliser en 2024 son cadre méthodologique pour la prise en compte des risques physiques et de transition biodiversité avec pour résultante l’alimentation de fiches pays Climat et nature traitant de l’analyse des risques climatiques et biodiversité. La méthode a aussi par exemple été appliquée à l’Afrique du Sud en collaboration avec la South African Reserve Bank (SARB). À la demande de cette dernière, l’analyse de l’exposition aux risques physique et de transition liés à la dégradation de la nature de la plupart des pays de la SADC (South African Development Community) a été réalisée et restituée dans le cadre d’un groupe de travail des Gouverneurs de Banques Centrales de la SADC dont elle assure l’animation.

Par ailleurs, des travaux internes de recherche sont en cours pour utiliser l’approche Environmental Sustainability GAP (ESGAP) pour tendre vers des scénarios de risques physiques. Sur les risques de transition, l’AFD vient d’initier un programme de recherche avec le Center for Sustainability Transition de l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud pour construire des scénarios de trajectoire pro-nature (AFOLU) et simuler leurs effets socio-économiques sur la biodiversité.

Enfin, l’AFD a développé des outils de modélisation prospective liés aux transitions écologiques : GEMMES et ESTEEM(82) (voir la section 2.2.1.1.2) ; ces outils sont ensuite adaptés aux différents contextes en partenariat avec les institutions des pays (ministères, banques centrales et institutions académiques) pour identifier les risques et opportunités macro-financiers liés à ces transitions. Ces études font l’objet de publications institutionnelles(83) ou académiques(84).

L’ambition porte également sur l’accompagnement de nos partenaires à la mise en œuvre du CMB, au travers de l’appui à l’opérationnalisation de leurs National Biodiversity Strategies and Action Plans (NBSAP), ainsi que de l’appui à la réforme de politiques publiques permettant de limiter les subventions néfastes à la nature. Les analyses décrites au paragraphe précédent peuvent également contribuer à enrichir les NBSAP.

Sur la base de ces outils et analyses, l’AFD a commencé à développer un portail internet ouvert et gratuit d’analyse de l’exposition de 150 pays au risque physique et de transition nature (similaire au portail open data de la Banque mondiale pour accéder aux données de développement de tous les pays du monde). À terme, ce portail internet vise à diffuser et faire connaître la méthode d’analyse de risque souverain lié à la dégradation de la nature développée par l’AFD et à faciliter l’initiation de dialogues de politiques publiques avec les pays partenaires du Groupe.

Accompagnement et partages d’expérience avec les banques publiques au travers d’IDFC et du FiCS

En plus du travail de dialogue et d’assistance technique sur la biodiversité et les risques nature auprès de ses clients et partenaires, le groupe AFD cherche également à démultiplier son action, au travers de sa participation active à des coalitions d’acteurs telles que les European Development Financial Institutions (EDFI), le réseau Finance en Commun (FiCS), et l’International Development Finance Club (IDFC) – cf. la description de ces organisations au chapitre 2.2.1 Changement climatique E1 – afin de promouvoir l’alignement au Cadre mondial de la biodiversité, mais aussi au travers de partenariats stratégiques visant à mobiliser le secteur privé et les autres institutions financières.

IDFC a consacré 8 Md$ à la finance biodiversité en 2024. À la COP15 biodiversité, le club s’est engagé collectivement sur 100 Md$ de financement biodiversité en 5 ans d’ici 2027. Il joue un rôle moteur pour pousser l’engagement d’alignement avec le Cadre mondial de la biodiversité.

2.2.2.3L’opérationnalisation des engagements nature du groupe AFD

 

AFD2025_URD_FR_2223_Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts_HD.jpg

 
 

2.2.2.3.1Une liste d’exclusion qui intègre la dimension nature

Le groupe AFD dispose d’une liste d’exclusion(85), intégrée dans sa politique ESG, dont l’objectif est d’identifier clairement les types d’activités que le Groupe se refuse à financer du fait de critères environnementaux ou sociaux, d’ordre éthique, réglementaire ou découlant de la traduction des exigences normatives et des choix stratégiques du Groupe (cf. chapitre 2.1 Informations générales ESRS 2). Dans le cadre de celle-ci, deux activités sont particulièrement exclues : i) la pêche utilisant un filet dérivant de plus de 2,5 km de long, ii) la production, utilisation ou commerce de matériaux dangereux (dont pesticides/herbicides – interdits de production ou d’utilisation ou soumis à interdiction progressive dans les règlementations du pays de destination ou internationale. Par ailleurs, un article de la liste d’exclusion porte sur la protection de la biodiversité : l’article 17(86) de la liste d’exclusion traite en effet des activités non-alignées avec les engagements du groupe AFD en faveur d’un développement durable.

En complément de cette liste d’exclusion, le Groupe s’est doté d’autres outils de sélectivité de ses opérations. En effet, des conditionnalités particulières découlent aussi des cadres stratégiques et des cadres d’intervention sectoriels, par exemple bioénergie, aérien ou encore dessalement, et s’ajoutent aux diligences standard de maîtrise des risques environnementaux et sociaux. Ces doctrines ou outils de sélectivité, mis à jour de manière régulière, ont vocation à être utilisées dans le cadre de l’instruction des projets.

2.2.2.3.2Les diligences pour la maîtrise des impacts environnementaux et sociaux au niveau des projets

La démarche de maîtrise des risques environnementaux est présentée dans l’ESRS 2 (2.2.1.2.6.3).

Toute opération d’investissement solidaire et durable comporte des impacts négatifs potentiels de nature environnementale et sociale (E&S). Le groupe AFD, s’appuyant sur une politique de maîtrise des risques E&S adoptée depuis 2017 (cf. section 2.1.2.6.3), conditionne ses financements à la mise en œuvre par les maîtres d’ouvrage ou clients d’une démarche permettant (i) d’évaluer les impacts E&S des opérations, (ii) de définir des mesures appropriées visant à éviter les impacts négatifs, ou, lorsqu’ils sont inévitables, à les réduire, et (iii) de mettre en œuvre et de suivre ces mesures. Lorsque la réduction n’est pas suffisante, l’AFD s’efforce de compenser ces impacts négatifs résiduels de manière appropriée. À cette fin, le groupe AFD conduit des diligences raisonnables E&S (due diligence) qui examinent les modalités de maîtrise des risques E&S de l’opération financée. Celles-ci sont systématiquement réalisées pour chaque opération, et contribuent à intégrer les aspects environnementaux et sociaux dans la prise de décision de financement, et à mieux maîtriser les risques financiers et réputationnels du Client et du Groupe. Ces diligences raisonnables s’inscrivent dans une démarche de maîtrise des risques E&S proportionnée au niveau de risques E&S de l’opération, qui s’applique à toutes les étapes du cycle de financement de l’opération.

La mise en œuvre de cette démarche de maîtrise des risques E&S prend en compte et analyse les effets potentiels négatifs générés sur la dimension biodiversité. 

L’analyse biodiversité ne concerne que les activités opérationnelles.

L’évaluation des risques d’impacts négatifs sur la biodiversité par l’AFD

Un dispositif de classification du niveau de risques potentiels (fonction de la nature, l’ampleur, l’intensité des impacts négatifs) conditionne la réalisation de diligences plus ou moins approfondies, faisant intervenir des niveaux d’expertise et compétences spécifiques aux impacts identifiés. Cf. par ailleurs section 2.1.2.6.1 sur la liste d’exclusion.

Les mesures d’atténuation des impacts négatifs sur la biodiversité sont consignées dans un plan de gestion environnemental et social (PGES) qui décrit les mesures, les moyens nécessaires, les budgets associés, ainsi que le dispositif de suivi à mettre en œuvre. Ce PGES est un engagement contractuel repris dans la convention de financement. Dans les cas où les risques sont les plus importants, le PGES peut comporter un plan d’action biodiversité spécifique, voire un plan de gestion des mesures compensatoires. La mise en œuvre des engagements fait l’objet de rapports de suivi élaborés par les maîtrises d’ouvrage et transmis à l’AFD à une fréquence liée à l’ampleur des risques analysés, et consignée dans la convention de financement.

L’évaluation annuelle des impacts négatifs résiduels des projets en exécution par l’AFD

L’approche par les risques se poursuit également durant l’exécution du financement. Les impacts négatifs environnementaux résiduels sont analysés annuellement, sur la base de quatre critères : l’ampleur des impacts environnementaux, tenant compte de l’avancement du projet, la qualité de la gestion environnementale, et le respect des engagements environnementaux, la sensibilité du contexte et la survenue d’évènements environnementaux majeurs. Elle est réalisée annuellement et renseignée dans le système d’information pour tous les projets en risques environnementaux élevés et importants, octroyés après 2016 et signés avant le 31 décembre de l’année précédente ou pour tout projet en risque modéré sur lequel l’un des critères justifie une évaluation selon un membre de l’équipe projet. Cette évaluation permet de classer les projets selon quatre niveaux de suivi environnemental : projet en alerte nécessitant un suivi spécifique, projet sensible nécessitant un suivi renforcé, projet nécessitant un suivi courant ou projet nécessitant un suivi basique (ou absence de suivi). Elle permet aussi de qualifier le niveau de risques environnementaux du portefeuille de projets en suivi et d’identifier les besoins nécessaires pour assurer ce suivi.

L’évaluation des risques d’impacts négatifs sur la biodiversité par Proparco

Pour chaque projet présentant des risques d’impact négatif significatifs sur les valeurs de biodiversité ou les forêts, la division ESG de Proparco effectue une évaluation initiale de ces risques en utilisant des bases de données (screening). Une attention particulière est portée aux aires protégées et aux zones sensibles identifiées mais non protégées (habitats critiques potentiels, tels que les corridors migratoires, aires de reproduction, et les zones fournissant des services écosystémiques importants, etc.). Cette étape permet notamment d’alerter sur un risque de déclenchement de la liste d’exclusion et de dimensionner les diligences.

2.2.2.3.3La dimension biodiversité du dispositif d’analyse et d’avis développement durable

L’AFD s’est dotée en 2014 d’un dispositif analyse et avis développement durable (AADD) qui a pour objectif de favoriser la prise en compte des enjeux du développement durable, dont la biodiversité, dans les opérations de financement et les stratégies de l’AFD. La démarche d’analyse développement durable a été étendue à Proparco et Expertise France en 2023 (cf. chapitre 2.1 informations générales ESRS 2).

Le dispositif AADD permet d’évaluer le respect de l’absence d’impacts négatifs de l’opération sur la nature et la capacité du projet à agir en faveur de la biodiversité, selon une échelle progressive qui valorise les objectifs suivants :

Lorsqu’un avis négatif ou réservé est rendu sur un projet en phase d’instruction, l’autorisation de son financement n’est possible qu’après décision d’un comité d’arbitrage présidé par la Direction générale de l’AFD (les projets concernés sont comptabilisés dans la section 2.2.2.4.1 Cohérence des projets avec l’objectif net zéro) et qu’après décision du conseil d’administration.

Les notations de l’AADD reposent sur les analyses et diligences de maîtrise des impacts environnementaux (cf. section 2.1.2.6.3) et sont caractérisées en rapport avec un contexte territorial. Pour Proparco, en cas de notation négative, celle-ci doit être réévaluée à un niveau neutre au plus tard avant la signature du contrat, sur la base d‘éléments apportés à la satisfaction des équipes gérant les risques E&S. À défaut le projet devra également faire l’objet d’une validation par un comité d’arbitrage présidé par la Direction générale de Proparco.

2.2.2.3.4La nature fait partie des risques encadrés par la politique de crédit et la cartographie des risques ESG du Groupe

En raison de son activité, le groupe AFD est exposé sur ses interventions à la majeure partie des risques environnementaux et sociaux que rencontrent les institutions financières. La politique de crédit du groupe AFD encadre ces risques en intégrant spécifiquement les enjeux et facteurs de risques financiers (ESG), dont les enjeux environnementaux traités au travers du dispositif de gestion des risques E&S décrit ci-avant.

Conformément aux lignes directrices de l’EBA sur la maîtrise des risques ESG, le groupe AFD réalise un premier exercice de cartographie des risques environnementaux sur ses risques opérationnels et financiers traditionnels, et poursuivra la démarche similairement pour les risques sociaux et ceux relatifs à la gouvernance.

2.2.2.3.5Le suivi des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

Le groupe AFD est engagé dans un travail d’intégration des risques financiers nature, tant physiques que de transition de ses contreparties, dans ses processus d’analyse de risque. Les contreparties(88) souveraines et non souveraines du Groupe opèrent en effet dans des environnements particulièrement sensibles aux conséquences de la dégradation de la nature. Les contreparties financées sont de ce fait susceptibles d’être affectées par deux types de risques financiers nature :

Ce travail est documenté dans une feuille de route dédiée aux risques financiers nature approuvée par le COMEX de l’AFD en mars 2022 (cf. section 2.1.2.6.4).

La mise en œuvre de cette feuille de route est suivie par un comité de pilotage dédié qui réunit les équipes travaillant dans les Directions exécutives impliquées sur les quatre axes de cette feuille de route ainsi que Proparco. Il se réunit deux fois par an et présente régulièrement ses travaux au COMEX de l’AFD.

Le premier axe de cette feuille de route se concentre notamment sur l’analyse et la gestion des risques financiers nature par le groupe AFD. À cet égard, il convient de distinguer le suivi des risques financiers nature au niveau du client, du suivi et de la gestion des impacts négatifs et positifs au niveau projet.

Avec ses équipes de recherche, l’AFD a en effet développé des méthodologies d’évaluation des risques physique et de transition nature au niveau de ses clients. Pour ses clients souverains, celles-ci reposent sur une analyse sectorielle des dépendances entre les activités économiques et la nature ainsi que les impacts de ces activités sur la nature. Les méthodologies tiennent également compte de l’état de la biodiversité et des services écosystémiques et des politiques publiques de conservation. L’analyse de ces risques est systématiquement intégrée pour l’ensemble du portefeuille souverain.

À la différence des risques financiers climatiques (cf. chapitre 2.2.1 Changement climatique) les risques financiers physiques et de transition nature ne font pour l’instant pas l’objet d’analyses dans le cadre des processus d’octroi ou de revue du risque de crédit pour les contreparties non souveraines, que ce soit au niveau de l’AFD ou au niveau de Proparco. Toutefois, sur la base des outils décrits ci-après (d’analyse au niveau souverain), une première cartographie sur l’exposition globale du portefeuille non souverain aux dépendance aux services écosystémiques a été élaborée en 2024.

Analyse du risque physique biodiversité pour les contreparties souveraines

Le cadre d’analyse des risques physiques nature repose sur le constat du déclin de la biodiversité et une érosion des services écosystémiques. La dégradation de ces services peut donc affaiblir la capacité des activités économiques à générer de la valeur ajoutée. En effet, si un secteur est fortement dépendant d’un service écosystémique qui n’est pas fourni en quantité suffisante par les écosystèmes, le secteur sera exposé à un choc.

Un cadre analytique a ainsi été établi pour identifier des activités économiques qui dépendent fortement ou très fortement de services écosystémiques et qui seraient donc exposées à des risques physiques biodiversité. La modélisation permet d’estimer la contribution de ces secteurs aux exportations, aux recettes publiques, aux emplois et salaires et à la production nationale.

À ceci s’ajoute l’évaluation quantitative de la capacité du territoire à fournir les différents services écosystémiques, qui tient compte de la couverture du territoire selon différentes catégories de sols (couverture boisée, couverture végétale, zones arides, etc.) et de l’état général de la biodiversité (croisement entre plusieurs indicateurs d’intégrité de la biodiversité).

L’ambition et la capacité de mise en œuvre en termes de politiques de conservation de la biodiversité sont prises en compte et peuvent atténuer ou amplifier ces risques.

Analyse du risque de transition biodiversité pour les contreparties souveraines

Le cadre d’analyse des risques de transition biodiversité repose sur la dynamique de transition écologique des pays qui élaboreront des stratégies nationales de protection de la biodiversité, avec des politiques sectorielles (telles que des réformes réglementaires, fiscales ou commerciales) visant à réduire les pressions sur la biodiversité, à catalyser les changements technologiques et à promouvoir des comportements plus respectueux de la nature. Ces politiques peuvent cibler et avoir un impact négatif sur les secteurs qui exercent la plus forte pression sur la biodiversité. Dans certains pays, les secteurs exposés à la transition écologique pourraient contribuer de manière significative aux indicateurs macroéconomiques clés, exposant ces pays aux risques matériels associés à la transition écologique.

Un cadre analytique a été établi pour identifier les activités économiques qui contribuent le plus aux pressions et aux menaces qui pèsent sur la biodiversité et qui seraient donc exposées à des risques de transition. La modélisation permet d’estimer la contribution de ces secteurs aux exportations, aux recettes publiques, aux emplois et salaires et à la production nationale. L’ambition et la capacité de mise en œuvre en termes de politiques de conservation de la biodiversité sont prises en compte et peuvent atténuer ou amplifier ces risques.

Les deux analyses des risques financiers physiques et de transition sont statiques et considèrent les niveaux d’exposition des pays aux risques biodiversité sur la base de données historiques. Au-delà du travail en commun des chercheurs du département Diagnostics Économiques et Politiques Publiques de l’AFD, la dimension nature est désormais intégrée aux missions d’analyse réalisées dans les pays d’intervention de l’AFD, avec des échanges avec les gouvernements, les autres bailleurs de fonds et la société civile sur les enjeux environnementaux.

2.2.2.3.6L’appropriation des objectifs nature

Pour que la feuille de route planète bénéficie d’un niveau élevé d’appropriation par tous les personnels du groupe AFD et qu’elle soit mise en œuvre par toutes les Directions exécutives, sont réalisées de manière récurrente ou à la demande des équipes techniques et géographiques :

Par ailleurs, de nombreuses autres formations internes intègrent les enjeux de biodiversité sous un angle plus sectoriel (formations climat, systèmes financiers, eau et assainissement, villes durables, maîtrise des risques environnementaux et sociaux, etc.)

Enfin, en ce qui concerne la formation en ligne, le Groupe s’est également engagé dans la production de capsules numériques d’autoformation (mini-MOOC), destinées à un public externe comme interne sur les risques financiers nature avec la collaboration de la CDC(89).

2.2.2.4Outils de mesure et objectifs du groupe AFD en matière de biodiversité

2.2.2.4.1Cohérence des projets avec l’objectif net zéro 

Sur le portefeuille du groupe AFD, la proportion des projets ayant un impact positif attendu sur la biodiversité est stable ces deux dernières années. Sur la période 2024-2025, en moyenne 31 % des projets octroyés soumis à l’avis développement durable (soit 401 projets) devraient contribuer de manière significative ou structurante à la conservation, la protection ou la restauration de la biodiversité (notés + 2 ou + 3 sur la dimension biodiversité de la grille d’analyse développement durable). 

En cohérence avec l’engagement d’alignement à terme au Cadre mondial de la biodiversité, l’objectif de l’AFD est de ne financer :

En 2025, trois projets octroyés ont fait l’objet de notations développement durable négatives - 1 pour des motifs liés à des risques environnementaux ou d’atteintes potentielles à la biodiversité. Cette note résulte de diligences environnementales et sociales non finalisées au moment de l’octroi du projet. Dans ce cas, des conditions suspensives peuvent être introduites dans les conventions afin de garantir que le projet ne démarre pas sans les études ou analyses requises. Pour certains projets sensibles, le besoin de vigilance persiste tout au long de la mise en œuvre, et le suivi E&S est continu jusqu’à la fin du projet. Aucun projet doté d’une notation - 2 sur la dimension biodiversité de l’AADD n’a été octroyé en 2025. En cas de note négative, la Direction générale réunie en comité d’arbitrage statue ou non sur l’opportunité de présenter le projet aux instances de décision.

En 2025, aucun projet octroyé par le groupe AFD n’a dérogé à l’article 17.ii de la liste d’exclusion(90).

La séquence éviter-réduire-compenser est systématiquement appliquée aux opérations nature en cohérence avec l’objectif net zéro. Le groupe AFD suit les actions de compensation au niveau projet. Aucun indicateur de suivi agrégé n’a été mis en place, celui-ci n’ayant pas été jugé pertinent.

La notion de seuil écologique, qui renvoie à une activité précise dans un milieu donné, n’a pas de sens pour une institution financière comme l’AFD. L’AFD s’appuie en revanche sur l’analyse développement durable pour déterminer si le critère net zéro est respecté dans le périmètre du projet (absence de notation négative).

2.2.2.4.2L’approche nature positive (Nature +)

L’approche Nature+ du Groupe mesure les volumes des financements du groupe AFD qui contribuent à la protection ou la réhabilitation de la biodiversité. Cette approche Nature+ sert ainsi d’aiguillon au Groupe dans sa double ambition d’accroître ses investissements en faveur de la protection efficace de la biodiversité et la promotion d’une société et d’une économie positive pour la nature dans toutes ses géographies et secteurs d’intervention.

Ces principes permettent aussi de piloter le volume de ses financements et leur effet de levier sur d’autres acteurs, en particulier le secteur privé et les institutions financières. Ils sont alignés sur les axes du Cadre mondial de la biodiversité (notamment la cible n° 19 : augmenter le total des ressources financières internationales liées à la biodiversité provenant des pays développés, y compris l’Aide publique au développement, les ressources nationales, le secteur privé…), et intègrent les éléments normatifs du règlement européen pour la finance durable.

Le cadre d’analyse Nature+ est pleinement compatible avec les orientations établies par l’OCDE pour le suivi de l’Aide publique au développement en faveur de la Convention pour la diversité biologique. Ainsi, ne sont intégrés à la finance Nature+ de l’AFD que les investissements éligibles aux marqueurs OCDE/CAD1 et 2(91) de Rio pour la biodiversité identifiés sur la base de la notation de l’avis développement durable (+ 2 ou + 3 sur la dimension biodiversité). Pour être considérée comme un investissement Nature+, toute opération doit, d’une part être conforme aux meilleures normes de maîtrise des impacts négatifs, par la mise en œuvre le cas échéant d’une approche éviter-réduire-compenser garantissant une absence de perte nette de biodiversité ; d’autre part être explicitement conçue dans le but de produire un gain net de biodiversité – ou impact Nature+ – vis-à-vis de la situation prévalant avant le projet.

L’analyse est menée selon un standard méthodologique ad hoc en cours d’évolution et qui doit permettre à terme de valider l’alignement de l’investissement au CMB. La méthodologie s’appuie sur deux finalités du CMB – préservation de la nature et société et économie positives pour la nature – auxquelles sont attachés pour chacune trois leviers d’action directement issus de la théorie du changement du CMB. Pour chaque levier d’action, l’approche Nature+(92) précise les critères d’éligibilité et des indicateurs de suivi permettant de valider qu’un projet contribue effectivement à ce levier d’action.

Applicable quel que soit le secteur d’investissement, ce cadre d’analyse identifie ainsi les projets qui contribuent au développement positif pour la nature dans un pays, un territoire ou à l’échelle d’une collectivité, une filière d’investissement, une entreprise ou une institution financière. Un travail de déclinaison sectorielle des critères d’éligibilité aux six leviers d’action consolide une taxonomie interne robuste des investissements Nature+ pour les secteurs d’intervention du groupe AFD.

 

 

 

 

Levier d’action 

Critères d’éligibilité

Préservation de la nature

1 - Protection ou
conservation efficace
des écosystèmes 
et/ou espèces naturels
terrestres, aquatiques
et marins

L’opération contribue :

  • à l’extension et/ou la restauration des espaces et espèces naturels bénéficiant d’une protection pérenne ou d’autres mesures de conservation efficaces (AMCE), OU
  • au renforcement des capacités et moyens/ressources de leurs autorités de gouvernance, et des conditions et moyens nécessaires au maintien durable du bon état de conservation des espaces concernés, OU
  • à la conservation (in situ ou ex situ) de populations saines et résilientes d’espèces naturelles, et/ou de leur patrimoine génétique.

2 - Restauration des
écosystèmes naturels
terrestres, aquatiques
et marins

L’opération produit des gains nets de biodiversité, de fonctionnalités ou de services
écosystémiques dans les écosystèmes dégradés via une logique d’intervention visant :

  • la restauration écologique active de l’état de conservation des écosystèmes, OU
  • la réduction significative à une échelle cohérente de la ou des pressions anthropiques principalement responsables de la dégradation constatée de l’état de conservation de l’écosystème concerné (exemples : espèces envahissantes, pollutions, fragmentation, surexploitation des capitaux naturels, etc.).

3 - Planification
spatiale intégrée des
territoires ruraux et
urbains

L’opération engendre une augmentation de la surface des espaces bénéficiant d’une planification spatiale intégrée incluant la biodiversité et/ou un renforcement de la réglementation des activités humaines et économiques au sein du territoire, de telle sorte qu’y soient préservés, de manière pérenne et simultanée, le bon fonctionnement des surfaces et réseaux écologiques ainsi que la durabilité des capitaux naturels et services écosystémiques, y compris lorsqu’ils sont exploités à des fins productives.

Société et économie positives pour la nature

4 - Politiques/
stratégies intégrées,
gouvernance
biodiversité et
mobilisation de
ressources financières
en faveur de la biodiversité

L’opération renforce substantiellement l’ambition, l’efficacité et les moyens de gouvernance
et de mise en oeuvre :

  • des stratégies, politiques et plans d’action publics (État ou collectivité compétente) pour la
    diversité biologique, en alignement au CMB et à son cadre de monitoring, OU
  • des stratégies des acteurs privés (entreprise, institution financière ou organisation de la
    société civile) pour la prise en compte de la biodiversité dans l’ensemble de leurs activités
    et la réduction de leur empreinte biodiversité globale.

5 - Gestion durable des ressources naturelles (quantité et qualité)
et chaînes de valorisation

L’opération produit un gain net significatif et mesurable de l’efficience écologique des pratiques d’extraction, de production, des chaînes de transformation, d’approvisionnement et du cycle des produits issus ou dépendants de capitaux naturels et contribue ainsi de manière mesurable à la durabilité des capitaux naturels exploités ou valorisés (en quantité ou qualité). Ces gains nets peuvent être obtenus via des stratégies visant :

  • la transition des filières ou secteurs productifs ou de transformation dépendant de ressources naturelles (agriculture, sylviculture, pêche, industries) vers des pratiques/technologies démontrant leur maîtrise des impacts négatifs sur les milieux naturels, et valorisant la nature et les solutions fondées sur la nature, OU
  • la mise en oeuvre de schémas directeurs et programmes d’investissement permettant la réduction, à l’échelle, des pollutions et déchets induits par les activités économiques (réduction à la source, traitement, valorisation via l’économie circulaire).

6 - Efficience écologique
ponctuelle d’un investissement ou réduction significative
d’une pression de dégradation
d’origine anthropique ponctuelle et chronique

L’opération produit un gain net de biodiversité mais de portée localisée ou limitée sur la qualité écologique des milieux ou fonctionnalités écologiques qu’elle influence, soit que les activités favorables à la biodiversité soient isolées dans le cadre d’une logique d’intervention ne répondant pas à une approche intégrée de la prise en compte des enjeux biodiversité (projets à composante biodiversité isolée) ou que le ou les facteurs de dégradation substantiellement réduits soient de nature ponctuels, chroniques ou locaux sur la biodiversité.

 

La finance nature de l’AFD et de Proparco a atteint 1 255 M€ (arrondis à 1,3 Md€) en 2025. Sous réserve du maintien des ressources budgétaires en subventions, le groupe AFD conservera ses financements consacrés à la biodiversité à 800 M€ par an en moyenne sur la période 2025-2027. Il cherchera par ailleurs, sous réserve du maintien des ressources budgétaires, à consacrer en moyenne 20 % de la finance biodiversité à des projets de conservation et de restauration des écosystèmes. La comptabilisation des co-bénéfices biodiversité des financements concerne les engagements de l’AFD et de Proparco ; elle ne se fait qu’à partir d’une notation biodiversité de l’AADD supérieure ou égale à +2, qui marque une contribution positive, intentionnelle et mesurable, de l’opération à une amélioration de la biodiversité et suit la méthode Nature+ décrite dans cette partie.

Capitalisant sur dix ans de suivi des investissements du Groupe sur cette thématique, la méthode finance Nature+ de l’AFD s’inspire des meilleurs standards disponibles à date en matière de finance favorable à la biodiversité.

La méthode applique un facteur de pondération de 20 % à 100 % à l’investissement correspondant, afin de mesurer sa contribution à la finance Nature+ annuelle du groupe AFD. Retenant ici le cadre proposé par l’OCDE pour le suivi de l’Aide publique au développement biodiversité, la contribution financière du projet à la finance Nature+ AFD est calculée selon un facteur de pondération forfaitaire appliqué au financement engagé des projets éligibles à un levier d’action principal :

Levier d’action biodiversité

Facteur de pondération

Principal facteur de dégradation levé

LAB 1 : Protection et conservation

100 %

Perte nette d’habitats naturels

LAB 2 : Restauration écologique

80 %

Dégradation des écosystèmes

LAB 3 : Planification spatiale intégrée

60 %

Fragmentation des corridors écologiques

LAB 4 : Politique et gouvernance

50 %

Faiblesse de la gouvernance biodiversité

LAB 5 : Gestion durable des ressources

40 %

Surexploitation des ressources et pollutions

LAB 6 : Efficience écologique ponctuelle

20 %

Pressions chroniques cumulatives

 

La progressivité des facteurs de pondération s’inspire de la hiérarchisation des pressions proposée par l’IPBES(93) dans son rapport 2019 sur l’état des écosystèmes. En effet, les six leviers constituent des stratégies d’action permettant de réduire les six facteurs de dégradation principalement responsables selon l’IPBES de la dégradation accélérée du vivant à l’échelle mondiale : la perte nette d’habitats naturels, leur dégradation et leur fragmentation, la surexploitation des ressources et leurs pollutions et, plus globalement, la faiblesse des cadres de régulation et de gouvernance environnementale. Le facteur de pondération appliqué à un levier d’action biodiversité est d’autant plus grand que le facteur de dégradation est considéré par les données scientifiques comme clé dans l’érosion générale de la biodiversité.

L’application systématique du standard Nature+ à l’ensemble de ses investissements permet au groupe AFD de communiquer de manière explicite le montant de ses investissements contribuant à la réalisation des cibles du Cadre mondial de la biodiversité.

Par ailleurs, les opérations liées à la transition agroécologique font l’objet d’une méthodologie séparée. Une correspondance a été établie entre cette grille de caractérisation des projets transition agroécologique et le système de comptabilisation des co-bénéfices biodiversité de l’AFD, permettant de préciser la contribution de l’agroécologie à l’atteinte des objectifs du CMB.

 

 

Groupe

En millions d'euros

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Cible

Montant des co-bénéfices nature 
aligné sur l'objectif de financement 
pour la biodiversité 

302

431

449

571

589

736

1 134

1 186

1 255

 

800

    dont AFD 

302

431

449

571

589

736

1 032

1 145

1 196

 

    dont Proparco 

 

 

 

 

 

 

103

41

60

Part des co-bénéfices nature 

3,7 %

4,3 %

3,5 %

5,0 %

5,2 %

6,5 %

9,4 %

9,1 %

10,2 %

 

 

Groupe

En nombre de projets

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Cible

Part des projets sans notation négative dim. Biodiversité 

97,4%

94,5%

92,8%

94,3%

97,4%

97,7%

96,2%

98,0%

99,0%

100%

Nombre de projets sans notation négative dim. Biodiversité 

148

171

219

182

187

212

329

341

391

AFD2026_URD_FR_J026_HD.jpg

 

AFD2026_URD_FR_J027_HD.jpg
2.2.2.4.3Surfaces bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine

Avec la volonté de mesurer, suivre et rendre compte des impacts de ses financements en cohérence totale avec l’ambition impacts du POS V, l’AFD a mis en place un système d’indicateurs permettant de décliner la mise en œuvre de la feuille de route planète. Ces indicateurs sont insérés dans les cadres logiques des opérations et contribuent à structurer la thèse d’impacts spécifique à chaque opération. Concernant la biodiversité, l’indicateur suivant a été retenu : surfaces bénéficiant d’actions de protection, conservation pour restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine (ha)(96). Il s’agit d’un indicateur en suivi, sans cible, couvrant l’AFD, et Expertise France.

Le groupe AFD s’est doté d’un Cadre de résultats et d’impacts (CRI) qui permet de rendre compte d’une partie des impacts directs des projets et programmes financés par l’AFD. Le nombre d’indicateurs totaux est limité afin de donner au lecteur une première illustration partielle des impacts de l’action du groupe AFD. Ainsi, pour la biodiversité, l’indicateur sélectionné est la surface bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre aquatique et marine.

 

 

Groupe

Indicateur

2025

Superficies bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre, 
aquatique et marine (ha) 

11 493 788

 

2.2.2.4.4Indicateurs de suivi des risques financiers nature du portefeuille

À date, le département Diagnostics Économiques et Politiques Publiques de l’AFD a réalisé l’analyse des risques financiers physique et de transition de 59 pays sur les 60 qu’il suit.

Les niveaux de risque nature mesurés dans le cadre de ces analyses ne permettent pas, à ce stade, de conclure à la matérialité des risques financiers associés. Ces analyses fournissent des éléments d’appréciation dans le cadre des fiches Climat et nature, mais sans effet direct sur les notations de risque souverain.

2.2.3Taxonomie européenne

Aucune activité n’est déclarée comme étant associée à des activités économiques pouvant être considérées comme durables sur le plan environnemental au titre des articles 3 et 9 du règlement (UE) 2020/852 (règlement sur la taxonomie).

Le groupe AFD souhaite par ailleurs préciser les éléments suivants :

2.3Informations sociales

2.3.1Un cadre de travail porteur de sens (S1)

AFD2025_URD_FR_Fiches_p03_HD.jpg

La gestion de chaque IRO matériel est présentée de manière synthétique ci-dessous puis détaillée dans le reste du chapitre.

 

ESRS

Intitulé de l’IRO

Politiques

Actions

Métriques & Cibles

S1 Égalité de traitement

Impact négatif d’une contribution involontaire à des inégalités de traitement ou à des conditions de travail dégradées

Socle commun « valeurs de la politique sociale du groupe AFD »

  • Signalement des comportements prohibés
  • Actions de sensibilisation, formation, recours à une cellule d’écoute externe, participation à un baromètre de l’inclusion
  • Réalisation d’une cartographie des risques de discrimination
  • Dialogue social (inclusion handicap et LGBT+, rémunération)
  • Diversité [S1-9] : répartition par sexe et âge (nombre et %) [Pas de cible]
  • Handicap [S1-12] : salariés en situation de handicap (%) [Groupe 6 % des effectifs]
  • Formation et développement des compétences [S1-13] :
    • Part des salariés ayant participé à des évaluations régulières de leurs performances (%) [100 % des salariés font l’objet d’une évaluation annuelle]
    • Nombre moyen d’heures de formation par salarié et par sexe (nombre) [pas de cible]
  • Rémunération  :
    • Écart de rémunération femme-homme (%) [Cible à 0 %] [S1-16]
    • Rapport entre la rémunération la plus élevée et la rémunération médiane (nombre) [limitation *8 dans les statuts]
  • Cas de discrimination y compris harcèlement [S1-17] :
    • Nombre d’incidents de discrimination, y c. harcèlement (nombre) [100 % des alertes traitées]
    • Nombre de plaintes déposées par l’intermédiaire de canaux (nombre) [cible à 0]
    • Montant total des amendes, pénalités et de l’indemnisation des dommages résultant de plaintes (€) [cible à 0€]

Risques opérationnels liés au manquement au Code du travail, conventions collectives et aux obligations réglementaires (droit local) ou à la détérioration de la santé et la sécurité du personnel

S1 Conditions de travail

Impact négatif de potentielles conditions de travail dégradées, notamment l’insécurité des travailleurs du Groupe (missions, expatriation…)

 

  • Mise en place de la Commission santé, sécurité et conditions de travail, du comité de représentants des étrangers et les Interlocuteurs du Dialogue Social en local
  • Mise en place de dispositifs en lien avec la sécurité physique des travailleurs
  • Conception et mise en place d’un outil d’évaluation et de régulation de la charge de travail
  • Dialogue social (aidants, conditions de travail)
  • Amélioration de la qualité de vie au travail (plans d’action à la suite du baromètre social)
  • Négociations collectives et dialogue social [S1-8] :
    • Part de salariés couverts par les conventions collectives (%)[pas de cible]
    • Existence d’un accord de représentation des travailleurs (oui/non)
  • Protection sociale [S1-11] : couverture pour maladie, chômage, accident du travail, congé parental, départ à la retraite. (Tableau) [100 % des pays couverts par le régime de protection sociale du Groupe ; 100 % application des textes réglementaires sur chômage, accident travail, etc.]
  • Santé sécurité [S1-14] :
    • Part de salariés couvert par le système de gestion de la santé (%) [cible à 100 %]
    • Nombre de décès dus à des accidents et maladies professionnels (nombre) [cible à 0]
    • Accidents du travail (nombre et %) [cible à 0]
    • Jours perdus (nombre) [cible à 0]
  • Équilibre vie professionnelle-vie privée [S1-15] :
    • Part de salariés ayant droit à des congés familiaux (%) [cible à 100 %]
    • Part de salariés ainsi concernés ayant pris un tel congé avec ventilation par sexe (% H-F)

Risques opérationnels liés à de la mise en danger due au contexte sécuritaire, risques d’accidents…

 

Le socle commun valeurs de la politique sociale du groupe AFD est décliné en un certain nombre de documents et procédures :

Il est précisé que Sogefom et Fisea n’ont pas de salariés et ne sont donc pas concernées par les éléments de la présente partie de l’état de durabilité.

Le périmètre précis des indicateurs S1 est précisé pour chaque tableau et récapitulé en annexe 2.5.4.

2.3.1.1Politiques concernant le personnel de l’entreprise

La valeur primordiale du capital humain au sein du groupe AFD

L’AFD-Proparco et Expertise France disposent chacune de leur propre Direction des Ressources Humaines (DRH). L’AFD met des collaborateurs à disposition de Proparco, qui dispose d’une cellule RH de proximité.

Ces Directions des Ressources Humaines (DRH) ont défini une stratégie visant à réaffirmer la valeur primordiale du capital humain du Groupe pour atteindre ses objectifs stratégiques, opérationnels, fonctionnels et financiers. C’est la raison pour laquelle la stratégie RH pose comme première de ses finalités  la performance collective humaine . Les quatre axes stratégiques retenus permettent d’aligner la gestion des ressources humaines aux défis du Groupe et de définir ses priorités stratégiques en matière de ressources humaines : assurer la cohésion du corps social autour des missions du groupe AFD ; renforcer la gestion stratégique des talents et des compétences ; renforcer et accompagner les pratiques managériales dans le Groupe ; renforcer l’efficience de la fonction ressources humaines. Les impacts du Groupe sur le personnel (voir ci-après) résultent donc de la stratégie autant qu’ils l’alimentent, la DRH étant soucieuse de prendre en compte ces impacts positifs ou négatifs dans une démarche d’amélioration continue.

 

AFD2025_URD_FR_2311_Politiques concernant le personnel de l’entreprise_HD.jpg
Respect des droits humains et du droit du travail

Le Groupe respecte l’ensemble des législations et règlementations françaises et internationales en matière de droit du travail et de droits humains, notamment le Code du travail français, la législation relative à la santé et à la sécurité au travail, les principes fondamentaux de l’Organisation internationale du travail (OIT), les conventions internationales relatives aux droits de l’homme telles que la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que les exigences européennes applicables.

Le Groupe n’est pas concerné, en tant qu’employeur, par le travail forcé et le travail des enfants ; il n’est donc pas susceptible d’avoir des impacts négatifs sur les droits humains de ses travailleurs et n’a de fait pas de politique dédiée sur ce sujet.

La prévention des risques professionnels

Le groupe AFD a mis en place un système de prévention des accidents du travail visant à identifier, prévenir et réduire les risques professionnels susceptibles d’affecter la santé et la sécurité des salariés et des non-salariés intervenant dans le cadre de ses activités.

Ce système repose en premier lieu sur une démarche d’évaluation des risques professionnels formalisée au sein du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), régulièrement mis à jour. Cette évaluation permet d’identifier les situations à risque, tant au siège que lors des missions et expatriations, et d’adapter les mesures de prévention en conséquence.

Les actions de prévention sont déclinées au sein du programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT), qui définit les mesures de prévention, de protection collective et individuelle, ainsi que les actions de sensibilisation et d’information des salariés.

Le dispositif est complété par des politiques et procédures internes en matière de sécurité, notamment pour les activités à l’international, ainsi que par des dispositifs de gestion des incidents et des situations d’urgence. L’ensemble de ces mesures vise à limiter la survenance des accidents du travail et à en réduire les conséquences lorsqu’ils surviennent.

Labellisation Afnor de la politique sociale du groupe AFD

L’AFD-Proparco met en œuvre une politique sociale ambitieuse et structurée, fondée sur des principes de non-discrimination, de diversité et d’inclusion, formalisés dans des politiques RH et des accords collectifs. Cette politique se traduit par des actions opérationnelles déployées à l’échelle du Groupe, notamment en matière de qualité de vie et de conditions de travail, d’égalité professionnelle, de protection sociale et de développement des compétences, et fait l’objet d’un pilotage régulier à travers des indicateurs RH et des dispositifs de suivi. La reconnaissance par la labellisation Afnor atteste de l’effectivité et de la maturité de cette démarche. Les impacts de ces politiques sont analysés, notamment sur l’attractivité RH, l’évolution professionnelle des collaborateurs et la prévention des discriminations liées à l’âge, au handicap, à l’orientation sexuelle, à l’origine sociale et ethnique, au sexe et à l’identité de genre, dans une logique d’amélioration continue.

Autres informations (article L. 22-10-35 du code de commerce)

À ce stade, l’AFD ne met pas en œuvre de dispositif spécifique ou de programme dédié visant à promouvoir l’engagement de ses salariés dans la réserve opérationnelle ou la garde nationale. Toutefois, dans le respect de ses obligations légales et des droits individuels de ses agents, l’AFD permet aux salariés concernés d’exercer leurs engagements citoyens, notamment lorsque ceux-ci sont prévus par la réglementation applicable. À ce jour, l’AFD ne bénéficie pas du label « employeur partenaire de la démocratie locale » mentionné à l’article L. 1621-6 du Code général des collectivités territoriales et ne met pas en œuvre de dispositif spécifique visant à promouvoir cet engagement. Néanmoins, l’AFD reste attentif aux initiatives susceptibles de favoriser la participation citoyenne et l’implication de ses collaborateurs dans la vie démocratique.

2.3.1.2Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

Le périmètre du groupe AFD inclut l’ensemble des salariés, contractuels et expatriés relevant du droit français ou local (sauf précision contraire ci-dessous) ; les salariés de droit local représentent environ 16 % des salariés total du Groupe. Les non-salariés, notamment les consultants, prestataires externes, les collaborateurs portés par des tiers employeurs ne sont pas intégrés dans les effectifs salariés mais peuvent être pris en compte dans d’autres périmètres de reporting. Les personnes composant les effectifs salariés du Groupe sont majeures.

 

2.3.1.2.1Caractéristiques des salariés du groupe AFD (S1-6)

Pays dans lesquels l’entreprise compte au moins 50 salariés, représentant au moins 10 % du nombre total de ses salariés

 

31/12/2025

AFD & Proparco

Expertise France

Groupe

Total

 

 

Indicateur

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

Hommes

Femmes

 

 

 

Nombre de salariés

1 354

1 770

864

1 074

2 218

2 844

5 062

 

 

Dont salariés permanents

1 253

1 630

322

633

1 575

2 263

3 838

 

 

Dont salariés temporaires

101

140

542

441

643

581

1 224

 

 

Nombre de salariés ayant quitté l'entreprise 

145

74

219

219

 

 

Taux de rotation des salariés 

4,6 %

4,4 %

4,6 %

4,6 %

 

 

Méthodologie de calcul des effectifs salariés – informations transverses aux indicateurs S1-6 :

S1-6 porte uniquement sur les salariés (donc les non-salariés sont exclus du périmètre des indicateurs S1-6).

Les données présentées dans cette section concernent le périmètre de consolidation comprenant les 3 entités du Groupe (AFD, Proparco et Expertise France) interrogées dans le cadre de la campagne de collecte des informations sociales au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2025. Les entités Sogefom et Fisea n’ont pas de salariés en propre.

Les indicateurs S1-6, à l’exception du nombre total de salariés ayant quitté le groupe, couvrent la totalité du périmètre des effectifs du groupe AFD à savoir les salariés de droit français et de droit local. Le groupe AFD ne compte aucun salarié en heures non garanties, ce type de contrat ne figurant pas dans le modèle d’affaires du Groupe.

Les effectifs sont issus des systèmes d’information de la Direction des Ressources Humaines du Groupe (AFD et Expertise France) et ont été complétés par les équipes RH locales dans le cadre de campagnes de collecte (pour Expertise France).

Les données chiffrées sont à considérer en nombre de salariés (effectif) et non en équivalent temps plein (ETP) et concernent l’exercice 2025.

Rapprochement avec les effectifs présentés dans le Document d’enregistrement universel :

Les effectifs du Groupe sont également présentés dans le paragraphe 1.6.2. Informations relatives aux implantations et activités au 31 décembre 2025, du Document d’Enregistrement Universel. 

L’écart entre les deux informations s’explique notamment par une différence de méthodologie de calcul, paragraphe 1.6.2 reposant sur la notion d’effectif moyen sur l’année, tandis que le reporting S1-6 est basé sur les effectifs présents à la fin de la période de référence.

Salariés par genre, par type de contrat et par zone géographique

Le périmètre des salariés comprend les contrats permanents (CDI), les contrats à durée déterminée (CDD) dont les alternants (contrats d’apprentissage et de professionnalisation), les fonctionnaires (à l’indice et au forfait), ainsi que les salariés mis à disposition (sortants). À noter : les stagiaires n’ont pas été retenus dans le périmètre, dans la mesure où en France, les stagiaires ne sont pas considérés comme salariés de l’entreprise. 

Les genres femmes et hommes son reportés ; les capacités actuelles ne permettent pas encore d’identifier à l’échelle du Groupe les genres non déclaré et autre.

A l’exception de la France, le groupe AFD n’est pas présent dans des pays dans lesquels il compterait plus de 50 salariés représentant au moins 10 % du nombre total de ses salariés.

Définitions des termes clés
Nombre total de salariés ayant quitté le Groupe au sein de la période de référence

L’indicateur présenté est limité aux contrats permanents (CDI). Le nombre total de salariés ayant quitté le Groupe au sein de la période de référence pour Expertise France est limité aux salariés de droit français. La donnée concernant les salariés de droit local sera intégrée au périmètre pour la prochaine publication.

Les motifs de départ suivants ont été retenus dans le calcul de l’indicateur : démission, fin de période d’essai, rupture conventionnelle, départ en retraite et préretraite individuelle, licenciement et décès. Les sorties liées à des mobilités internes n’ont pas été retenues dans le calcul de l’indicateur.

Rotation des salariés au cours de la période de référence

Cet indicateur couvre tous les salariés en CDI (contrat permanent), exprimés en personne physique. Les contrats temporaires ont été exclus du calcul de cet indicateur car leur présence dans le Groupe étant par définition temporaire.

Le taux de rotation présenté correspond au taux de sortie. il est calculé comme suit : nombre de sorties CDI sur la période de référence/effectif CDI au 31 décembre de l’année de référence.

L’égalité femmes-hommes au sein du groupe AFD 

Le Groupe ne fixe pas de cible chiffrée d’effectifs féminins ou masculins mais met en œuvre une politique active et structurée en faveur de l’égalité professionnelle. Celle-ci repose, en particulier pour l’AFD et Proparco, sur des engagements issus de son accord égalité femmes-hommes qui vise notamment à garantir l’absence de discrimination à l’embauche, à promouvoir la mixité dans toutes les filières et niveaux de responsabilité, à assurer l’égalité de rémunération à travail égal et à élargir l’accès des femmes aux postes à forte responsabilité. Un chantier a été lancé au niveau d’Expertise France afin que l’entité se dote d’un dispositif similaire à celui qui existe à l’AFD. L’ensemble de ces actions constitue une trajectoire de progrès continue, orientée vers un équilibre durable des représentations entre les femmes et les hommes.

2.3.1.2.2Gestion des non-salariés

Conformément à la mesure d’application transitoire prévue par la réglementation applicable, cet indicateur n’est pas publié au titre de l’année de référence 2025.

Le plan d’action pour les publications à venir est le suivant :

2.3.1.3Le dialogue social au sein du groupe AFD (S1-2)

Le Groupe s’appuie sur un dialogue social structuré et multicanal, permettant aux salariés individuellement ou via leurs représentants de contribuer à la définition et à l’ajustement des politiques sociales, organisationnelles et RH, ainsi qu’à l’identification et à la gestion de ses impacts sociaux. Ce dialogue irrigue les processus décisionnels du Groupe et s’inscrit dans les valeurs sociales du groupe AFD telles que rappelées dans le Socle commun (97) (écoute, qualité du dialogue social, protection des droits individuels et collectifs, égalité, accompagnement des parcours).

Dans le cadre de la gestion des risques opérationnels et de la prévention d’éventuels impacts négatifs sur les ressources humaines, les actions mises en œuvre sont définies en concertation avec le Comité social et économique pour les salariés du siège et les représentants des employés pour les salariés de droit local.

Un dialogue mené à la fois directement et via les représentants du personnel

Le groupe AFD reconnaît plusieurs formes d’expression du personnel :

Dialogue représentatif formel

Le personnel est représenté par les élus des différentes organisations syndicales dans les instances légales :

Des accords de fonctionnement des CSE et du CSEC encadrent en détail les modalités de composition, d’information/consultation, et les commissions thématiques contribuant à la prise en compte des points de vue salariés (Commission santé, sécurité et conditions de travail, Commission Accompagnement et Respect des Droits Individuels et Collectifs, Commission Évolution de l’Emploi et des Métiers, Commission de proximité, etc.).

Espaces d’expression directe (AFD/PRO, EF)

En complément des instances légales, plusieurs autres dispositifs permettent l’expression du personnel : 

Moments, types de dialogue et fréquence

Les modalités de dialogue sont clairement définies au sein de chaque entité :

L’AFD a par ailleurs mis en place des instances supplémentaires permettant de diversifier les instances de dialogue tenant compte de ses spécificités propres :

Ces temps variés permettent de croiser expression collective, remontées individuelles, analyse des risques, et concertation sur les projets affectant les salariés.

Fonction responsable de garantir le dialogue et l’intégration de ses résultats

La responsabilité opérationnelle du dialogue social relève de la Direction exécutive des Ressources humaines. Elle est explicitement identifiée dans l’accord de fonctionnement du CSE/CSEC AFD comme interlocuteur central des représentants du personnel et garant de la mise en œuvre des obligations d’information et de consultation.

Les DRH :

À l’AFD la DRH :

Accords collectifs permettant la prise en compte des points de vue des salariés

L’AFD-Proparco a conclu un ensemble d’accords organisant le dialogue social et facilitant la connaissance des attentes et besoins des salariés. Figurent parmi les accords en vigueur :

Ces accords créent des espaces formalisés de dialogue et définissent des mécanismes explicites de consultation, de suivi et de participation des salariés dans les décisions les concernant.

Le statut du personnel de l’Agence Française de Développement(101) s’inscrit lui-même dans une logique de concertation et de transparence, notamment sur la rémunération, les mobilités, la classification, le recours, la prévention des risques, etc.

De son côté, Expertise France a conclu également les accords suivants et qui sont toujours en vigueur avec les représentants du personnel :

Évaluation de l’efficacité du dialogue social

L’AFD-Proparco évalue l’efficacité de son dialogue social au moyen de plusieurs dispositifs complémentaires :

Baromètre social (tous les 2 ans)

Il permet d’identifier :

En 2025, le bilan social montre que la situation globale de l’AFD s’améliore depuis 2023 et atteint son niveau le plus favorable depuis le lancement du dispositif en 2020. L’indicateur de bien-être au travail est de 6,9/10, en augmentation par rapport à 2023 (6,3/10).

Indicateurs du bilan social annuel

Ils contribuent à mesurer l’impact du dialogue social sur :

Certaines commissions (ex. Commission santé, sécurité et conditions de travail, CEEM, CARDIC(102)) analysent régulièrement la mise en œuvre des engagements et formulent des recommandations.

Retour d’expérience sur les consultations CSE/CSEC

Le retour d’expérience sur les consultations du CSE/CSEC se fait via les verbatims des séances qui permettent de mesurer la qualité des échanges, le nombre et la nature des avis émis lors des contributions du CSE/CSEC, et les mesures d’ajustement mises en œuvre par la direction.

Mécanismes de recours

La commission paritaire (statut du personnel, art. 4.2.3) qui correspond à la mise en œuvre de l’accord sur le Comité des recours permet également d’évaluer l’équité des décisions RH et la correction de situations individuelles litigieuses.

2.3.1.3.2Dispositifs mis en place par le groupe AFD pour encadrer et atténuer ses impacts négatifs et risques matériels liés à ses personnels (SBM-3)
Inclusion de l’ensemble du personnel concerné dans le périmètre

Lors de son analyse de double matérialité, le groupe AFD a inclus l’ensemble des membres du personnel susceptibles d’être matériellement affectés par ses activités. Cela comprend :

Ce périmètre tient compte des spécificités statutaires du groupe AFD et des valeurs sociales inscrites, pour l’AFD, dans le Socle commun (égalité, sécurité, droits fondamentaux, prévention des risques, accompagnement des parcours) ainsi que dans le statut du personnel de l’Agence Française de Développement. Tous les impacts, risques et opportunités identifiés concernent l’ensemble des effectifs, sans distinction.

Le groupe AFD et notamment l’AFD en tant qu’établissement public soumis au droit français, opérant dans un cadre éthique rigoureux (Charte éthique et Socle commun) ne génère pas d’impacts négatifs systémiques de type travail forcé ou obligatoire, travail des enfants, ou encore de violations graves des droits fondamentaux.

Le Groupe a identifié deux impacts négatifs potentiels induisant deux risques opérationnels, décrits ci-après.

Contribution involontaire à des conditions de travail dégradées et/ou des inégalités de traitement

Les activités du Groupe peuvent potentiellement induire des impacts négatifs sur son personnel concernant essentiellement :

Ces impacts potentiels et involontaires sont encadrés et atténués par plusieurs actions de gestion des effectifs détaillés aux points 3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité et 3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs.

Potentielles conditions de travail dégradées, notamment insécurité des travailleurs du Groupe (missions, expatriation…)

De par la nature de sa stratégie et ses pays d’intervention, le Groupe peut contribuer à des impacts négatifs potentiels en matière de sécurité de ses collaborateurs notamment en mission et en expatriation.

Le groupe AFD a ainsi identifié comme risque potentiel l’exposition de certains collaborateurs, notamment en mission ou en expatriation, à des conditions de travail susceptibles d’être dégradées du fait de contextes sécuritaires instables (zones à risque, troubles sociopolitiques, incidents de sécurité).

Procédures visant à fournir des solutions et remédier aux incidences négatives

En cas de survenance ou d’identification d’une situation susceptible de porter atteinte à la sécurité ou aux conditions de travail d’un collaborateur, le Groupe met en œuvre les procédures suivantes :

Ces procédures s’appliquent à l’ensemble des collaborateurs concernés, salariés et non-salariés intervenant pour le compte du Groupe.

Risques opérationnels relatifs au personnel du Groupe

Les principaux risques opérationnels matériels identifiés sont :

Le groupe AFD n’a pas anticipé d’impact sur ses salariés du fait de la transition climatique et environnementale visant à s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris.

 

2.3.1.4Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3.1.4.1Promotion de la diversité (S1-9)

L’AFD et Proparco visent à améliorer l’égalité des chances pour toutes et tous via la signature d’un accord égalité professionnelle, avec les partenaires sociaux en janvier 2021. Cet accord garantit l’accès à l’emploi ; la promotion et l’évolution professionnelle ; l’égalité salariale ; l’organisation du travail, la conciliation vie personnelle/vie professionnelle ; la formation et la sensibilisation à l’égalité professionnelle ; l’action dans le cadre de la lutte contre les violences conjugales.

L’activité notamment des Directions des Ressources Humaines AFD-Proparco concerne l’accès aux formations et le développement des compétences, le dialogue social inclusif et renforcé avec plusieurs comités dédiés. L’AFD a aussi engagé une démarche structurante en faveur de la diversité et de l’inclusion depuis 2019, qui a été reconnue par l’obtention du label Afnor diversité en juillet 2021, confirmé par un audit intermédiaire en juillet 2023.

En matière de qualité de vie au travail les Directions des Ressources Humaines du Groupe déploient des dispositifs de prévention des risques psychosociaux, d’accompagnement des situations difficiles et d’optimisation du fonctionnement de la cellule de veille sur la souffrance au travail. De nouveaux dispositifs de signalement et de traitement des situations de harcèlement moral, discrimination, violences sexistes et sexuelles sont mis en œuvre depuis 2024. Des baromètres sociaux sont réalisés dans les trois entités.

L’accord qui concerne les salariés de l’AFD et Proparco relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes fixe des objectifs ambitieux et met en place des mesures structurantes dans plusieurs domaines clés : le recrutement, la présence des femmes dans l’encadrement et dans le réseau, la rémunération, la lutte contre les stéréotypes et comportements sexistes, ainsi que la prise en compte de la parentalité. Ces engagements témoignent de la volonté de l’AFD et Proparco d’inscrire l’égalité professionnelle au cœur de sa politique RH et de sa démarche de responsabilité sociétale.

 

Parmi les actions structurantes, on peut citer :

AFD2025_URD_FR_23131_Promotion de la diversité_HD.jpg

 

L’ensemble des processus RH intègre les exigences de non-discrimination et de parité : rédaction non genrée des offres, formation des managers recruteurs (recruter sans discriminer) et analyses régulières des écarts éventuels. L’index égalité professionnelle entre les femmes et les hommes calculé en 2025 sur l’année 2024 s’établit à 93/100, reflétant le niveau d’engagement atteint.

Tranches d'âge

Nombre de salariés (effectifs)

31/12/2025

%

< 30 ans

480

9,5 %

≥ 30 et < 50 ans

3 325

65,7 %

≥ 50 ans

1 257

24,8 %

TOTAL Salariés

5 062

100 %

 

Cet indicateur couvre :

La répartition des salariés par tranche d’âge est calculée de la manière suivante : nombre de collaborateurs par tranche d’âge/nombre total de salariés (au sens de l’indicateur S1-6 et conformément au périmètre de reporting ci-dessus).

 

Encadrement supérieur

Nombre

31/12/2025

Part

Salariés au niveau de l'encadrement supérieur

114

-

Dont femmes 

40

35,1 %

Dont hommes

74

64,9 %

 

Les indicateurs présentés couvrent la totalité du périmètre : salariés de droit français et de droit local.

Pour AFD/Proparco les critères d’appartenance à cette population sont les suivants :

Pour Expertise France le critère retenu est l’effectif ayant une fonction managériale et étant au comité de direction d’Expertise France.

La méthode de calcul de l’indicateur encadrement supérieur est la suivante : 

Pourcentage de femmes dans l’encadrement supérieur : nombre de femmes relevant de l’encadrement supérieur/nombre total de collaborateurs relevant de l’encadrement supérieur ; 

Pourcentage d’hommes dans l’encadrement supérieur : nombre d’hommes relevant de l’encadrement supérieur/nombre total de collaborateurs relevant de l’encadrement supérieur.

2.3.1.4.2Des actions volontaristes du groupe AFD en faveur des salariés en situation de handicap (S1-12)

L’AFD et Proparco se sont engagées de manière ambitieuse en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap et réaffirment leur engagement à travers la signature du 4ᵉ Accord Handicap agréé par la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) en 2024 (valable jusqu’en 2026). Cette démarche structurée et volontariste vise à renforcer l’insertion, le maintien dans l’emploi et l’évolution professionnelle des salariés en situation de handicap, en combinant actions de recrutement, accompagnement individualisé, aménagement des postes, formation, sensibilisation des collectifs de travail et développement des achats responsables auprès du secteur protégé et adapté.

Cet accord s’applique à l’ensemble des salariés du siège de l’AFD et Proparco (y compris les salariés mis à disposition) ainsi que de ses établissements de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de Mayotte et de La Réunion et s’inscrit dans une démarche volontariste visant à renforcer la diversité et l’égalité des chances au sein de l’institution.

L’AFD s’est fixée des objectifs ambitieux pour promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap, notamment :

À travers cette politique, l’AFD réaffirme son rôle d’acteur engagé pour une société plus inclusive, où chaque individu, quelle que soit sa situation, peut s’épanouir professionnellement et contribuer pleinement à la mission de l’institution.

Cinq axes d’action prioritaires structurent la politique handicap de l’AFD :

 

Indicateur

Groupe

2025

Part de salariés en situation de handicap (%)

2,8 %

Nombre de personnes en situation de handicap (Nombre)

117

 

Le suivi de cet indicateur est à ce jour limité au périmètre des salariés de droit français.

Les collaborateurs en situation de handicap sont définis dans l’Accord en faveur de l’emploi et de l’insertion des personnes en situation de handicap (détenant la RQTH, titulaires d’une allocation aux adultes handicapés ou d’une pension d’invalidité, victimes de guerre, etc.(détenant la RQTH, titulaires d’une allocation aux adultes handicapés, victimes de guerre, etc.).

Afin de conserver une cohérence entre cet indicateur et les autres indicateurs publiés au titre de la CSRD, la donnée effectif est à considérer en effectif présent (nombre de contrats). 

Les salariés en situation de handicap déclarent volontairement leur statut RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) soit directement auprès de la Mission handicap de l’AFD et Proparco, soit auprès des gestionnaires de paie. Cette déclaration est confidentielle et stockée dans le dossier RH du salarié. Les gestionnaires de paie mentionnent la RQTH dans le dossier du salarié. Ils déclarent cette information dans la DSN (Déclaration Sociale Nominative), un fichier mensuel transmis aux organismes sociaux (dont l’Urssaf). La DSN permet de tracer officiellement le statut RQTH des salariés

Le taux de salariés en situation de handicap est calculé comme suit : effectif inscrit en situation de handicap au 31 décembre de l’année de référence/effectif présent au 31 décembre de l’année de référence.

Au sein du Groupe la cible est de 6 % de travailleurs en situation de handicap, en cohérence avec les obligations légales et les engagements en matière d’inclusion. Cet objectif est défini sur la base du cadre réglementaire applicable et de l’analyse de la situation des effectifs. Il fait l’objet d’un suivi régulier à travers la mesure du taux d’emploi rapporté à l’effectif total et de son évolution dans le temps. L’analyse des résultats permet d’identifier d’éventuels écarts et d’adapter les actions mises en œuvre, notamment en matière de recrutement, de maintien dans l’emploi et d’aménagement des postes. Cette démarche vise à inscrire l’inclusion des personnes en situation de handicap dans une logique d’amélioration continue et de prévention des situations d’exclusion.

En collaboration avec l’Agefiph, Expertise France a réalisé un diagnostic handicap afin d’identifier les besoins, d’analyser ses pratiques et de recueillir les attentes de ses salariés en situation de handicap (RQTH), des managers ainsi que des collaborateurs du siège. Les conclusions de ce diagnostic participatif ont permis d’élaborer un plan d’actions structuré autour de plusieurs thématiques, notamment le maintien dans l’emploi, le recrutement et l’intégration. Cette politique, dont la mise en œuvre débutera dès 2026, répond aux enjeux réglementaires, humains et de responsabilité sociétale (RSE) qui sont au cœur des engagements de l’agence.

La Déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH) est une obligation légale pour les entreprises de 20 salariés et plus, qui doivent employer au moins 6 % de travailleurs handicapés (ou s’acquitter d’une contribution financière). Une seule DOETH est remplie pour l’ensemble l’AFD et Proparco, car elles sont considérées comme un seul employeur pour cette déclaration.

2.3.1.4.3Une politique de formation et de développement des compétences adaptée aux enjeux du Groupe (S1-13)

La politique de formation vise à renforcer les compétences nécessaires aux transitions et à l’atteinte des Ojectifs de développement durable, tout en maintenant un haut niveau de compétences de base essentielles à l’excellence opérationnelle. Elle s’articule autour de trois axes : développer les expertises, renouveler la relation avec les partenaires du Sud et renforcer la cohésion interne.  

Le Campus groupe AFD est le centre de formation du groupe Agence Française de Développement dédié à la construction de savoirs en commun, au partage d’expériences et à l’acquisition des compétences nécessaires à la conception, à l’accompagnement, au financement ou à la mise en œuvre des projets et politiques de transitions dans les pays du Sud. Situé à Marseille et à Paris, il rassemble l’offre de formation du groupe AFD et promeut une formation qui transforme les représentations, en intégrant créativité, esprit critique, intelligence collective et approches systémiques.

Il s’agit d’un laboratoire d’innovation pédagogique qui conçoit, teste et déploie, en partenariat, des formats d’apprentissage innovants adaptés au renforcement des savoirs, savoir-faire et savoir-être de celles et ceux qui, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans l’Outre-mer, tout autant que dans le groupe AFD et parmi les partenaires du développement au nord, accompagnent le changement vers un monde durable.

Les pédagogies évoluent vers plus de présentiel engageant, d’apprentissage par la pratique et de digital (MOOC, e-learning, classes virtuelles). La mixité des publics internes/externes devient un levier d’apprentissage commun et d’enrichissement mutuel. L’offre couvre à la fois les fondamentaux du groupe AFD, les compétences métiers sectorielles et bancaires, les compétences transversales. Les compétences nécessaires aux enjeux transformationnels viennent compléter les savoirs et savoir-faire fondamentaux indispensables au pilotage et à la qualité des projets.

Le groupe AFD favorise et encourage le développement des compétences en proposant à ses collaborateurs une offre très large. L’importance de l’offre reflète la variété et la multitude des enjeux compétences qui se présentent partout dans l’organisation : pour un nouvel arrivant qui doit s’acculturer au fonctionnement du groupe AFD, pour un collaborateur en mobilité qui doit acquérir de nouveaux savoir-faire, pour un manager confronté à de nouvelles modalités de travail, pour un métier sans cesse contraint d’intégrer des évolutions réglementaires, pour un service soucieux de maintenir son niveau d’expertise, pour un salarié qui aspire à évoluer dans sa filière, pour s’adapter au contexte de plus en plus complexe et incertain, etc.

 

Formation

Groupe

2025

Nombre total d'heures de formation

106 359

Dont hommes

42 350

Dont femmes

64 009

Nombre moyen d'heures de formation / salarié

21

Dont hommes

19

Dont femmes

23

 

Les indicateurs présentés couvrent la totalité du périmètre : salariés de droit français et de droit local.

Le calcul est effectué sur la base des heures de formations réalisées et finalisées sur l’année de référence (formation obligatoire, volontaire, en présentiel ou en e-learning) pour les personnes en contrat permanent et temporaire tel que défini dans S1-6. La durée de formation retenue correspond à sa durée théorique.

Le nombre moyen d’heures de formation par salarié est calculé comme suit : nombre d’heures de formations réalisées sur l’année de référence/Effectif total présent au 31 décembre de l’année de référence.

La cible retenue pour le suivi des formations est fixée à 100 %, dès lors qu’elle porte sur des actions qui doivent être intégralement réalisées pour garantir la conformité et l’efficacité des dispositifs concernés.

La performance est suivie via un outil de gestion des formations permettant de mesurer les taux de complétion par population cible. Des revues périodiques identifient les éventuels écarts à la cible de 100 %, donnant lieu à des relances et, le cas échéant, à des mesures correctrices. Ce dispositif garantit un suivi effectif et documenté de la conformité.

 

Groupe

2024

Cible

% de salariés ayant participé aux évaluations

92,8 %

100 %

   Dont hommes

92,8 %

   Dont femmes

92,8 %

Nombre total de salariés ayant participé aux évaluations

3 486

   Dont hommes

1 463

   Dont femmes

2 023

 

L’indicateur porte sur la totalité du périmètre pour AFD/Proparco et un périmètre partiel  pour Expertise France.

La campagne d’évaluation annuelle N (2025) se déroulant de mi-décembre N et mi-mars N+1 (2026), les données de l’exercice de référence ne sont pas disponibles. Les données présentées en N (2025) correspondent aux résultats de la campagne N-1 (2024).

L’entretien annuel d’évaluation réalisé entre le collaborateur et son manager en vue d’apprécier les performances sur l’année écoulée au regard des objectifs du collaborateur concerne uniquement les contrats permanents (CDI). Cet entretien vise également à déterminer les objectifs pour l’année à venir. 

Les données sont mises à jour dans le SiRH du Groupe et sont accessibles via une extraction des entretiens terminés.

Le pourcentage de salariés ayant participé à des évaluations régulières de performance et d'évolution de carrière est calculé comme suit : nombre de collaborateurs ayant finalisé leur entretien annuel/effectif total présent au 31 décembre N-1 (retraité des collaborateurs ayant quitté le Groupe entre le 01 janvier et le 31 mars de l’année N). Ce retraitement vise à exclure les collaborateurs n’ayant pas été en mesure de réaliser leur entretien en raison d’un départ intervenu avant la clôture effective de la campagne d’évaluation.

2.3.1.4.4Principe d’égalité en termes de rémunération entre salariés (S1-16)

Le principe d’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, à compétences, responsabilités et performances équivalentes, constitue un pilier essentiel de l’égalité professionnelle. Ce principe s’applique dès la phase de recrutement. Dans cette perspective, le groupe AFD s’engage à offrir, dès l’embauche, une rémunération équivalente aux femmes et aux hommes, basée exclusivement sur les critères objectifs que sont le niveau de formation, l’expérience et les compétences nécessaires au poste. L’ambition est de garantir, au sein de l’AFD et pour des postes équivalents, une stricte égalité salariale entre les sexes.

En matière de plan d’action, les écarts de rémunération font l’objet d’un suivi attentif par la Direction des Ressources Humaines, qui procède à des analyses spécifiques selon les situations individuelles et les parcours professionnels. L’objectif est de corriger progressivement les écarts injustifiés et d’éviter l’apparition de nouvelles disparités à travers la revue annuelle des salaires. Une enveloppe est d’ailleurs consacrée aux écarts salariaux lors de cette revue annuelle.

Indicateur

Groupe

2025

Cible

Écart de rémunération femmes/hommes (%)

7,4 %

0 %

Ratio rémunération max / médiane

2,19

8

 

En termes de rémunération le périmètre est limité à AFD/Proparco (siège, expatrié et DOM) en contrat permanent (CDI de plus de 6 mois). Les salariés d’Expertise France, les salariés des TOM et salariés de droit local sont exclus du périmètre. Une feuille de route visant à fiabiliser les données de l'activité opérationnelle et les données des salariés de droit local sera mise en œuvre dès le prochain exercice.

La rémunération a été calculée en base 100 (équivalent temps plein considérant un taux d’emploi de 100 %) et inclut : la rémunération de base (salaire base, gratification, prime de vacances), les garanties de rémunération (supplément familial et ancienneté), la rémunération liée à la performance (intéressement et prime variable de performance collective) et les avantages sociaux liés à l’exécution du travail (remboursement transport, indemnité télétravail et la valeur faciale du titre restaurant).

Tous les autres éléments de rémunération sont exclus (primes d’expatriation, primes exceptionnelles (mariages, naissance…), abondement, paiement des jours de congés, participation employeur mutuelle et prévoyance…).

Les données sont issues du bilan social individualisé (reflétant la synthèse annuelle de la rémunération individuelle). Ces données proviennent du système d’information des ressources humaines (SIRH) de l’AFD.

L’indicateur d’écart de rémunération entre les hommes et les femmes est calculé comme suit : (niveau moyen de rémunération brute des salariés hommes – niveau moyen de rémunération brute des femmes)/(niveau moyen de rémunération brute des salariés hommes) * 100.

L’indicateur de rémunération annuelle totale est calculé comme suit : rémunération annuelle totale pour la personne la mieux payée/niveau médian de rémunération annuelle totale (à l’exception du collaborateur le mieux payé).

La cible retenue pour l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est fixée à 0, pour respecter le principe d’égalité de rémunération prôné par le Groupe. Les statuts de l’AFD fixent un écart de rémunération maximal de *8 entre le salaire le plus élevé et le salaire le moins élevé.

L’atteinte de la cible d’écart salarial est suivie au moyen d’analyses périodiques comparant les rémunérations des femmes et des hommes, globalement et par catégories comparables. Les écarts identifiés donnent lieu, le cas échéant, à des mesures correctrices intégrées aux campagnes salariales. Ce dispositif garantit un suivi régulier et documenté de la performance en matière d’égalité de rémunération.

2.3.1.4.5Tolérance zéro au sein du groupe AFD envers toute situation de discrimination, harcèlement, violences sexistes et sexuelles (S1-17)

Le groupe AFD prône une politique de tolérance zéro envers toute situation de discrimination, harcèlement, violences sexistes et sexuelles. Il a mis en œuvre des dispositifs de signalement et de traitement de toutes ces situations qui concernent l’ensemble des personnels aux sièges et dans les réseaux quel que soit leur statut. Un guide est disponible sur l’intranet de l’entreprise présentant la procédure afférente à ce dispositif. Il précise la protection juridique particulière dont disposent les personnes qui signalent des faits. Les salariés peuvent le consulter librement. Les différents interlocuteurs des salariés (représentants du personnel, responsable ressources humaines, managers…) peuvent régulièrement leur rappeler l’existence de ce dispositif.

Les cas ou incidents RH sont traités dans le cadre d’un dispositif formalisé, piloté par la Direction des Ressources Humaines, reposant sur des procédures de signalement, d’analyse et, le cas échéant, d’enquête, garantissant la confidentialité, l’impartialité et la protection des personnes concernées.

Les agents peuvent saisir l’équipe en charge du traitement de ces signalements par l’envoi d’un mail sur une boîte spécifique.

Le signalement est ensuite traité et a minima, le signalant, la victime présumée (si elle n’est pas le signalant) et la personne mise en cause sont reçues séparément dans le cadre d’un entretien retranscrit dans un procès-verbal.

À l’issue de l’analyse des faits rapportés, l’équipe en charge du traitement informe chaque partie de ses conclusions. Celles-ci sont transmises au directeur des Ressources Humaines.

La personne signalante bénéficie d’une protection, y compris s’il s’avère que la situation de harcèlement, de discrimination ou de violences sexistes et sexuelles n’est pas qualifiée juridiquement.

Exception : dans l’hypothèse où il était clairement établi que de faux éléments avaient été portés à la connaissance de la cellule en charge du traitement des signalements dans le seul but de nuire à la personne mise en cause, des mesures disciplinaires pourraient être envisagées à l’encontre de la personne signalante.

 

Indicateur

Groupe

2025

Cibles

Signalements pour des faits graves liés aux droits de l'homme (Nombre)

33

 

Plaintes (Nombre)

16

 

Cas graves liés aux droits de l'homme (Nombre)

0

0

Montant des amendes ou pénalités pour violation (€)

0

0

cible : % de signalements traités

100 %

100 %

 

Les alertes proviennent du dispositif de remontée des signalements (adresse mail dédiée). 

Le pourcentage d’alertes traitées est calculé comme suit : nombre d'alertes traitées / nombre total d'alertes provenant du dispositif de remontée des signalements.

Concernant le nombre total d’incidents de discrimination signalés, y compris les cas de harcèlement (alertes reconnues comme avérées à l’issue de l’instruction et ayant donné lieu au prononcé de mesure) il s’agit du nombre total d’incidents avérés provenant du dispositif de remontée des signalements.

Le nombre total de plaintes remontées au travers de canaux spécifiques prend en compte les plaintes pénales ou la saisine d’une juridiction. il s’agit du nombre de saisines des prud’hommes ou toute autre juridiction sur l’année de référence associées à une situation de discrimination et/ou de harcèlement.

Le montant total des amendes et pénalités financières associées à une condamnation du Groupe, résultant d’un incident de discrimination, est calculé comme suit : montant total des pénalités financières associées à une condamnation du Groupe résultant d’un incident de discrimination.

Le groupe AFD dispose d’un système centralisé de gestion des plaintes RH, assuré par une équipe dédiée. Les objectifs du dispositif portent sur l’accessibilité, la qualité et la traçabilité du traitement des plaintes. Le suivi de la performance repose sur un pilotage des volumes, typologies et délais de traitement, permettant d’identifier des tendances et d’alimenter des actions d’amélioration continue des pratiques RH. Le Groupe a pour cible de traiter 100 % des alertes.

2.3.1.5Conditions de travail et sécurité des effectifs

2.3.1.5.1Couverture des salariés par des conventions collectives et dialogue social (S1-8)

Le Groupe AFD veille à prévenir les incidences négatives sur ses effectifs en s’appuyant sur un cadre social structuré. Les salariés sont couverts selon les entités :

S’agissant des salariés de droit local, la notion de convention collective au sens du présent indicateur n’est pas applicable, leur relation contractuelle étant régie par le droit local applicable et ne relevant pas d’un dispositif conventionnel comparable.

100 % des salariés de l’Espace Économique Européen (métropole, DOM et COM) sont représentés par des représentants du personnel tel que prévu par le droit du travail applicable.

Le groupe AFD n’est pas soumis à la mise en place d’un comité économique européen.

L’efficacité de ces dispositifs est appréciée à travers la couverture de l’ensemble des salariés par un cadre d’emploi défini, l’effectivité de la représentation du personnel et la mise en œuvre d’un socle social commun qui renforce les protections sociales des différentes populations : 100 % des salariés de l’Espace Economique Européen (métropole, DOM et COM) sont ainsi représentés par des représentants du personnel tel que prévu par le droit du travail applicable.

Le Groupe n’a pas identifié de risque ou d’opportunité matériels découlant d’impacts sur son personnel et de dépendances à l’égard de ce dernier.

Du fait de ses activités tertiaires nécessitant des compétences académiques, le Groupe n’est pas concerné, en tant qu’employeur, par le travail forcé et le travail des enfants.

 

 

 

Couverture des négociations collectives *

Dialogue social *

Salariés - EEE

Salariés - hors EEE

Représentation sur le lieu de travail (EEE uniquement)

0-19 %

 

NA*

 

20-39 %

NA*

40-59 %

NA*

60-79 %

NA*

80-100 %

France (100 %)

NA*

France (100 %)

* En dehors de la France, les filiales ne sont pas concernées par les conventions collectives françaises (EEE uniquement)

 

 

Les données concernant l’AFD et Proparco sont limitées aux salariés de droit français. Les données relatives à Expertise France seront publiées lors du prochain reporting.

Concernant la représentation des travailleurs, le groupe AFD respecte la règle applicable en droit français concernant la représentation du personnel. En France (dont DOM) tous les collaborateurs de droit français sont couverts par un CSE (Comité Social et Économique).

S’agissant des salariés de droit local, le Groupe ne dispose pas à ce stade d’une information consolidée relative à la couverture par des dispositifs de représentation du personnel au regard des cadres juridiques locaux applicables. Une analyse des modalités de collecte et de fiabilisation de cette information sera conduite afin d’en apprécier la pertinence et la faisabilité pour les prochaines publications.

2.3.1.5.2Accès à des salaires décents (S1-10)

Une information exhaustive relative au salaire décent n’est à ce stade pas disponible pour le groupe AFD car sa définition n'a pas été stabilisée à ce jour, du fait des multiples pays d'intervention du Groupe. Afin de publier ces données à l’avenir, il est prévu de mettre en place une démarche permettant d’estimer le niveau de salaire décent dans les pays et territoires d’intervention du Groupe et de situer et suivre la rémunération des salariés par rapport à ce salaire décent. La publication des données est reportée à un rapport ultérieur.

2.3.1.5.3Couverture des salariés par une protection sociale adaptée (S1-11)

Le groupe AFD, employeur responsable qui attache une importance toute particulière à l’accès de ses personnels à des services sociaux d’intérêt général comme la protection sociale, s’acquitte de toutes ses obligations d’employeur en vertu des normes sociales locales applicables à ses différentes implantations. Ceci prend notamment la forme d’une affiliation à tous les régimes de protection sociale obligatoires en vertu du droit national.

Elle déploie par ailleurs un dispositif pluriel de protection sociale qui permet à tout salarié, quel que soit son statut et son implantation, de bénéficier d’une couverture santé de haut niveau, d’une couverture prévoyance couvrant l’invalidité, le décès et les arrêts de travail de longue durée, ainsi que d’une couverture en vue du départ à la retraite.

Ses différents statuts prévoient des prestations de remplacement en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle et des mécanismes d’absences rémunérées autorisées en cas de naissance ou d’adoption d’un enfant.

Les conventions collectives/protection sociales couvrent (i) les déplacements en expatriation/mission et (ii) les non-salariés d’Expertise France, portés par des tiers employeurs dans les pays d’intervention d’Expertise France (ces derniers sont rattachés au droit du travail et conventions collectives locales, quand elles existent, et sont affiliés aux régimes de protection sociale locaux).

 

En pourcentage

       AFD/Proparco

Expertise France

Droit français

Droit local

Droit français

Droit local

Maladie

100 %

100 %

100 %

ND

Chômage

100 %

ND

100 %

ND

Accident travail

100 %

ND

100 %

ND

Congé parental

100 %

ND

100 %

ND

Retraite

100 %

100 %

100 %

ND

ND : non disponible

Des services de protection sociale garantis

L’AFD compare régulièrement les dispositifs d’entreprise à ceux d’entités comparables et les pilote via des comités de gestion et instances de suivi régulières.

Le groupe AFD garantit à l’ensemble de ses salariés l’accès à des services de protection sociale conformes aux normes sociales locales applicables dans ses pays d’implantation, notamment par l’affiliation dès l’embauche à l’ensemble des régimes obligatoires prévus par les droits nationaux et ses régimes internes spécifiques en matière de santé et retraite.

En France, l’ensemble des collaborateurs disposent d’une protection sociale couvrant les 4 événements majeurs de la vie sans différence significative selon les évènements ou les entités : maladie, accident du travail et handicap, congé parental et départ à la retraite. Les collaborateurs relevant du droit français sont couverts par la Sécurité sociale et par une mutuelle.

Par ailleurs, son statut d’établissement public a conduit l’AFD à conclure une convention avec France Travail visant à rendre éligible à une assurance chômage tout collaborateur quittant l’AFD ou Proparco.

Dans les différents pays d’implantation, les dispositifs de protection sociale et d’avantages sociaux ouverts aux collaborateurs tiennent compte non seulement des législations et réglementations applicables, mais aussi des meilleures pratiques de marché. 

Le Groupe n’identifie pas de risque de non-conformité au regard des réglementations locales applicables.

L’indicateur de couverture chômage pour les salariés de droit local est exclu du périmètre de reporting 2025. 

Une feuille de route visant à analyser les réglementations et droits applicables dans chaque pays d’intervention devra être déployée afin de s’assurer que tous les collaborateurs du Groupe sont bien couverts pour les 4 événements majeurs de la vie au sens de l’indicateur.

En effet le groupe AFD fixe comme objectif la couverture intégrale de ses salariés par un régime de protection sociale Groupe et le respect de l’ensemble des obligations réglementaires locales (chômage, accidents du travail, maladie, congé parental, départ à la retraite, etc.). La performance est suivie au moyen d’indicateurs de couverture et de conformité. La totalité des salariés est couverte par un dispositif de protection sociale pour l’ensemble des événements majeurs de la vie, sans différence significative selon les événements ou les entités.

Ainsi, 100 % des pays sont couverts et 100 % des textes réglementaires sont appliqués. Ce suivi alimente une démarche d’amélioration continue visant à prévenir tout écart et à renforcer la protection des travailleurs.

2.3.1.5.4Santé et de sécurité (S1-14)

Le groupe AFD veille à la sécurité des salariés et non-salariés. De par la nature de sa stratégie et ses pays d’intervention le Groupe peut contribuer à des impacts négatifs potentiels en matière de sécurité de ses travailleurs notamment en mission et en expatriation. Les collaborateurs interviennent en effet dans des zones géographiques pouvant être à risque (accident, incident de sécurité, troubles sociopolitiques, etc.). Les activités au siège n’occasionnent aucun sujet lié à la sécurité pour le personnel du Groupe.

La sécurité des personnes et des biens du groupe AFD se fonde sur plusieurs politiques et textes internes qui ont été régulièrement mis à jour depuis 2021 afin de prendre en compte les évolutions du Groupe ; en particulier, le Plan général de gestion de crise a été validé en fin d’année 2023 et la Politique de sécurité Agences (PSAG) a été validée fin 2024. Ces textes, afin de couvrir l’ensemble du spectre AFD, couvrent les activités en France et à l’étranger (politique de sécurité du Groupe – PSEC, politique de sécurité des sites de la métropole). Ces documents sont portés à la connaissance de l’ensemble des salariés du Groupe et consultables sur l’intranet.

Le département sécurité des opérations, rattaché à la direction générale d’Expertise France, a pour mission d’assurer la protection des personnes, des activités et des actifs d’Expertise France à l’étranger. Il conçoit et actualise la politique générale de sécurité, le système de gestion de la sécurité des opérations et les standards de sécurité. Chaque collaborateur – expatrié, salarié local ou expert, interne ou externe – est soumis à une doctrine individuelle de sécurité qui définit les prérequis à l’expatriation, au recrutement local ou à la mobilisation court terme. Cette doctrine impose la détention de formations adaptées, la dotation en équipements de protection et plus généralement la mise en place de mesures de sécurité. Elle illustre le souci constant de l’agence de préserver la sécurité physique et psychologique des agents mobilisés, tout en anticipant les risques réputationnels. Le département sécurité des opérations est également responsable de la lutte contre les ingérences et attaques informationnelles susceptibles de produire des effets directs sur la sécurité des personnels et des projets. Il agit comme une fonction opérationnelle spécialisée, alignée sur le rythme des opérations, et constitue un outil de garantie pour la continuité et la conformité des interventions.

La prévention des risques repose sur un dispositif structuré couvrant l’ensemble des activités en France et à l’international, incluant un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT) partagés avec les élus du personnel. 

Dispositif de gestion de la sécurité à l’international

Le Groupe est doté d’un dispositif de gestion de la sécurité à l’international, animé par le département en charge de la sécurité et régulièrement audité par la Direction en charge de l’Audit interne au sein de l’AFD. Celui-ci positionne les Directions régionales au cœur du dispositif, en application de la stratégie de prévention des risques de sécurité à l’international (2017). Ceci permet de prendre en compte la diversité des situations sécuritaires dans le réseau et d’être doté d’un dispositif le plus en adéquation possible avec les situations sécuritaires concernées, gage de réactivité en cas d’incident et ce quelle que soit sa gravité.

En complément des standards de sécurité et du processus de sécurisation des déplacements à l’étranger – mis à jour en 2023 – l’AFD a déployé des moyens humains exclusivement dédiés à l’appui au réseau. Des conseillers sécurité régionaux – passés de 5 à 6 en 2022, dont un est positionné au sein même de la Direction régionale Moyen Orient à Amman sont à la disposition permanente des Directions régionales pour assurer une vigilance constante en matière de sécurité et adapter avec dynamisme les moyens de protection locaux. Les conseillers sécurité participent également au renforcement de la culture sécurité sur le terrain et prennent part aux cellules de crise de l’AFD.

Le dispositif de sécurité des opérations d’Expertise France a pour mission principale d’assurer la sécurité des activités dans tous ses pays d’intervention. Cela englobe la protection des personnes et des actifs, et la préservation de la continuité opérationnelle.

Le département Sécurité des opérations met en œuvre des stratégies globales de sécurité, élabore des plans d’anticipation et de réaction, assure le déploiement de mesures de sécurité spécifiques, et collabore étroitement avec les différentes unités opérationnelles. En outre, il veille à maintenir une chaîne de commandement efficace, favorisant la déconcentration de l’organisation sur le terrain et la subsidiarité dans la prise de décision. Il assure également la formation continue du personnel, la gestion des crises, et contribue à l’innovation dans les domaines de la sécurité.

Le département Sécurité des opérations est structuré autour de trois unités et d’une déclinaison déconcentrée de son action :

L’unité Anticipation opérationnelle assure l’évaluation des menaces et détermine les mesures et les protocoles destinés à en prévenir la réalisation ou à en limiter les effets ;

L’unité Appui à la sécurité des opérations joue un rôle déterminant dans l’accompagnement des projets et des activités sur le terrain.

Elle se compose de quatre cellules spécialisées :

L’unité Réseau géographique de sécurité a notamment pour objectif de construire et de consolider le réseau de sécurité déployé sur le terrain. Cette unité dédiée à la déconcentration de l’action de sécurité comprend notamment les coordinateurs pour la sécurité des opérations et les chargés de sécurité. Elle s’appuie également sur les points focaux sécurité.

Formation à la sécurité

L’effort de formation et de sensibilisation sécurité a été accentué depuis 2022 au siège et dans le réseau. L’ensemble des collaborateurs nouvellement arrivés est sensibilisé aux enjeux de sécurité de l’AFD et au fonctionnement des moyens de protection dont ils bénéficient au quotidien ; une attention particulière est portée aux volontaires internationaux en administration (VIA) dont l’expérience terrain est généralement moindre. Les directeurs et directrices régionaux sont systématiquement formés à leurs responsabilités spécifiques en matière de sécurité. En complément, des standards de formation ont été édités en 2024 et publiés. Ils permettent de préciser les attentes et obligations en matière de formation à la sécurité à l’AFD et Proparco.

Afin de renforcer la sensibilisation des salariés aux risques sûreté à l’international, le département en charge de la sécurité a déployé une série de formations en e-learning obligatoires préalablement à tout départ en mission : en fonction du risque dans la zone de destination du salarié AFD, le voyageur devra suivre un ou plusieurs modules contenant des mises en situation.

Depuis décembre 2023, à la suite du changement d’éditeur pour la solution de suivi des déplacements, le voyageur doit désormais suivre jusqu’à trois modules, selon le niveau de risque du pays de déplacement :

En complément, l’AFD a renforcé son dispositif de formation « gestion du risque en mission » (formation Hostile Environment Awareness Training – HEAT) : des sessions sont organisées, au moins mensuellement, en France et dans le réseau, en tant que de besoin.

Ces formations couvrent les salariés (en contrat AFD) et non-salariés (VIA) de l’AFD et Proparco. Les prestataires permanents et consultants ne sont pas concernés par ces formations.

Il n’y a pas de distinction entre les salariés AFD et Proparco qui ont la même exigence au regard de ces formations.

Indicateur

Groupe

2025

Cibles

Couverture du système de gestion de la santé et de la sécurité

 

 

Salariés couverts par un système de gestion santé/sécurité (%)

100 %

100 %

Accidents du travail

 

 

Accidents du travail comptabilisables (Nombre avec arrêt)

19

 

Taux d'accidents du travail comptabilisables (%)

3,1 %

 

Décès liés aux accidents et maladies professionnels (Nombre)

0

0

Jours perdus — accidents et problèmes de santé (Nombre)

325

 

Maladies professionnelles

 

 

Cas de maladies professionnelles comptabilisables (Nombre)

0

0

 

Système de gestion de la sécurité et de la santé

Pour le périmètre des salariés de droit français, la réglementation impose que l’ensemble des collaborateurs soient couverts par un système de gestion de la santé et de la sécurité.

Pour le périmètre des salariés de droit local le groupe AFD a mis en place un ensemble de politiques permettant de couvrir l’ensemble des collaborateurs sur le temps professionnel. Le taux de couverture est de 100 % pour l’ensemble des effectifs du groupe AFD.

Les données présentées couvrent l’ensemble des salariés, qu’ils soient basés au siège ou en déplacement à l’étranger.

Taux de fréquence des accidents du travail

Cet indicateur est limité aux salariés de droit français. Les systèmes d’information actuels ne permettent pas un reporting exhaustif pour les salariés de droit local. Une feuille de route est en cours de réflexion au niveau du Groupe afin de permettre la collecte et le reporting de ces données.

Les accidents du travail retenus intègrent les accidents survenus sur le lieu de travail ainsi que les accidents de trajet entre le domicile du collaborateur et son lieu de travail, avec arrêt de travail, déclarés à la Sécurité Sociale; ils sont calculés comme suit : nombre total d’accidents du travail/nombre total d’heures travaillées * 1 000 000. 

Les maladies professionnelles retenues sont celles reconnues comme telles par un professionnel de santé conformément au cadre réglementaire applicable.

Formations en matière de sécurité

Le groupe AFD fixe comme objectif la formation systématique de ses salariés aux enjeux de sécurité, en particulier dans les zones à risque. La performance est suivie via des indicateurs de couverture, avec 100 % des salariés du réseau formés via un e-learning sécurité et 100 % des salariés en zone rouge formés à la gestion du risque (HEAT). Ce suivi alimente une démarche d’amélioration continue des dispositifs de prévention.

2.3.1.5.5Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (S1-15)

Le statut du personnel de l’AFD prévoit différents congés familiaux (congé maternité, congé d’adoption, congé paternité, congé pour évènements familiaux, congé parental et aidant) et s’accompagne de mesures favorisant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment par le recours au télétravail et par un échange formalisé entre manager et collaborateur au moment de l’entretien annuel d’évaluation.

Les actions portent sur la formalisation et la consolidation de ces politiques, le suivi de leur utilisation au moyen d’indicateurs RH (recours aux congés, télétravail) et l’analyse des impacts différenciés, notamment en matière d’égalité professionnelle. Ces éléments font l’objet d’un pilotage annuel et d’une amélioration continue, en lien avec le dialogue social. 

En France, tous les congés prévus par la réglementation française sont accessibles aux salariés (taux de couverture à 100 %). À l’échelle locale, une analyse fine des réglementations applicables doit être menée afin de permettre la communication de l’information. L’indicateur d’équilibre entre vie professionnel et vie privée est ainsi limité aux salariés de droit français (hors salariés en détachement).

Une feuille de route est en cours de réflexion au niveau du Groupe afin de permettre la collecte et le reporting de ces données.

Le pourcentage de salariés ayant droit qui ont pris un congé pour raisons familiales est calculé comme suit : nombre de collaborateurs ayant pris un congé familial/nombre total de salariés de droits français (hors salariés en détachement)

Les demandes de congés sont effectuées et validées dans les Systèmes d’information des Ressources Humains du Groupe. Les informations sont ainsi collectées grâce à des extractions.

Le groupe AFD fixe comme objectif l’accès et le recours effectif aux congés familiaux pour l’ensemble des salariés éligibles. La performance est suivie au moyen d’indicateurs de couverture et d’usage, avec 100 % des salariés ayant droit à des congés familiaux et 100 % des salariés concernés ayant effectivement pris un congé, avec une ventilation par sexe. Ce suivi contribue à l’amélioration continue des pratiques en matière d’égalité et d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle.

 

En pourcentage

Groupe

2025

Cibles

Salariés ayant droit à des congés familiaux

100 %

100 %

Salariés ayant pris des congés familiaux 

5,1 %

 

   Dont femmes 

5,8 %

   Dont hommes 

4,2 %

2.3.2Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux (S3/S4)

AFD2025_URD_FR_Fiches_Synth_p02_HD.jpg

La gestion de chaque IRO matériel est présentée de manière synthétique ci-dessous puis détaillée dans le reste du chapitre.

 

ESRS

Intitulé de l’IRO

Politiques

Actions

Métriques & Cibles

S3 Communautés affectées

Impact positif Contribution au développement économique, politique et social des pays et contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations

  • Feuille de route lien social
  • Feuille de route citoyens, institutions, démocraties
  • Feuille de route planète
  • Liste d’exclusion
  • Politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et démarche d’évaluation et de suivi E&S – Proparco
  • Politique de crédit AFD/Politique de crédit et d’investissement Proparco
  • Feuille de route risques financiers climatiques
    • Politique de suivi et d’évaluation du Groupe
  • Cadre de résultats et d’impacts
  • Dispositif de réclamations environnementales et sociales

Promotion du lien social :

  • augmenter l’impact des opérations sur le lien social
  • mobilisation des partenaires
  • transformation interne du Groupe : Développement des compétences et outils
  • [AFD] Nombre d’engagements annuels n’ayant pas de notation développement durable négative (- 2 ou - 1) sur les dimensions lien social : réduction des inégalités et inclusion, égalité de genre ou gouvernance (Nombre). Cible à 100 % à partir du 31/12/2025 jusqu’à 2030.

Indicateurs de moyens

Lien social :

  • [AFD] (Égalité & Inclusion) Part des engagements (en nombre de projets) dont l’objectif principal ou secondaire est la réduction des inégalités multidimensionnelles et l’inclusion (%). Cible à 50 % au 31/12/2025 et à 50 % en 2026
  • [AFD] (Genre) Part des engagements marqués CAD 1 et CAD 2 en prêts et en subventions dans les États étrangers (%). Cible 55 % sur la période 2025-2027
  • [PRO] (Genre) Engagements de Proparco en faveur de projets qualifiés 2X (€). Cible de 1,2 Md€ sur 2 ans (2026-2027)
  • [EF] Part de nouveaux projets signés sur financements français ayant pour objectif principal ou significatif l’égalité de genre (marqués CAD 1 ou CAD 2 OCDE) (%). Cible de 60 % en 2024 et 75 % en 2025 et 2026

Citoyen, Institutions, Démocratie :

  • [AFD] (Genre) Part des autorisations d’engagement de l’AFD ayant pour objectif principal ou significatif la Gouvernance démocratique et inclusive (%). Cible de 55 % en 2025

Indicateurs de résultats et d’impacts [La définition de ces indicateurs est précisée au § 1.2.4]

  • [AFD-PRO] [CRI #1]
  • [AFD-PRO] [CRI #2]
  • [AFD] [CRI #3]
  • [AFD-PRO] [CRI #4]
  • [AFD-PRO] [CRI #5]
  • [AFD] [CRI #6]
  • [AFD] [CRI #7]
  • [AFD-PRO] [CRI #8]
  • [AFD-PRO] [CRI #9]
  • [AFD-PRO] [CRI #10]
  • [AFD-PRO] [CRI #11]
  • [AFD-PRO] [CRI #12]
  • [AFD-PRO] [CRI #13]
  • [AFD] [CRI #19]

S4

Consommateurs

& utilisateurs

finaux

Impact positif Contribution à l’amélioration des conditions d’accès par les populations locales aux produits et services

Promotion des citoyens, institutions et démocratie :

Accompagner les équipes projets :

  • sur les pratiques démocratiques dans les opérations que le Groupe finance ou met en œuvre
  • qualifier les méthodes de renforcement des pratiques démocratiques et de participation citoyenne
  • appuyer les équipes projets pour améliorer l’efficacité des institutions dans les projets.
  • accompagner le développement de sociétés plus égalitaires et inclusives.
  • appuyer les équipes dans l’intégration des enjeux de réduction des inégalités multidimensionnelles et de promotion de l’égalité de genre dans l’ensemble du portefeuille de l’AFD.
  • maîtriser les risques E&S des projets

2.3.2.1Les populations locales au cœur de la stratégie du groupe AFD

Toutes les interventions du Groupe visent à améliorer les conditions de vie des populations locales qui constituent les bénéficiaires finaux de tous les financements.

Cette ambition se traduit dans :

 

Feuille de route lien social

La partie 2.1.2.1.2 décrit le contenu de cette feuille de route lien social qui répond au constat qu’il est impossible d’atteindre les Objectifs de développement durable sans lien social et des institutions efficaces. La feuille de route lien social est présentée ci-dessous :

 

AFD2025_URD_FR_2321_Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaire_HD.jpg

 

En matière de pilotage, l’AFD se fixe pour ambition de :

Feuille de route citoyens, institutions, démocratie

La partie 2.1.2.1.2 décrit plus amplement le contenu de cette feuille de route, qui répond au constat qu’il est impossible d’atteindre les ODD sans des institutions efficaces, transparentes, responsables et inclusives et sans une attention plus forte aux processus démocratiques. La feuille de route citoyens, institutions, démocratie est présentée ci-dessous :

 

AFD2025_URD_FR_Schéma_HD.jpg

 

En matière de pilotage, le Groupe s’engage à ce que 55 % des autorisations d’engagements de l’AFD soient catégorisées CAD 1 ou CAD 2 sur le marqueur CAD gouvernance démocratique et inclusive sous réserve du maintien des ressources budgétaires en subventions.

Feuille de route planète

Cf. section 2.1.2.1.2 et section 2.2.1.1.1.

2.3.2.1.1La gestion des impacts sur les populations locales est au cœur des préoccupations du groupe AFD (S3.SBM-3 & S4.SBM-3)

Les deux thématiques ESRS S3 et S4 sont traitées conjointement sous le terme populations locales.

Les populations locales sont impactées par les activités du groupe AFD, de manière directe ou indirecte. Les principes de gestion par le groupe AFD des impacts, risques et opportunités s’appliquent également aux populations locales. Ainsi, la prise en compte des impacts positifs et négatifs, réels et potentiels de ses actions sur les populations locales est au cœur des préoccupations du groupe AFD qui a pour objectif de maximiser les impacts positifs sur les populations locales : améliorer les conditions de vie des populations locales via un meilleur accès aux services essentiels (santé, éducation, eau, énergie, etc.), en augmentant leurs revenus (formation/emplois, soutien à l’entreprenariat, etc.) et en favorisant l’égalité (genre, inclusion) dans le respect des institutions et du dialogue citoyen.

La gestion des impacts, risques et opportunités pour les populations locales repose sur quatre socles (cf. section 2.1.2.6 Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe) : la liste d’exclusion, le dispositif de maîtrise des risques environnementaux et sociaux (MRESO), le dispositif d’analyse et d’avis développement durable (AADD), l’évaluation et le Cadre de résultats et d’impacts (CRI).

Par ailleurs, le groupe AFD a mis en place en 2025 un comité interne ad hoc chargé d’élaborer une politique en matière de lutte contre l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuel (PSEAH) dans les opérations du groupe AFD et d’étudier la possibilité de renforcer la prise en considération des SEAH dans les politiques et les procédures opérationnelles de l’AFD.

Toutes les populations locales, sur lesquelles les projets financés par le groupe AFD sont susceptibles d’avoir des impacts matériels, y compris les usagers et personnes affectées par le projet, sont incluses dans le périmètre des informations publiées. Les politiques de maîtrises des risques Environnementaux et Sociaux et le dispositif de gestion des réclamations Environnementales et sociales, ouverts et accessibles à toutes et tous contiennent des dispositions qui permettent de s’en assurer.

Chaque politique prend en compte l’ensemble des populations locales, y compris les populations vulnérables (économiquement, climatiquement, face aux crises et conflits) et les peuples autochtones (106) dans son application. Le Groupe veille à prévenir les impacts négatifs potentiels sur les populations notamment en excluant certains projets, en intégrant toutes les populations locales dans les opérations et en mettant à leur disposition un mécanisme de réclamations environnementales et sociales.

Le dispositif de gestion des réclamations environnementales et sociales prévoit la suspension du financement AFD si le secrétariat ou la conseillère à l’éthique estime qu’un projet pourrait causer un préjudice grave et irréversible pour des populations locales y compris les peuples autochtones (cf. ci-dessous).

Ces politiques sont déclinées au travers de 10 plans d’action sectoriels portant sur les secteurs clés du groupe AFD : santé et protection sociale ; éducation, emploi et formation professionnelle ; énergies ; gouvernance ; développement rural et agriculture ; développement urbain et collectivités locales ; transport et mobilité ; eau et assainissement ; systèmes financiers ; systèmes productifs. Elles présentent les principales orientations sectorielles validées par la Direction exécutive SDD puis mises en ligne sur le site de l’AFD. À chaque plan d’action sectoriel est associé un cadre de résultat comprenant une série d’indicateurs dont certains (les indicateurs clés) sont repris dans le CRI.

Le groupe AFD dispose d’une liste d’exclusion qui constitue la base de son engagement en matière de droits humains (cf. section 2.1.2.6.1). Cette liste, régulièrement mise à jour et rendue publique, interdit le financement d’activités contraires aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et à la Déclaration de l’Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail.

Elle couvre notamment :

Cette liste d’exclusion s’inscrit dans une approche de prévention des impacts négatifs sur les populations locales. Elle est complétée par des mécanismes de diligence intégrés dans les processus d’instruction et de suivi des projets, permettant de s’assurer du respect effectif avec les critères de la liste d’exclusion.

Lors de l’instruction des financements ou des développements de projets, le groupe AFD analyse l’objet, les principaux leviers et les conséquences potentielles des projets en se référant aux conventions internationales ratifiées par la France, à la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux conventions internationales ratifiées par la France (ou encore aux normes environnementales et sociales émises par la Banque mondiale ou la SFI, pour Proparco). Le Groupe vérifie également la conformité des pratiques des entreprises avec les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (UNGP) des Nations unies, notamment en exigeant des engagements formels et par des processus de diligence pour identifier, prévenir et réparer les impacts négatifs.

Chaque entité du Groupe s’appuie sur plusieurs équipes réparties au sein de plusieurs départements pour identifier, mesurer et gérer les différents impacts, risques et opportunités relatives aux populations locales. Cette organisation est décrite dans l’illustration suivante :

 

AFD2026_URD_FR_J028_HD.jpg

2.3.2.2La considération des points de vue des populations locales dans les processus de prise de décision du groupe AFD

Compte tenu de leur statut d’institutions financières, l’AFD et Proparco n’interrogent pas directement les populations locales lors de la préparation et de la mise en œuvre de leurs financements. En revanche, les points de vue des populations locales éclairent les décisions et activités à plusieurs niveaux :

1. Considération des populations locales par les institutions publiques financées auprès de la communauté internationale

Le groupe AFD s’appuie sur la légitimité des institutions publiques qui appliquent les orientations politiques d’un gouvernement. Cette prise en compte des points de vue s’inscrit en cohérence avec les engagements pris par la communauté internationale (Agenda 2030) et les orientations du gouvernement français (Conseil présidentiel pour les partenariats internationaux 2025), l’Agence Française de Développement affirme dans son Plan d’Orientation Stratégique 2025-2030 (POS V) une ambition transversale forte : soutenir des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous, en accompagnant notamment les dynamiques de participation citoyenne (ODD16).

2. Consultations des institutions représentatives

Lors des travaux d’instruction (diagnostics, étude de faisabilité), le Groupe consulte les parties prenantes, parmi lesquelles les organismes représentatifs (collectivités, associations, syndicats). Cette approche garantit une représentation institutionnelle des intérêts collectifs.

3. Participation citoyenne

Conformément à l’ambition « Citoyens, Institutions, Démocraties » portée par le POS V, le Groupe insiste sur l’importance à accorder aux approches favorisant la participation citoyenne dans l’élaboration des opérations, qu’il s’agisse de politiques publiques, d’infrastructures publiques ou des programmes de transitions justes par exemple. La participation citoyenne est définie comme une pratique démocratique qui vise à associer les citoyens/habitants/usagers au processus de prise de décision publique et ce en dehors des seules élections. Elle désigne l’ensemble des dispositifs (budgets participatifs, assemblées ou conventions citoyennes) qui permettent aux citoyens de contribuer à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques et des projets.

Elle repose sur la conviction qu’un dialogue sincère et structuré produit des décisions plus justes, des projets et politiques publiques plus durables et mieux appropriées. Le Groupe s’engage ainsi à renforcer le dialogue social et à favoriser la participation le plus large possible, au-delà des parties prenantes et de la société civile identifiée, en ajustant le potentiel de participation citoyenne dans chaque secteur d’intervention et en accompagnant sa mise en œuvre, qui peut intervenir aussi bien pendant l’instruction pour définir les orientations ou les activités du projet que pendant la phase de mise en œuvre, par exemple pour élaborer des modalités d’usages ou de gouvernance.

Dans ce cadre, les populations locales sont associées à la gestion des impacts réels et potentiels en fonction des besoins du projet. Le mécanisme de participation citoyenne fait l’objet d’un dialogue avec la contrepartie, qui bénéficie d’un conseil et parfois d’un financement dédié à soutenir les activités participatives. L’équipe CIN du groupe AFD contribue directement à la mise en œuvre des approches de participation citoyenne et assure le suivi de ses impacts. Contrairement à la démarche normée des diligences environnementales et sociales, ces activités de concertation peuvent prendre des formats et des objets très divers : elles ne visent pas seulement à prévenir des impacts négatifs mais peuvent contribuer à améliorer les projets, en les éclairant d’une plus grande diversité de points de vue, à anticiper des usages futurs, et à optimiser l’appropriation par les futurs usagers, tout en outillant les contreparties sur le long terme.

Ces activités sont complémentaires au dialogue avec les parties prenantes qui s’exerce également via le dispositif de maîtrise des risques environnementaux, et sociaux. Dans le cadre des diligences environnementales et sociales, les équipes projet veillent à ce que les institutions clientes consultent les populations, notamment via des exigences de documentation formalisées. Cette mobilisation se fait de manière ciblée en fonction des sujets. La mise en œuvre donne lieu à un reporting intégré aux dispositions du plan d’engagement environnemental et social. Des détails supplémentaires figurent dans la section 2.1.2.6.

L’intégration des points de vue des parties prenantes se traduit également dans les plans de gestion environnementaux et sociaux (PGES), que les clients doivent élaborer et mettre en œuvre conformément aux dispositions de la Politique de maîtrise des risques E&S de l’AFD. Ces plans peuvent contenir, au regard des enjeux du projet, des mesures relatives à la mise en œuvre de dialogue et de remédiation avec les populations locales, ainsi qu’un dispositif de participation citoyenne visant à consulter plus largement les populations négativement impactées. Plus largement, les parties prenantes sont également consultées pour maximiser l’impact de l’action publique (cf. également section 2.1.2.6.3 pour plus de précisions).

L’avis des populations locales est récolté via les clients assurant la maîtrise d’ouvrage des projets lors d’animation d’atelier ou de participation citoyenne en ligne par exemple. Le Groupe peut accompagner ses clients sur ce sujet en termes de méthodologie ou financièrement.

Enfin, les points de vue sont intégrés dans la formulation des besoins des clients en phase d’identification (de la responsabilité des agences locales) quel que soit le type de financement : financement budgétaire de politique publique ou de programme ou financement de projet d’investissement. Cette préoccupation est partie intégrante du processus d’instruction et à ce titre intégré dans l’analyse et l’avis de développement durable et de la réalisation des études de faisabilité. Puis, le suivi réalisé de chaque financement en phase d’exécution permet de s’assurer que les objectifs initiaux sont respectés (y compris donc les points de vue des populations locales).

Dans une démarche d’amélioration continue du dispositif de réclamation, un questionnaire a été envoyé aux personnes dont les réclamations, traitées depuis 2017, étaient clôturées. Les réponses recueillies ont permis de faire évoluer le dispositif.

Pour Expertise France, les points de vue des populations locales éclairent la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets. Une analyse qualitative des besoins, conduite en concertation avec les parties prenantes locales (autorités, représentants communautaires, organisations de la société civile, bénéficiaires) permet d’identifier les impacts potentiels et les attentes des populations locales. Ces éléments sont formalisés dans la théorie du changement et le cadre logique, qui traduisent les besoins identifiés en activités et résultats mesurables.

L’ensemble est restitué dans le cadre du dispositif développement durable, conformément à la comitologie interne d’Expertise France, afin d’assurer la prise en compte des enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance. Pendant la mise en œuvre, les équipes appliquent les critères de qualité définis dans le Guide pratique pour la gestion de projet, notamment ceux relatifs à la participation, au dialogue continu et à la prise en compte des groupes vulnérables, garantissant ainsi un suivi régulier des effets sur les communautés locales.

Ainsi, même si le groupe AFD n’est pas directement et systématiquement en contact avec les populations locales il s’assure par ces procédures de répondre à leurs besoins, respecter la vigilance, la transparence et le droit au recours pour les populations locales.

2.3.2.3Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux de dialogue sur les préoccupations des populations locales

2.3.2.3.1Dispositif de réclamations environnementales et sociales

Deux mécanismes de traitement des réclamations environnementales et sociales, respectivement pour l’AFD et pour Proparco, contribuent à gérer le cas échéant un risque opérationnel. Lorsque des impacts environnementaux et sociaux négatifs ou inattendus n’ont pas pu être évités, réduits ou compensés selon la politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux de l’AFD et de Proparco, ces mécanismes de réclamation peuvent être actionnés. Ces mécanismes ne constituent pas des voies de recours contre l’AFD ou Proparco. Leur mission est de proposer un moyen de recours additionnel et subsidiaire aux populations, par le biais (a) d’une conciliation et/ou (b) d’un audit de conformité, afin de remédier, dans la mesure du possible et selon les moyens dont dispose le client, aux impacts environnementaux et sociaux négatifs d’un projet financé. Ils contribuent en outre à renforcer les pratiques de transparence et de redevabilité en s’appuyant sur l’expérience des autres bailleurs de fonds, grâce notamment aux échanges au sein du réseau international IAMnet (Independent Accountability Mechanism Network) auquel participe l’AFD. Par ailleurs, afin de mieux intégrer le risque de représailles auprès des personnes ayant recours au dispositif de réclamations, le Dispositif a rejoint la réunion trimestrielle dédiée à ce sujet au sein du réseau IAMnet. Aussi, dans le cadre du traitement de la réclamation, la confidentialité de l’auteur de la réclamation est assurée dès le premier contact avec le Dispositif et des modalités d’anonymisation sont également envisageables pour les personnes concernées par des actes de représailles.

Au sein de l’AFD, le dispositif de gestion des réclamations environnementales et sociales est un dispositif extra‑judiciaire qui permet à toute personne ou tout groupe de personnes affectée(s) sur le plan environnemental ou social par un projet financé par l’AFD de déposer une réclamation. Il promeut une approche constructive, fondée sur la recherche de solutions amiables. Ce dispositif est piloté par un secrétariat indépendant de la Direction exécutive des opérations et placé sous la supervision de la conseillère à l’éthique. Des experts extérieurs interviennent à différentes phases du traitement des réclamations. Les réclamations peuvent être transmises en ligne, en mains propres ou par courrier et doivent être déposées par une ou plusieurs personnes physiques ou morales affectées par un projet financé par l’AFD. Elles portent exclusivement sur les aspects environnementaux et sociaux du projet concerné, pour un projet réalisé dans un État étranger, et interviennent en dernier lieu lorsque l’auteur de la réclamation a épuisé les possibilités de dialogue et les voies de recours extrajudiciaires auprès du client ou de l’AFD. 

Une fois la déclaration reçue, le Secrétariat s’engage à accuser réception de la réclamation dans les dix jours ouvrés suivant sa réception et la confidentialité est garantie aux personnes qui en font la demande. La réclamation est enregistrée sous certaines conditions (identification de l’auteur de la réclamation, description explicite du projet et de ses impacts, description des efforts déployés par l’auteur de la réclamation pour régler le différend). Les réclamations enregistrées font ensuite l’objet d’une étude détaillée d’éligibilité selon les critères définis dans le règlement. La décision d’éligibilité est prise par un comité d’éligibilité, composé d’un représentant des services suivants de l’AFD : conformité, juridique, transparence et redevabilité, et présidé par la conseillère à l’éthique. Lorsqu’une réclamation est jugée éligible, deux traitements sont proposés. Le premier est la conciliation qui propose l’intervention d’un tiers neutre, indépendant et impartial pour aider à trouver un accord entre l’auteur de la réclamation ou son représentant, et le bénéficiaire du financement de l’AFD sur le différend à l’origine de la réclamation. La conciliation est achevée lorsque les parties concernées parviennent à un accord ou lorsque de l’avis du conciliateur, aucun progrès supplémentaire n’est possible vers la résolution du différend. Le second traitement proposé est la réalisation d’un audit de conformité qui a pour objectif de déterminer si l’AFD s’est conformée à sa démarche de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et de recommander des mesures correctrices dans le cas contraire. Un plan d’action est alors proposé, dont la mise en œuvre est suivie.

La liste des réclamations éligibles ainsi que des informations sur leur traitement et leur suivi sont rendues publiques. L’activité du dispositif fait l’objet d’un rapport annuel public (107) et de présentations périodiques au conseil d’administration de l’AFD.

Proparco dispose également depuis 2019 d’un mécanisme de traitement des réclamations, permettant de donner à toute personne ou groupement de personnes s’estimant affecté(e)s de manière négative par un projet financé par Proparco, la possibilité de déposer une réclamation et d’être entendu(e)s par un panel d’experts indépendants. Ce mécanisme, en anglais Independent Complaints Mechanism (ICM) est commun à Proparco et ses homologues allemand et hollandais, la DEG – la banque bilatérale de développement du secteur privé allemande, membre du groupe KfW – et le FMO – la banque bilatérale de développement du secteur privé hollandaise. 

Si la réclamation respecte des critères d’éligibilité simples décrits dans la rubrique Mécanisme Indépendant de traitement des Réclamation (MIR) du site internet de Proparco(108) alors elle est transmise à un panel d’experts indépendants qui se prononce tout d’abord sur son éligibilité. Dans un second temps, le panel d’experts peut soit mener un règlement des différends en dialoguant avec le client de Proparco, les plaignants et Proparco, soit mener un examen de conformité, qui consiste en une revue approfondie du respect par Proparco de ses politiques et procédures de gestion des risques environnementaux et sociaux, pouvant conduire à des recommandations par les experts indépendants pour l’établissement d’un Plan d’Action du Management par Proparco visant à résoudre les non-conformités observées. Un rapport annuel est publié dans la section MIR du site web de Proparco. La révision en cours de la politique de ce mécanisme comporte une consultation des parties prenantes et doit aboutir à l’adoption par Proparco, FMO et DEG d’une nouvelle version en mars 2026.

Expertise France ne dispose pas à ce jour d’un mécanisme propre de réclamation environnementale et sociale. Néanmoins, dans le cadre des projets mis en œuvre elle veille à respecter les exigences et procédures de ses bailleurs de fonds, notamment celles de l’AFD ou de l’Union européenne, telles que définies dans les conventions de financement. Pour les projets financés par l’AFD les personnes ou communautés affectées peuvent déposer une plainte directement via le dispositif de réclamations environnementales et sociales de l’AFD conformément aux modalités contractuelles en vigueur. Expertise France veille à en assurer la visibilité auprès des parties prenantes locales et à coopérer avec le bailleur de fonds en cas de plainte déposée.

2.3.2.3.2Dispositif développement durable : dimensions relatives aux populations locales

Le dispositif développement durable analyse lors de la phase d’instruction les impacts attendus de chaque financement du Groupe, sur sept dimensions de la durabilité, comme détaillé dans le chapitre Informations générales, section 2.1.2.6 Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe.

S’agissant des populations locales, ils sont évalués sur les dimensions suivantes :

Le Groupe s’est fixé comme objectif que tous les projets financés soient alignés, c’est-à-dire qu’ils aient une notation positive ou neutre au moment de la signature.

À noter que chaque entité du groupe AFD a développé sa propre grille d’analyse et de notation développement durable afin de l’adapter aux spécificités de son intervention. Aussi, la nature et le niveau de détail des analyses varient d’une entité à l’autre afin de capturer au mieux les impacts de ses financements.

2.3.2.3.3Les diligences pour la maîtrise des impacts sociaux au niveau des projets en lien avec les populations

Le groupe AFD conditionne ses financements à la mise en œuvre par les clients d’une démarche continue et systématique d’évaluation environnementale et sociale permettant (i) d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux des opérations, (ii) de proposer des mesures appropriées visant à éviter les impacts négatifs, ou lorsqu’ils sont inévitables à les réduire ou à les compenser de manière appropriée, (iii) de suivre la mise en œuvre de ces mesures lors de la phase d’exécution de l’opération, (iv) d’évaluer a posteriori l’efficacité des mesures proposées. Cf. aussi la démarche de maîtrise des risques environnementaux qui est présentée dans la section 2.1.2.6.3.

Cette démarche d’évaluation environnementale et sociale se décline à chaque étape du cycle des projets.

L’évaluation des risques d’impacts négatifs sur les populations

Un dispositif de classification du niveau de risques (fonction de la nature, l’ampleur, l’intensité des impacts négatifs) conditionne la réalisation de diligences, faisant intervenir des niveaux d’expertise et compétences spécifiques aux impacts identifiés. Les évaluations d’impact analysent l’ampleur des effets négatifs potentiels d’un projet sur les aspects sociaux et visent à proposer, pour chaque risque identifié, des mesures d’évitement, de réduction, voire de compensation quand les mesures d’évitement ou de réduction ne suffisent pas.

Le dispositif de maîtrise des risques E&S peut également aboutir à la rédaction de mesures d’atténuation des impacts négatifs sociaux, consignées dans un Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES) qui décrit les mesures, les moyens nécessaires, les budgets associés, ainsi que l’entité responsable du suivi à mettre en œuvre. Les éventuelles actions restant à effectuer au moment de la signature (études complémentaires, processus continu d’engagement des parties prenantes (populations locales), mise en œuvre du PGES) sont consignées dans un Plan d’Engagement/Plan d’Action E&S. Ce PGES/ESAP est un engagement contractuel repris dans la convention de financement. Sa mise en œuvre relève de la responsabilité du client.

L’évaluation annuelle des impacts négatifs sociaux résiduels des projets en exécution par l’AFD

En fonction de la nature des projets, la documentation E&S peut être complétée par un plan d’action et de réinstallation lorsqu’un nombre conséquent de personnes affectées par le projet est confronté à des déplacements involontaires, qu’ils soient physiques ou économiques, permanents ou temporaires. Un tel plan décrit les mesures de remédiation à déployer pour compenser les impacts négatifs.

Dans cette logique un dispositif de compensation est anticipé en cas d’émergence d’impacts négatifs. Si des occurrences négatives sont constatées, des plans spécifiques de compensation sont introduits. Dès l’apparition et le signalement de réclamations portant sur les droits humains, elles sont traitées par le dispositif et les équipes opérationnelles. Ces signalements sont confidentiels, toutefois le reporting annuel est à disposition sur le site internet de l’AFD et décrit dans le chapitre Informations générales section 2.1.2.6.3 (voir aussi 2.3.2.3.1). Si des occurrences négatives sont constatées, des plans spécifiques de compensation sont introduits. Ce reporting, complété d’actions de suivi spécifiques, permet d’analyser annuellement les impacts négatifs sociaux résiduels. Cette analyse se fait sur la base de quatre critères côté AFD : l’ampleur des impacts environnementaux, tenant compte de l’avancement du projet, la qualité de la gestion E&S et le respect des engagements sociaux, la sensibilité du contexte et la survenue d’évènements sociaux majeurs. Cette évaluation permet de classer les projets selon quatre niveaux de suivi E&S : projet en alerte nécessitant un suivi spécifique, projet sensible nécessitant un suivi renforcé, projet nécessitant un suivi courant ou projet nécessitant un suivi basique (ou absence de suivi) et d’identifier les besoins nécessaires pour le réaliser. Chez Proparco, le suivi se fait sur la base de 4 critères : Organisation E&S, Système de management E&S, Performance E&S, Efficacité E&S. Combinés au Risque Intrinsèque, ces critères permettent d’évaluer a minima annuellement le niveau de Risque Résiduel, et le niveau d’implication de l’équipe ESG.

2.3.2.4Actions concernant les impacts matériels sur les populations locales

Les activités du Groupe visent intrinsèquement à générer des résultats et des impacts positifs pour les populations locales. Ainsi, trois actions principales sont mises en œuvre : (i) maximiser les impacts positifs de chaque projet, (ii) encourager les partenaires à renforcer leurs pratiques responsables et (iii) améliorer les pratiques internes.

 

AFD2025_URD_FR_2324_Actions concernant les impacts matériels sur les populations locales_HD.jpg

 

2.3.2.4.1Maximiser les impacts positifs des projets

Dans cette perspective, le Groupe privilégie des projets générant des impacts positifs en s’assurant de la conception robuste des projets, sous la responsabilité d’experts techniques (responsables d’équipes projets et chargés de mission des divisions techniques transversales, chargés de mission transversaux dans le réseau pour l’AFD, et accompagnement du département accompagnement au développement durable (A2D) côté Proparco). Le processus d’instruction est orienté vers la réponse aux besoins des clients et des populations locales et la recherche de maximisation des impacts sur celles-ci. La division résultats et impacts de développement de l’AFD (SDD/RID) appuie les experts sur la définition des résultats et impacts attendus, tandis que la division mesure des impacts (A2D/IMP) en est responsable côté Proparco.

Outre tout le processus décrit plus haut, les experts techniques peuvent mobiliser des fonds de préparation (en phase d’instruction) et d’assistance technique (en phase d’exécution) pour maximiser les impacts.

En particulier, lors de la phase d’instruction des projets, les équipes projets de l’AFD peuvent ainsi bénéficier d’appuis plus ou moins renforcés des équipes techniques transversales sur la réduction des inégalités, la participation citoyenne, etc.

Diligenter des diagnostics pour appuyer les projets

Dans le cadre des études de faisabilité réalisées et des travaux d’instruction menés pour garantir la maximisation des impacts sur les populations locales, des appuis spécifiques peuvent être apportés sur : les inégalités (analyse du contexte des inégalités multidimensionnelles, de la pauvreté et le cas échéant des déterminants des inégalités dans le pays et/ou la zone du projet, analyse d’incidence fiscale) ; l’intégration transversale du genre dans tous les secteurs d’intervention du Groupe (boîtes à outils pour chaque secteur) et la réduction des inégalités de genre (analyses et diagnostics genre, analyse des risques de violences basées sur le genre, budgétisation sensible au genre (finances publiques)) ; la prise en compte du renforcement/de la transformation des institutions pour une meilleure efficacité de leur action publique et les enjeux de participation citoyenne.

Les différents diagnostics dressent ainsi un état des lieux sur les différentes dimensions transversales (inégalités, genre, citoyens/institution) proposent plusieurs recommandations et identifient les besoins de ressources financières complémentaires pouvant soutenir une mise en œuvre. Les équipes de l’AFD participent à la sélection du bureau d’études, suivent la réalisation de l’étude et contribuent à la rédaction des recommandations.

Inciter les projets à renforcer les impacts positifs

Pour sécuriser et maximiser les bénéfices attendus sur les populations locales, différents outils sont mobilisés pour inciter les clients à mettre en place les actions d’amélioration des projets.

Des subventions pour financer des diagnostics ou compléter un prêt afin de mettre en œuvre les recommandations nécessaires

L’AFD dispose de cinq fonds d’appui à la préparation et au suivi des projets (FAPS) transversaux, spécifiquement dédiés à la transformation publique & participation citoyenne ; aux financements budgétaires et dialogue de politique publique ; au climat, à la biodiversité, à la réduction des risques de catastrophe ; au genre et au lien social. Leur objectif est de renforcer la prise en compte de ces thématiques transversales clés dans les projets et d’accompagner l’instruction des financements budgétaires. Ils permettent de financer des études et appuis techniques à chaque étape du cycle projet, depuis l’identification jusqu’au suivi en exécution, d’améliorer la qualité des projets et de proposer un appui flexible et réactif. Ces FAPS visent aussi à rationaliser les processus, éviter la dispersion des ressources et faciliter le recours à l’expertise grâce à des accords-cadres.

En somme, ces ressources permettent :

D’autres FAPS peuvent être dédiées à des soutiens précis, comme le dispositif « paix et résilience Minka » ayant pour objectif de prévenir et répondre aux crises et conflits pour améliorer les conditions de vie des populations locales et la cohésion sociale, renforcer leur résilience ainsi que celles des institutions.

Proparco propose également des accompagnements techniques et des formations à destination de ses clients. Ils visent à renforcer leur capacité afin de soutenir la transformation de leur entreprise et la génération d’impacts positifs, notamment sur le genre, le climat ou encore l’amélioration de pratiques environnementales et sociales. Proparco définit avec le client son besoin d’accompagnement, puis des experts techniques à même de réaliser les prestations adaptées sont mobilisés. Ces appuis peuvent être financés en mobilisant des fonds délégués à Proparco (ressources nationales et européennes principalement).

Modalités de financement incitant les clients à prendre en compte des populations locales

Le Groupe propose différents instruments financiers à ses clients dont les modalités permettent d’inciter les clients à maximiser leurs impacts positifs sur l’ensemble des dimensions transversales décrites plus haut :

Financement d’OSC locales : l’exemple du Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF) (110)

Le FSOF finance des projets qui contribuent à l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles via le renforcement des organisations de la société civile (OSC) locales. Il finance et renforce les capacités techniques, administratives et financières d’OSC engagées en faveur des droits des femmes et des filles. L’AFD utilise plusieurs dispositifs de financement dans le cadre de ce fonds : appels à projets thématiques pour sélectionner des consortiums d’OSC ayant la capacité technique et financière d’appuyer des organisations locales, appels à manifestations d’intérêt pour les OSC (françaises ou locales) qui peuvent soumettre des projets à leur initiative, labellisation de projets issus de la programmation sectorielle de l’AFD pour encourager l’intégration de financements à destination des organisations féministes locales de manière transversale.

La première phase du FSOF a été achevée avec succès avec 137 millions d’euros de projets en faveur de 1 400 organisations féministes de la société civile dans 75 pays. Une deuxième phase de cinq ans (2023-2027), d’un montant cible annoncé par la France de 250 millions d’euros, est en cours de mise en œuvre, sous réserve du maintien des ressources budgétaires en subventions.

Investissements à but sociaux

Le Groupe prend des participations dans des fonds d’investissements ou octroie des lignes de crédit dédiées au genre pour financer l’entreprenariat féminin et ainsi soutenir les femmes dans leur autonomisation économique et financière. Proparco intègre les enjeux d’égalité de genre dans les projets qu’elle soutient en s’appuyant sur le cadre de référence du 2X Challenge. Proparco souscrit à des obligations sociales (Social ou Gender Bonds) ou à des Contrats à Impact Social pour le développement (Development Impact Bond) comprenant une dimension genre, inégalités ou climat. Ces produits contribuent à la mise en place de cadres de redevabilité et de suivi de résultats par les émetteurs en conformité avec les principes de l’ICMA(111) (cf. section 2.1.2.3 Modèle d’affaires).

Assurer le suivi des projets et le respect des critères établis

Une fois les projets validés, le Groupe réalise un suivi régulier pour s’assurer que les recommandations sont appliquées et mesurer les résultats et impacts.

2.3.2.4.2Mobiliser les partenaires

Le groupe AFD s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée avec ses partenaires – prêteurs, bailleurs et organisations œuvrant sur des thématiques convergentes – afin d’amplifier son impact positif.

Inciter et promouvoir de bonnes pratiques

Le groupe AFD promeut les bonnes pratiques de prise en compte des populations locales, en particulier l’inclusion, la réduction des inégalités, dont celle de genre ainsi que les pratiques démocratiques et favorisant l’implication d’acteurs d’horizons variés dans le débat international, à travers des échanges entre partenaires et une présence active au sein d’instances et de forums, dans une perspective de justice environnementale et sociale. Ces relations s’articulent également en coopération avec des acteurs français et internationaux engagés dans les mouvements culturels, sportifs, diplomatiques, ainsi qu’à travers un dialogue stratégique avec des organisations internationales (ex. : Unesco, ONU Femmes, UNODC). En 2025, le groupe AFD a ainsi participé (i) au Sommet mondial sur le développement social organisé à Doha, Qatar par l’ONU, (ii) à la Commission de la condition de la femme (CSW) porté par le conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), (iii) au Forum mondial de la démocratie organisé à Strasbourg par le Conseil de l’Europe. Ces rendez-vous internationaux sont l’occasion pour le Groupe de partager ses feuilles de route et ses outils.

Orienter des flux financiers

Le groupe AFD s’attache à mobiliser les flux financiers vers un agenda social et démocratique, notamment en recherchant des cofinancements auprès d’agences de coopération multilatérales ou bilatérales. Le Groupe mobilise notamment des banques publiques de développement du réseau mondial Finance en Commun (FICS), la Banque mondiale et favorise le cofinancement avec l’Union européenne et d‘autres pays européens, notamment dans le cadre des Initiatives équipe Europe (Team Europe) qui encouragent des efforts coordonnés et concertés des bailleurs européens pour plus d’impact, mais aussi pour accentuer le plaidoyer et la réalisation d’actions concrètes.

Mobiliser la recherche

Le groupe AFD mobilise également la recherche, qu’elle a internalisée au sein du Groupe, en ciblant ses travaux sur ses priorités stratégiques et opérationnelles. La lutte contre les inégalités, la transition écologique, la bonne gestion des ressources communes ou encore les diagnostics économiques des pays d’intervention sont au cœur de la recherche au sein du groupe AFD. Tout en permettant aux décideurs publics et à la société civile de s’appuyer sur leurs résultats, les études et la recherche permettent de rendre plus pertinentes les décisions opérationnelles et stratégiques du groupe AFD. Ces travaux nourrissent les opérations et ce positionnement constitue une valeur ajoutée forte du Groupe.

Par exemple, depuis 2017, la Facilité de recherche UE-AFD sur les inégalités a permis au Groupe de développer une expertise scientifique reconnue et influente, qui éclaire les trajectoires nationales et nourrit des réformes publiques.

2.3.2.4.3Améliorer des pratiques internes
Développement de compétences par la formation

Le Groupe propose des formations destinées d’une part aux collaborateurs du Groupe, d’autre part à des partenaires ou enfin à des publics mixtes pour assurer la maîtrise des critères de gouvernance, d’égalité de genre et d’inclusion sociale. Cette offre s’appuie sur le Campus AFD qui propose des formations conçues par le Groupe ou en partenariat avec des acteurs externes, comme l’Organisation internationale du travail.

En interne du groupe AFD, l’objectif est de renforcer l’intégration des enjeux sociaux et démocratiques dans les projets. Cela inclut des formations sur les inégalités multidimensionnelles, l’inclusion, l’égalité de genre, ainsi que des connaissances et compétence d’intelligence géographique, de plaidoyer, d’animation de communautés et de leadership.

En externe, des MOOC (Massive Open Online Course), des formations et des ateliers sont proposés en libre accès afin de promouvoir une ingénierie pédagogique collaborative mais aussi destinée aux partenaires comme la formation de transformation féministe des organisations.

Les outils d’expertises disponibles

Différents outils sont à la disposition des équipes techniques et géographiques de l’AFD pour nourrir le processus de diagnostic et de planification des actions nécessaires aux projets.

Niveau d’utilisation des outils

Outils

Niveau sectoriel

Des cartographies permettant d’identifier les différents leviers d’inclusion et de réduction des inégalités en fonction des secteurs et sous-secteurs d’intervention.

Des boîtes à outils sectorielles sur le genre présentant des ressources pratiques et outils adaptés aux questions et besoins sectoriels (gouvernance, transport et mobilité, santé, énergie, éducation et formation professionnelle, eau et assainissement, développement urbain, secteur privé, agriculture et développement rural).

Des notes et fiches thématiques sur le genre, consolidant les concepts, données et enjeux sur certains enjeux clés (ex : fiche thématique genre et changement climatique).

Des fiches sectorielles d’impact sur la thématique de l’égalité et de l’inclusion, permettant d’identifier les impacts en fonction du secteur d’activité.

Échelle pays

Des fiches pays Bottom 40 pour accéder aux informations sociodémographiques et économiques clés, concernant la composition et la répartition géographique de la population représentant les 40 % les plus pauvres.

Des diagnostics multidimensionnels des inégalités et analyses d’incidences fiscales pour enrichir la compréhension des inégalités et nourrir les réformes fiscales. Les diagnostics multidimensionnels des inégalités sont des rapports exhaustifs, principalement quantitatifs portant sur les inégalités multidimensionnelles réalisées avec les instituts de la statistique sur la base des enquêtes et recensements disponibles. Les outils comprennent également (i) des programmes de recherche appliquée qui alimentent un dialogue de politique publique avec les pays partenaires et (ii) des outils analytiques à disposition des partenaires et de la communauté internationale. Des profils genre pays analysent le contexte (données clés, législation, stratégies nationales), les acteurs principaux en matière d’égalité de genre ainsi que le portage du genre dans les opérations de l’AFD.

Un kit de prospection genre (2020) ciblant principalement les agences AFD afin de donner les outils nécessaires à l’instauration d’un dialogue sur l’égalité de genre et l’identification de projets.

Échelle projet/
programme

Un guide outils et une check list inégalités sont utilisés pour structurer les étapes et les questionnements dans l’instruction des projets ainsi que d’identifier les outils pertinents à mobiliser. Proparco dispose aussi d’un outil du type check list d’analyse genre d’un projet.

Des outils d’analyse de l’effet distributif (1) permettent de mieux appréhender l’impact des projets ou des politiques publiques sur les inégalités :

  • l’outil d’analyse d’incidence fiscale et budgétaire sur les inégalités et la pauvreté qui permet de décomposer l’impact des instruments budgétaires (taxes, impôts, exonérations et subventions) et sociaux (transferts, cotisations, prestations) sur la pauvreté et les inégalités ; et
  • l’Equity Tool ou le Distributionnal Impact Assessment Tool afin d’évaluer la position des bénéficiaires directs des projets dans la distribution nationale (urbaine ou rurale) de la richesse ;
  • Un Guide projets AFD sensibles au genre : de l’identification à l’évaluation, proposant des fiches pratiques pour mieux prendre en compte le genre dans les projets et programmes.

Des termes de référence types pour les analyses genre et les études de faisabilité sensibles au genre dans l’instruction des projets AFD.

  • L’effet distributif renvoie à la manière dont les coûts et les bénéficies de certaines actions sont répartis entre différents groupes sociaux, économiques, culturel ou territoriaux. L’effet peut être régressif si la mesure accentue les écarts et progressif si à l’inverse elle profite davantage aux populations modestes. L’effet distributif d’un outil ou d’une politique rend compte des différences d’impact entre groupes (par revenus, genre, âge, etc.)

 

 

Pour les enjeux de renforcement des institutions, de réforme de politiques publiques dans le cadre de financements budgétaires ou de participation citoyenne, différents outils existent également, directement au niveau des projets :

 

Renforcement/
transformation des institutions publiques

  • Diagnostic-flash institutionnel, diagnostic organisationnel approfondi, plan de transformation
  • Matrice de diagnostic de capacités de pilotage et gestion de projet
  • Check list Institutions efficaces, transparentes et résilientes, Accès à la communication utilisée pour définir les exemples d’activités et les questionnements dans l’instruction des projets pour maximiser l’impact
  • Des termes de référence types pour les diagnostics et les études de faisabilité comprenant une composante de renforcement institutionnel existent pour soutenir l’instruction des projets AFD
  • Un kit transformation des ministères
  • Un kit transformation numérique

Participation citoyenne

  • Diagnostic des pratiques de participation citoyenne de CIN qui cherche à identifier :
    • les pratiques de concertation existantes ou passées
    • les canaux d’information et de mobilisation pertinents
    • la cartographie des acteurs à engager dans le projet
    • les capacités de la concertation à porter la démarche
  • Check list Participation citoyenne utilisée pour définir les exemples d’activités et les questionnements dans l’instruction des projets pour maximiser l’impact
  • Des termes de référence types pour les diagnostics et les études de faisabilité comprenant une composante de renforcement institutionnel existent pour soutenir l’instruction des projets AFD
  • Note de positionnement sur la participation citoyenne dans les projets permet une traduction opérationnelle
  • Fiche transversale existante : la participation citoyenne dans les transitions justes
  • Un kit sur la participation citoyenne dans les projets

Réformes de politique publiques dans le cadre de financements budgétaires

  • Évaluation de la stabilité du cadre macroéconomique
  • Étude de risque fiduciaire
  • Outil d’analyse de la maturité de la politique publique (PP) ou du programme
  • Analyse des relations entre les parties prenantes
  • Des termes de référence types pour les diagnostics et les études de faisabilité comprenant une composante de renforcement institutionnel existent pour soutenir l’instruction des projets AFD
  • Check list Gouvernance financière utilisée pour définir les exemples d’activités et les questionnements dans l’instruction des projets pour maximiser l’impact

Le Groupe met en œuvre des actions visant à éviter et réduire l’exposition à des impacts négatifs et à gérer les risques identifiés, conformément aux processus décrits précédemment (cf. section 2.3.2.3. concernant les processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales et utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations). Aucune opportunité ni risque matériel spécifique concernant les populations locales n’a été identifié.

 

2.3.2.5Métriques et cibles (S3-5 & S4-5)

2.3.2.5.1Indicateurs de suivi des projets validés sur l’année

Part de projets n'ayant pas de notation négative sèche

2024

2025

Cible 2025

 Lien Social : réduction des inégalités et inclusion 

100 %

100 %

100 %

Dont AFD

100 %

100 %

100 %

Dont Proparco

100 %

100 %

100 %

 Égalité de genre 

100 %

100 %

100 %

Dont AFD

100 %

100 %

100 %

Dont Proparco

100 %

100 %

100 %

 Gouvernance 

100 %

100 %

100 %

Dont AFD

100 %

100 %

100 %

Dont Proparco

100 %

100 %

100 %

 

Comme expliqué dans la section 2.3.2.3.2 Notation développement durable, le Groupe vise à ne pas accompagner de projet ayant des impacts négatifs sur les populations locales.

2.3.2.5.2Indicateurs de moyens du groupe AFD sur les différentes dimensions relatives aux populations locales

 

Afin de piloter ses activités, chaque entité du groupe AFD a défini plusieurs indicateurs de moyen sur les différentes dimensions relatives aux populations locales :

 

Entité

Dimension

2024

2025

Cible 2025

Cible 2026

Cible 2027

AFD

Égalité et inclusion — Part des engagements (en nombre de projets) dont l’objectif principal ou secondaire est la réduction des inégalités multidimensionnelles et l’inclusion 

49,1 %

58,2 %

50,0 %

50,0 %

ND

Genre — Part des montants engagés marqués CAD1 et CAD2 en prêts et en subventions dans les États étrangers 

61,0 %

68,1 %

55,0 %

55,0 %

55,0 %

Gouvernance— Part des autorisations d’engagement de l’AFD ayant pour objectif principal ou significatif la Gouvernance démocratique et inclusive 

55,3 %

74,4 %

55,0 %

55,0 %

55,0 %

Expertise France

Genre — Part de nouveaux projets signés sur le financement français ayant pour objectif principal ou significatif l’égalité de genre (marqués CAD 1 ou CAD 2 OCDE)

-  

85,7 %

75,0 %

75,0 %

75,0 %

Pour définir ses cibles, le groupe AFD s’appuie sur les orientations du Conseil présidentiel et sur les feuilles de route sectorielles. Les cibles sont établies en cohérence avec le Plan d’Orientation Stratégique POS V et s’inscrivent dans une trajectoire fondée sur la performance historique du portefeuille et la capacité du Groupe permettant d’identifier les marques de progression réalistes.

En complément, le dialogue structuré avec les institutions publiques partenaires et les clients dès les phases de prospection et d’identification des projets repose sur le cadre logique adossé aux financements.

Pour Proparco, l’ambition de contribuer à la réduction des inégalités est également affirmée comme un des piliers de la stratégie 2023-2027. Cette ambition était notamment traduite avec deux indicateurs :

 

2.3.2.5.3Indicateurs de résultats et d’impacts des activités du groupe AFD sur les populations locales

Le groupe AFD vise in fine à avoir des impacts sur les populations locales, mesurés via le Cadre de résultat et d’impact, présenté dans le chapitre Informations générales, section 2.1.2.4 Un pilotage appuyé par la mesure d’impacts et l’évaluation. Il s’agit des indicateurs globaux de résultat et d’impacts définis au niveau du Groupe servant à la fois d’outils de pilotage interne et de support de redevabilité et de communication externe.

Afin d’assurer le pilotage des financements, ces indicateurs sont suivis dans le système d’information du Groupe dès l’octroi d’un financement (ex ante) et sur les projets achevés dans l’année (ex post). Pour ce premier état de durabilité, seuls les indicateurs ex ante sont produits. Les indicateurs ex post seront produits dans le cadre du rapport suivant (113).

En raison de la nature de ses financements et de la difficulté inhérente à la mesure de l’impact à très long terme (comme l’évolution des statistiques nationales), l’AFD concentre le suivi sur des indicateurs de résultats et d’impacts intermédiaires. Ces indicateurs du Cadre de résultats et d’impacts (CRI) sont choisis pour capter les transformations directes et attribuables à l’intervention spécifique du groupe AFD, offrant une mesure de l’efficacité de ses actions tout en démontrant comment chaque projet contribue à la thèse d’impact globale du Groupe.

AFD2025_URD_FR_Indi_Res_Imp_p01_HD.jpg
AFD2025_URD_FR_Indi_Res_Imp_p02_HD.jpg

2.4Informations de gouvernance (G1)

AFD2025_URD_FR_Fiches_p05_HD.jpg

2.4.1Culture d’entreprise (G1-1)

La gestion de chaque IRO matériel est présentée de manière synthétique ci-dessous puis détaillée dans le reste du chapitre.

 

Intitulé de l’IRO

Politiques

Actions

Métriques & Cibles

Impact négatif de potentiels cas de corruption ou de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme parun agent ou au sein des opérations (G1)

  • Charte éthique
  • Code de conduite contre la corruption et le trafic d’influence du groupe AFD et Code de conduite EF
  • Politique générale du groupe AFD en matière de prévention et de lutte contre les pratiques prohibées – AFD et PRO
  • Document de référence « Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme »(1)
  • Politique relative aux sanctions économiques et financières nationales et internationales
  • Dispositifs de signalements des pratiques répréhensibles
  • Dispositif de prévention et de gestion des conflits d’intérêts
  • Dispositif de diligences de connaissances du client
  • Évaluation des risques de corruption dans les relations avec les tiers
  • Règlements intérieurs
  • Surveillance des tiers (clients, fournisseurs) et transactions
  • Formations obligatoires sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et anticorruption
  • Cas de corruption (concernant le groupe AFD) (G1-4)
  • Condamnations pour infractions en matière de corruption (Nombre)
  • Montant des infractions en matière de corruption (€)

 

Cibles

  •  
  • Le groupe AFD affiche une tolérance zéro à l’égard de toute pratique prohibée dans le cadre de ses activités et opérations.

Risques opérationnels Risques de corruption, de détournement de l’aide, de trafic d’influence, de conflits d’intérêts externes ou internes, de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme, défaut ou insuffisance dans la gestion des fournisseurs et sous-traitants sur les projets de financement (G1)

  • EF n’est pas assujettie.

 

2.4.1.1Mécanismes mis en place pour identifier, signaler et examiner les préoccupations relatives aux comportements illicites ou contraires à son Code de conduite

La corruption, le trafic d’influence, la fraude ainsi que toute forme de détournement de l’aide publique et privée sont de nature à porter durablement atteinte à la mission du groupe AFD. Il en va de même de tout financement qui conduirait, à l’insu de l’AFD et de ses filiales, à participer à un mécanisme de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme.

 

AFD2025_URD_FR_Partie_2_4_1_p01_HD.jpg

Par ailleurs, en tant qu’assujettie à la réglementation bancaire en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’AFD, ses filiales assujetties ou l’AFD pour le compte de ses filiales non assujetties, peut procéder à une déclaration de soupçon auprès de Tracfin (114).

Le groupe AFD a mis en place également plusieurs dispositifs de remontée d’informations permettant aux parties prenantes internes et/ou externes de faire des signalements de pratiques répréhensibles (voir section 2.4.2.2 Dispositifs d’alerte professionnel et d’autres types de signalement (protection, procédures d’enquête, communication des résultats).

Contrôles au cours de la vie des projets

En amont des projets financés, une étude approfondie est menée sur la contrepartie et le cas échéant, son actionnariat pertinent et le bénéficiaire effectif, comme le prescrit la réglementation bancaire et anticorruption.

Les personnes politiquement exposées, et dans certains cas les agents publics, sont également identifiées.

Au titre du suivi en exécution des projets, le Groupe a mis en place un certain nombre de contrôles visant à s’assurer du bon usage de la ressource. Par ailleurs, les modalités de remboursement ou de réception de sommes de toute nature, dont notamment les dividendes, ou de dénouement de prises de participation (cession des participations) sont suivies avec attention, car elles peuvent être révélatrices de pratiques prohibées.

Lors de l’instruction, puis tout au long de la vie des projets, le Groupe met à disposition de ses personnels des outils de filtrage consolidant notamment les sanctions financières et commerciales adoptées par la France, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU. Au sein de l’AFD, ce filtre est également intégré à la chaîne de traitement des règlements émise par le département financier.

L’objectif est de s’assurer qu’aucune contrepartie, bénéficiaire d’un flux financier, fournisseur ou attributaire d’un appel d’offres financé par l’AFD, ne fasse l’objet de sanctions financières ou n’intervienne dans des secteurs placés sous embargo.

Engagements des tiers

En ce qui concerne les clients et bénéficiaires, les conventions de financement (ou de co-financement) du groupe AFD comportent un certain nombre de clauses qui leur imposent des engagements en matière de lutte contre la corruption, contre la fraude, contre les ententes, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et le respect des sanctions financières et commerciales françaises et internationales. Ces clauses obligent notamment les clients et bénéficiaires à informer l’entité sociale du groupe AFD concernée des cas d’allégations de pratiques prohibées ou de pratiques répréhensibles potentielles ou avérées, et à prendre des mesures de remédiation en conformité avec les attentes du Groupe. En l’absence de remédiation, le Groupe se réserve le droit de mettre un terme à la relation d’affaires. Il peut suspendre ses versements, annuler la fraction de son financement pour lequel ont été révélées des pratiques irrégulières ou non conformes, demander le remboursement anticipé de tout ou partie de son prêt ou encore la restitution de tout ou partie de la subvention versée. Le Groupe peut également décider de saisir la justice française ou celle du lieu de réalisation du projet.

Contrôles dans le cadre de la passation des marchés publics étrangers par l’AFD

Lorsque l’AFD finance un projet dans un État étranger, le client ou bénéficiaire s’engage contractuellement à respecter les « Directives pour la passation des marchés financés par l’AFD dans les États étrangers » qui ont pour objet d’établir les bonnes pratiques attendues par l’AFD et de préciser l’étendue et les modalités des vérifications que l’AFD effectue concernant la conformité aux conditions de mise à disposition de ses financements.

Les contrôles d’application de ces directives se matérialisent notamment, en fonction des critères de risque, par l’émission d’avis de non-objection (ANO) et s’exercent ex ante à des étapes précises du processus de passation des marchés. Dans certains cas un contrôle ex post peut également s’exercer pour certains processus de passation de marchés.

En complément de ces contrôles, l’AFD impose des critères d’inéligibilité aux attributaires des marchés, en sus de ceux qui existent dans la législation locale.

Notamment, ne peut être attributaire d’un marché financé par l’AFD une personne qui, ou dont un sous-traitant, un dirigeant, un employé ou un agent, s’est livré(e) à une pratique prohibée (telle quelle par exemple un acte de corruption), directement ou indirectement, en vue de l’obtention de ce marché.

Ces critères sont connus des soumissionnaires car ces derniers sont tenus de remettre une déclaration d’intégrité par laquelle ils reconnaissent répondre aux critères d’éligibilité posés par l’AFD.

 

2.4.1.2Procédures mises en place pour empêcher et détecter les cas de Pratiques Prohibées, notamment de corruption et traiter les allégations

Le groupe AFD a déployé un dispositif de maîtrise des risques visant à prévenir, détecter et traiter toute suspicion de prédation de ses financements, à l’AFD comme au sein de ses filiales incluant Proparco et Expertise France. Ce dispositif repose en premier lieu sur un corpus procédural en matière de sécurité financière et de déontologie professionnelle qui comprend notamment des documents de politiques générales, tels que :

Les politiques de prévention et de lutte contre les pratiques répréhensibles, dont la corruption, sont accessibles à tous les collaborateurs (tous statuts confondus) via l’intranet de l’AFD et de ses filiales et celles destinées aux parties prenantes externes sont publiées sur les sites internet de l’AFD et de ses filiales (et notamment au travers la page dédiée à la lutte contre la corruption).

En outre, le contenu des politiques est expliqué à travers des formations, certaines destinées à l’ensemble des personnels, aux personnels en expatriation et d’autres adaptées aux personnels particulièrement exposés au risque de corruption. Des modules e-learning (annuels) (115) et des supports pratiques afin d’en assurer la compréhension et l’application complètent ce dispositif.

Un Code de conduite, annexé au règlement intérieur, est communiqué à chaque nouvel arrivant.

 

2.4.2Lutte contre la corruption (G1-3)

2.4.2.1Fonctions les plus exposées au risque de corruption et de versements de pots-de-vin

Les entités du groupe AFD identifient les fonctions les plus exposées au risque de blanchiment de capitaux/de financement du terrorisme et de corruption/détournement de l’aide.

2.4.2.2Dispositif d’alerte professionnel et d’autres types de signalement 
(protection, procédures d’enquête, communication des résultats)

Le groupe AFD a mis en place également plusieurs dispositifs de remontée d’informations permettant aux parties prenantes internes et/ou externes de faire des signalements de pratiques répréhensibles. 

Dispositif d’alerte professionnelle

Le groupe AFD a mis en place un dispositif d’alerte professionnelle, conformément aux exigences de la loi dite « Sapin II » et la législation applicable transposant en France la directive (UE) 2019/1937 (loi Waserman).

Ce dispositif, formalisé dans une procédure, vise notamment à faire bénéficier ces personnes de la protection des lanceurs d’alerte plus particulièrement en fournissant :

Canal de signalement interne

La conseillère à l’éthique chargée de la réception des alertes professionnelles a été nommée par le directeur général du groupe AFD. Formée à la médiation au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) en 2022, après plus de 15 ans d’expertise juridique pour l’AFD et Proparco, elle a successivement assumé les rôles de directrice juridique de Proparco, directrice du Contrôle permanent et de la Conformité à l’AFD, puis secrétaire générale de Proparco. Plus récemment, elle a créé et dirigé le département Communication, Transformation, Immobilier et Logistique de Proparco jusqu’en septembre 2024.

 

 

Autres dispositifs de remontée des signalements

En outre, il existe plusieurs autres dispositifs de remontée d’informations au sein du groupe AFD permettant de signaler des pratiques répréhensibles :

Un dispositif de signalement des pratiques prohibées est ouvert aux tiers du Groupe : les modalités de saisine figurent sur le site institutionnel de l’AFD.

Protection contre les représailles au titre de la protection du lanceur d’alerte : Le personnel interne ou extérieur bénéficie de la protection de son employeur contre toutes sanctions, mesure de licenciement ou mesure discriminatoire directes ou indirectes, en matière d’emploi (notamment en matière de rémunération, de mesures d’intéressement, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, d’horaires de travail, d’évaluation de la performance, de mutation ou de contrat).

Procédures d’enquête sur les signalements liés à la conduite des affaires au titre du dispositif d’alerte professionnelle

La conseillère à l’éthique accuse réception de l’alerte au plus tard dans un délai de sept jours ouvrés et statue sur sa recevabilité de forme dans les quinze jours ouvrés puis assigne le traitement à l’entité idoine.

L’émetteur du signalement est informé par écrit dans un délai maximum de 3 mois à compter de l’accusé de réception sur les mesures envisagées ou prises pour évaluer l’exactitude des allégations et, le cas échéant, remédier à l’objet du signalement ainsi que sur les motifs de ces dernières.

À la clôture du traitement de l’alerte, la conseillère à l’éthique informe par écrit l’émetteur de l’alerte des modalités de la clôture à partir des informations qui lui sont transmises par les entités chargées du traitement de l’alerte.

En ce qui concerne le dispositif de traitement des signalements de pratiques prohibées, la fonction investigation des services de la conformité du Groupe a pour mission de procéder à une enquête aux fins de vérifier le caractère avéré ou non des faits portés à sa connaissance dès lors que ces derniers sont en lien avec un projet financé par le Groupe ou concernent l’une des entités du Groupe ou l’un de ses collaborateurs susceptibles d’être victime de tels faits (usurpation d’identité, fraude au président, etc.).

Pour les comportements répréhensibles dont des salariés du Groupe pourraient être les auteurs, cette mission est affectée prioritairement à l’Inspection Générale du Groupe mais aussi aux DRH sur instruction des Directions générales.

La fonction investigation réalise ses enquêtes dans le respect des Principes directeurs applicables à la conduite des investigations accessibles sur le site internet du groupe AFD.

Indépendance de la Fonction Investigations

Les politiques et procédures du groupe AFD prévoient l’indépendance des enquêteurs de la chaîne de gestion concernée. Cette organisation assure une investigation impartiale et objective, avec recours possible à des experts externes indépendants si nécessaire. En outre, des dispositions spécifiques relatives aux conflits d’intérêts sont prévues par les procédures internes et permettent la mise en œuvre de mesures d’encadrement (dont le déport) si une situation de conflit d’intérêts était identifiée.

Communication des résultats aux instances de gouvernance du groupe AFD La conseillère à l’éthique reprend dans le cadre de son reporting annuel d’activités le nombre de cas et la typologie des cas d’alerte professionnelle de façon anonyme. Il est présenté aux Directions générales des entités concernées du Groupe.

Concernant le périmètre couvert par la Fonction Investigation de l’AFD, la directrice de la Conformité informe a minima une fois par mois la Direction générale de l’AFD de tous les signalements de fraude ou de corruption. Le nombre de cas remontés à la Conformité, la typologie de ces allégations ainsi que les traitements y afférents font également l’objet d’une présentation lors des comités de contrôle internes et des comités des risques, incluant la Direction générale de l’AFD et de Proparco.

La directrice de la Conformité présente, a minima deux fois par an et chaque fois qu’elle y est invitée, l’activité de la Fonction Investigation au conseil d’administration de l’AFD.

Il est fait état de l’ensemble de ces informations au sein du rapport de contrôle interne transmis à l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution ainsi qu’au sein du rapport d‘activité de la Conformité.

Le responsable de la Conformité d’Expertise France rend compte à la Direction générale du traitement des signalements à l’occasion des réunions du Comex, régulièrement à chaque réunion du comité de contrôle interne et de conformité et du comité d’audit et des risques du conseil d’administration d’EF. Par ailleurs ; le nombre de cas et leur typologie sont également partagés au comité du risque Groupe de la maison mère AFD.

2.4.2.3Formation à la conduite des affaires et la lutte contre la corruption

Conformément à la réglementation française applicable, le groupe AFD veille à ce que l’ensemble de son personnel y compris dans son réseau d’agences soit régulièrement formé et informé des risques et procédures applicables en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme, ainsi que contre la fraude et la corruption.

Ces formations, qui comprennent l’appropriation des codes de conduites, sont dispensées à la fois au format e‑learning, en présentiel et sous forme de webinaire (formations synchrones).

Les formations sont adaptées au profil du public formé car elles prennent en considération les affectations des personnels dans le cadre du processus d’accueil des nouveaux entrants mais également au regard des mobilités professionnelles effectuées par les personnels du groupe AFD.

La formation des administrateurs et des dirigeants du Groupe

Une formation e-learning est dédiée à l’encadrement des risques LCB-FT dans le cadre de l’exercice des fonctions d’administrateur. Le programme de formation comprend également un focus spécifique sur les conflits d’intérêts et sur la responsabilité des administrateurs et des dirigeants sociaux, notamment en cas de non-respect de la règlementation relative à la lutte contre la corruption.

2.4.2.4Condamnation pour corruption ou versements de pots-de-vin (G1-4)

Le groupe AFD affiche une tolérance zéro à l’égard de toute pratique prohibée dans le cadre de ses activités et opérations.

Infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption

Groupe 

2025

2024

Nombre de condamnations

0

0

Montant des amendes

0

0

 

La cartographie des risques de corruption permet de définir des plans d’action pour mitiger les risques majeurs ou critiques identifiés. En 2024, l’AFD a mis en place un plan d’action sur le risque de corruption ou de détournement de l’aide dans le cadre des projets de financement. Celui-ci comprenait quatre actions principales, à savoir :

Non-respect des procédures et normes anticorruption

Le contrôle permanent de l’AFD centralise des incidents de non-respect des procédures internes notamment sur le risque de corruption Ces incidents font l’objet d’une déclaration via un outil base et font l’objet d’un traitement. Les manquements pourraient avoir pour conséquences soit des sanctions, soit un rappel formel des règles aux équipes concernées, mais également la mise en place de contrôles renforcés.

2.5Annexes à l’état de durabilité

2.5.1Publication d’informations relatives à des circonstances particulières (BP-2)

2.5.1.1Horizons temporels

Les horizons temporels précisés dans le rapport correspondent à la définition des court, moyen et long terme indiqués dans la norme (respectivement moins d’un an, jusqu’à 5 ans et au-delà de 5 ans).

 

Sujet

Description des exigences de publications

Informations correspondantes

Section CSRD

Horizons temporels

9.a Publication des horizons temporels à moyen ou long terme en cas d’écarts par rapport aux horizons définis

  • L’évaluation des risques financiers climatiques

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1.2. L’opérationnalisation des engagements climat du groupe AFD

 

9.b Publications des raisons pour lesquelles l’application de ces définitions d’horizons temporels est différente

 

2.5.1.2Estimations concernant la chaîne de valeur

Le présent rapport utilise des estimations concernant la chaîne de valeur qui sont réalisées en utilisant notamment les sources suivantes :

 

Sujet

Description des exigences de publications

Informations correspondantes

Section CSRD

Estimations concernant la chaîne de valeur

10.a Publications des indicateurs utilisés qui incluent les données relatives à la chaîne de valeur en amont et en aval qui sont estimées à l’aide de sources indirectes, comme des données relatives aux moyennes sectorielles ou d’autres approximations

10.b Description de la base de préparation utilisée concernant ces indicateurs qui incluent des données relatives à la chaîne de valeur en amont et en aval qui sont estimées à l’aide de sources indirectes

10.c Description du niveau d’exactitude qui résulte des indicateurs qui incluent des données relatives à la chaîne de valeur en amont et en aval qui sont estimées à l’aide de sources indirectes

10.d Le cas échéant, description des actions prévues pour améliorer l’exactitude des indicateurs qui incluent des données relatives à la chaîne de valeur en amont et en aval qui sont estimées à l’aide de sources indirectes

  • Les émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et émissions totales de GES
  • L’intensité des émissions de GES (émissions totales de GES par produit net bancaire)
  • Les émissions CO2eq annuelles moyennes des projets

2.2.1 Changement climatique

2.1.2.3 Total des émissions de gaz à effet de serre brutes et intensité carbone monétaire du Groupe

2.2.1 Changement climatique

2.1.1.3.6 Les émissions CO2eq annuelles moyennes des projets

2.5.1.3Sources d’incertitude quant aux estimations et aux résultats

Les estimations visées par le point ci-dessus conduisent à des incertitudes sur les données, dont il n’est à date pas possible de calculer le niveau de manière précise. Ces niveaux d’incertitude dépendent en outre de chaque indicateur. Ces incertitudes dépendent également de l’aspect direct ou indirect (cas des financements en cascade via des banques locales, par exemple) des clients et bénéficiaires des interventions. Les indicateurs mesurant un accès aux infrastructures utilisent normalement des proxys pour indiquer un bassin potentiel de bénéficiaires, la marge d’erreur est donc plus grande. En revanche, les valeurs concernant les bénéficiaires d’actions de formation ou de renforcement de capacités sont généralement plus proches de l’intervention directe du projet et donc plus fiables. Des travaux sont menés de manière continue pour accroître la collecte de données réelles et réduire ainsi le recours à des estimations/proxies.

 

Sujet

Description des exigences de publications

Informations correspondantes

Section CSRD

Sources d’incertitude quant aux estimations et aux résultats

11.a.Publication des indicateurs quantitatifs et les montants monétaires faisant l’objet d’un niveau élevé d’incertitude de mesure

11.b.i Publication des informations sur les sources d’incertitude des mesures

11.b.ii Publication des hypothèses, approximations et les jugements utilisés par l’entité pour mesurer les indicateurs quantitatifs et montants monétaires

  • GES Scope 3
  • Nombre total de salariés ayant quitté l’entreprise
  • Taux de rotation des salariés
  • Nombre de bénéficiaires de services d’éducation, de formation et d’emploi créés ou significativement améliorés, % femmes et filles
  • Nombre de bénéficiaires de services de santé soutenus ou d’un accès amélioré aux soins, % femmes
  • Nombre de personnes bénéficiant d’une meilleure protection sociale, % femmes
  • Nombre d’emplois soutenus ou créés
  • Nombre de bénéficiaires d’un accès nouveau ou amélioré à un service financier adapté, % femmes
  • Nombre d’organisations appuyées pour des migrations sûres, ordonnées et régulières
  • Nombre d’entreprises/exploitations familiales agricoles dont les performances économiques ont été améliorées
  • Nombre d’entreprises soutenues ou créées (dont TPE/PME, focus Afrique)
  • Nombre de personnes dont l’accès direct ou indirect à l’énergie est amélioré, % femmes
  • Nombre de personnes bénéficiant d’un service d’alimentation en eau potable/assainissement géré en toute sécurité, % femmes
  • Nombre de personnes bénéficiant d’un accès amélioré à des infrastructures et services de transport durables, % femmes
  • Nombre de personnes ayant gagné un accès ou un accès amélioré à Internet et/ou aux télécommunications, % femmes

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.2.1 Émissions financées du groupe AFD

 

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2.1 Caractéristiques des salariés du groupe AFD

 

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.5.3 Indicateurs de résultats et d’impacts

 

 

  • Nombre d’habitants et usagers des villes dont la qualité de vie a été améliorée, % femmes
  • Nombre de cadres normatifs/dispositifs de participation citoyenne mis en place dans les projets/programmes y compris financements budgétaires et matriciels
  • Nombre d’institutions accompagnées pour une plus grande efficacité de l’action publique, la transparence et la résilience face aux crises
  • Nombre de personnes dont la résilience aux crises et conflits violents est soutenue (dont déplacées), % femmes
  • Nombre de bénéficiaires désavantagés ou défavorisés appuyés, % femmes
  • Proparco : Nombre de bénéficiaires Bottom 40 remplacé par le « Nombre de projet avec une notation ODD + 2/+ 3 sur la dimension sociale ».
  • Nombre de personnes bénéficiant d’appuis spécifiques en faveur de l’autonomie physique, économique et/ou politique des femmes et des filles, % de femmes et de filles
  • Nombre de personnes ayant un meilleur accès aux secteurs sportifs et culturels : activités, emploi, formation, infrastructures (y compris patrimoniales)
  • Nombre de pays et d’acteurs accompagnés dans leur transition bas carbone, dont prévisions d’abattement de GES (TeqCO2 ex ante) permis par les financements affectés
  • Nombre de personnes dont la résilience climatique est accrue par le projet, % femmes
  • Surfaces bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1.3 Le pilotage et la redevabilité de l’accompagnement des transitions bas carbone et résilientes

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.4.3 Surfaces bénéficiant d’actions de protection, conservation ou restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine

2.5.1.4Changements dans la préparation ou la présentation des informations en matière de durabilité

Le présent rapport présente le premier état de durabilité du groupe AFD conforme à la norme CSRD. Sa préparation a occasionné de nombreux travaux méthodologiques incluant l’analyse de double matérialité, l’analyse d’écarts, la définition et le mode de production des indicateurs quantitatifs, etc. Ces travaux méthodologiques en cohérence avec la CSRD limitent la comparabilité des données par rapport à la déclaration de performance extra-financière (DPEF) publiée par le Groupe pour les exercices précédents.

 

 

Sommaire état de durabilité groupe AFD 2025

Sommaire DPEF groupe AFD 2024

2.1 Informations générales (ESRS 2)

 

2.1.1 Base générale d'établissement des déclarations (BP‑1)

Pas d'équivalent direct

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur (SBM‑1)

Pas d'équivalent direct

2.1.2.1. Une stratégie du Groupe au service de la durabilité

2.4 Contribution de l’activité du Groupe au développement durable

2.1.2.2. Chaine de valeur du Groupe

2.1 Le modèle d’affaires

2.1.2.3. Modèle d’affaires du groupe AFD 

2.1 Le modèle d’affaires

2.1.2.4. Un pilotage appuyé par la mesure d’impacts et l’évaluation

2.4 Contribution de l’activité du Groupe au développement durable

2.1.2.5. Un fonctionnement interne visant l’exemplarité en matière de durabilité

2.4 Contribution de l’activité du Groupe au développement durable

2.1.2.6. Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe (GOV-4)

2.3 Maîtriser les risques et les impacts de notre action

2.1.2.7. Intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2)

2.5 Transparence et dialogue avec les parties prenantes
2.6 Coordination avec les acteurs du développement : le réflexe partenarial

2.1.3 Gouvernance (GOV‑1 à GOV‑3)

Pas d'équivalent direct

2.1.3.1. Composition et rôle des organes de gouvernance

Pas d'équivalent direct

2.1.3.2. Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation

Pas d'équivalent direct

2.1.3.3. Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

Pas d'équivalent direct

2.1.4 Gestion des Impacts, Risques & Opportunités

Pas d'équivalent direct

2.1.4.1. Identification et évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

2.2 Identification des principaux enjeux et risques extra‑financiers

2.1.4.2. Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique

2.4 Contribution de l’activité du Groupe au développement durable

2.1.4.3. Matérialité de l’information

Pas d'équivalent direct

 

 

2.2 Informations environnementales 

Pas d'équivalent direct

2.2.1 Changement climatique (E1)

2.4.4 Impacts de l’activité du Groupe sur le changement climatique et la biodiversité

2.2.2 Biodiversité (E4)

2.4.4 Impacts de l’activité du Groupe sur le changement climatique et la biodiversité

2.2.3 Taxonomie européenne

Pas d'équivalent direct

 

 

2.3 Informations sociales 

 

2.3.1. Un cadre de travail porteur de sens (S1)

2.8 Cadre de travail

2.3.2. Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux (S3/S4)

2.4.5 Impacts liés à l’activité du Groupe sur le renforcement du lien social
2.6 Coordination avec les acteurs du développement : le réflexe partenarial

 

 

2.4 Informations de gouvernance

2.7 Loyauté des pratiques

 

 

2.5 Annexes à l’état de durabilité

Aucun équivalent (exigences ESRS précises non couvertes par la DPEF)

 

2.5.1.5Erreurs de reporting concernant des périodes antérieures

S’agissant du premier état de durabilité du groupe AFD, aucune erreur n’est identifiée concernant la période antérieure.

2.5.1.6Publication d’informations issues d’autres actes législatifs ou de référentiels d’information sur la durabilité généralement admise

Certains points de données CSRD sont requis par d’autres actes législatifs de l’UE, tels qu’énumérés ci-dessous :

Exigences de publication et point de données relatif

Référence SFDR

Référence Pilier 3

Référence règlement sur les indices de référence

UE Loi européenne sur le climat

Référence dans les états de durabilité (Section ou non matériel)

ESRS 2 GOV-1 Mixité au sein des organes de gouvernance paragraphe 21, point d)

Indicateur n° 13, tableau 1, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission européenne

 

Chapitre 3 du DEU

ESRS 2 GOV-1 Pourcentage d’administrateurs indépendants paragraphe 21, point e)

 

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission

 

Chapitre 3 du DEU

ESRS 2 GOV-4 Déclaration sur la vigilance raisonnable paragraphe 30

Indicateur n° 10, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.5 Annexes à l’état de durabilité

2.5.2 Déclaration sur la vigilance raisonnable

ESRS 2-SBM-1 Participation à des activités liées aux combustibles fossiles paragraphe 40, point d) i)

Indicateur n° 4, tableau 1, annexe I

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013 ; règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission européenne, tableau 1 : Informations qualitatives sur le risque environnemental et tableau 2 : Informations qualitatives sur le risque social

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission européenne

 

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

ESRS 2-SBM-1 Participation à des activités liées à la fabrication de produits chimiques paragraphe 40, point d) ii)

Indicateur n° 9, tableau 2, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission européenne

 

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

ESRS 2-SBM-1 Participation à des activités liées à des armes controversées paragraphe 40, point d) iii)

Indicateur n° 14, tableau 1, annexe I

 

Article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818, annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816

 

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

2.1.2.1 Une stratégie du Groupe au service de la durabilité

2.1.2.1.3 Activités opérationnelles : produits et services et types de clients et secteurs

ESRS 2-SBM-1 Participation à des activités liées à la culture et à la production de tabac paragraphe 40, point d) iv)

 

 

Règlement délégué (UE) 2020/1818, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1816, annexe II

 

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

2.1.2.1 Une stratégie du Groupe au service de la durabilité

2.1.2.1.3 Activités opérationnelles : produits et services et types de clients et secteurs

ESRS E1-1 Plan de transition pour atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 paragraphe 14

 

 

 

Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

ESRS E1-1 Entreprises exclues des indices de référence Accord de Paris paragraphe 16, point g)

 

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 1 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle

Article 12, paragraphe 1, points d) à g), et article 12, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

2.2.1.1.1 La stratégie d’alignement avec l’Accord de Paris au sein des Banques Publiques de développement et du Groupe

ESRS E1-4 Cibles de réduction des émissions de GES paragraphe 34

Indicateur n° 4, tableau 2, annexe I

Article 449 bis règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 3 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement

Article 6 du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

Non applicable

ESRS E1-5 Consommation d’énergie produite à partir de combustibles fossiles ventilée par source d’énergie (uniquement les secteurs ayant un fort impact sur le climat) paragraphe 38

Indicateur n° 5, tableau 1, et indicateur n° 5, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non applicable

ESRS E1-5 Consommation d’énergie et mix énergétique paragraphe 37

Indicateur n° 5, tableau 1, annexe I

 

 

 

Non applicable

ESRS E1-5 Intensité énergétique des activités dans les secteurs à fort impact climatique paragraphes 40 à 43

Indicateur n° 6, tableau 1, annexe I

 

 

 

Non applicable

ESRS E1-6 Émissions brutes de GES des scopes 1, 2 ou 3 et émissions totales de GES paragraphe 44

Indicateurs n° 1 et n° 2, tableau 1, annexe I

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission européenne, modèle 1 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle

Article 5, paragraphe 1, article 6 et article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.2 Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

2.2.1.2.3 Total des émissions de gaz à effet de serre brutes et intensité carbone monétaire du Groupe

ESRS E1-6 Intensité des émissions de GES brutes paragraphes 53 à 55

Indicateur n° 3, tableau 1, annexe I

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission européenne, modèle 3 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : indicateurs d’alignement

Article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.2 Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

2.2.1.2.3 Total des émissions de gaz à effet de serre brutes et intensité carbone monétaire du Groupe

ESRS E1-7 Absorptions de GES et crédits carbone paragraphe 56

 

 

 

Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119

Non matériel

ESRS E1-9 Exposition du portefeuille de l’indice de référence à des risques physiques liés au climat paragraphe 66

 

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818, Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816

 

Application de l’entrée en vigueur progressive

ESRS E1-9 Désagrégation des montants monétaires par risque physique aigu et chronique paragraphe 66, point a)

ESRS E1-9 Localisation des actifs importants exposés à un risque physique matériel paragraphe 66, point c)

 

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission européenne, paragraphes 46 et 47, modèle 5 : Portefeuille bancaire – Risque physique lié au changement climatique : expositions soumises à un risque physique

 

 

Application de l’entrée en vigueur progressive

ESRS E1-9 Ventilation de la valeur comptable des actifs immobiliers de l’entreprise par classe d’efficacité énergétique paragraphe 67, point c)

 

Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, paragraphe 34, modèle 2 : Portefeuille bancaire – Risque de transition lié au changement climatique : Prêts garantis par des biens immobiliers – Efficacité énergétique des sûretés

 

 

Application de l’entrée en vigueur progressive

ESRS E1-9 Degré d’exposition du portefeuille aux opportunités liées au climat paragraphe 69

 

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission européenne

 

Application de l’entrée en vigueur progressive

ESRS E2-4 Quantité de chaque polluant énuméré dans l’annexe II du règlement E-PRTR (registre européen des rejets et des transferts de polluants) rejetés dans l’air, l’eau et le sol, paragraphe 28

Indicateur n° 8, tableau 1, annexe I ; indicateur n° 2, tableau 2, annexe I, indicateur n° 1, tableau 2, annexe I ; indicateur n° 3, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E3-1 Ressources hydriques et marines, paragraphe 9

Indicateur n° 7, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E3-1 Politique en la matière paragraphe 13

Indicateur n° 8, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E3-1 Pratiques durables en ce qui concerne les océans et les mers paragraphe 14

Indicateur n° 12, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E3-4 Pourcentage total d’eau recyclée et réutilisée paragraphe 28, point c)

Indicateur n° 6.2, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E3-4 Consommation d’eau totale en m3 par rapport au chiffre d’affaires généré par les propres activités de l’entreprise paragraphe 29

Indicateur n° 6.1, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS 2-SBM-3 – E4 paragraphe 16, point a) i

Indicateur n° 7, tableau 1, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2.2.3.4 Les diligences pour la maîtrise des impacts environnementaux au niveau des projets

ESRS 2-SBM-3 – E4 paragraphe 16, point b)

Indicateur n° 10, tableau 2, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2.2.3.4 Les diligences pour la maîtrise des impacts environnementaux au niveau des projets

ESRS 2-SBM-3 – E4 paragraphe 16, point c)

Indicateur n° 14, tableau 2, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2.2.3.4 Les diligences pour la maîtrise des impacts environnementaux au niveau des projets

ESRS E4-2 Pratiques ou politiques foncières/agricoles durables paragraphe 24, point b)

Indicateur n° 11, tableau 2, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.2 Stratégie et politiques : La nature au cœur de la stratégie du Groupe

2.2.2.2.1 Les déclinaisons de la feuille de route planète

ESRS E4-2 Pratiques ou politiques durables en ce qui concerne les océans/mers paragraphe 24, point c)

Indicateur n° 12, tableau 2, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.2 Stratégie et politiques : La nature au cœur de la stratégie du Groupe

2.2.2.2.1 Les déclinaisons de la Feuille de Route Planète

ESRS E4-2 Politiques de lutte contre la déforestation paragraphe 24, point d)

Indicateur n° 15, tableau 2, annexe I

 

 

 

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.2 Stratégie et politiques : La nature au cœur de la stratégie du Groupe

2.2.2.2.1 Les déclinaisons de la feuille de route planète

ESRS E5-5 Déchets non recyclés paragraphe 37, point d)

Indicateur n° 13, tableau 2, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS E5-5 Déchets dangereux et déchets radioactifs paragraphe 39

Indicateur n° 9, tableau 1, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS 2-SBM-3 – S1 Risque de travail forcé paragraphe 14, point f)

Indicateur n° 13, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

2.3.1.4.1 Couverture des salariés par des négociations collectives et dialogue social

ESRS 2-SBM-3 – S1 Risque d’exploitation d’enfants par le travail paragraphe 14, point g)

Indicateur n° 12, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

2.3.1.4.1 Couverture des salariés par des négociations collectives et dialogue social

ESRS S1-1 Engagements à mener une politique en matière des droits de l’homme paragraphe 20

Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

2.3.1.2.2 Processus d’interaction au sujet des impacts avec les effectifs de l’entreprise et leurs représentants

ESRS S1-1 Politiques de vigilance raisonnable sur les questions visées par les conventions fondamentales 1 à 8 de l’Organisation internationale du travail, paragraphe 21

 

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission européenne

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

ESRS S1-1 Processus et mesures de prévention de la traite des êtres humains paragraphe 22

Indicateur n° 11, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.1.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

ESRS S1-1 Politique de prévention ou système de gestion des accidents du travail paragraphe 23

Indicateur n° 1, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

ESRS S1-3 Mécanismes de traitement des différends ou des plaintes paragraphe 32, point c)

Indicateur n° 5, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

2.3.1.2.2 Processus d’interaction au sujet des impacts avec les effectifs de l’entreprise et leurs représentants

ESRS S1-14 Nombre de décès et nombre et taux d’accidents liés au travail paragraphe 88, points b) et c)

Indicateur n° 2, tableau 3, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission européenne

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

2.3.1.4.4 Santé et de sécurité

ESRS S1-14 Nombre de jours perdus pour cause de blessures, d’accidents, de décès ou de maladies paragraphe 88, point e)

Indicateur n° 3, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

2.3.1.4.4 Santé et de sécurité

ESRS S1-16 Écart de rémunération entre hommes et femmes non corrigé paragraphe 97, point a)

Indicateur n° 12, tableau 1, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3.1.3.4 Principe d’égalité en termes de rémunération entre salariés

ESRS S1-16 Ratio de rémunération excessif du directeur général paragraphe 97, point b)

Indicateur n° 8, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3.1.3.4 Principe d’égalité en termes de rémunération entre salariés

ESRS S1-17 Cas de discrimination paragraphe 103, point a)

Indicateur n° 7, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3.1.4.5. Tolérance zéro au sein du groupe AFD envers toute situation de discrimination, harcèlement, violences sexistes et sexuelles

ESRS S1-17 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 104, point a)

Indicateur n° 10, tableau 1, et indicateur n° 14, tableau 3, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

Non matériel

ESRS 2-SBM-3 – S2 Risque important d’exploitation d’enfants par le travail ou de travail forcé dans la chaîne de valeur paragraphe 11, point b)

Indicateurs n° 12 et n° 13, tableau 3, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS S2-1 Engagements à mener une politique en matière des droits de l’homme paragraphe 17

Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS S2-1 Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur paragraphe 18

Indicateurs n° 11 et n° 4, tableau 3, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS S2-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 19

Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

Non matériel

ESRS S2-1 Politiques de vigilance raisonnable sur les questions visées par les conventions fondamentales 1 à 8 de l’Organisation internationale du travail, paragraphe 19

 

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816

 

Non matériel

ESRS S2-4 Problèmes et incidents en matière de droits de l’homme* liés à la chaîne de valeur en amont ou en aval paragraphe 36

Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I

 

 

 

Non matériel

ESRS S3-1 Engagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 16

Indicateur n° 9, tableau 3, annexe I, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I

 

 

 

2.3.2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1.1 Gestion des impacts, risques et opportunités

2.3.2.2 Processus de dialogue avec les parties prenantes

ESRS S3-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des principes de l’OIT ou des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17

Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1.1 Gestion des impacts, risques et opportunités

ESRS S3-4 Problèmes et incidents en matière de droits de l’homme paragraphe 36

Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

2.3.2.3.1 Dispositif de réclamations environnementales et sociales

ESRS S4-1 Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux paragraphe 16

Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I

 

 

 

2.3.2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1.1 Gestion des impacts, risques et opportunités

2.3.2.2 Processus de dialogue avec les parties prenantes

ESRS S4-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17

Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818

 

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1.1 Gestion des impacts, risques et opportunités

ESRS S4-4 Problèmes et incidents en matière de droits de l’homme paragraphe 35

Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

2.3.2.3.1 Dispositif de réclamations environnementales et sociales

ESRS G1-1 Convention des Nations unies contre la corruption paragraphe 10, point b)

Indicateur n° 15, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.4 Informations de gouvernance

2.4.1 Conduite des affaires

2.4.1.2 Procédures mises en place pour empêcher et détecter les cas de Pratiques Prohibées, notamment de corruption et traiter les allégations

ESRS G1-1 Protection des lanceurs d’alerte paragraphe 10, point d)

Indicateur n° 6, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.4 Informations de gouvernance

2.4.1 Conduite des affaires

2.4.1.2 Procédures mises en place pour empêcher et détecter les cas de Pratiques Prohibées, notamment de corruption et traiter les allégations

ESRS G1-4 Amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point a)

Indicateur n° 17, tableau 3, annexe I

 

Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816

 

2.4 Informations de gouvernance

2.4.2 Lutte contre la corruption

2.4.2.4 Condamnation pour corruption ou versements de pots-de-vin

ESRS G1-4 Normes de lutte contre la corruption et les actes de corruption paragraphe 24, point b)

Indicateur n° 16, tableau 3, annexe I

 

 

 

2.4 Informations de gouvernance

2.4.2 Lutte contre la corruption

2.4.2.4 Condamnation pour corruption ou versements de pots-de-vin

 

De plus, le groupe AFD répond dans son état de durabilité à d’autres exigences de publications françaises :

 

Exigences de publications

Description des exigences de publications

Chapitre / Section 
(au sein de l'état de durabilité)

Article L232-1 du code de commerce

« 7° Lorsque la société est une grande entreprise, au sens de l'article L. 230-1, [le rapport de gestion] comprend des informations sur ses ressources incorporelles essentielles, la manière dont son modèle commercial dépend fondamentalement de ces ressources et en quoi elles constituent une source de création de valeur pour elle. »

 

2.1.2.3. Modèle d’affaires du groupe AFD 

Article L.22-10-35 du code de commerce

 

Dans les sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé, le rapport de gestion présenté par le conseil d'administration ou le directoire à l'assemblée générale ordinaire mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 225-100 comprend, outre les informations mentionnées au II de l'article L. 232-1, les informations suivantes :

2° Les actions visant à promouvoir le lien entre la Nation et ses forces armées et à soutenir l'engagement dans les réserves de la garde nationale ;

3° Les actions visant à promouvoir l'engagement des citoyens dans la démocratie locale et, le cas échéant, le bénéfice du label « employeur partenaire de la démocratie locale » mentionné à l'article L. 1621-6 du code général des collectivités territoriales.

Le cas échéant, le rapport sur la gestion du groupe mentionné à l'article L. 233-26 du présent code comprend les informations mentionnées aux 1° à 3° du présent article, relatives à l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation.

Les informations mentionnées au 7° du II de l'article L. 232-1 sont applicables aux sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé qui sont des petites ou des moyennes entreprises, au sens de l'article L. 230-1.

 

2.3.3.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

 

2.5.1.7Incorporation d’informations au moyen de renvois

Certains points de données spécifiques prescrits par une exigence de publication ont été incorporés au moyen de renvois :

 

Exigences de publications

Description des exigences de publications

Chapitre/Section (au sein de l’état de durabilité)

Chapitre/Section (en dehors de l’état de durabilité)

ESRS 2 GOV-1 Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance

[ESRS 2 GOV-1 20, 21, 22, 23]

  •  Cette exigence de publication a pour objectif de permettre de comprendre :
  • la composition et la diversité des organes d’administration, de direction et de surveillance ;
  • les rôles et responsabilités des organes d’administration, de direction et de surveillance dans la supervision du processus de gestion des impacts, risques et opportunités matériels, notamment le rôle de la direction dans ces processus ; et
  • l’expertise et les compétences des organes d’administration, de direction et de surveillance en ce qui concerne les enjeux de durabilité ou la possibilité d’acquérir cette expertise et ces compétences.

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.1 Composition et rôle des organes de gouvernance

Chapitre 3 du Document d’enregistrement universel (gouvernance de l’entreprise)

  •  L’entreprise publie les informations suivantes sur la composition et la diversité des membres des organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise :
  • le nombre de membres exécutifs et non exécutifs ;
  • la représentation des salariés et des autres travailleurs ;
  • l’expérience acquise qui présente un intérêt pour les secteurs, les produits et les lieux d’implantation géographique de l’entreprise ;
  • le pourcentage par genre et les autres aspects de la diversité dont tient compte l’entreprise. La mixité au sein des organes de gouvernance (13) est représentée par le ratio moyen de femmes par rapport aux hommes dans les organes de gouvernance ; et
  • le pourcentage d’administrateurs indépendants (14). Pour les entreprises dotées d’une structure moniste, cela correspond au pourcentage d’administrateurs non exécutifs indépendants ; pour celles dotées d’un système dual, au pourcentage de membres indépendants au sein de l’organe de surveillance.
  •  L’entreprise publie les informations suivantes sur les rôles et responsabilités des organes d’administration, de direction et de surveillance :
  • l’identité des organes d’administration, de direction et de surveillance (comme un comité du conseil d’administration ou un comité similaire) ou d’une personne qui, au sein d’un organe, est responsable de la surveillance des impacts, risques et opportunités ;
  • la manière dont les responsabilités de chaqueorgane ou de chaque personne en matière d’impacts, de risques et d’opportunités ressortent dans les mandats de l’entreprise, les missions du conseil d’administration et les autres politiques en la matière ;
  • une description du rôle de la direction dans les processus, contrôles et procédures en matière de gouvernance utilisés pour contrôler, gérer et surveiller les impacts, risques et opportunités, en précisant :
    • si ce rôle est délégué à un poste ou à un comité spécifique au niveau de la direction et la manière dont la compétence de surveillance est exercée sur ce poste ou ce comité,
    • les informations concernant la structure hiérarchique de reporting aux organes d’administration, de direction et de surveillance,
    • si des contrôles et procédures spéciaux sont appliqués pour la gestion des impacts, risques et opportunités et, si oui, la façon dont ces contrôles et procédures sont intégrés dans les autres fonctions internes ;
  • la manière dont les organes d’administration, de direction et de surveillance et les cadres supérieurs au sein de la direction supervisent la détermination de cibles concernant les impacts, risques et opportunités matériels, et comment ils suivent la progression vers leur réalisation.

Exigences de publications

Description des exigences de publications

Chapitre/Section (au sein de l’état de durabilité)

Chapitre/Section (en dehors de l’état de durabilité)

 

  •  Les informations publiées doivent inclure une description de la manière dont les organes d’administration, de direction et de surveillance déterminent si les compétences et l’expertise disponibles sont appropriées ou seront développées pour superviser les enjeux de durabilité, notamment :
  • l’expertise en matière de durabilité que les organes, dans leur ensemble, possèdent directement ou peuvent acquérir, par exemple par l’intermédiaire d’experts ou de formations ; et
  • le lien entre ces compétences et cette expertise, d’une part, et les impacts, risques et opportunités matériels de l’entreprise, d’autre part.

 

 

ESRS 2 GOV-5 Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

[ESRS 2 GOV-5 36 a] L’entreprise publie le contenu, les principales caractéristiques et les principaux éléments des processus et systèmes de gestion des risques et de contrôle interne liés à l’information en matière de durabilité

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.3. Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

2.1.3.3.1. Description du dispositif de contrôle interne du groupe AFD

Le chapitre 4 du Document d’enregistrement universel présente plus globalement la démarche de gestion des risques du Groupe et plus précisément le paragraphe 4.3.1 Contrôle interne et surveillance des risques.

ESRS E1-1 Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique

[E1-1.16i] Les informations requises au paragraphe 14 sur le plan de transition pour l’atténuation du changement climatique indiquent si ce plan de transition est approuvé par les organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise

2.2.1 Changement climatique 
2.2.1.1. Plan de transition Climat
2.2.1.1.1. La stratégie d'alignement avec l'Accord de Paris au sein des Banques Publiques de développement et du Groupe
2.2.1.1.2. L'opérationnalisation des engagements climat du groupe AFD

Le comité exécutif : chapitre 3 du Document d’enregistrement universel

Les comités risques : chapitre 4 du Document d’enregistrement universel

ESRS 2-SBM-3 Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique

[SBM-3.19a] L’entreprise décrit la résilience de sa stratégie et de son modèle économique en ce qui concerne le changement climatique. Cette description porte sur le périmètre de l’analyse de résilience

2.2.1 Changement climatique 
2.2.1.1. Plan de transition Climat
2.2.1.1.3. Maîtrise des risques financiers climatiques

Chapitre « Risques ESG » du Pilier 3 :  chapitre 4 du Document d’enregistrement universel

2.5.1.8Utilisation des dispositions transitoires

Les dispositions transitoires sont indiquées au ligne à ligne dans le 2ème tableau de la section 2.5.3 ci-dessous

 

2.5.2Table de correspondance sur la vigilance raisonnable (GOV-4)

Le Groupe est soumis à la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance. Chaque année un plan de vigilance est défini pour s’y conformer.

 

Éléments essentiels de la vigilance raisonnable

Paragraphes dans l’état de durabilité

  • Intégrer la vigilance raisonnable dans la gouvernance, la stratégie et le modèle économique

2.1.2.6. Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe

  • Dialoguer avec les parties prenantes affectées à toutes les étapes du processus de vigilance raisonnable

2.1.2.7. Intérêts et points de vue des parties prenantes

  • Identifier et évaluer les impacts négatifs

2.1.4.1. Identification et évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

  •  Agir pour remédier à ces impacts négatifs

2.1.2.3. Modèle d’affaires du groupe AFD

  • Suivre l’efficacité de ces efforts et communiquer

2.1.2.4. Un pilotage appuyé par la mesure d’impacts et l’évaluation

 

2.5.3Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par cet état de durabilité selon les résultats de l’évaluation de la matérialité (IRO-2)

Le groupe AFD s’est conformé aux exigences de publication ci-dessous en préparant les états de durabilité, selon les résultats de l’évaluation de matérialité.

Les exigences de publication couvertes (DR)

Section CSRD

ESRS 2 : Informations générales à publier

BP-1 – Base générale pour la préparation des états de durabilité

2.1 Informations générales

2.1.1 Base générale d’établissement des déclarations

BP-2 – Publication d’informations relatives à des circonstances particulières

2.5 Annexes à l’état de durabilité

2.5.1 Publication d’informations relatives à des circonstances particulières

GOV-1 – Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance

2.1 Informations générales

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.1 Composition et rôle des organes de gouvernance

GOV-2 – Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes

2.1 Informations générales

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.1 Composition et rôle des organes de gouvernance

2.1 Informations générales

2.2.1.4 Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.1 Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

GOV-3 – Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation

2.1 Informations générales

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.2 Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation

GOV-4 – Déclaration sur la vigilance raisonnable

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

2.1.2.6 Le cadre de vigilance raisonnable du Groupe

2.5 Annexes à l’état de durabilité

2.5.2 Déclaration sur la vigilance raisonnable

GOV-5 – Gestion des risques et contrôles internes concernant l’information en matière de durabilité

2.1 Informations générales

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.3 Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

2.1 Informations générales

2.1.4 Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.1 Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

SBM-1 – Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes

2.1 Informations générales

2.1.2 Stratégie, modèle d’affaires et chaîne de valeur

2.1.2.1 Une stratégie du Groupe au service de la durabilité

SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique

2.1 Informations générales

2.1.4 Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.2 Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique

IRO-1 – Description du processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

2.1 Informations générales

2.1.4 Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.1 Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels

IRO-2 – Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par l’état de durabilité de l’entreprise

2.1 Informations générales

2.1.4 Gestion des Impacts, Risques et Opportunités

2.1.4.3 Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par la déclaration relative à la durabilité de l’entreprise

2.5 Annexes à l’état de durabilité

2.5.3 Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par cet état de durabilité

ESRS E1 : Changement climatique

ESRS 2 GOV-3 – Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation

2.1 Informations générales

2.1.3 Gouvernance

2.1.3.2 Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation

E1-1 – Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

ESRS 2-SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

ESRS 2 IRO-1 – Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés au climat

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

E1-2 – Politiques liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

2.2.1.2 Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

E1-3 – Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

2.2.1.2 Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

E1-4 – Cibles liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

E1-6 – Émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et émissions totales de GES

2.2 Informations environnementales

2.2.1 Changement climatique

2.2.1.1 Plan de transition climat

2.2.1.2 Émissions de gaz à effet de serre financées et émissions internes du groupe AFD

ESRS E4 : Biodiversité et écosystèmes

E4-1 – Plan de transition et prise en considération de la biodiversité et des écosystèmes dans la stratégie et le modèle économique

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

ESRS 2-SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.2 Stratégie et politiques : La nature au cœur de la stratégie du Groupe

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.4 Outils de mesure et objectifs

ESRS 2 IRO-1 – Description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels liés à la biodiversité et aux écosystèmes

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et Impacts

E4-2 – Politiques relatives à la biodiversité et aux écosystèmes

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.2 Stratégie et politiques

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.4 Outils de mesure et objectifs

E4-3 – Actions et ressources liées à la biodiversité et aux écosystèmes

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.3 Actions et processus opérationnels de gestion des risques et impacts

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.4 Outils de mesure et objectifs

E4-4 – Cibles liées à la biodiversité et aux écosystèmes

2.2 Informations environnementales

2.2.2 Biodiversité

2.2.2.4 Outils de mesure et objectifs

ESRS S1 : Personnel de l’entreprise

ESRS 2-SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-1 – Politiques concernant le personnel de l’entreprise

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.1 Politiques concernant le personnel de l’entreprise

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

S1-2 – Processus de dialogue avec le personnel de l’entreprise et ses représentants au sujet des impacts

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

S1-3 – Processus de réparation des impacts négatifs et canaux permettant au personnel de l’entreprise de faire part de ses préoccupations

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

S1-4 – Actions concernant les impacts matériels sur le personnel de l’entreprise, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant le personnel de l’entreprise, et efficacité de ces actions

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

S1-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-6 – Caractéristiques des salariés de l’entreprise

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.2 Informations transverses et descriptives des effectifs du groupe AFD

S1-8 – Couverture des négociations collectives et dialogue social

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-9 – Indicateurs de diversité

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

S1-10 – Salaires décents

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-11 – Protection sociale

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-12 – Personnes handicapées

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

S1-13 – Indicateurs de formation et de développement des compétences

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

S1-14 – Indicateurs de santé et de sécurité

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-15 – Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.4 Conditions de travail et sécurité des effectifs

S1-16 – Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale)

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

S1-17 – Tolérance zéro au sein du groupe AFD envers toute situation de discrimination, harcèlement, violences sexistes et sexuelles

2.3 Informations sociales

2.3.1 Un cadre de travail porteur de sens

2.3.1.3 Promotion de l’égalité professionnelle et de la diversité

ESRS S3 : Communautés affectées

ESRS 2-SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

ESRS 2-SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et interactions avec la stratégie et le modèle économique

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

S3-1 – Politiques relatives aux communautés affectées

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

S3-2 – Processus de dialogue avec les communautés affectées au sujet des impacts

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

S3-3 – Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux communautés affectées de faire part de leurs préoccupations

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

S3-4 – Actions concernant les impacts matériels sur les communautés affectées, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les communautés affectées, et efficacité de ces actions

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

2.3.2.4 Actions concernant les impacts matériels sur les populations locales

S3-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, au développement des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.5 Métriques et cibles

ESRS S4 : Consommateurs et utilisateurs finaux

ESRS 2-SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

ESRS 2-SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

S4-1 – Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.1 Intégration dans la stratégie et le modèle d’affaires

S4-2 – Processus de dialogue avec les consommateurs et utilisateurs finaux au sujet des impacts

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.2 Processus de dialogue avec les parties prenantes

S4-3 – Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux consommateurs et utilisateurs finaux de faire part de leurs préoccupations

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

S4-4 – Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les consommateurs et utilisateurs finaux, et efficacité de ces actions

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.3 Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux populations locales de faire part de leurs préoccupations

2.3.2.4 Actions concernant les impacts matériels sur les populations locales

S4-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels

2.3 Informations sociales

2.3.2 Populations : communautés locales touchées et consommateurs et usagers finaux

2.3.2.5 Métriques et cibles

ESRS G1 : Conduite des affaires

G1-1 – Politiques en matière de conduite des affaires et culture d’entreprise

2.4 Informations de gouvernance

2.4.1 Conduite des affaires

2.4.2 Lutte contre la corruption

G1-2 – Gestion des relations avec les fournisseurs

2.4 Informations de gouvernance

2.4.2 Lutte contre la corruption

G1-3 – Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin

2.4 Informations de gouvernance

2.4.1 Conduite des affaires

2.4.1.2 Procédures mises en place pour empêcher et détecter les cas de Pratiques Prohibées, notamment de corruption et traiter les allégations

2.4 Informations de gouvernance

2.4.2 Lutte contre la corruption

2.4.2.2 Dispositif d’alerte professionnel et d’autres types de signalement (protection, procédures d’enquête, communication des résultats)

2.4.2.3 Formation à la conduite des affaires et la lutte contre la corruption

G1-4 – Cas de corruption ou de versement de pots-de-vin

2.4 Informations de gouvernance

2.4.2 Lutte contre la corruption

2.4.2.4 Condamnation pour corruption ou versements de pots-de-vin

 

2.5.4Périmètre de publication des indicateurs S1

 

Périmètre de publication 

 

 

 

DR

Nom du DR

Indicateurs S1-1

AFD/Proparco

Expertise France

S1-6

Caractéristiques des salariés de l'entreprise

Nombre total de salariés en effectifs, ainsi que des ventilations par sexe

Total

Total

S1-6

Caractéristiques des salariés de l'entreprise

Nombre total de salariés permanents en effectif et ventilé par sexe

Total

Total

S1-6

Caractéristiques des salariés de l'entreprise

Nombre total de salariés temporaires en effectif et ventilé par sexe

Total

Total

S1-6

Caractéristiques des salariés de l'entreprise

Nombre total de salariés ayant quitté l’entreprise

Total

Partiel

S1-6

Caractéristiques des salariés de l'entreprise

Taux de rotation des salariés

Total

Partiel

S1-8

Couverture des négociations collectives et dialogue social

Pourcentage de salariés couverts, par des conventions collectives

Total*

Partiel

S1-8

Couverture des négociations collectives et dialogue social

Pourcentage global de salariés couverts par les représentants des travailleurs

Total*

Partiel

S1-9

Métriques de diversité

Nombre total de salariés au niveau de l’encadrement supérieur ventilé par sexe

Total

Total

S1-9

Métriques de diversité

Pourcentage de salariés au niveau de l’encadrement supérieur ventilé par sexe

Total

Total

S1-9

Métriques de diversité

Répartition des salariés (effectifs) de moins de 30 ans

Total

Total

S1-9

Métriques de diversité

Répartition des salariés (effectifs) entre 30 et 50 ans

Total

Total

S1-9

Métriques de diversité

Répartition des salariés (effectifs) de plus de 50 ans

Total

Total

S1-11

Protection sociale

Pourcentage de salariés couverts par une protection sociale pour chaque type d'évènement majeur de la vie (maladie)

Total

Partiel

S1-11

Protection sociale

Pourcentage de salariés couverts par une protection sociale pour chaque type d'évènement majeur de la vie (chômage)

Partiel

Partiel

S1-11

Protection sociale

Pourcentage de salariés couverts par une protection sociale pour chaque type d'évènement majeur de la vie (accident du travail)

Partiel

Partiel

S1-11

Protection sociale

Pourcentage de salariés couverts par une protection sociale pour chaque type d'évènement majeur de la vie (congé parental)

Partiel

Partiel

S1-11

Protection sociale

Pourcentage de salariés couverts par une protection sociale pour chaque type d'évènement majeur de la vie (départ à la retraite)

Total

Partiel

S1-12

Personnes handicapées

Pourcentage de salariés en situation de handicap

Partiel

Partiel

S1-13

Métriques de la formation et du développement des compétences

Pourcentage de salariés ayant participé à des évaluations de performance et développement de carrière avec ventilation par sexe

Total

Partiel

S1-13

Métriques de la formation et du développement des compétences

Nombre moyen d’heures de formation suivies par les salariés et ventilé par sexe

Total

Total

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Pourcentage des travailleurs couvert par le système de gestion de la santé et de la sécurité de l’entreprise

Total

Total

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Nombre de décès dus à des accidents et maladies professionnels

Partiel

Partiel

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Nombre d’accidents du travail

Partiel

Partiel

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Taux d’accidents du travail

Partiel

Partiel

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Nombre de maladies professionnelles

Partiel

Partiel

S1-14

Métriques de santé et de la sécurité

Nombre de jours perdus pour les salariés suite à des accidents du travail, décès dus à des accidents du travail, maladies professionnelles, décès dus à des maladies professionnelles

Partiel

Partiel

S1-15

Métriques d'équilibres entre vie professionnelle et vie privée

Pourcentage de salariés autorisés à prendre un congé pour raisons familiales

Partiel

Partiel

S1-15

Métriques d'équilibres entre vie professionnelle et vie privée

Pourcentage de salariés ayant droit qui ont pris un congé pour raisons familiales

Partiel

Partiel

S1-15

Métriques d'équilibres entre vie professionnelle et vie privée

Pourcentage de salariés ayant droit à un congé pour raisons familiales, par sexe

Partiel

Partiel

S1-16

Métriques des rémunérations

L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes

Partiel

ND

S1-16

Métriques des rémunérations

Ratio de rémunération annuelle totale de la personne la plus payée par rapport à la rémunération totale annuelle médiane de tous les salariés

Partiel

ND

S1-17

Cas, plaintes et incidents graves en matière des droits de l'homme

Nombre total d’incidents de discrimination signalés, y compris les cas de harcèlement

Total

Total

S1-17

Cas, plaintes et incidents graves en matière des droits de l'homme

Nombre total de plaintes remontées au travers des canaux spécifiques

Total

Total

S1-17

Cas, plaintes et incidents graves en matière des droits de l'homme

Montant total des amendes et autres pénalités financières résultants des incidents de discrimination et des cas de plainte

Total

Total

  • L'indicateur ne s'applique pas aux salariés de droit local

ND : non disponible pour le rapport 2025. 

2.5.5Liste des acronymes

Acronyme

Définition

ABE

Autorité bancaire européenne (EBA)

ADM

Analyse en Double Matérialité visant à identifier les ESRS et IRO matériels pour le Groupe

BPD

Banque(s) Publique(s) de Développement

C02

Dioxyde de carbone

CA

Conseil d’administration

CapEx

Dépenses d’investissement

CBD

Convention sur la diversité biologique

CE

Commission européenne

CICID

Comité interministériel de la coopération internationale et du développement

CIP

Cadre d’intervention pays – Élaborés par un processus participatif et actualisés tous les 4 à 5 ans, les cadres d’intervention pays (CIP) orientent le positionnement et les priorités opérationnelles du Groupe dans un pays donné.

COPIL ESG

COPIL Reporting ESG du groupe AFD

CRI

Cadre de résultats et d’impacts

CRR

Règlement (UE) no 757/2013 du Parlement européen et du Conseil (règlement sur les exigences de fonds propres)

DMA

(Double Materiality Assessment) Analyse en Double Matérialité visant à identifier les ESRS et IRO matériels pour le Groupe

DP

(Data Point) Point de données selon la norme ESRS ou spécifique au Groupe

DR

Exigences de publication selon la directive CSRD

DR BP-1

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Base générale d’établissement des déclarations relatives à la durabilité

DR BP-2

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Publication d’informations relatives à des circonstances particulières

DR GOV-1

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance

DR GOV-2

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et questions de durabilité traitées par ces organes

DR GOV-3

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Intégration des résultats en matière de durabilité dans les systèmes d’incitation

DR GOV-4

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Déclaration sur la diligence raisonnable en matière de durabilité

DR GOV-5

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Gestion des risques et contrôles internes de l’information en matière de durabilité

DR IRO-1

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Description des procédures d’identification et d’évaluation des incidences, risques et opportunités importants

DR IRO-2

(Disclosure Requirement) Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par les déclarations relatives à la durabilité de l’entreprise

DR SBM-1

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Position de marché, stratégie, modèle(s) économique(s) et chaîne de valeur

DR SBM-2

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Intérêts et points de vue des parties intéressées

DR SBM-3

(Disclosure Requirement) Exigence de publication – Incidences, risques et opportunités importants et leur lien avec la stratégie et le ou les modèles économiques

ESRS

Norme européenne d’information en matière de durabilité

ESRS 1

Norme européenne d’information en matière de durabilité 1 – Exigences générales

ESRS 2

Norme européenne d’information en matière de durabilité 2 – Informations générales à publier

ESRS E1

Norme européenne d’information en matière de durabilité E1 – Changement climatique

ESRS E2

Norme européenne d’information en matière de durabilité E2 – Pollution

ESRS E3

Norme européenne d’information en matière de durabilité E3 – Ressources aquatiques et marines

ESRS E4

Norme européenne d’information en matière de durabilité E4 – Biodiversité et écosystèmes

ESRS E5

Norme européenne d’information en matière de durabilité E5 – Utilisation des ressources et économie circulaire

ESRS G1

Norme européenne d’information en matière de durabilité G1 – Conduite des affaires

ESRS S1

Norme européenne d’information en matière de durabilité S1 – Effectifs de l’entreprise

ESRS S2

Norme européenne d’information en matière de durabilité S2 – Travailleurs de la chaîne de valeur

ESRS S3

Norme européenne d’information en matière de durabilité S3 – Communautés touchées

ESRS S4

Norme européenne d’information en matière de durabilité S4 – Consommateurs et utilisateurs finals

ETP

Équivalent temps plein

FiCS

Finance in Common System/Summit

GAR

Green Asset Ratio – ratio d’actifs verts selon la nomenclature taxonomique de l’UE

GES

Gaz à effet de serre

GIEC

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

IDFC

International Development Finance Club

IFC

Société financière internationale

IPBES

Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

IRO

Impact – Risque – Opportunité : les IRO constituent les enjeux de développement durable identifiés par le Groupe. Ils peuvent être estimés matériels pour le Groupe ou pas dans le cadre de l’ADM

ISO

Organisation internationale de normalisation

Kg

Kilogramme

M€

Millions d’euros

Md€

Milliards d’euros

LGBTQI

Personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer et intersexuées

MDB

Banques Multilatérales du Développement (Multilateral Development Banks)

NU

Nations unies

OCDE

Organisation de coopération et de développement économiques.

ODD

Objectif de développement durable

OIT

Organisation internationale du travail

ONG/OSC

Organisation non gouvernementale/Organisation de la société civile

OpEx

Dépenses opérationnelles

PCAF

Partenariat pour la comptabilité carbone

POS V

Plan d’Orientation Stratégique 2025-2030

PRP

Potentiel de réchauffement de la planète

SFDR

Règlement (UE) 2019/2088 du Parlement européen et du Conseil (règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers)

TNFD

Groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature

UE

Union européenne

UICN

Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources

VBG

Violences basées sur le genre

VIE/VIA

Volontaires Internationaux en Entreprise/en Administration

2.5.6Glossaire

Vocabulaire

Définition

Approche féministe transformatrice

Approche structurante visant des transformations profondes et pérennes en interrogeant les rapports de pouvoirs fondés sur le genre, les jeux d’acteurs et les normes sociales qui favorisent les inégalités de genre.

Financement matriciel

Opérations à fort potentiel transformationnel pour apporter des solutions d’accompagnement adaptées aux besoins des acteurs afin d’accélérer l’atteinte des ODD. Le principe du prêt matriciel réside dans la conditionnalité des décaissements et/ou d’une modulation de marge 3 qui ne sont pas directement liés à différentes phases ou composantes d’un projet ou d’un programme d’investissement donnés, mais sont réalisés sur la base d’une matrice d’objectifs progressifs à atteindre convenue entre l’AFD et le client. Les fonds ne sont pas affectés à des projets en tant que tels, ils sont fongibles, mais ils sont versés sous conditions d’atteinte d’une série d’objectifs de trajectoire ODD et de transformation de l’acteur (objectifs rassemblés au sein d’une matrice de décaissement). Les prêts matriciels n’ont pas vocation à être affectés au financement de projets précis de l’acteur. Les acteurs concernés sont institutions financières et les entreprises publiques.

Impacts

Les impacts correspondent aux effets d’une intervention sur les populations ou les écosystèmes. Les évaluations d’impacts cherchent à les mesurer et à expliquer les mécanismes ayant permis ces impacts, et à analyser de manière rigoureuse le lien de causalité entre l’intervention et ces effets.

Indicateurs du contrat d’objectifs et de moyens (COM) d’Expertise France

Ces indicateurs visent à décliner les orientations politiques et stratégiques et à les traduire en objectifs, indicateurs et cibles opérationnelles et ambitieuses, afin de maximiser la contribution quantitative et qualitative du groupe AFD (certains indicateurs du COM ont été définis à partir des indicateurs THEMA déjà existants).

Indicateurs THEMA d’Expertise France

THEMA est le système d’indicateurs agrégeables d’Expertise France, conçu pour collecter de manière homogène les données clés issues des projets en cours d’exécution. Il permet de produire un panorama annuel consolidé des réalisations opérationnelles d’Expertise France, facilitant la valorisation des résultats auprès des parties prenantes internes et externes. Le dispositif repose sur des collectes annuelles, portant sur les réalisations ex post des projets en exécution pour l’année civile N-1. 

Les données collectées sont non cumulées : les résultats reportés pour une année donnée correspondent uniquement aux réalisations de cette année, et non au cumul des résultats depuis le démarrage du projet.

Un travail conjoint entre Expertise France et l’AFD a permis d’identifier des correspondances entre les indicateurs du Cadre de Résultats et Impacts (CRI) et les indicateurs THEMA, dans l’objectif de favoriser une interopérabilité entre les deux dispositifs d’indicateurs. Il est important de noter que les modalités de collecte et d’agrégation actuellement mises en œuvre dans THEMA ne sont pas entièrement compatibles avec la méthodologique du CRI, notamment en ce qui concerne la production de valeurs ex ante et l’agrégation des résultats cumulés. Un travail reste à mener sur la méthodologie d’agrégation et le périmètre de communication au niveau Groupe.

Inégalités multidimensionnelles

Cumul par un même individu ou groupe d’individus de plusieurs formes d’inégalités, qu’elles soient verticales (inégalités de revenu ou de richesse entre individus ou entre des ménages) ou horizontales (inégalités entre des groupes qui partagent une même identité : appartenance ethnique, religieuse, de genre, de situation de handicap, d’âge, etc.). Ces inégalités peuvent comprendre les inégalités économiques (de richesse, de revenu et de patrimoine), les inégalités d’accès aux biens et services essentiels, aux opportunités d’emplois de qualité, à la participation politique, à un environnement sain, etc.

Intelligence géographique

Connaissance par le groupe AFD des contextes par la consolidation de son réseau de Directions régionales et d’agences locales.

Maîtrise des risques E&S

Selon la terminologie du groupe AFD il s’agit du risque de contribuer à des impacts négatifs. En effet, il convient de noter que la politique de maîtrise des risques E&S de l’AFD (et son équivalent au sein des filiales Proparco et Expertise France) ne concerne pas des risques financiers au sens de la norme CSRD mais vise à réduire l’occurrence d’impacts négatifs ou d’impacts positifs moindres qu’anticipé.

Octrois

Autorisations de financement décidées par les instances du groupe AFD.

Peuples autochtones

Ce terme est utilisé par le groupe AFD selon la définition fournie dans la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux, 1989 (No. 169).

Résultats

Il s’agit des réalisations concrètes et changements directs permis par les projets financés ou accompagnés.

 

2.6 Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 de l’Agence Française de Développement

Exercice clos le 31 décembre 2025

 

 

 

Au Conseil d’Administration de l’Agence Française de Développement,

 

Le présent rapport est émis en notre qualité de commissaires aux comptes de l’Agence Française de Développement. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2025 incluses dans la section 2 « Etat de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe (ci-après « l’Etat de durabilité »).

Nos travaux, qui portent sur ces informations, ont été réalisés dans un contexte évolutif caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes et le développement de pratiques de place.

En application de l’article L. 233-28-4 du code de commerce, l’Agence Française de Développement est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte de son rapport sur la gestion du groupe.

Ces informations permettent de comprendre les impacts de l’activité du Groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l’évolution de ses affaires, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d’entreprise.

En application du II de l’article L. 821-54 du code précité, notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :

L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le code de commerce.

Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».

Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.

Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par l’Agence Française de Développement dans son rapport sur la gestion du groupe, nous formulons un paragraphe d’observations.

Limites de notre mission

Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.

Cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de l’Agence Française de Développement, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par l’Agence Française de Développement en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.

En outre, s’agissant des informations prospectives, qui présentent par nature un caractère incertain, leurs réalisations futures différeront parfois de manière significative des informations prospectives présentées dans le Document de Référence Universel.

Notre mission permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l’absence d’identification ou, au contraire, l’identification, d’erreurs, omissions ou incohérences d’une importance telle qu’elles seraient susceptibles d’influencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations objet de nos vérifications.

Notre mission ne porte pas sur les éventuelles données comparatives.

Les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) n° 2020/852 peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenus pour leur établissement et présentés dans le Document de Référence Universel.

Conformité aux exigences découlant des normes ESRS du processus mis en œuvre par l’Agence Française de Développement pour déterminer les informations publiées, qui incluent l’obligation de consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l’article L. 2312-17 du code du travail

Nature des vérifications opérées

Nos travaux ont consisté à vérifier que :

Conclusion des vérifications opérées

Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la conformité du processus mis en œuvre par l’Agence Française de Développement avec les ESRS.

Éléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière

Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par l’Agence Française de Développement pour déterminer les informations publiées.

Concernant l’identification des parties prenantes

Les informations relatives à l’identification des parties prenantes sont mentionnées dans la partie 2.1.2.7.1 « Cartographie des parties prenantes du groupe AFD » de l’Etat de durabilité.

Nous avons pris connaissance de l’analyse réalisée par l’entité pour identifier :

Nous nous sommes entretenus avec la direction et les personnes que nous avons jugé appropriées et avons inspecté la documentation disponible. Nos diligences ont notamment consisté à :

Concernant l’identification des impacts, risques et opportunités (« IRO »)

Les informations relatives à l’identification des impacts, risques et opportunités sont mentionnées dans la partie 2.1.4.1 « Identification et évaluation des impacts, risques et opportunités matériels »de l’Etat de durabilité.

Nous avons pris connaissance du processus mis en œuvre par l’entité concernant l’identification des impacts (négatifs ou positifs), risques et opportunités (« IRO »), réels ou potentiels, en lien avec les enjeux de durabilité mentionnés dans le paragraphe AR 16 des « Exigences d’application » de la norme ESRS 1 et le cas échéant, ceux qui sont spécifiques à l’entité, tel que présenté dans la partie 2.1.4.1 de l’Etat de durabilité.

En particulier, nous avons apprécié la démarche mise en place par l’entité pour déterminer ses impacts et ses dépendances, qui peuvent être source de risques ou d’opportunités, notamment le dialogue mis en œuvre, le cas échéant, avec les parties prenantes.

Nous avons également apprécié l’exhaustivité des activités comprises dans le périmètre retenu pour l’identification des IRO.

Nous avons pris connaissance de la cartographie réalisée par l’entité des IRO identifiés, incluant notamment la description de leur répartition dans les activités propres et la chaîne de valeur, ainsi que de leur horizon temporel (court, moyen ou long terme), et apprécié la cohérence de cette cartographie avec notre connaissance de l’entité et, le cas échéant, avec les analyses de risques menées par les entités du groupe.

Nous avons :

Concernant l’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière

Les informations relatives à l’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière sont mentionnées dans la partie 2.1.4.1 « Identification et évaluation des impacts, risques et opportunités matériels » de l’Etat de durabilité.

Nous avons pris connaissance, par entretien avec la direction et inspection de la documentation disponible, du processus d’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière mis en œuvre par l’entité, et apprécié sa conformité au regard des critères définis par ESRS 1.

Nous avons notamment apprécié la façon dont l’entité a établi et appliqué les critères de matérialité de l’information définis par la norme ESRS 1, y compris relatifs à la fixation de seuils, pour déterminer les informations matérielles publiées :

Conformité des informations en matière de durabilité incluses dans l’Etat de durabilité avec les dispositions de l’article L. 233-28-4 du code de commerce, y compris avec les ESRS.

Nature des vérifications opérées

Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions légales et règlementaires, y compris aux ESRS :

Conclusion des vérifications opérées

Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans l’Etat de durabilité, avec les dispositions de l’article L. 233-28-4du code de commerce, y compris avec les ESRS.

Observations

Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur

Éléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière

Informations fournies en application des normes environnementales (ESRS E1 à E5)

Les informations publiées au titre du changement climatique (ESRS E1) sont mentionnées dans la partie 2.2.1 « Changement climatique (E1) » de l’Etat de durabilité.

Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS de ces informations.

Nos diligences ont notamment consisté à :

En ce qui concerne les informations publiées au titre du bilan d’émission gaz à effet de serre :

Informations fournies en application de la norme sociale ESRS S1

Les informations publiées au titre du personnel de l’entreprise (ESRS S1) figurent à la partie 2.3 « Informations sociales » de l’Etat de durabilité.

Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS de ces informations.

Nos principales diligences sur ces informations ont consisté à :

Nous avons par ailleurs :

Respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852

Nature des vérifications opérées

Nous vous informons que par l’Agence Française de Développement ayant opté pour l’exemption temporaire d’établissement des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 en application de l’article 7 paragraphe (9) du règlement (UE) 2021/2178 modifié par le règlement (UE) 2026/73, nos travaux ont consisté à vérifier le respect des conditions requises pour bénéficier de cette exemption, dont l’information donnée à ce titre figure dans la partie 2.2.3 « Taxonomie européenne » de l’Etat de durabilité.

Conclusion des vérifications opérées

Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le respect des exigences de du paragraphe 9 de l’article 7 du règlement (UE) 2021/2178 modifié par le règlement (UE) 2026/73 qui permet de ne pas publier les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.

Eléments qui ont fait l’objet d’une attention particulière

Nous avons déterminé qu’il n’y avait pas d’éléments à communiquer dans notre rapport.

 

 

Paris la Défense, le 22 avril 2026

KPMG S.A. 

Valéry Foussé
Associé

Isabelle Lhoste
Associée

Paris, le 22 avril 2026

BDO Paris

Benjamin Izarié
Associé

Audrey Leroy
Associée

 

1)
Loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales du 4 août 2021, décisions du Conseil présidentiel pour les partenariats internationaux du 5 avril 2025 et orientations du comité interministériel de la coopération internationale et du développement et du comité interministériel des Outre-mer.
2)
La fragilité est la conjonction d’une exposition à des risques et d’une capacité insuffisante d’un État, d’un système et/ou d’une communauté à gérer, absorber ou atténuer ces risques. Le cadre multidimensionnel de l’OCDE sur la fragilité mesure la fragilité au regard de 56 indicateurs de risque et de résilience, selon six dimensions : économique, environnementale, politique, sécuritaire, sociale et humaine.
3)
Renforcement de ses capacités de connaissance des contextes par la consolidation de son réseau de Directions régionales et d’agences locales.
4)
Les États membres de l’ONU ont adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030, intitulé Agenda 2030. C’est un agenda pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et par les partenariats.
5)
Feuille de route planète (1), lien social (2), institutions-citoyens-démocraties (3).
6)
Pour les autres dimensions de l’analyse développement durable une note négative correspond à un désalignement à d’autres ODD.
7)
C’est-à-dire finançant des activités à co-bénéfices climat, voir partie 2.2.1.1.2 Caractérisation finance climat des interventions
8)
Statement from the World Inequality Lab on the G20 Extraordinary Committee of Independent Experts’ Report on Global Inequality – WID – World Inequality Database.
9)
FiCS – En 2020, les associations régionales de banques publiques de développement, membres de l’International Development Finance Club (IDFC) et les banques multilatérales de développement, ont signé une déclaration commune qui a marqué le lancement du système Finance in Common (FiCS). https://financeincommon.org/ ; https://financeincommon.org/ ; cf. aussi section 2.2.1.1.2 IDFC – Créé en 2011, l’International Development Finance Club regroupe 27 banques de développement nationales et régionales du monde entier, dont la plupart sont actives sur les marchés émergents. Par l’intermédiaire de l’IDFC et en étroite collaboration avec d’autres réseaux de banques de développement, les membres unissent leurs forces pour former une plateforme visant à promouvoir et à tirer parti des investissements dans le développement durable à l’échelle mondiale. https://www.idfc.org/. cf. aussi section 2.2.1.1.2.
10)
EDFI a pour rôle de promouvoir la coopération technique et financière entre ses membres, ainsi qu’avec les autres institutions financières de développement bilatérales, multilatérales et régionales. La collaboration entre institutions européennes a notamment permis la signature de plusieurs accords encadrant leurs investissements, tels que les principes directeurs pour des financements responsables ou les centres financiers offshore. Elle a également rendu possible la création de deux fonds communs : le European Financing Partners (EFP) consacrée au financement du secteur privé dans la zone ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), et la Interact Climate Change Facility (ICCF) dédiée au développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les pays du Sud.
11)
Les principes de l’OPIM fournissent un cadre de bonnes pratiques que les investisseurs peuvent utiliser pour concevoir, mettre en œuvre et améliorer en permanence leurs systèmes et processus de gestion de l’impact. https://www.impactprinciples.org/
12)
13)
L’avis développement durable s’applique sur les projets d’un certain montant (supérieur à 1,5 M€ pour les subventions et supérieur à 5 M€ pour les prêts) et pouvant faire l’objet d’une analyse de ses effets. Les projets d’aide de consolidation macro-budgétaire aussi appelé aide budgétaire globale, les aides budgétaires aux collectivités territoriales en Outre-mer sont notamment exclus du périmètre de l’avis, de même que les projets financés via des guichets spéciaux : financements ONG FISONG et FICOL.
14)
Le dispositif développement durable est présenté sur le site de l’AFD : afd.fr/fr/le-dispositif-developpement-durable qui permet également de télécharger la grille d’analyse en vigueur.
15)
Le Comité de développement (Codev) constitue l’instance de validation interne des projets d’Expertise France. Présidé par la Direction des Opérations, il examine la cohérence stratégique, la qualité et la conformité des analyses effectuées, et valide le mandat d’instruction et de négociation avec le bailleur donné aux équipes, avant la signature et la mise en œuvre du projet.
16)
Cette politique a été adoptée par le conseil d’administration de l’AFD en juillet 2017 ; elle est disponible sur le site internet de l’AFD : https://www.afd.fr/fr/politique-de-maitrise-des-risques-environnementaux-et-sociaux-lies-aux-operations-financees-par-lafd. Un audit interne a été conduit en 2024 pour faire le bilan de son application. Une mise à jour de cette politique a été entamée en 2025.
17)
Parmi ces standards, les normes ES n° 1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts E&S » n° 2 « Main-d’œuvre et conditions de travail », n° 4 « Santé et sécurité des communautés », n° 5 « Acquisition des terres et réinstallation involontaire », n° 7 « Peuples autochtones/Communautés locales traditionnelles… », n° 10 « Consultation des parties prenantes et diffusion de l’information ».
18)
IFC PS : Performance Standards on Environmental and Social Sustainability | International Finance Corporation (IFC).
19)
Il s’agit ici du risque de contribuer à un impact négatif et non pas à un risque financier au sens de la CSRD.
20)
IFC PS : Performance Standards on Environmental and Social Sustainability | International Finance Corporation (IFC).
21)
Normes OIT : Normes du travail (ilo.org).
22)
VGGT : Voluntary Guidelines on Tenure Governance of Tenure Food and Agriculture Organization of the United Nations (fao.org).
23)
UNGPs : guidingprinciplesbusinesshr_en.pdf (ohchr.org).
24)
CGDF : Home page – CG Development Framework.
25)
De contribuer à des impacts négatifs.
26)
Seuls les clients nécessitant un suivi E&S spécifique font l’objet d’une évaluation de la performance E&S basée sur leur organisation E&S, leur système de management E&S, et leur niveau de conformité avec les standards de la Société financière internationale (Groupe Banque mondiale) et les exigences de Proparco.
27)
La notion de « nature » inclut, outre la biodiversité et les écosystèmes, également les conditions matérielles nécessaires au vivant telle que la disponibilité de l’eau.
28)
Souverain fait référence à des États ou des entités publiques bénéficiant de la garantie de l’État ; non souverain fait référence aux entreprises, et aux institutions publiques et collectivités locales qui ne bénéficient pas de la garantie de l’État.
29)
Lancé à l’occasion du « Paris One Planet Summit » en décembre 2017, il s’agit d’un réseau de banques centrales et de régulateurs engagés, sur une base volontaire, à partager les meilleures pratiques et à contribuer au développement de la gestion des risques environnementaux et climatiques dans le secteur financier, ainsi qu’à mobiliser la finance traditionnelle pour soutenir la transition vers une économie durable.
30)
31)
C’est-à-dire les impacts directs de la dégradation ou de la perte de biodiversité sur les activités humaines qui en sont dépendantes, comme la diminution des ressources naturelles, la perturbation des écosystèmes ou la perte de services écosystémiques essentiels.
32)
Soit les risques économiques, juridiques ou réglementaires liés à l’évolution des politiques, des marchés ou des comportements visant à protéger la biodiversité, pouvant affecter les entreprises ou les investisseurs.
33)
Partnership for Carbon Accounting Financials.
34)
Art 2.1 (c) Making finance flows consistent with a pathway towards low greenhouse gases and resilient development.
35)
2017.07.06 – DP Présentation Plan Climat.
36)
The MDB’s alignment approach to the objectives of the Paris Agreement : working together to catalyse low-emissions and climate-resilient development.
37)
Stratégie Climat – Développement 2017-2022 | AFD – Agence Française de Développement.
38)
Le Pacte vert est une feuille de route environnementale présentée en 2019 par la Commission européenne et qui vise à rendre le continent climatiquement neutre en 2050.
39)
Le paquet « Ajustement à l’objectif 55 » est un ensemble de dispositions législatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au moins 55 % d’ici à 2030 et à mettre l’UE sur la voie de la neutralité climatique d’ici à 2050.
40)
Initiative de la Commission Européenne contribuant au développement des pays partenaires émergents et en développement de l’UE, notamment dans les domaines du numérique, de l’énergie et de l’environnement, en s’appuyant sur la mobilisation du secteur privé.
41)
ICF : International Climate Finance.
42)
CIF : Climate Investment Funds.
43)
La facilité 2050, dotée de 40 M€, est un outil de l’AFD qui accompagne depuis 2018. 38 pays partenaires de l’AFD, dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs stratégies de long terme de développement bas carbone et résilient au changement climatique. Un certain nombre de ces exercices ont été soumis au secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les processus développés impliquent le renforcement de capacités locales et la mobilisation d’expertise internationale. Les appuis de la facilité permettent également de soutenir les partenariats JET-P (transitions énergétiques justes) via des études plus ciblées ou le déploiement d’expertise.
44)
Les États membres de l’ONU ont adopté le programme de développement durable à l’horizon 2030, intitulé Agenda 2030. C’est un agenda pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et par les partenariats.
45)
« MDB-IDFC Common Principles for climate mitigation finance tracking », publiés en juillet 2015 et révisés en 2020 et 2023.
46)
Le plus souvent un scénario business as usual, c’est-à-dire comprenant un projet alternatif avec déploiement de technologies usuelles, ou correspondant à une situation sans projet.
47)
Par exemple : une intervention en assistance technique sur don conduisant à une réforme des normes avec un fort effet structurant sur les émissions du secteur bâtiment au niveau national sera valorisée à hauteur du montant de la subvention ; une intervention en prêt d’un montant supérieur pour l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un seul bâtiment avec des effets limités aux émissions associées sera de facto davantage valorisée (éventuellement à hauteur du montant du prêt) dans ce cadre.
48)
Notamment le texte négocié à Bakou lors de la COP 29 concernant les flux de Finance Climat Nord Sud.
49)
Cette disposition n’est pas reprise à la feuille de route planète 2025-2030.
50)
RCP signifie « Representative Concentration Pathways » qui est un scénario d’évolution des concentrations de gaz à effet de serre ; le RCP 8.5 est le scénario le plus pessimiste.
51)
L’institut mondial d’adaptation publie une carte mondiale qui résume la vulnérabilité de chaque pays au changement climatique et d’autres défis mondiaux, en combinaison avec sa volonté d’améliorer la résilience.
52)
Y compris Proparco, qui s’appuie sur cette expertise et dispose aussi d’une expertise en interne.
53)
Ou Green Climate Fund ; Ce fonds est formellement un instrument financier de la CNUCCC et à ce titre visé par l’Accord de Paris de 2015 et objet de négociations récurrentes au cours des COP.
54)
International Development Finance Club – un réseau de 26 banques de développement nationales, régionales et bilatérales, cf. supra.
55)
Finance in Common (FiCS) – réseau de banques publiques de développement visant à renforcer les partenariats entre les banques de développement afin d’aligner leurs financements avec Objectifs de Développement Durable et l’Accord de Paris.
56)
Finance in Common (FiCS) – réseau de banques publiques de développement visant à renforcer les partenariats entre les banques de développement afin d’aligner leurs financements avec Objectifs de Développement Durable et l’Accord de Paris.
57)
Association des institutions de financement du développement européennes (https://edfi.eu).
58)
Exprimés en EUR/tCO2e évitée ou EUR/personne dont la vulnérabilité est réduite par exemple.
59)
60)
Les données présentées sont limitées au périmètre AFD de 2017 à 2022 puis complétées des données relatives au périmètre Proparco depuis 2023 et d'Expertise France en 2025. Les données 2025 correspondent ainsi au périmètre Groupe. Par ailleurs, pour l’AFD, le périmètre est limité aux projets octroyés faisant l’objet d’un avis développement durable, représentant plus de 80 % des projets de l’AFD en montant. Pour Proparco, le périmètre est limité aux projets disposant d’une notation DD représentant 88% des projets en montant.
61)
GHG Protocol – Category 15 : Investments : Chapter15.pdf
62)
PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financial) – Partie A (2022) relative aux émissions financées : The Global GHG Accounting and Reporting Standard for the Financial Industry.
63)
AFD et Proparco, dont Fisea. Les émissions financées ne sont pas applicables pour Expertise France qui ne fait ni prêts ni prises de participation.
64)
Entendue au sens large, c’est-à-dire les actifs dont l’objectif de placement consiste à (i) assurer la liquidité opérationnelle via des portefeuilles dits de liquidité opérationnelle ; ou (ii) constituer une réserve de liquidité avec des portefeuilles d’investissements et de placement de la liquidité à moyen terme.
65)
Émissions attribuées = (exposition financière au souverain/PIB-PPA) * émissions de GES nationales.
66)
La Fondation JIM est une initiative collaborative regroupant plusieurs institutions financières internationales pour harmoniser les approches de mesure d’impact. Elle gère le développement, la gouvernance et les mises à jour du modèle JIM, un outil de modélisation en ligne qui permet d’estimer les impacts directs et indirects (emploi, valeur ajoutée, émissions de GES) d’un portefeuille d’investissements. Reposant sur des statistiques macroéconomiques et sectorielles par pays, il offre une estimation robuste à l’échelle du portefeuille. Le JIM est harmonisé, transparent, collaboratif, sécurisé et régulièrement mis à jour. Cf. The Joint Impact Model | Joint Impact Model
67)
Le score de qualité PCAF va de 1 (meilleure qualité possible, pour de la donnée reportée et auditée) et 5 (pire qualité possible, donnée calculée à partir d’estimations macrogéographiques et/ou macrosectorielles).
68)
Selon la formule émissions financées = émissions client * facteur d’attribution ; soit (revenus client * facteur d’émissions sectoriel) * (montant des encours/total bilan client).
69)
Selon la formule émissions financées = encours de prêt * facteur d’émissions sectoriel.
70)
Dans ce processus la donnée retenue est la dernière donnée validée et non nécessairement celle attendue pour l’exercice 2025
71)
Mention « émissions internes » précisée dans le paragraphe consacré à Expertise France.
72)
73)
L’initiative internationale de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), à laquelle participe l’AFD, travaille à l’élaboration d’un cadre commun permettant aux institutions financières et aux entreprises d’évaluer, de suivre et de publier les risques financiers liés au déclin de la biodiversité.
74)
La facilité Carbone bleu est un programme de 6 M€.
75)
Les « country packages » constituent un appui programmatique spécifique destiné aux pays à fortes ressources forestières, avec des soutiens techniques, financiers et institutionnels. Les financements français concernent à ce jour quatre pays : Congo, République démocratique du Congo, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Gabon.
76)
La résolution UNEP/EA. 5/Res.5 définit les SfN comme suit : « les solutions fondées sur la nature sont des mesures axées sur la protection, la conservation et la restauration, ainsi que l’utilisation et la gestion durables d’écosystèmes terrestres, d’eau douce, côtiers et marins naturels ou modifiés, qui s’attaquent efficacement et de manière souple aux problèmes sociaux, économiques et environnementaux, et procurent simultanément des avantages en termes de bien-être humain, de services écosystémiques, de résilience et de biodiversité ».
77)
À travers notamment l’hébergement par l’AFD du secrétariat du FFEM, l’échange de compétences, l’intégration du fonds au sein de la DIREX ISR de l’AFD, et la participation de l’AFD aux comités d’investissements du fonds.
78)
National Biodiversity Strategies and Action Plans.
79)
Office chérifien des phosphates.
80)
Impact Trade Partnership.
81)
82)
https://www.afd.fr/fr/outils-modelisation-macroeconomique-transition-ecologique. Il s’agit d’outils de modélisation des transitions climat et biodiversité (l’ensemble des politiques publiques et des changements de comportements qui permettent de ou visent à réduire l’ensemble (ou la plupart) des pressions identifiées par l’IPBES (usage des sols, GES, surexploitation des espèces, pollution).
83)
Par exemple dans le cadre fiscal de moyen terme du ministère des Finances colombien de 2025, pp. 77-84, 
https://img.lalr.co/cms/2025/06/13232122/Marco-Fiscal-Mediano-Plazo-2025.pdf
84)
Par exemple dans le journal Ecological Economics pour l’étude portant sur la Tunisie : 
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921800924004099
85)
Plus de détails en section 2.1.2.6.1. La liste d’exclusion est consultable sur le site de l’AFD : 
https://www.afd.fr/fr/ressources/liste-dexclusion-du-groupe-afd
86)
17. Biodiversité : (i) Toute opération dans des (a) sites de l’Alliance for Zero Extinction (AZE), (b) sites naturels et mixtes inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco et (c) espaces légalement protégés (catégories IUCN) et, (ii) Toute opération entraînant un impact résiduel négatif et irréversible sur un habitat critique ; (iii) Tout projet forestier ou tout projet agricole à large emprise (> 100 ha) ne mettant pas en œuvre une méthodologie assurant la zéro déforestation.
87)
Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques
88)
Il convient de distinguer le suivi des risques financiers nature au niveau du client, du suivi et de la gestion des impacts négatifs et positifs au niveau projet.
89)
90)
Précision sur le périmètre des indicateurs AFD : périmètre limité aux projets octroyés faisant l’objet d’un avis développement durable, représentant plus de 80 % des projets de l’AFD en montant.
91)
L’Aide publique au développement bilatérale pour être considérée comme pro-climat ou pro-biodiversité doit respecter la définition des marqueurs de Rio définit par le comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE.
92)
Cette approche promeut un développement réconcilié avec la nature, autrement dit « Nature+ », c’est-à-dire favorable pour la nature et la biodiversité.
93)
Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.
94)
Le tableau explicite le montant des co-bénéfices nature, qualifiant les opérations octroyées chaque année selon la méthodologie Finance Nature +.Le pourcentage en bas de tableau correspond à la part de ce montant annuel, par rapport au montant annuel des octrois du groupe AFD.Les données présentées sont limitées au périmètre AFD de 2017 à 2022 puis complétées des données relatives au périmètre Proparco depuis 2023. Précision sur le périmètre des indicateurs AFD : périmètre limité aux projets octroyés faisant l’objet d’un avis développement durable, représentant plus de 80 % des projets de l’AFD en montant.
95)
Les données présentées sont limitées au périmètre AFD de 2017 à 2022 puis complétées des données relatives au périmètre Proparco depuis 2023 et d'Expertise France en 2025. Les données 2025 correspondent ainsi au périmètre Groupe. Par ailleurs, pour l’AFD, le périmètre est limité aux projets octroyés faisant l’objet d’un avis développement durable, représentant plus de 80 % des projets de l’AFD en montant. Pour Proparco, le périmètre est limité aux projets disposant d’une notation DD) représentant 88 % des projets en montant.
96)
Il s’agit de données ex-ante sur les projets octroyés en 2025. À partir de 2027, le Groupe publiera des données ex-ante des octrois 2026 et ex-post des projets achevés en 2026.
97)
Le Socle Commun est un document interne, adopté le 21 avril 2022 par l’AFD, Proparco et Expertise France et qui a pour ambition d’exprimer les valeurs fondatrices de la politique sociale du groupe AFD.
98)
1 CSE pour l’AFD et Proparco et 1 CSE pour Expertise France.
99)
Enquête réalisée auprès de l’ensemble des collaborateurs du siège et du réseau afin de mieux saisir les atouts, les enjeux et les difficultés rencontrées par les collaborateurs.
100)
Le bilan social récapitule en un document unique les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social, d’enregistrer les réalisations effectuées et de mesurer les changements intervenus au cours de l’année écoulée et des deux années précédentes.
101)
Arrêté du 22 décembre 2022 portant approbation du statut du personnel de l’Agence Française de Développement (AFD) accessible en ligne : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046846396
102)
Commission Accompagnement et Respect des Droits Individuels et Collectifs.
103)
Les employeurs sont tenus d’évaluer les risques professionnels (physiques et psychosociaux) auxquels leurs personnels sont exposés et de les répertorier dans un document appelé document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). La finalité de cette évaluation est la mise en œuvre d’actions de prévention des risques qui ont été évalués.
104)
L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés est un dispositif ayant pour objectif d’inciter les employeurs privés et publics à embaucher des travailleurs handicapés.
105)
Notation selon le marqueur CAD (Comité d’aide au développement) de l’OCDE : CAD 1 pour les projets dont l’égalité femmes-hommes est un objectif significatif, et CAD 2 pour ceux dont c’est l’objectif principal.
106)
Les peuples autochtones sont définis par le groupe AFD selon la « Indigenous and Tribal Peoples Convention, 1989 (No. 169) ».
107)
Dispositif de gestion des réclamations environnementales et sociales | AFD – Agence Française de Développement.
108)
Mécanisme indépendant de traitement des réclamations environnementales et sociales (ICM) | AFD – Proparco.
109)
Prêts accompagnant la transformation structurante du client.
110)
Thématiques du FSOF : promotion et défense des droits et santé sexuels et reproductifs et éducation à la sexualité, lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles, autonomisation des femmes et participation à la vie économique, leadership social et politique, accès à l’éducation, agenda Femmes, paix et sécurité et genre et climat.
111)
International Capital Market Association.
112)
Initiative lancée par les institutions financières de développement (dont Proparco) du G7 2018 au Canada et dont l’objectif est de s’engager collectivement et de mobiliser des ressources pour des projets qui réduisent les inégalités de genre. Des critères 2X ont été développés pour aider les membres à identifier les investissements compatibles.
113)
Un travail conjoint entre Expertise France et l’AFD a permis d’identifier des correspondances entre les indicateurs du Cadre de résultats et d'impacts (CRI) et les indicateurs agrégeables d’Expertise France (THEMA). Le dispositif THEMA, conçu en cohérence avec le rôle d’Expertise France en tant qu’opérateur de mise en œuvre de projets, repose principalement sur une collecte annuelle de résultats ex post, non cumulés, selon une méthodologie harmonisée à l’échelle d’Expertise France. Dans ce cadre, pour les projets qui ne sont pas financés par l’AFD, Expertise France n’est pas en mesure, à ce stade, de renseigner pour ce premier rapport des valeurs ex ante pour l’ensemble des indicateurs du CRI pour lesquels une correspondance entre les deux systèmes d’indicateurs existe. Pour les projets financés par l’AFD, les résultats sont intégrés dans les valeurs reportées par l’AFD.
114)
Tracfin est le service de renseignement financier placé sous l’autorité du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
115)
AFD et Proparco

Rapport sur le gouvernement d’entreprise 
et contrôle interne 

3.1Rapport sur le gouvernement d’entreprise

Le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise a été établi par le conseil d’administration en application du dernier alinéa de l’article L. 225-37 du code de commerce.

3.1.1Dissociation des fonctions de président et de directeur général

Conformément à la transposition de la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 (« CRD IV ») par l’ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014, par le décret n° 2014-1315 du 3 novembre 2014 et par le décret n° 2014-1316 du 3 novembre 2014, l’AFD, en qualité de société de financement, dissocie les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général.

Au 31 décembre 2025, la composition de la Direction générale (1) est la suivante :

 

 

Fonction AFD nomination

Autres mandats

Rémy Rioux

Directeur général de l’AFD

Pour 3 ans, décret du 26 septembre 2022 publié au JORF du 27 septembre 2022, mandat poursuivi par intérim depuis le 2 octobre 2025.

  • Administrateur, président du conseil d’administration de Proparco
  • Représentant légal de l’AFD qui est actionnaire ;
  • Administrateur, président du conseil d’administration d’Expertise France ;
  • Académie des sciences d’outre-mer : Membre titulaire de la 2e section depuis le 01/10/2021 ;
  • Comité international olympique (CIO) : Membre de la commission « Public Affairs and Social development through sport » ;
  • La France s’engage : Administrateur au sein du CA ;
  • Association FICS, président du conseil d’administration

Marie-Hélène Loison

Directrice générale adjointe

Pour une durée indéterminée, notes d’instruction AFD/DGL NI-2021-46 du 9 juin 2021 et NI-2021-55 du 17 juin 2021

Fonction occupée jusqu’en août 2025.

  • Administratrice de Proparco (jusqu’en août 2025)
  • À compter du 01/09/2025 nouvelle fonction : Directrice régionale Afrique australe et directrice pays Afrique du Sud

Bertrand Walckenaer

Directeur général adjoint

Pour une durée indéterminée, notes d’instruction AFD/DGL NI-2021-46 du 9 juin 2021 et NI-2021-55 du 17 juin 2021

Proparco :

  • Administrateur, vice-président du CA ;
  • Président du comité d’investissement consultatif ;
  • Président du comité des nominations de Proparco.

Fisea :

  • Représentant permanent de l’AFD, actionnaire, administrateur ;
  • Président du CA et président de Fisea.

Expertise France :

  • Représentant de l’AFD au CA d’EF en qualité d’observateur

Cirad :

  • Administrateur

Tristan-Aurel Mouline

Directeur général délégué

Pour une durée indéterminée, notes d’instruction AFD/DGL NI-2025-138 du 12/10/2025

À compter du 23/10/2025

  • AFD : Administrateur
  • Proparco : Administrateur désigné par l’AFD

 

Directeur général : Rémy Rioux

Conseiller maître à la Cour des comptes, Rémy Rioux a exercé des responsabilités en France au service du développement et de l’Afrique.

Directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur de 2012 à 2014, il a participé à l’effort de redressement des comptes publics et de la compétitivité de l’économie française.

En 2014, Il est nommé secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Il y est le pilier de la politique de diplomatie économique. Il coordonne également l’agenda « finance » pour la présidence française de la COP 21, ce jusqu’à la négociation finale de l’Accord de Paris sur le climat.

Il prend, en juin 2016, la direction du Groupe Agence Française de Développement et est reconduit, pour un second mandat, en 2019 et un troisième mandat en 2022, le mandat est poursuivi par un intérim depuis le 2 octobre 2025. Il préside également l’International Development Finance Club de 2017 à 2023, et y assure aujourd’hui la fonction du vice-président.

 

Directrice générale adjointe : Marie-Hélène Loison

Marie-Hélène Loison est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de la School of Advanced International Studies à Washington DC.

Elle démarre sa carrière en 1996 à la Société Générale dans le financement export. Elle intègre le groupe AFD en 2000 au sein de Proparco, filiale de l’AFD en charge des financements du secteur privé, d’abord en tant que chargée d’affaires pour structurer des financements dans les secteurs agro-industriels, de la santé et du tourisme. Elle rejoint ensuite l’équipe fonds propres, dont elle prend la responsabilité en 2008 afin de structurer et développer l’activité. En 2011, elle devient directrice générale déléguée de Proparco en charge des opérations, à la tête d’une direction d’une centaine de personnes en France et à l’étranger Elle y développe l’activité, revoit la stratégie et contribue à une augmentation de capital de 200 M€.

En 2015 elle rejoint l’AFD en tant que directrice Méditerranée, supervisant un réseau d’agences dans huit pays d’intervention. Elle initie le développement de l’activité dans les Balkans occidentaux et infléchit l’activité au Moyen-Orient en réponse à la crise syrienne. Elle est nommée adjointe au directeur exécutif des opérations en septembre 2018, direction de 1 500 personnes réalisant environ 10 milliards de financements par an. Elle y pilote notamment la création de 17 Directions régionales pour décentraliser le fonctionnement de la direction.

Elle a pris ses fonctions de directrice générale adjointe le 8 juillet 2021 jusqu’en août 2025.

Depuis le 1er septembre 2025, Marie-Hélène occupe de nouvelles fonctions : Directrice régionale Afrique australe et directrice pays Afrique du Sud.

Directeur général adjoint : Bertrand Walckenaer

Bertrand Walckenaer, qui a pris ses fonctions de directeur général adjoint le 08 juillet 2021, était depuis février 2019, directeur général délégué de l’Agence Française de Développement. Il était précédemment directeur du cabinet du secrétaire d’État auprès du ministre des Finances. Auparavant, il a travaillé 10 ans à la Direction du Trésor (entre 2005 et 2017), où il a occupé plusieurs fonctions en lien avec le monde de l’entreprise : restructurations industrielles, financement d’exportations aéronautiques, contrôle des investissements étrangers. Il a également représenté l’État aux conseils d’administration de Bpifrance, La Poste et CNP Assurances en 2016 et 2017. Pendant cette période, il a travaillé deux ans au ministère des Affaires étrangères (2014-2016), comme directeur adjoint du cabinet du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur. Enfin, Bertrand Walckenaer a été pendant un an directeur technique de l’hôpital de brousse de Pouma, au Cameroun (2010). Il est diplômé d’AgroParisTech et de l’université Paris-Dauphine en affaires internationales.

Directeur général délégué : Tristan-Aurel Mouline

Tristan-Aurel Mouline est diplômé de l’Université d’Oxford (Master of Science in Global Governance and Diplomacy), de Sciences Po (Master en Affaires européennes) et de la London School of Economics (Master of Science in Political Economy of Europe). Après avoir exercé dans le domaine des relations institutionnelles au sein de deux Groupes français, à Bruxelles puis à Paris, il rejoint le service de presse de l’ambassade de France aux États-Unis. À Washington, il travaille aussi pour la Banque mondiale dans le domaine de l’environnement des affaires et devient auditeur du National Endowment for Democracy. Il intègre ensuite le Groupe Agence Française de Développement, d’abord au sein du département des Trois Océans puis au cabinet du directeur général dont il assume la direction depuis 2022. Il a parallèlement enseigné à l’Université de Nanterre, à la Parsons School of Design ainsi qu’à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Depuis octobre 2025, Tristan-Aurel Mouline est directeur général délégué de l’Agence Française de Développement.

3.1.2Comité exécutif

Les membres du comité exécutif de l’AFD sont nommés par le directeur général. En 2025, outre Rémy Rioux, directeur général, sont membres du comité exécutif les personnes suivantes (6 femmes et 9 hommes) :

Le directeur général, le directeur général adjoint ainsi que le directeur général délégué assistent au CA sans droit de vote.

Au 31 décembre 2025 la répartition par genre des membres titulaires nommés du comité exécutif est de 38 % (femmes) et 62 % (hommes). Les membres du comité exécutif disposent, de par leur formation et leurs postes occupés antérieurement, de compétences acquises et de qualités nécessaires à l’exercice de leurs fonctions, y compris sous l’angle de la gestion des enjeux de durabilité.

 

 

3.1.3Le conseil d’administration

3.1.3.1Composition du conseil d’administration

Le conseil d’administration comprend, conformément à l’article R. 515-17 du Code monétaire et financier, outre son président :

Chaque membre du conseil d’administration peut être remplacé en cas d’absence ou d’empêchement par un suppléant désigné dans les mêmes conditions que le titulaire.

Chaque administrateur dispose, de par sa formation, de ses postes occupés antérieurement, de compétences acquises et de qualités nécessaires à la tenue de son mandat. La diversité des origines des administrateurs permet au conseil d’administration d’avoir une vision large des sujets de durabilité, incluant les questions liées à l’environnement, les changements climatiques, l’inclusion sociale et la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

Le président du conseil d’administration est nommé par décret présidentiel pris sur le rapport du ministre chargé de l’Économie, du ministre chargé de la Coopération, du ministre chargé de l’Outre-mer et du ministre chargé de l’Immigration. La limite d’âge applicable au président du conseil d’administration est de 70 ans. Il dispose d’une voix prépondérante en cas de partage égal des voix. En cas d’absence ou d’empêchement, le président est suppléé par le plus âgé des membres représentant l’État.

Le mandat des membres du conseil d’administration est de trois ans. Toutefois, le mandat des parlementaires au sein du conseil d’administration prend fin de plein droit à l’expiration du mandat électif au titre duquel ils ont été désignés. Le mandat des membres du conseil d’administration est gratuit.

L’AFD s’attache à mieux satisfaire le principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du conseil, en particulier lors du renouvellement des administrateurs. À fin décembre 2025 sur 33 membres, dont 28 effectivement nommés (16 titulaires et 12 suppléants), 15 sont des femmes (8 administratrices titulaires et 7 administratrices suppléantes) soit 50 % des postes de titulaires.

Par ailleurs, 50 % des membres titulaires du conseil d’administration nommés au 31 décembre 2025 peuvent être qualifiés d’indépendants.

 

 

La composition du conseil d’administration au 31 décembre 2025 est la suivante :

Administrateur

Mandat CA nomination

Adresse

Fonction actuelle et autres mandats

Philippe Le Houérou

Président

Décret publié le 10/01/2022

Agence Française de Développement

5, rue Roland-Barthes

75598 Paris Cedex 12

  • Président du CA de l’AFD
  • Consultant au sein du Fonds africain de développement (FAD) de la Banque africaine de développement

Membres représentant l’État (5)

Thomas Revial

Titulaire

25/09/2025

Ministère de l’Économie et des Finances

Direction générale du Trésor

139, rue Bercy

75572 Paris Cedex 12

Chef du service « Affaires multilatérales et développement » à la Direction générale du Trésor

Shanti Bobin

Suppléante

20/11/2023

Ministère de l’Économie et des Finances

Direction générale du Trésor

139, rue Bercy

75572 Paris Cedex 12

Sous-directrice des affaires financières multilatérales et du développement

  • Membre titulaire du conseil d’administration d’Expertise France
  • Membre du conseil d’administration de la BEAC (Banque centrale des États d’Afrique centrale)
  • Vice-présidente du Club de Paris (club informel de créanciers bilatéraux publics)
  • Représentante pour la France à l’AID – guichet concessionnel de la Banque mondiale (IDA Deputy)
  • Membre du conseil de direction du FID (fonds d’innovation pour le développement)
  • Présidente du comité de pilotage du FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial)
  • Représentante ponctuelle pour la France aux réunions des gouverneurs des Banques multilatérales de développement (notamment Banque africaine de développement, Banque asiatique de développement, Banque interaméricaine de développement, Banque européenne pour la reconstruction et le développement)

Louis Pasquier de Franclieu

Titulaire

16/04/2024

Ministère de l’Économie 
et des Finances

Direction générale du Trésor

139, rue Bercy

75572 Paris Cedex 12

Sous-directeur à la Direction du Budget

  • Administrateur de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger)
  • Administrateur du GIE PMU
  • Administrateur suppléant au CA de l’OFPRA
  • Administrateur au CA de l’OFII
  • Administrateur de l’Office national des forêts (qui est un EPIC)

Hormis le PMU, ce ne sont pas des sociétés mais des établissements publics.

Vacant

Suppléant

 

En attente de nomination par décret

Anne Grillo

Titulaire

20/02/2025

Ministère de l’Europe 
et des Affaires étrangères

27, rue de la Convention

75732 Paris Cedex 15

Directrice Générale de la mondialisation

Administratrice/membre de plein droit des conseils d’administration suivants :

  • Agence pour l’enseignement français l’étranger (AEFE)
  • Institut français (IF)
  • Agence française pour le développement d’ALULA (AFALULA)
  • Établissement public chargé de la reconstruction de Notre-Dame de Paris
  • Cité internationale universitaire de Paris (CIUP)

Patrick Lachaussée

Suppléant

06/02/2024

Ministère de l’Europe 
et des Affaires étrangères

27, rue de la Convention

75732 Paris Cedex 15

Directeur du pilotage et de la stratégie à la DG de la mondialisation

  • Membre du CA d’Expertise France, administrateur
  • Nommé membre titulaire du CA de l’IRD par arrêté du MEAE en date du 26 août 2024, en qualité de représentant du ministre chargé de la Coopération

Aucun autre mandat dans toute autre association ou organisation publique et privée

Emmanuelle Blatmann

Titulaire

06/02/2024

Ministère de l’Europe 
et des Affaires étrangères

37, quai d’Orsay

75007 Paris

Directrice de l’Afrique et de l’Océan Indien

  • Aucun autre mandat ou fonction

Myriam Saint-Pierre

Suppléante

08/10/2024

Ministère de l’Europe 
et des Affaires étrangères

37, quai d’Orsay

75007 Paris

Directrice adjointe à la Direction Asie-Océanie

  • Sous-directrice des droits de l’homme et des affaires humanitaires, au sein de la direction des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’homme, et de la francophonie (septembre 2022 à novembre 2023)
  • Fonctions de numéro deux (première conseillère) de l’ambassade de France en Indonésie, au Timor oriental et auprès de l’ASEAN à Jakarta (août 2019 à fin août 2022)

Vacant

Titulaire

 

En attente de nomination par décret

Astrid Jeffrault

Suppléante

08/09/2025

Ministère des Outre-mer

27, rue Oudinot

75007 Paris

Sous-directrice des politiques économiques, de l’emploi et du développement durable à la Direction générale des Outre-mer

  • 2025 : ministère des Outre-mer, Direction générale des Outre-mer (DGOM)
  • 2021-2025 : ministère de l’Intérieur, Direction du management de l’administration territoriale et de l’encadrement supérieur (DMATES) – sous-direction de l’administration territoriale de l’État (SDATE 2020-2021 : ministère de l’Intérieur, cabinet de la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur 2017-2020 : Préfecture du VAR

Personnalité désignée en raison de sa connaissance des questions migratoires (1)

Jean-Yves Tolot

Titulaire

15/05/2024

27, rue Singer

75016 Paris

  • Président de l’Œuvre d’Orient (association 1901)
  • Administrateur de l’association SEE Santé En Entreprise
  • Médiateur national délégué à la médiation des entreprises (ministère de l’Économie et des Finances)

Vacant

Suppléant

 

En attente de nomination par décret

Personnalités désignées en raison de leur connaissance des questions économiques et financières (4)

Jean-Jacques Santini

Titulaire

29/09/2023

Groupe BNP Paribas

16, boulevard des Italiens

75009 Paris

Conseiller exécutif du président et de la Direction générale

  • Vice-président du Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France, membre du bureau exécutif et administrateur
  • Vice-président du conseil du fonds de garantie des dépôts et de résolution et président de son comité d’audit
  • Administrateur et président du comité d’audit et du comité des risques de l’Agence Française de Développement
  • Administrateur Aspen France
  • Président du CA de BNP Paribas El Djezair (Algérie)

Vacant

Suppléant

 

En attente de nomination par décret

Olivier Bruyeron

Titulaire

17/03/2025

Coordination Sud

14, passage Dubail

75010 Paris

Mandats en cours exercés pour le compte de Coordination SUD :

  • Administrateur du Mouvement associatif
  • Administrateur de l’IEDES – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Membre du collège Associations et membre du Bureau du CNDSI (Conseil national du développement et de la solidarité internationale)

Responsable des partenariats et des projets innovants du Gret, Expert Nutrition et entrepreneuriat social :

  • Assistant technique auprès de l’entreprise sociale de nutrition, Nutri’zaza, Madagascar (depuis 2013)
  • Pilotage ou participation à des réflexions stratégiques Gret, appui aux équipes sur les questions d’entrepreneuriat social, suivi de projets de terrain, participation à des collectifs

Mandats en cours exercés pour le compte du Gret :

  • Président du conseil d’administration de Nutri’zaza (entreprise sociale malgache)
  • Représentant légal du Gret dans l’institution de microfinance birmane Thitsar Ooyin
  • Administrateur, membre du bureau de la Cité du développement durable
  • Membre du comité d’orientation et d’évaluation de la Chaire CoPack d’AgroParisTech (pour des emballages alimentaires écoresponsables) (depuis 2021)
  • Mandat en cours intuitu personae : Membre du Comité lien social de la Fondation de France (depuis 2025)

Vacant

Suppléant

 

En attente de nomination par décret

Isabelle Delamour

Titulaire

29/09/2023

Caisse des dépôts

56, rue de Lille

75356 Paris

Directrice de la DEOF (Direction de l’exécution des opérations économiques et financières) à la Caisse des dépôts.

Elle détient un mandat social

  • Représentante permanente de la Caisse des dépôts et consignations au conseil d’administration et à l’assemblée générale du groupement d’intérêt économique Victoires Paiements

Sylvie Le Maire

Suppléante

11/07/2024

Syndicat du sucre de La Réunion

CS81036

33, rue Emmerez-de-Charmoy

97495 Sainte-Clotilde Cedex

La Réunion

Déléguée générale du syndicat du sucre de La Réunion

  • Membre du bureau du CPCS (Comité paritaire de la canne et du sucre)
  • Administratrice d’eRcane (Centre de recherche de l’industrie sucrière)
  • Membre du conseil d’administration de la SAFER
  • Membre du conseil d’administration de l’ODEADOM
  • Conseillère du Commerce Extérieur de la France – Vice-présidente du Comité Réunion
  • Représentante du MEDEF au conseil d’administration de QUALITROPIC

Vacant

Titulaire

 

En attente de nomination par décret

Vacant

Suppléant

 

En attente de nomination par décret

Personnalité désignée en raison de leur connaissance de l’écologie et du développement durable (1)

Anne-Marie Levraut

Titulaire

05/05/25

5, allée des Eiders

56860 Séné

Experte risques-environnement

Siège au conseil d’administration de deux associations :

  • Association française pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques (AFPCNT), en tant que vice-présidente
  • Le Haut Comité français pour la résilience nationale (HCFRN), en tant qu’administrateur

Ces deux associations sont reconnues d’intérêt général

  • Présidente du comité de dialogue sur les nanomatériaux de l’ANSES

Ces activités sont exercées à titre bénévole

Maya Leroy

Suppléante

05/05/2025

AgroParisTech

648, rue Jean-François Breton BP-44494

34093 Montpellier Cedex 5

Responsable de l’UFR Gestion de l’Environnement

Membre de conseils scientifiques :

  • Comité scientifique français de la désertification-CSFD, Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification UNCCD
  • Conseil scientifique et technique du fonds français pour l’environnement mondial – FFEM
  • Présidente du conseil scientifique du GIP ECOFOR (Écosystèmes forestiers)
  • Conseil scientifique de l’Office français de la biodiversité (OFB)
  • Commission scientifique des parcs nationaux
  • Membre de l’Académie de l’agriculture de France

Parlementaires (4)

Frédéric Petit

Titulaire

06/11/2024

Assemblée nationale

3, rue Aristide-Briand

75007 Paris

Député des Français établis hors de France (7°)

  • Aucun autre mandat ni fonction

Dominique Potier

Suppléant

06/11/2024

Assemblée nationale

126, Rue de l’Université

75007 Paris

Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle

  • Président de l’association Esprit Civique
  • Président de l’association du Pays Terres de Lorraine
  • Administrateur d’Enercoop Grand-Est

Catherine Ibled

Titulaire

09/12/2025

Assemblée nationale

3, rue Aristide-Briand

75007 Paris

Députée de la 13e circonscription de Paris

  • Conseillère de Paris du 15e arrondissement.

Marine Hamelet

Suppléante

06/11/2024

Assemblée nationale

15, rue de Vaugirard

75006 Paris

Députée du Tarn et Garonne depuis 2022

  • Gérante d’une SCI : TEESA qui n’a plus d’activité

Isabelle Briquet

Titulaire

07/11/2024

Palais du Luxembourg

15, rue de Vaugirard

75006 Paris

Sénatrice de la Haute-Vienne

Aucun autre mandat ni fonction

Olivier Cadic

Suppléant

19/02/2024

Palais du Luxembourg

15, rue de Vaugirard

75006 Paris

Sénateur représentant les Français établis hors de France

  • Depuis 2017 : Vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées
  • Depuis 2020 : président du groupe d’amitié interparlementaire France-Pays du Golfe
  • Depuis 2021 : président de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger
  • Depuis 2021 : Membre du conseil d’administration de l’Institut français

Alain Joyandet

Titulaire

07/11/2024

Palais du Luxembourg

15, rue de Vaugirard

75006 Paris

Sénateur de la Haute-Saône

  • Membre du groupe Les Républicains
  • Membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées
  • Conseiller régional de la Bourgogne-Franche-Comté ;
  • Gérant de l’Eurl Joy Development

Sophie Briante Guillemont

Suppléante

01/10/2024

Palais du Luxembourg

15, rue de Vaugirard

75006 Paris

Sénatrice des Français établis hors de France

Rattachée au groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen/Membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, du Suffrage universel, du Règlement et de l’Administration générale/Membre de la commission des Affaires européennes

  • Secrétaire générale de l’Alliance solidaire des Français de l’étranger (ASFE)
  • Membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)
  • Secrétaire du Groupe français de l’Union interparlementaire (U.I.P.)
  • Membre du conseil d’administration de l’Agence Française de Développement
  • Membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes

Représentants du Personnel de l’AFD (2)

Lucille Lauvernier

Titulaire

13/12/2025

AFD

5, rue Roland-Barthes

75012 Paris

  • Agent de l’AFD
  • Aucun autre mandat ni fonction

Jean-Michel Keravel

Suppléant

13/12/2025

AFD

5, rue Roland-Barthes

75012 Paris

  • Agent de l’AFD
  • Aucun autre mandat ni fonction

Anne-Laure Ullmann

Titulaire

13/12/2025

AFD

5, rue Roland-Barthes

75012 Paris

  • Agent de l’AFD,
  • Aucun autre mandat ni fonction

Jildaz Evin

Suppléant

13/12/2025

AFD

5, rue Roland-Barthes

75012 Paris

  • Agent de l’AFD
  • Aucun autre mandat ni fonction

Commissaire du gouvernement

Didier Janci

Titulaire

01/10/2024

Ministère de l’Économie et des Finances

139 rue de Bercy, Télédoc 534, 75572 Paris Cedex 12

Commissaire du gouvernement, en application du Code monétaire et financier pour les institutions financières (article L615-1)

  • Proparco
  • Société de crédit et de développement de l’Océanie (Socredo)
  • Institut d’émission d’outre-mer (IEOM)
  • Sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Sofica) Cofinova Indefilms Cineventure
  • Contrôleur général économique et financier
  • Expertise France

 

3.1.3.2Charte de l’administrateur

Une charte précise les droits, obligations et principes applicables à chaque membre du conseil d’administration, d’un comité spécialisé ou du comité d’audit de l’Agence Française de Développement. Chaque administrateur, qu’il soit titulaire ou suppléant, s’engage à adhérer aux règles directrices contenues dans la Charte (confidentialité, secret bancaire et devoir de réserve, devoir d’information et de vigilance, etc.) et à les mettre en œuvre, à titre individuel et en tant que membre d’une instance appelée à prendre des décisions collectives.

3.1.3.3Conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil

En vertu de l’article R. 515-18 du Code monétaire et financier, le conseil d’administration délibère sur les orientations stratégiques de l’établissement mettant en œuvre les objectifs confiés par l’État. Il approuve : le contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’État ; les conventions mentionnées à l’article R. 515-12 (gestion pour compte et aux risques de l’État) ; les concours financiers mentionnés aux articles R. 515-9, R. 515-10 et R. 515-11 (concours pour compte propre) ainsi que le règlement prévu par ce dernier article (règlement sur la répartition du crédit annuel que délègue l’État à l’AFD pour le financement de projets proposés par les organisations non gouvernementales) ; les conventions conclues en application des deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas de l’article R. 515-13 (gestion pour le compte de tiers) ; le montant annuel des emprunts à contracter par l’Agence ; l’état prévisionnel des produits et des charges d’exploitation ; les conditions générales des concours ; les comptes annuels et le rapport de gestion établis par le directeur général ; les achats et les ventes d’immeubles ; les créations ou suppressions d’agences ou de représentations ; les transactions sur les intérêts de l’Agence et les clauses compromissoires ; la désignation des commissaires aux comptes. Le conseil d’administration est informé des évaluations, analyses et appréciations de qualité relatives à l’Agence et à ses opérations au travers du programme annuel de validation, que le CA valide tous les ans, certaines évaluations font l’objet d’une analyse en conseil. L’ensemble est en accès libre pour les administrateurs sur le site de l’Agence.

Le fonctionnement du conseil d’administration est formalisé dans un règlement intérieur, en application de l’article R. 515-19 II du Code monétaire et financier. Il prévoit notamment les modalités de la consultation à distance de ses membres par le président sur une délibération d’urgence. Ces modalités comportent au moins un délai minimal de consultation, des règles de quorum, et le droit pour tout membre du conseil et pour le commissaire du Gouvernement de s’opposer à cette modalité de consultation.

3.1.3.4Conflits d’intérêts

À la connaissance de l’AFD :

3.1.3.5Les comités spécialisés du conseil d’administration

Le conseil d’administration peut déléguer une partie de ses pouvoirs, dans la mesure qu’il détermine, à trois comités spécialisés (pour les opérations dans l’Outre-mer, pour les opérations à l’étranger, pour l’appui aux initiatives des organisations non gouvernementales). Le comité spécialisé pour les opérations dans l’Outre-mer comprend trois représentants de l’État, dont deux nommés par arrêté du ministre chargé de l’Outre-mer et un nommé par arrêté du ministre chargé de l’Économie. Le comité spécialisé pour les opérations à l’étranger comprend cinq représentants de l’État, dont deux nommés par arrêté du ministre des Affaires étrangères, deux nommés par arrêté du ministre chargé de l’Économie et un nommé par arrêté du ministre chargé de l’Immigration. Le comité spécialisé pour l’appui aux initiatives des organisations non gouvernementales comprend cinq représentants de l’État dont deux nommés par arrêté du ministre des Affaires étrangères, un nommé par arrêté du ministre chargé de l’Économie et un nommé par arrêté du ministre chargé de l’Immigration. Chacun de ces comités spécialisés comprend, en outre, deux personnalités qualifiées désignées par le conseil d’administration (dont une siégeant à ce conseil) et un des représentants du personnel au conseil d’administration choisi par ces représentants. Ces comités spécialisés peuvent être complétés par un ou plusieurs membres du conseil d’administration sur décision de celui-ci.

Le comité spécialisé pour les opérations dans l’Outre-mer, ainsi que le comité spécialisé pour les opérations à l’étranger, sont présidés par le président du conseil d’administration. Le comité spécialisé pour l’appui aux initiatives des organisations non gouvernementales est présidé par le président du conseil d’administration ou par un membre du conseil d’administration qu’il désigne parmi les représentants de l’État. Pour les membres des comités spécialisés, autres que le président et les membres du conseil d’administration, un suppléant est désigné dans les mêmes conditions que le titulaire. La durée du mandat des membres des comités spécialisés et les conditions de leur remplacement éventuel sont les mêmes que celles fixées pour les membres du conseil d’administration. Les comités spécialisés peuvent décider de soumettre à la délibération du conseil d’administration toute affaire de leur compétence. En pareil cas, ils transmettent au conseil leur avis sur l’affaire renvoyée.

Le conseil d’administration peut également déléguer une partie de ses pouvoirs au directeur général, qui lui rend compte des décisions qu’il a prises en vertu de cette délégation.

Le conseil d’administration désigne un comité d’audit et un comité des risques Groupe, composés de trois à cinq membres qualifiés en matière d’analyse financière, d’évaluation des risques et, désormais, en matière d’information en matière de durabilité. À la suite des nouvelles obligations introduites par la directive CSRD, le mandat du comité d’audit a été étendu à la supervision du reporting de durabilité ainsi qu’à la validation préalable, réalisée annuellement, de l’analyse de double matérialité et du rapport volontaire de durabilité du Groupe. En 2024, le comité d’audit a ainsi révisé l’ensemble des textes réglementaires afin d’intégrer ces nouvelles responsabilités et d’en préciser les modalités de supervision.

Le comité d’audit assure le suivi de l’élaboration et du contrôle des informations comptables, financières et de durabilité. Il constitue la première instance consultative du conseil d’administration pour l’examen et la validation préalable de l’analyse de double matérialité et du rapport volontaire de durabilité du Groupe.

Le comité des risques conseille le conseil d’administration sur la stratégie globale du groupe AFD en matière de risques, notamment sur l’appétence aux risques, la cohérence du cadre de gestion des risques et les mécanismes de supervision associés.

L’Agence emprunte à court, moyen et long terme, en France et à l’étranger, soit auprès d’organismes financiers, soit par émission de bons, de billets, de valeurs mobilières ou tout autre titre de créance. Elle effectue toute opération financière nécessaire à son activité. Les opérations de l’Agence sont comptabilisées conformément aux règles applicables en matière commerciale dans le respect des règles applicables aux établissements de crédit. Un commissaire du Gouvernement, désigné par le ministre chargé de l’Économie, exerce auprès de l’Agence la mission définie par l’article L. 615-1 et les articles D. 615-1 à D. 615-8 du Code monétaire et financier. Le contrôle des comptes de l’Agence est exercé par deux commissaires aux comptes désignés en application des dispositions des articles L. 511-38, D. 511-8, D. 511- 9 et D. 612-53 à R. 612-60 du Code monétaire et financier. Les commissaires aux comptes sont soumis aux obligations prévues à l’article L. 511-38.

L’article R. 515-19 du Code monétaire et financier dispose que le conseil d’administration se réunit au moins quatre fois par an sur convocation de son président. Au cours de l’année 2025, le nombre total de séances, tant du conseil d’administration que de ses comités spécialisés, a été de 37.

3.1.3.6Les compétences et formations des administrateurs

Tous les membres du conseil d’administration suivent des formations ORA (Optimisation du rôle des administrateurs), dans le cadre de leur mandat au sein du conseil d’administration de l’AFD.

ORA est un parcours de formation en format numérique. Il a pour objectif de fournir aux administrateurs de l’AFD les outils nécessaires au bon exercice de leurs fonctions. Ce parcours de 15 heures est divisé en 4 sections : Développement, Finances, Gestion des risques (y compris en matière de lutte contre le blanchiment de fonds et le financement du terrorisme) et Responsabilités de l’administrateur. Chaque section est composée de modules digitaux individuels, portant sur les aspects généraux, puis les spécificités de l’AFD.

3.1.4Rémunérations et avantages sociaux bénéficiant aux dirigeants mandataires sociaux, directeurs généraux adjoints et directeur général délégué

Conformément à la loi n° 2005-842 du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l’économie figurent ci-après les rémunérations versées en 2025 à chaque mandataire social :

Rémunérations totales brutes (en euros)

Il n’y a pas d’avantage en nature ni de régime de retraite particulier, de stock-option pour les mandataires sociaux de l’AFD.

3.1.5Rémunérations et avantages sociaux bénéficiant aux mandataires sociaux

Les administrateurs de l’AFD à l’exception du président du conseil d’administration ne sont pas rémunérés et ne bénéficient pas d’avantage en nature. Le conseil d’administration peut allouer une indemnité pour peines et soins aux membres du comité d’audit et du comité des risques, sous réserve de dispositions légales et réglementaires s’appliquant à chacun d’eux. Le conseil d’administration en fixe alors le montant.

3.1.6Autres informations

3.1.6.1Les éventuelles limitations que le conseil d’administration apporte aux pouvoirs du directeurgénéral (articles L. 225-37-4 et L. 22-10-10 du code de commerce)

Contrairement aux règles applicables aux sociétés commerciales, le statut d’EPIC de l’AFD ne permet pas d’envisager une restriction des attributions du directeur général par le conseil d’administration. Les attributions du directeur général sont fixées par les statuts réglementaires de l’AFD et le directeur général les exerce dans le respect des prérogatives du conseil d’administration.

3.1.6.2Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l’assemblée générale des actionnaires dans le domaine des augmentations de capital, par application des articles L. 225-129-1 et L. 225-129-2 du code de commerce, et faisant apparaître l’utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice

Non applicable.

3.1.6.3Les modalités particulières de la participation des actionnaires à l’assemblée générale ou les dispositions des statuts qui prévoient ces modalités (articles L. 225-37-4 et L. 22-10-10 du code de commerce)

Non applicable.

3.1.6.4Rapport des commissaires aux comptes établi en application de l’article L. 22-10-71 du code de commerce sur le rapport du conseil d’administration sur le gouvernement d’entreprise

Dans le cadre des vérifications spécifiques, les commissaires aux comptes vérifient notamment la sincérité et la concordance des informations données dans le rapport du conseil d’administration sur le gouvernement d’entreprise.

3.1.6.5Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange (article L. 22-10-11 du code de commerce)

Non applicable.

3.1.6.6Présentation des projets de résolution relatifs aux principes et aux critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature, attribuables aux président, directeurs généraux, directeurs généraux délégués, en raison de leur mandat (article L. 22-10-8 du code de commerce).

Non applicable à l’AFD dans la mesure où le président du conseil d’administration perçoit une indemnité de fonction dont le montant est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de l’Économie, de la coopération et de l’outre-mer (art. R. 515-17, IV du CMF). Le directeur général perçoit une rémunération annuelle brute fixée par décision du ministre de l’Économie.

3.1.6.7Conventions intervenues, directement ou par personne interposée, entre, d’une part, l’un des mandataires sociaux ou l’un des actionnaires disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 % d’une société et, d’autre part, une autre société dont la première possède directement ou indirectement plus de la moitié du capital, à l’exception des conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales

 

Nom de la convention

Informations complémentaires

Conventions et engagements approuvés au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution s’est poursuivie durant l’exercice

Avec la Sogefom

Convention de prestation de service conclue 
entre l’AFD et la Sogefom

Rémunération de l’AFD en 2025 : 1 797 K€

Avec les trois SDC

Convention de refinancement et de garantie des portefeuilles de prêts à la clientèle repris par les trois SDC à la Soderag

  • Encours de crédit au 31 décembre 2025 :
    • Sodema : 9 298 K€
    • Sodega : 12 555 K€
    • Sofideg : 534 K€
  • Rémunération perçue par l’AFD en 2025 :
    • Sodema : 0 K€
    • Sodega : 0 K€
    • Sofideg : 0 K€
  • Risque de crédit supporté par l’AFD est couvert par une provision de 12 418 K€ au 31/12/2025, soit une reprise nette de 756 K€

Avec Proparco

Accord-cadre de mandat portant sur la gestion d’activités 
de financement du secteur privé

Impact 2025 secteur privé : 7 210 K€ dont 47 K€ pour le mandat PEEBCOOL et 31 K€ pour le mandat E-Motion

Accord-cadre de cofinancement en sous participation

Impact 2025 : 7 881 K€

Convention de service entre AFD et Proparco pour le suivi 
administratif et financier de certaines participations

Impact en 2025 : 199 K€

Convention de prestation de services AFD/Proparco

Impact 2025 : 97 440 K€

Convention de mandat relative au programme « transformer les systèmes financiers pour le climat » – TFSC

Impact 2025 : 1 147 K€

Accord-cadre facilité MENA

Impact 2025 : 387 K€

Convention-cadre de financement sur fonds des programmes 110 et 209

Impact 2025 : 4 856 K€

Avec des ONG

Néant

 

Conventions nouvelles autorisées par le conseil d’administration

Avec des ONG

Néant

 

Avec Proparco

Néant

 

3.2Politique et pratiques de rémunération

3.2.1Gouvernance de la politique de rémunération

L’article L. 511-89 du CMF, résultant notamment de la transposition de la directive CRDIV, impose aux établissements de crédit et aux sociétés de financement ayant une « importance significative » de mettre en place un comité des nominations et un comité des rémunérations et renvoie à un arrêté du ministre chargé de l’Économie la définition de la notion « d’importance significative ».

L’article 104 de l’arrêté du 3 novembre 2014 retient comme seul critère caractérisant « l’importance significative » le fait que le total de bilan social ou consolidé soit supérieur à 5 Md€, ce qui rend ces dispositions applicables à l’AFD alors que la directive CRDIV comporte des dispositions non transposées qui dispenseraient l’AFD de la mise en place de ces comités.

Or, la mise en place des comités des nominations et des rémunérations se heurte à certaines dispositions statutaires et législatives et à certains principes organisationnels des Établissements publics de l’État applicables à l’AFD.

En ce qui concerne le comité des rémunérations, aux termes de l’article 76 § 2 et de l’article 95 § 1 de la directive CRDIV relatifs au comité des rémunérations, les États ne doivent imposer l’instauration de comités de rémunérations que dans les établissements « ayant une importance significative » en prenant en compte leur taille mais également « leur organisation interne » ainsi que la « nature », l’échelle et « la complexité » de leurs activités. Ces dérogations et critères prévus par la directive CRDIV et l’article L. 511-89 du CMF n’ont pas été précisés dans l’arrêté du 3 novembre 2014.

II convient de noter que la rémunération de l’ensemble des agents de l’AFD, y compris le comité exécutif et les « personnes dont les activités ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise », est déterminée par le statut de l’AFD. Par ailleurs, aucune rémunération variable liée à la performance individuelle n’est attribuée. Cette spécificité de I’AFD, associée à la transposition partielle de la directive CRDIV en droit français, milite pour exempter I’AFD de la création d’un comité qui, in fine, n’aurait pas la faculté d’exercer les prérogatives attendues par le régulateur.

Seule la fonction RH est impliquée dans la conception et la mise en œuvre de la politique de rémunération. Ceci s’explique par le fait qu’aucun agent de l’AFD ne perçoit de rémunération variable (hors intéressement).

Un nouveau Statut du personnel est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2023. Il se substitue en toutes ses dispositions au Statut du personnel approuvé par voie ministérielle le 5 août 1996 ainsi qu’à ses modifications ultérieures, s’applique à tous les agents de l’Agence Française de Développement dont le contrat de travail est régi par le droit français applicable en métropole et dans les départements d’Outre-mer (excluant ainsi notamment celui applicable dans les collectivités d’Outre-mer).

3.2.2Principales caractéristiques de la politique de rémunération

3.2.2.1Détermination de la rémunération

La rémunération de chaque agent de l’AFD est essentiellement définie à partir de son niveau de classification, son expérience, son expertise et de sa rareté sur le marché : lors du recrutement, un niveau de poste (constitué d’une fourchette de salaire de base) est attribué à chacun, selon les définitions strictes du Statut du Personnel. Le salaire de base est ensuite déterminé, au sein de cette fourchette, en fonction :

3.2.2.2Structure de la rémunération

La rémunération est constituée des éléments ci-dessous :

Le salaire de base (Article 3.2.1 du Statut du Personnel)

Chaque agent bénéficie d’un salaire de base.

Un montant minimal du salaire de base brut est fixé en fonction de la classification de l’agent, par un accord collectif ou, à défaut, par note unilatérale de la direction.

Pour les salariés liés à l’Agence Française de Développement par un contrat de travail, qu’il soit à durée indéterminée ou déterminée, le montant du salaire de base le plus élevé (sur la base d’un temps plein) ne pourra pas être plus de huit fois supérieur au montant du salaire de base le plus bas (sur la base d’un temps plein) appliqué au sein de l’Agence Française de Développement.

Les primes et gratifications (Article 3.2.1)

Au salaire de base s’ajoutent, pour les agents qui remplissent les conditions requises, les primes et gratifications suivantes, calculées au prorata du temps de travail effectif.

Gratification de fin d’année

Elle se calcule sur le salaire de base de décembre tel que défini à l’article 3.2.1 multiplié par 1,4. Elle est, pour chaque agent, fonction du nombre de jours qui lui ont été rémunérés sur l’année.

Prime de vacances

Son montant est identique pour tous les agents. Elle est versée mensuellement Elle est, pour chaque agent, fonction du nombre de jours qui lui ont été rémunérés sur l’année.

Prime de fonction

Elle est liée à l’exercice d’un type de poste et est versée à tout agent qui occupe ce type de poste. Les types de postes concernés et les montants de prime correspondante sont décidés par le directeur général. La prime cesse d’être versée en cas d’affectation sur un poste non concerné par la prime de fonction :

La prime variable de performance collective (Article 3.2.2)

À la rémunération fixe peut s’ajouter une prime variable de performance collective. Le montant versé est fonction de l’atteinte d’objectifs de performance collective. Les conditions d’éligibilité et les modalités de calcul et de versement de la prime variable de performance collective sont fixées par accord collectif ou, à défaut, par note unilatérale de la direction.

Enfin, tout agent sous contrat à durée déterminée ou indéterminée, à temps complet ou partiel, comptant trois mois d’ancienneté au sein de l’AFD (hors agents dont les contrats ont été conclus localement et ne sont pas régis par le droit français), perçoit, en complément de sa rémunération fixe, un intéressement annuel calculé à partir d’indicateurs de fonctionnement, de maîtrise des coûts, d’efficience et d’efficacité globale du Groupe.

Les mesures transitoires

Afin de mettre en œuvre la nouvelle politique de rémunération parue le 1er janvier 2023, des mesures transitoires ont été adoptées pour faciliter le passage vers la nouvelle structure de rémunération pour tous les agents titulaires dont le contrat de travail en cours avec l’Agence Française de Développement et régi par le droit français applicable en métropole et dans les départements d’Outre-mer (excluant ainsi notamment celui applicable dans les collectivités d’Outre-mer), conclu avant l’entrée en vigueur du nouveau Statut. Ces mesures ne concernent pas les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, pour qui s’appliquent uniquement les modalités de rémunération indiquées au Titre III du nouveau Statut ainsi que les accords en vigueur au sein de l’entreprise ou de l’établissement concerné.

Pour les agents de la métropole
Le supplément familial (article 12.2.3 de l’ancien Statut du personnel de 1996)

Le montant de l’équivalent monétaire du supplément familial est figé à la date d’entrée en vigueur du nouveau Statut pour les agents bénéficiaires, et ne pourra évoluer qu’à la baisse.

Ainsi, les règles d’évolution à la hausse qui pouvaient s’appliquer au supplément familial ne sont plus applicables. À partir de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, l’augmentation du nombre de personnes à charge d’un agent de l’Agence Française de Développement n’entraîne pas l’évolution à la hausse de l’équivalent monétaire du montant du supplément familial dont il bénéficiait le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut.

L’équivalent monétaire du supplément familial évoluera à la baisse sur la base des dispositions qui étaient applicables au titre de l’ancien Statut du personnel de 1996. Il pourrait ainsi par exemple disparaître lorsque les personnes à charge auront atteint l’âge limite d’éligibilité ou lorsque les agents bénéficiaires quitteront l’Agence Française de Développement.

Il est rappelé que les agents non bénéficiaires du supplément familial le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut ou les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire au supplément familial.

La prime d’ancienneté (article 12.2.4 de l’ancien Statut du personnel de 1996)

L’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté et les mécanismes d’évolution, selon le barème applicable le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, de cette dernière sont maintenus pour les agents concernés qui bénéficiaient effectivement de cette prime, au regard de leur ancienneté, le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut.

Les agents non bénéficiaires, en raison de leur ancienneté, de la prime d’ancienneté le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, pourront également bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime, selon les mêmes conditions que celles évoquées au paragraphe précédent, lorsqu’ils rempliront la condition d’ancienneté qui était prévue à l’article 12.2.4 de l’ancien Statut du personnel de 1996, à condition de ne pas cesser à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, même temporairement, d’appartenir aux catégories visées par ce texte (catégories A à C au titre de l’ancien Statut du personnel de 1996, appréciées au regard des catégories équivalentes dans la nouvelle classification déterminée en application du nouveau Statut).

Pour les agents des agences de la Guadeloupe et de la Martinique
Au sujet de l’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté

À titre liminaire, il est précisé que la prime d’ancienneté dont il est ici fait référence est celle qui était visée à l’article 31 des anciens statuts du personnel de l’agence AFD de la Guadeloupe et de la Martinique. L’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté et les mécanismes d’évolution, selon le barème applicable le mois précédant l’entrée en vigueur du présent Statut, de cette dernière sont maintenus pour les agents concernés qui bénéficiaient effectivement de cette prime, au regard de leur ancienneté, le mois précédant l’entrée en vigueur du présent Statut. En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Les agents non bénéficiaires, en raison de leur ancienneté, de la prime d’ancienneté le mois précédant l’entrée en vigueur du présent Statut, pourront également bénéficier, à condition de ne pas cesser à compter de l’entrée en vigueur du présent Statut, même temporairement, d’en remplir les conditions d’éligibilité (hors ancienneté), de l’équivalent monétaire de cette prime, selon les mêmes conditions que celles évoquées au paragraphe précédent, lorsqu’ils rempliront la condition d’ancienneté qui était prévue à l’annexe VI des anciens statuts du personnel de l’agence AFD de la Guadeloupe et de la Martinique. En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Il est rappelé que les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du présent Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire de la prime d’ancienneté.

L’équivalent monétaire de cette prime disparaîtra une fois que l’ensemble des agents bénéficiaires auront quitté l’Agence Française de Développement.

Au sujet de l’équivalent monétaire de l’allocation spéciale familiale

À titre liminaire, il est précisé que l’allocation spéciale familiale dont il est ici fait référence est celle qui était visée par note de service (notamment les anciennes notes de service n° 05/2021, du 18 mai 2021, au titre de l’année 2021 en Martinique et n° 04/2011, du 25 mai 2011 en Guadeloupe).

Le montant de l’équivalent monétaire du douzième (vs. supra) de l’allocation spéciale familiale est figé à la date d’entrée en vigueur du nouveau Statut pour les agents bénéficiaires, et ne pourra évoluer qu’à la baisse.

Ainsi, les règles d’évolution à la hausse qui pouvaient s’appliquer à l’allocation spéciale familiale ne sont plus applicables. À partir de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, l’augmentation du nombre de personnes à charge d’un agent de l’Agence Française de Développement n’entraîne pas l’évolution à la hausse de l’équivalent monétaire du douzième du montant de l’allocation spéciale familiale perçu au cours des douze mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut.

L’équivalent monétaire du douzième du montant de l’allocation spéciale familiale évoluera à la baisse sur la base des dispositions qui étaient applicables au regard des termes des notes de service qui étaient applicables (pour les besoins de la comparaison, en divisant par douze le montant qui en aurait résulté). Il pourrait ainsi par exemple disparaître lorsque les personnes à charge auront atteint l’âge limite d’éligibilité ou lorsque les agents bénéficiaires quitteront l’Agence Française de Développement.

Il est rappelé que les agents non bénéficiaires de l’allocation spéciale familiale au cours des douze mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut ou les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire de l’allocation spéciale familiale.

Pour les agents des agences de la Guyane et de la Réunion
Au sujet de l’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté et surprime d’ancienneté

À titre liminaire, il est précisé que la prime d’ancienneté et la surprime d’ancienneté dont il est ici fait référence sont celles qui étaient visées à la partie G5 (point 22) de l’ancien « guide pratique » et dans l’ancienne note de service n° 2018/07 du 20 avril 2018 concernant la Réunion, et à la partie G4 de l’ancien « guide pratique » et dans l’ancienne note de service n° 21-2020 du 23 juillet 2020 concernant la Guyane.

L’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté, de la surprime d’ancienneté et les mécanismes d’évolution, selon le barème applicable le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, de ces dernières sont maintenus pour les agents concernés qui bénéficiaient effectivement de ces primes, au regard de leur ancienneté, le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut. En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de ces primes s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Les agents non bénéficiaires, en raison de leur ancienneté, de la prime d’ancienneté et/ou de la surprime d’ancienneté le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, pourront également bénéficier de l’équivalent monétaire de ces primes, selon les mêmes conditions que celles évoquées au paragraphe précédent, lorsqu’ils rempliront la condition d’ancienneté qui était prévue à la partie G5 (point 22) de l’ancien « guide pratique » et dans l’ancienne note de service n° 2018/07 du 20 avril 2018 concernant la Réunion, et à la partie G4 de l’ancien « guide pratique » et dans l’ancienne note de service n° 21-2020 du 23 juillet 2020 concernant la Guyane, à condition de ne pas cesser à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, même temporairement, d’appartenir aux catégories visées par ces textes (indices inférieurs ou égaux à l’échelon A3 pour la Réunion et pour la Guyane, appréciées au regard des catégories équivalentes dans la nouvelle classification déterminée en application du nouveau Statut). En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de ces primes s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Il est rappelé que les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire de la prime d’ancienneté.

L’équivalent monétaire de ces primes disparaîtra une fois que l’ensemble des agents bénéficiaires auront quitté l’Agence Française de Développement ou les catégories d’emploi précédemment éligibles à cette prime (appréciées au regard des catégories équivalentes dans la nouvelle classification, déterminée en application du nouveau Statut).

Au sujet de l’équivalent monétaire du supplément familial (incluant le complément de prestations familiales)

À titre liminaire, il est précisé que le supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) dont il est ici fait référence est celui qui était visé à la partie G7 (point 24) de l’ancien « guide pratique » concernant la Réunion et à la partie G8 (point 24) de l’ancien « guide pratique » concernant la Guyane.

Le montant de l’équivalent monétaire du supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) est figé à la date d’entrée en vigueur du nouveau Statut pour les agents bénéficiaires, et ne pourra évoluer qu’à la baisse.

Ainsi, les règles d’évolution à la hausse qui pouvaient s’appliquer au supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) ne sont plus applicables. À partir de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, l’augmentation du nombre de personnes à charge d’un agent de l’Agence Française de Développement n’entraîne pas l’évolution à la hausse de l’équivalent monétaire du montant du supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) dont il bénéficiait le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut.

L’équivalent monétaire du supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) évoluera à la baisse sur la base des dispositions qui étaient applicables au regard des termes de la partie G7 (point 24) de l’ancien « guide pratique » concernant la Réunion et à la partie G8 (point 24) de l’ancien « guide pratique » concernant la Guyane. Il pourrait ainsi par exemple disparaître lorsque les personnes à charge auront atteint l’âge limite d’éligibilité ou lorsque les agents bénéficiaires quitteront l’Agence Française de Développement.

Il est rappelé que les agents non bénéficiaires du supplément familial (incluant le complément de prestations familiales) le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut ou les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire au supplément familial (incluant le complément de prestations familiales).

Pour les agents de l’Agence de Mayotte
Au sujet de l’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté

À titre liminaire, il est précisé que la prime d’ancienneté dont il est ici fait référence est celle qui était visée à l’article 29 des anciennes dispositions statutaires applicables à l’agence de l’AFD de Mayotte.

L’équivalent monétaire de la prime d’ancienneté et les mécanismes d’évolution, selon le barème applicable le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, de cette dernière sont maintenus pour les agents concernés qui bénéficiaient effectivement de cette prime, au regard de leur ancienneté, le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut. En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Les agents non bénéficiaires, en raison de leur ancienneté, de la prime d’ancienneté le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut, pourront également bénéficier, à condition de ne pas cesser à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, même temporairement, d’en remplir les conditions d’éligibilité (hors ancienneté), de l’équivalent monétaire de cette prime, selon les mêmes conditions que celles évoquées au paragraphe précédent, lorsqu’ils rempliront la condition d’ancienneté qui était prévue à l’annexe II des anciennes dispositions statutaires applicables à l’agence AFD de Mayotte. En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

Il est rappelé que les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire de la prime d’ancienneté.

L’équivalent monétaire de cette prime disparaîtra une fois que l’ensemble des agents bénéficiaires auront quitté l’Agence Française de Développement.

Au sujet de l’équivalent monétaire du supplément familial

À titre liminaire, il est précisé que le supplément familial dont il est ici fait référence est celui visé par la note d’instruction relative à la « mise en place du supplément familial et de l’allocation complémentaire au sein de l’Agence de Mayotte » de 2022.

Le montant de l’équivalent monétaire du supplément familial est figé à la date d’entrée en vigueur du nouveau Statut pour les agents bénéficiaires, et ne pourra évoluer qu’à la baisse.

Ainsi, les règles d’évolution à la hausse qui pouvaient s’appliquer au supplément familial ne sont plus applicables. À partir de l’entrée en vigueur du nouveau Statut, l’augmentation du nombre de personnes à charge d’un agent de l’Agence Française de Développement n’entraîne pas l’évolution à la hausse de l’équivalent monétaire du montant du supplément familial dont il bénéficiait le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut.

L’équivalent monétaire du supplément familial évoluera à la baisse sur la base des dispositions qui étaient applicables au titre de la note d’instruction relative à la « mise en place du supplément familial et de l’allocation complémentaire au sein de l’Agence de Mayotte » de 2022. Il pourrait ainsi par exemple disparaître lorsque les personnes à charge auront atteint l’âge limite d’éligibilité ou lorsque les agents bénéficiaires quitteront l’Agence Française de Développement.

Il est rappelé que les agents non bénéficiaires du supplément familial le mois précédant l’entrée en vigueur du nouveau Statut ou les agents titulaires d’un contrat de travail conclu à compter de l’entrée en vigueur du nouveau Statut ne pourront bénéficier d’un quelconque équivalent monétaire au supplément familial.

En tout état de cause, ces agents cesseront définitivement de bénéficier de l’équivalent monétaire de cette prime s’ils cessent d’en remplir les conditions d’éligibilité, peu important qu’ils les remplissent à nouveau par la suite.

L’équivalent monétaire de cette prime disparaîtra une fois que l’ensemble des agents bénéficiaires auront quitté l’Agence Française de Développement ou les catégories d’emploi précédemment éligibles à cette prime (catégories A à C au titre de l’ancien Statut du personnel de 1996, appréciées au regard des catégories équivalentes dans la nouvelle classification déterminée en application du nouveau Statut).

3.2.2.3Évolution de la rémunération

Les modalités de mise en œuvre de la politique de rémunération accordent une place importante à l’information, la consultation et la négociation avec les partenaires sociaux.

La direction étudie chaque année l’éventualité d’une revalorisation de la rémunération.

Le cas échéant, cette revalorisation s’effectue par augmentation collective et/ou individuelle. Elle n’a pas de caractère systématique et périodique.

Les augmentations générales ainsi que le budget des augmentations individuelles sont négociés annuellement lors des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) et dans la limite du cadrage de l’actionnaire de l’AFD. Les augmentations collectives bénéficient d’une clause de sauvegarde, liant l’augmentation collective au niveau de l’AFD à l’augmentation collective au niveau appliqué pour la Fonction Publique sur une période de trois ans.

Un bilan des mesures de revalorisation est présenté chaque année aux représentants du personnel, pour information.

La promotion est l’évolution professionnelle de l’agent qui passe d’une catégorie professionnelle à une catégorie professionnelle supérieure ou d’un niveau de classification à un niveau de classification supérieur.

L’augmentation individuelle valorise l’évolution professionnelle de l’agent au sein d’une même catégorie professionnelle et d’un même niveau de classification. Elle se matérialise par une augmentation du salaire de base. Une promotion et une augmentation individuelle peuvent être concomitantes.

Les modalités de promotion et d’augmentation individuelle sont prévues par accord collectif ou, à défaut, par note un accord collectif ou, à défaut, par notre unilatérale de la direction, dans le respect de l’article 3.1 du présent Statut.

En sus du recours spécifique au licenciement envisagé, exposé à l’article 5.1.2 du présent Statut, les agents concernés par une décision d’ordre individuel relative à l’augmentation individuelle, à la promotion ou à la mobilité géographique ont à leur disposition une voie de recours consultative. II est institué à cette fin un comité des recours pour toutes les catégories professionnelles dans chaque établissement distinct de l’Agence Française de Développement. Le comité des recours est composé d’un nombre égal de représentants de la direction et de représentants du personnel. La représentation du personnel du comité des recours est assurée par un nombre de membres égal au maximum au nombre des organisations syndicales représentatives dans l’entreprise. Cette désignation est opérée pour chaque établissement parmi les membres élus du CSE de chacun de ces établissements, pour la durée des mandats des élus des CSE. Cette désignation résulte d’un vote en réunion du CSE à la majorité des membres élus du CSE présents à cette réunion et ayant voix délibérative. En cas de cessation anticipée du mandat, une nouvelle désignation sera organisée selon les mêmes modalités. Les membres représentant la direction sont désignés par elle et leur nombre est au plus égal au nombre de représentants du personnel. Les modalités de saisine et de fonctionnement du comité des recours sont fixées par accord collectif ou, à défaut, par note unilatérale de la direction.

Le cas de tout agent qui n’a bénéficié d’aucune augmentation individuelle depuis trois ans révolus est obligatoirement examiné dans le courant de la quatrième année par le comité des recours de l’établissement auquel l’agent est rattaché, prévu au A) du présent article.

Cet examen a lieu sans qu’il soit nécessaire que l’intéressé en fasse la demande, sur la base d’un dossier comprenant :

3.2.2.4Rupture anticipée du contrat de travail

Les indemnités de rupture anticipée du contrat de travail sont définies dans le Titre V du Statut du Personnel.

En cas de licenciement prononcé pour un motif économique, ou d’insuffisance professionnelle ou qui fait suite à un avis d’inaptitude médicale, l’indemnité de licenciement versée à l’agent est égale à l’indemnité légale de licenciement, laquelle fera l’objet d’une des majorations suivantes :

Cette indemnité légale de licenciement est également majorée à hauteur d’un mois de salaire moyen pour les agents âgés de 55 ans ou plus à la date de rupture du contrat de travail. Cette majoration n’est toutefois pas due lorsque l’agent a atteint l’âge auquel il est en droit de liquider sa retraite à taux plein.

Cette majoration est versée indépendamment de l’ancienneté de l’agent et peut donc se cumuler avec la première.

Le salaire moyen est apprécié conformément aux dispositions légales relatives au calcul de l’indemnité légale de licenciement.

Autres situations

Le licenciement prononcé pour un autre motif donnera lieu au versement d’une indemnité dont le montant est calculé conformément aux dispositions légales.

Il en ira de même en cas de rupture du contrat de travail produisant les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse ou d’un licenciement nul par suite d’une décision de justice.

3.2.3Informations relatives aux rémunérations des dirigeants effectifs et des personnes dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise

Comme indiqué préalablement, les principes de rémunération et de son évolution énoncés ci-dessus sont applicables à l’ensemble des agents de l’AFD, y compris les membres du comité exécutif et les « personnes dont les activités ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise ».

Les dirigeants effectifs et les personnes dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise, à l’AFD, correspondent aux catégories de personnel suivantes :

L’enveloppe globale des rémunérations de toutes natures, versées durant l’exercice 2025 à l’ensemble des personnes relevant de ces catégories (représentant 92 postes et 89,2 ETP), s’élève à 12 699 723 €.

Par ailleurs, les rémunérations totales des dirigeants effectifs (directeur général, directeurs généraux adjoints), de la directrice exécutive des Risques, de la directrice du Département Conformité et du directeur du Département Contrôle Permanent s’élèvent à 938 916 € au titre de l’année 2025 (pour les personnes en poste au 31 décembre). Ces montants correspondent à l’enveloppe globale des rémunérations de toutes natures versées durant l’exercice 2025 à l’ensemble des personnes relevant de ces catégories.

 

 

1)
Le directeur général et les directeurs généraux adjoint et délégué sont dirigeants effectifs au sens de l’article L. 511-13 du Code monétaire et financier.

Rapport sur les risques

4.1Introduction

4.1.1Cadre réglementaire

Le règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (« CRR ») modifié une première fois par le règlement (UE) n° 2019/876 (« CRR 2 ») puis depuis le 1er janvier 2025, par le règlement (UE) n° 2024/1623 (« CRR 3 »), d’application immédiate, décline en Europe la mise en œuvre de la réglementation Bâle 3.

Il sera plus généralement fait mention dans le document qui suit au « CRR ».

L’application de la huitième partie du CRR se traduit pour le groupe AFD par la publication d’informations complémentaires («Pilier 3») aux exigences minimum de fonds propres (« Pilier 1 ») et au processus de surveillance prudentielle (« Pilier 2 »).

Le groupe AFD est exempté par l’ACPR de l’application des exigences prudentielles sur base individuelle, dans les conditions de l’article 7 du CRR. Les informations présentées dans la partie suivante sont donc exclusivement basées sur le périmètre de consolidation prudentiel. En application de l’article 19 du CRR, le périmètre de consolidation prudentiel est identique au périmètre de consolidation comptable.

L’article 7 de l’Arrêté du 23 décembre 2013 relatif au régime prudentiel des sociétés de financement stipule que ces dernières sont tenues de respecter les dispositions applicables aux établissements de crédit en application du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen sauf dérogations prévues par le présent arrêté.

Lesdites dérogations portent sur :

Ce rapport présente l’information relative aux risques du groupe AFD ; le format des tableaux du « Pilier 3 » est conforme aux normes techniques définies par le règlement d’exécution (UE) n° 2024/3172.

4.1.2Typologie des risques

4.1.2.1Cadre général

Le groupe AFD a défini une typologie des risques permettant d’identifier, d’évaluer, de mesurer, de suivre et de piloter de manière cohérente l’ensemble des risques matériels auxquels il est exposé dans l’exercice de son mandat.

La typologie du Groupe couvre à la fois des risques financiers (susceptibles d’affecter le résultat, la liquidité et la solvabilité), des risques non financiers (pouvant générer des pertes directes/indirectes, des dysfonctionnements ou des sanctions), et des risques transverses, dont le risque ESG, susceptible de se matérialiser au travers de plusieurs catégories de risques.

4.1.2.2Principales catégories de risques

4.1.2.2.1Risques financiers :
4.1.2.2.2Risques non financiers
4.1.2.2.3Risque transversal

Ce risque est transversal : il peut se matérialiser via le risque de crédit et de concentration, le risque de contreparties, la profitabilité, le risque opérationnel et/ou le risque de réputation.

 
 

AFD2026_URD_FR_J029_HD.jpg

4.1.3Profil de solidité financière

AFD2026_URD_FR_J030_HD.jpg

 

AFD2026_URD_FR_J031_HD.jpg

 

AFD2026_URD_FR_J032_HD.jpg

 

AFD2026_URD_FR_J033_HD.jpg
AFD2026_URD_FR_J034_HD.jpg

 

4.1.4CHIFFRES CLÉS

EU KM1 - LES INDICATEURS CLÉS (1)

Le tableau fournit une vue d’ensemble des indicateurs clés prudentiels et réglementaires couverts par CRR, selon l’article 447 points a) à g), « Publication d’informations sur les indicateurs clés » et l’article 438 point b), « Publication d’informations sur les exigences de fonds propres et sur les montants d’exposition pondérés ».

 

En millions d’euros

a

b

c

d

e

31/12/2025

30/09/2025

30/06/2025

31/03/2025

31/12/2024

 

Fonds propres disponibles (montants)

 

 

 

 

 

1

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)

9 522

9 406

9 304

9 325

9 243

2

Fonds propres de catégorie 1

10 362

10 246

10 144

10 165

10 083

3

Total des fonds propres

10 362

10 246

10 289

10 165

10 083

 

Montants d’exposition pondérés

 

 

 

 

 

4

Montant total d’exposition au risque

65 406

64 683

64 383

65 432

66 081

4a

Montant total d’exposition au risque pré-plancher

65 406

64 683

64 383

65 432

66 081

 

Ratios de fonds propres (en pourcentage du montant d’exposition pondéré)

 

 

 

 

 

5

Ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (%)

14,56 %

14,54 %

14,45 %

14,25 %

13,99 %

5b

Ratio de fonds propres de base de catégorie 1 par rapport au TREA sans application du plancher (%)

14,56 %

14,54 %

14,45 %

14,25 %

13,99 %

6

Ratio de fonds propres de catégorie 1 (%)

15,84 %

15,84 %

15,76 %

15,54 %

15,26 %

6b

Ratio de fonds propres de catégorie 1 par rapport au TREA sans application du plancher (%)

15,84 %

15,84 %

15,76 %

15,54 %

15,26 %

7

Ratio de fonds propres total (%)

15,84 %

15,84 %

15,98 %

15,54 %

15,26 %

7b

Ratio de fonds propres total par rapport au TREA sans application du plancher (%)

15,84 %

15,84 %

15,98 %

15,54 %

15,26 %

 

Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif (en pourcentage du montant d’exposition pondéré)

 

 

 

 

 

EU 7d

Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif (%)

1,25 %

1,25 %

1,25 %

1,25 %

1,25 %

EU 7e

dont : à satisfaire avec des fonds propres CET1 (points de pourcentage)

0,70 %

0,70 %

0,70 %

0,70 %

0,70 %

EU 7f

dont : à satisfaire avec des fonds propres de catégorie 1 (points de pourcentage)

0,94 %

0,94 %

0,94 %

0,94 %

0,94 %

EU 7g

Exigences totales de fonds propres SREP (%)

9,25 %

9,25 %

9,25 %

9,25 %

9,25 %

 

Exigence globale de coussin et exigence globale de fonds propres (en pourcentage du montant d’exposition pondéré)

 

 

 

 

 

8

Coussin de conservation des fonds propres (%)

2,50 %

2,50 %

2,50 %

2,50 %

2,50 %

EU 8a

Coussin de conservation découlant du risque macroprudentiel ou systémique constaté au niveau d’un État membre (%)

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

9

Coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement (%)

0,36 %

0,24 %

0,30 %

0,30 %

0,35 %

EU 9a

Coussin pour le risque systémique (%)

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

10

Coussin pour les établissements d’importance systémique mondiale (%)

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

EU 10a

Coussin pour les autres établissements d’importance systémique (%)

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

0,00 %

11

Exigence globale de coussin (%)

2,86 %

2,74 %

2,80 %

2,80 %

2,85 %

EU 11a

Exigences globales de fonds propres (%)

12,11 %

11,99 %

12,05 %

12,04 %

12,10 %

12

Fonds propres CET1 disponibles après le respect des exigences totales de fonds propres SREP (%)

5,36 %

5,35 %

5,23 %

5,03 %

4,73 %

4.2Gouvernance et cadre de gestion des risques

Déclaration synthétique sur le profil de risque (Risk statement)

Le groupe AFD opère avec un profil de risque compatible avec son mandat et une appétence encadrée par le Risk Appetite Framework. Les expositions sont pilotées au moyen d’indicateurs et de limites, assortis de mécanismes d’escalade et d’actions correctives. La gestion de bilan vise la couverture des risques de taux et de change et le maintien d’une situation de liquidité robuste, dans une logique non spéculative.

4.2.1Dispositif de contrôle interne (audité)

Le dispositif de contrôle interne de l’AFD est destiné à fournir, à la Direction générale, une assurance raisonnable de la mise en œuvre des trois objectifs suivants : (i) la réalisation et l’optimisation des opérations, (ii) la fiabilité des informations financières et (iii) la conformité aux lois et aux règlements.

Il intègre les quatre objectifs fixés par l’arrêté du 3 novembre 2014, à savoir : (i) qualité et fiabilité de l’information comptable et financière, (ii) conformité des opérations, de l’organisation et des procédures internes aux dispositions législatives et réglementaires, (iii) qualité des systèmes d’information et (iv) respect des décisions de la Direction générale.

À l’AFD, le dispositif de contrôle interne est animé par le département Risque opérationnel et contrôle permanent (ROC), logé au sein de la Direction exécutive des Risques du Groupe (DXR), et par l’Inspection générale (IGE), rattachée à la Direction générale, pour le contrôle périodique.

4.2.2Dispositif de contrôle permanent (audité)

Le directeur du département Risque opérationnel et contrôle permanent (ROC) de l’AFD est nommément désigné comme responsable du contrôle permanent de l’AFD et des filiales Proparco et Sogefom, en application de l’article 16 de l’arrêté du 3 novembre 2014. À ce titre, son identité est communiquée auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en application de l’article 22 de l’arrêté du 3 novembre 2014.

Le dispositif de contrôle permanent du groupe AFD s’appuie sur :

Le contrôle permanent du groupe AFD dispose des outils suivants :

Le domaine d’application du contrôle permanent de l’AFD est exhaustif puisqu’il vise à s’assurer que tous les risques générés par les activités du Groupe, quelles qu’elles soient, font bien l’objet d’un dispositif de maîtrise approprié. Enfin, concernant le dispositif spécifique de contrôle des versements, la Division Contrôle des Versements (DCV) du département ROC a pour mission d’assurer le contrôle de second niveau a posteriori des versements sur les projets de financement de l’AFD. Elle constitue l’unité spécialisée et indépendante des structures opérationnelles chargée du contrôle des demandes de versements, conformément à l’article 14 de l’arrêté du 3 novembre 2014.

4.2.3Dispositif de contrôle périodique (audité)

L’Inspection générale (IGE) est en charge du contrôle périodique de la conformité des opérations, du niveau de risque effectivement encouru, du respect des procédures, de l’efficacité et du caractère approprié des dispositifs de contrôle permanent mis en place par l’AFD. Elle exerce la fonction d’audit interne de l’AFD et a compétence sur l’ensemble des activités de la société, y compris les activités externalisées. Eu égard aux règles d’indépendance de la fonction qu’elle assure, l’IGE ne doit subir aucune ingérence dans la définition de son champ d’intervention, la réalisation de ses travaux ou la communication de ses résultats et conclusions, et confirme le respect de cette indépendance annuellement lors de l’établissement du bilan annuel d’activité.

4.2.4Gouvernance des risques (audité)

 La gouvernance de la maîtrise des risques du Groupe est assurée au travers de trois instances principales :

 

 

La composition de ces deux comités est la suivante au 31 décembre 2025 :

 

Nom

Prénom

Organisme

Date
 Résolution

Date fin 
de mandat

Qualité/fonction

Président du comité d’audit et du comité des risques Groupe

Santini

Jean-Jacques

Personne qualifiée

07/10/2023

06/10/2026

Président, Administrateur
 titulaire au CA de l’AFD

Membres du comité d’audit Groupe

Bobin

Shanti

Direction générale 
du Trésor, MINEFI

23/11/2023

22/11/2026

Représentante de la Direction
 générale du Trésor

Administratrice suppléante au CA de l’AFD

Pasquier 
de Franclieu

Louis

Direction du Budget, MINEFI

12/12/2024

11/12/2027

Représentant de la Direction du Budget Administrateur suppléant au CA de l’AFD

Delamour

Isabelle

CDC

19/10/2023

18/10/2026

Administratrice titulaire au CA de l’AFD

Membres du comité des risques Groupe

Bobin

Shanti

Direction générale 
du Trésor, MINEFI

23/11/2023

22/11/2026

Représentante la Direction 
générale du Trésor

Administratrice suppléante au CA de l’AFD

Pasquier 
de Franclieu

Louis

Direction du Budget, MINEFI

12/12/2024

11/12/2027

Représentant la Direction du Budget Administrateur suppléant au CA de l’AFD

Delamour

Isabelle

CDC

19/10/2023

18/10/2026

Administratrice titulaire au CA de l’AFD

L’IGE communique les résultats de ses activités périodiquement aux instances du Groupe. Les rapports des missions ainsi que le bilan annuel de l’activité de l’IGE, sont communiqués au comité des risques du groupe AFD et au comité des risques et d’audit de Proparco mais également aux comités de contrôle interne (Cocint) de l’AFD et de Proparco pour les missions qui les concernent. Les résultats du suivi des recommandations sont présentés à chaque Cocint concerné, ainsi que deux fois par an au comité des risques du groupe AFD, au conseil d’administration de l’AFD et au comité des risques et d’audit de Proparco. Par ailleurs, les tableaux de bord du bilan annuel de l’IGE font l’objet d’une présentation au Cocint et au comité des risques Groupe a minima annuellement. Ce dernier est également informé systématiquement des décisions prises par la Direction générale concernant l’éventualité d’un refus de mise en œuvre d’actions correctives identifiées dans le cadre des missions d’assurance.

4.2.5Surveillance des risques (audité)

 La surveillance des risques est assurée par le département Gestion des Risques Groupe de la Direction exécutive des Risques : par la division des Risques de Crédits, Climatiques et Seconde Opinion au niveau individuel des risques de crédit et par la division de Surveillance des risques à un niveau consolidé, à la fois pour les risques de crédit et les opérations de marché. Cette surveillance n’est pas exclusive à ce département : entre autres dispositifs, la revue semestrielle des contreparties non souveraines est initiée dans les départements géographiques et la Direction financière assure le pilotage stratégique et financier.

4.2.6Déclaration d’adéquation du dispositif

Le conseil d’administration confirme que les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne sont adaptés au profil de risque et à la stratégie du Groupe et permettent une maîtrise appropriée des risques matériels.

Le dispositif couvre l’ensemble des risques matériels (notamment crédit et concentration, ALM/liquidité/taux/change, opérationnel, non-conformité/LCB-FT, fraude, réputation, climat/ESG) au moyen d’indicateurs, de cartographies, de contrôles et de reportings aux instances de gouvernance.

Caractéristiques principales des systèmes de mesure et de reporting :

Les indicateurs et reportings sont produits à une fréquence adaptée, avec revues en comités et restitutions à l’organe de surveillance. Le cadre d’appétence aux risques (RAF) structure le pilotage par des limites et, le cas échéant, des seuils, assortis de mécanismes d’escalade et de plans d’actions ; les résultats des contrôles et audits font l’objet d’un suivi et de restitutions.

4.3Organe de direction et dispositif de gouvernance

Conformément aux dispositions de l’article 435(2) du CRR relatives à l’organe de direction, les éléments concernant le conseil d’administration sont détaillés aux chapitres 3.1.1 et 3.1.3 du présent document universel.

Au 31 décembre 2025, le conseil d’administration de l’AFD comprend 33 membres, dont 15 femmes (45 %) et 18 hommes (55 %), traduisant une composition proche de la parité.

Dans le cadre des orientations de l’ABE (EBA/GL/2021/05), le groupe AFD met en œuvre des actions visant à garantir l’égalité des opportunités, indépendamment du genre, et à améliorer la représentation du genre sous-représenté au sein de l’organe de direction. À ce titre :

4.4Les risques de profitabilité et les risques macroéconomiques et géopolitiques (audité)

4.4.1Risque de profitabilité

4.4.1.1Définition du risque de profitabilité

L’Agence Française de Développement définit le risque de profitabilité comme le risque de générer un résultat insuffisant pour soutenir ses fonds propres et, par conséquent, pour assurer son autonomie financière.

4.4.1.2Le modèle économique et financier de l’AFD

Le modèle économique et financier de l’AFD est bâti sur un principe de profitabilité modérée et de tarification normative eu égard à son activité de crédit de long terme en faveur d’entités et de projets relevant d’Investissements solidaires et durables (ISD).

La tarification normative de son activité de crédit consiste essentiellement à couvrir, sur la base des coûts réels :

4.4.1.3L’exposition au risque de profitabilité

Le Groupe exerce sa mission dans le cadre réglementaire bancaire applicable aux sociétés de financement et dans un environnement international soumis aux crises et aux chocs externes.

Le groupe AFD peut subir une chute de son résultat net sous l’effet cumulé :

sans possibilité de rapidement compenser par le rehaussement des marges de crédit (viscosité et modération de l’effet prix).

4.4.1.4Le rôle de l’État dans la gestion du risque

Cette particularité du modèle économique et financier est assumée et soutenue par l’État, actionnaire unique de l’AFD.

Les incidences d’un tel risque (solvabilité notamment) sont prises en compte par l’actionnaire, dans le cadre du dialogue et du pilotage stratégique de moyen terme.

4.4.2Risque macroénomique et géopolitique 

4.4.2.1L’exposition de l’AFD aux crises internationales

Du fait de son périmètre d’intervention, l’Agence Française de Développement est exposée à l’émergence de crises dont l’origine peut être politique, géopolitique ou macroéconomique.

Le risque (géo)politique traduit l’ensemble des événements ou décisions d’ordre politique ou administratif, national ou international pouvant entraîner des pertes économiques, commerciales ou financières pour les entreprises, importatrices, exportatrices, ou investissant à l’étranger.

4.4.2.2Les principaux facteurs de risques identifiés pour 2026

Les principaux facteurs de risques identifiés pour 2026 (cf. § 1.6.1 Contexte de l’économie internationale) sont :

4.4.2.3L’encadrement et la gestion du risque

L’AFD dimensionne et plafonne son niveau d’intervention dans une géographie considérée en fonction du cadre d’appétence aux risques relatif au risque de concentration.

L’AFD suit également les règles d’encadrement fixées par l’État en matière d’octrois de financements souverains.

Par ailleurs, il faut noter que toute initiative de restructuration de dette souveraine, quand elle s’avère nécessaire, est menée dans le cadre du Club de Paris et sous l’autorité de l’État français concernant l’AFD.

4.4.2.4Illustration du risque dans les pays d’intervention

De manière illustrative, le tableau ci-dessous présente les principaux pays d’intervention sensibles aux chocs économiques et financiers externes à travers l’indicateur de service de la dette externe rapporté à la génération de devises au compte courant (source Banque mondiale).

Pays (1)

Fragilités potentielles liées à la dette externe totale (1)

Fragilités potentielles liées à la dette externe publique (2)

Encours (Souverains et Non Souverains)
 (en millions d’euros)

Risques (Souverains et Non Souverains)
 (en millions d’euros)

Mozambique

 

157

376

Pakistan

488

1 003

Argentine

135

395

Colombie

 

2 292

2 540

Brésil

 

1 732

2 752

Égypte

1 425

2 012

Ouzbékistan

 

1 039

1 344

Angola

340

736

Sénégal

1 342

1 924

Tunisie

963

1 371

Géorgie

 

841

930

Indonésie

 

1 406

1 671

Kenya

798

1 300

Turquie

 

1 773

2 160

Cameroun

1 041

1 304

Ouganda

 

386

578

Sri Lanka

26

68

Équateur

842

992

Côte d’Ivoire

 

1 147

2 054

Jordanie

 

1 064

1 432

  • Ratio service de dette externe totale supérieur à 20 %.
  • Ratio service de dette externe publique supérieur à 15 % et/ou mauvais historique de paiement.

 

Les 20 pays listés sont classés par ordre décroissant en termes de ratio service de dette externe totale/(recettes d’exportations + revenus primaires), parmi les pays d’intervention du groupe AFD pour lesquels l’exposition signée au 31 décembre 2025 est supérieure à 100 M€.

4.5La gestion du capital et l’adéquation des fonds propres

Conformément à la directive CRD V et à sa transposition en droit français (arrêté du 3 novembre 2014), l’AFD a actualisé en 2024 son dispositif ICAAP, qui évalue l’adéquation des fonds propres au regard des risques matériels liés à l’activité, au modèle économique et au plan d’affaires. Le rapport ICAAP sera soumis pour approbation au conseil d’administration du 23 avril 2026 et s’appliquera à l’ensemble des entités du périmètre prudentiel. La gouvernance repose sur l’élaboration/approbation de l’ICAAP, le pilotage du capital et la planification du capital ;

Le comité des risques Groupe veille à sa mise en œuvre et sa mise à jour, et le conseil d’administration en assure l’approbation finale. Les besoins en capital sont analysés selon une approche réglementaire (Pilier 1 et Pilier 2, incluant notamment l’IRRBB) et une approche interne ; l’exercice de projection est principalement centré sur l’approche réglementaire, jugée plus conservatrice.

La planification du capital est réalisée sur un horizon d’au moins trois ans, en scénario central et en scénarios adverses (idiosyncratique et systémique), dont les impacts se traduisent par une hausse des RWA et une baisse des fonds propres (via le coût du risque et le résultat mis en réserves).

Au titre du Pilier 1, l’AFD satisfait largement aux exigences minimales de fonds propres avec un ratio de solvabilité des fonds propres à 15,84 % au 31 décembre 2025, en hausse par rapport 2024 (15,26 %).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2024, le calibrage du compte de réserve est considéré comme un mécanisme de couverture du risque souverain. En effet, la notice ACPR de 2022 précise que, conformément à la réglementation européenne (CRR et règlement délégué UE n° 183/2014), les ajustements pour risque de crédit sont limités aux pertes liées au risque de crédit et viennent en déduction les fonds propres de base (CET1). Avec l’introduction de la norme IFRS 9, l’Autorité Bancaire Européenne a indiqué que toutes les provisions pour pertes de crédit attendues selon cette norme sont considérées comme des ajustements spécifiques pour risque de crédit.

4.5.1Risque de solvabilité (Audité)

Le Groupe définit le risque de solvabilité comme le risque de faire face à des fonds propres insuffisants, ne lui permettant pas de répondre à ses exigences réglementaires. Dans le cadre de son plan d’affaires, le groupe AFD veille donc à maintenir un niveau de fonds propres suffisant au regard du développement de son activité, afin de satisfaire les exigences réglementaires.

Une évolution de la réglementation réglementaire et prudentielle, pouvant se traduire par une augmentation sensible des fonds propres nécessaires aux activités bancaires de l’AFD, pourrait donc entraîner plusieurs impacts significatifs pour le groupe AFD : d’abord un impact stratégique sur le programme d’activité, avec l’arrêt ou la réduction significative de certains types de produits, mais également un impact de modèle lié à la réallocation des ressources humaines vers d’autres activités/produits. Les modifications du cadre législatif restent très largement imprévisibles à l’instar de la mise en place de Bâle III, suite à la crise financière.

Par ailleurs, dans le cadre de l’entrée en application du règlement CRR3 au 1er janvier 2025, le Groupe a conduit dès 2024 des travaux d’analyse approfondis afin d’identifier et d’évaluer les évolutions introduites par ce nouveau cadre prudentiel, notamment en matière de pondération des risques et d’évolution des méthodes de calcul.

Sur la base de ces analyses, des travaux de mise en œuvre opérationnelle ont été menés conjointement par les Directions des Risques et Finances afin d’adapter les dispositifs internes et d’assurer la conformité du Groupe aux nouvelles exigences réglementaires applicables depuis 2025.

Au titre du Pilier 2, l’AFD a développé un processus d’évaluation de l’adéquation de son capital dit « ICAAP » (Internal capital Adequacy Assessment Process) conformément aux exigences imposées par la directive Européenne CRDIV et sa transposition en droit français dans l’arrêté du 3 novembre 2014.

L’AFD a organisé et construit son ICAAP en considérant les textes réglementaires tout en l’adaptant à son modèle économique et financier.

L’AFD a par ailleurs pris en compte les orientations proposées par les autorités européennes et françaises pour concevoir son ICAAP, notamment :

Depuis l’initiation de ce processus et la première déclaration en 2016, l’approche méthodologique a été adaptée et l’exercice actualisé afin d’être en adéquation avec le changement d’agrément de l’AFD en société de financement et son profil de risque.

Depuis 2019, l’AFD a effectué et soumis annuellement la déclaration de l’ICAAP à l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).

Dans le cadre de ce processus interne, l’AFD pourrait utiliser pour la mesure de l’adéquation de son capital les deux approches suivantes :

Parmi les deux approches, la plus contraignante est retenue en priorité dans le processus de décision sur les sujets relatifs à la gestion de capital comme les évaluations prospectives ou l’allocation du capital.

Le processus appliqué est donc celui d’un exercice de projections centré sur l’approche réglementaire, plus conservatrice que l’approche économique qui diffère pour l’essentiel par la prise en compte dans la définition du capital interne des instruments ayant une capacité d’absorption des pertes, i.e., le compte de réserve.

Dans l’approche réglementaire, un seuil de significativité a été déterminé visant à identifier les risques tangibles (L’AFD définit comme tangible tout risque qui peut avoir un impact significatif sur sa solvabilité). Ce seuil de significativité a été fixé à un niveau de pertes égal à 10 points de base du ratio de solvabilité réglementaire.

La planification de capital inclut les projections des ratios de capital dans un scénario central et un scénario adverse établi en lien avec les départements risques et économiques sur un même horizon de temps.

L’ICAAP permet au groupe AFD d’évaluer l’adéquation de ses fonds propres avec les risques tangibles auxquels il est exposé, au titre de son activité, de son modèle économique et de son plan d’affaires.

L’actualisation de l’ICAAP 2025 est conduite au cours du premier trimestre 2026, est présentée pour approbation en conseil d’administration du 23 avril 2026 et s’applique à toutes les entités du périmètre prudentiel du groupe AFD.

Les fonds propres réglementaires sont déterminés conformément au Règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil relatif aux exigences prudentielles (CRR), tel que modifié. Ils s'articulent autour de trois compartiments hiérarchisés selon leur capacité d'absorption des pertes.

Le Common Equity Tier 1 (CET1) constitue le noyau dur des fonds propres. Il est composé des éléments de capital de la plus haute qualité, essentiellement assimilables aux capitaux propres comptables de l'établissement, sous réserve de l'application des filtres prudentiels et des déductions réglementaires prévus par le CRR, portant notamment sur les actifs incorporels ainsi que les ajustements de valeur au titre de la valorisation prudente (Prudent Valuation Adjustments – PVA). Les intérêts minoritaires sont intégrés dans la limite des plafonds d'éligibilité définis par la réglementation.

L'Additional Tier 1 (AT1) regroupe les instruments de dette perpétuelle, dégagés de toute incitation ou obligation de remboursement dont les caractéristiques d'éligibilité sont strictement encadrées par le CRR, notamment en ce qui concerne l'absorption des pertes en situation de continuité d'exploitation, la discrétion sur le versement des coupons et l'absence d'incitation au remboursement.

Le Tier 2 (T2) est constitué d'instruments de dette subordonnée répondant aux critères d'éligibilité définis par le CRR. Historiquement, la Ressource à Conditions Spéciales (RCS) versée par le Trésor français à l’AFD était éligible à ce compartiment. Cette ressource étant désormais convertie en capital au fur et à mesure de ses versements, l’AFD ne présente plus d'éléments de Tier 2 dans sa structure de fonds propres réglementaires.

Pour rappel, l'État français détient l'intégralité du capital de l’AFD, ce qui constitue une caractéristique structurante de la composition de ses fonds propres réglementaires

Enfin, il n’existe pas de différence dans les périmètres comptables et prudentiels. Le périmètre et les méthodes de consolidation sont définis dans les paragraphes 6 « États financiers consolidés établis selon les normes comptables IFRS adoptées par l’Union européenne » ; notes annexes 6.2.3.1 « Périmètre et méthodes de consolidation ».

 

EU LI3 – Schéma des différences dans les périmètres de consolidation (entité par entité)

 

Données au 31/12/2025 

a

b

c

d

e

f

g

h

Nom de l’entité

Méthode de consolidation comptable

Méthode de consolidation prudentielle

Description de l’entité

Consolidation complète

Consolidation proportionnelle

Méthode de mise en équivalence

Ni consolidées ni déduites

Déduit

 

Proparco

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Fonds de placement et entités financières similaires

 

Fisea

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Gestion de fonds

 

Sogefom

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Fonds de garantie

 

Sic

Mise en équivalence

 

 

X

 

 

Société immobilière de Nouvelle-Calédonie

 

Socredo

Mise en équivalence

 

 

X

 

 

Autres intermédiations monétaires

 

Expertise France

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Agence publique de coopération technique

 

Soderag

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Financement des entreprises sous forme de participations dans les départements de Guadeloupe, Guyane et Martinique

 

STOA S.A.

Mise en équivalence

 

 

X

 

 

Fonds d’investissement à impact

 

Données au 31/12/2024 

a

b

c

d

e

f

g

h

Nom de l’entité

Méthode de consolidation comptable

Méthode de consolidation prudentielle

Description de l’entité

Consolidation complète

Consolidation proportionnelle

Méthode de mise en équivalence

Ni consolidées ni déduites

Déduit

 

Proparco

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Fonds de placement et entités financières similaires

 

Fisea

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Gestion de fonds

 

Sogefom

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Fonds de garantie

 

Sic

Mise en équivalence

 

 

X

 

 

Société immobilière de Nouvelle-Calédonie

 

Socredo

Mise en équivalence

 

 

X

 

 

Autres intermédiations monétaires

 

Expertise France

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Agence publique de coopération technique

 

Soderag

Consolidation complète

X

 

 

 

 

Financement des entreprises sous forme de participations dans les départements de Guadeloupe, Guyane et Martinique

 

Par ailleurs, il n’existe aucune restriction aux transferts de fonds ou fonds propres réglementaires au sein du Groupe.

Au titre des templates LI1 et LI2, le total des actifs s’élève à 73,9 milliards d’euros constant par rapport à 2024 (variation de 2 %) , principalement constitué d’actifs financiers évalués au coût amorti, incluant les prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés. Le montant total des expositions s’établit à 85,4 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

Les informations présentées dans les templates LI1 et LI2 font apparaître un écart dû aux montants hors bilan, facteurs de conversion de crédit (CCF) et les provisions. 

Conformément à l’article 436 du Capital Requirements Regulation III (CRR3), le groupe AFD publie les informations relatives au champ d’application du dispositif prudentiel et au périmètre de consolidation réglementaire. Ces informations visent à présenter le rapprochement entre le périmètre de consolidation comptable et le périmètre de consolidation réglementaire, ainsi qu’à expliquer les principales différences éventuelles entre les valeurs comptables et les montants d’exposition utilisés à des fins prudentielles.

Le groupe AFD établit ses exigences prudentielles principalement sur une base consolidée, conformément aux dispositions prévues par le CRR. Certaines entités du Groupe bénéficient d’une exemption de l’application des exigences de fonds propres sur base individuelle, en vertu de la dérogation prévue à l’article 7 du CRR, les exigences étant suivies et contrôlées au niveau consolidé du Groupe.

4.5.2Informations quantitatives sur la gestion du capital et l’adéquation des fonds propres

EU LI1 – Différences entre le périmètre comptable et le périmètre de consolidation prudentielle et cartographie des catégories d’états financiers avec les catégories de risques réglementaires

 

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

Valeurs comptables telles qu’elles sont déclarées dans les états financiers publiés

Valeurs comptables dans le cadre de la consolidation prudentielle

Valeurs comptables des éléments

Soumis au  risque de crédit

Soumis au risque de contrepartie

Soumis au cadre de la titrisation

Soumis
 au risque
 de marché

Non soumis à des exigences de fonds propres ou soumis à déduction sur les fonds propres

 

ACTIF

 

 

 

 

 

 

 

1

Caisse, Banques centrales

792

792

792

-

-

-

-

2

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

3 268

3 268

2 833

-

221

-

-

3

Instruments dérivés de couverture

2 701

2 701

-

867

-

-

-

4

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

4 272

4 272

4 272

-

-

-

-

5

Instruments de dettes au coût amorti

2 248

2 248

2 248

-

-

-

-

6

Actifs financiers au coût amorti

55 946

55 946

57 607

-

-

-

-

7

Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilé, au coût amorti

13 176

13 176

13 235

-

-

-

-

8

Prêts et créances sur la clientèle, au coût amorti

42 769

42 769

44 372

-

-

-

-

9

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

-

-

-

-

-

-

-

10

Actifs d’impôts courants

3

3

3

-

-

-

-

11

Actifs d’impôts différés

24

24

24

-

-

-

-

12

Comptes de régularisation et autres actifs divers

3 240

3 240

3 240

-

-

-

-

13

Participations dans les sociétés mises en équivalence

249

249

249

-

-

-

-

14

Immobilisations corporelles

969

969

969

-

-

-

-

15

Immobilisations incorporelles

224

224

-

-

-

-

224

16

Écarts d’acquisition

-

-

-

-

-

-

-

17

Total des actifs

73 936

73 936

72 237

867

221

-

224

 

PASSIF

 

 

 

 

 

 

 

1

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

2

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

140

140

-

-

-

-

-

3

Instruments dérivés de couverture

4 105

4 105

-

867

-

-

-

4

Passifs financiers au coût amorti

54 356

54 356

-

-

-

-

-

 

Dettes représentées par un titre au coût amorti

54 325

54 325

-

-

-

-

-

 

Dettes envers les établissements de crédit et assimilé, au coût amorti

29

29

-

-

-

-

-

 

Dettes envers la clientèle au coût amorti

2

2

-

-

-

-

-

5

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

35

35

-

-

-

-

-

6

Passifs d’impôts courants

3

3

-

-

-

-

-

7

Passifs d’impôts différés

12

12

-

-

-

-

-

8

Comptes de régularisation et passifs divers

3 303

3 303

-

-

-

-

-

9

Provisions

1 056

1 056

-

-

-

-

-

10

Dettes subordonnées

843

843

-

-

-

-

-

12

Capitaux propres Part du Groupe

9 886

9 886

-

-

-

-

-

 

Dotation et réserves liées

5 323

5 323

-

-

-

-

-

 

Réserves consolidées et autres

4 054

4 054

-

-

-

-

-

 

Gains et pertes comptabilisés en capitaux propres

121

121

-

-

-

-

-

 

Résultat de la période

388

388

-

-

-

-

-

13

Intérêts minoritaires

196

196

-

-

-

-

-

14

Total des passifs

73 936

73 936

-

867

-

-

-

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d'euros)

a

b

c

d

e

f

g

Valeurs comptables telles qu’elles sont déclarées dans les états financiers publiés

Valeurs comptables dans le cadre de la consolidation prudentielle

Valeurs comptables des éléments

Soumis au risque de crédit

Soumis au risque de contrepartie

Soumis au cadre de la titrisation

Soumis
 au risque
 de marché

Non soumis à des exigences de fonds propres ou soumis à déduction sur les fonds propres

 

ACTIF

 

 

 

 

 

 

 

1

Caisse, Banques centrales

864

864

864

-

-

-

-

2

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

4 740

4 740

4 514

-

191

-

-

3

Instruments dérivés de couverture

3 341

3 341

-

953

-

-

-

4

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

2 274

2 274

2 274

-

-

-

-

5

Instruments de dettes au coût amorti

3 148

3 148

3 148

-

-

-

-

6

Actifs financiers au coût amorti

53 772

53 772

55 552

-

-

-

-

7

Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilé, au coût amorti

13 303

13 303

13 303

-

-

-

-

8

Prêts et créances sur la clientèle, au coût amorti

40 469

40 469

42 249

-

-

-

-

9

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

45

45

45

-

-

-

-

10

Actifs d'impôts courants

6

6

6

-

-

-

-

11

Actifs d'impôts différés

28

28

28

-

-

-

-

12

Comptes de régularisation et autres actifs divers

2 908

2 908

2 908

-

-

-

-

13

Participations dans les sociétés mises en équivalence

160

160

160

-

-

-

-

14

Immobilisations corporelles

858

858

858

-

-

-

-

15

Immobilisations incorporelles

183

183

-

-

-

-

183

16

Écarts d'acquisition

-

-

-

-

-

-

-

17

Total des actifs

72 327

72 327

70 357

953

191

-

183

 

PASSIF

 

 

 

 

 

 

 

1

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

2

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

482

482

-

-

-

-

-

3

Instruments dérivés de couverture

3 663

3 663

-

953

-

-

-

4

Passifs financiers au coût amorti

53 477

53 477

-

-

-

-

-

 

Dettes représentées par un titre au coût amorti

53 465

53 465

-

-

-

-

-

 

Dettes envers les établissements de crédit et assimilé, au coût amorti

10

10

-

-

-

-

-

 

Dettes envers la clientèle au coût amorti

2

2

-

-

-

-

-

5

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

-

-

-

-

-

-

-

6

Passifs d'impôts courants

14

14

-

-

-

-

-

7

Passifs d'impôts différés

14

14

-

-

-

-

-

8

Comptes de régularisation et passifs divers

3 330

3 330

-

-

-

-

-

9

Provisions

882

882

-

-

-

-

-

10

Dettes subordonnées

843

843

-

-

-

-

-

12

Capitaux propres Part du Groupe

9 422

9 422

-

-

-

-

-

 

Dotation et réserves liées

5 178

5 178

-

-

-

-

-

 

Réserves consolidées et autres

3 787

3 787

-

-

-

-

-

 

Gains et pertes comptabilisés en capitaux propres

114

114

-

-

-

-

-

 

Résultat de la période

344

344

-

-

-

-

-

13

Intérêts minoritaires

200

200

-

-

-

-

-

14

Total des passifs

72 327

72 327

-

953

-

-

-

EU LI2 – Principales sources de différences entre les montants d’expositions réglementaires et les valeurs comptables dans les états financiers

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d'euros)

a

b

c

d

e

Total

Eléments assujettis

au risque
 de crédit

au cadre de la titrisation

au risque de contrepartie

au risque
 de marché

1

Montant de la valeur comptable des actifs dans le cadre de la consolidation prudentielle (selon modèle LI1)

73 326

72 237

221

867

-

2

Montant de la valeur comptable du passif dans le cadre de la consolidation prudentielle (selon modèle LI1)

867

-

-

867

-

3

Montant net total dans le cadre de la consolidation prudentielle

72 459

72 459

221

-

-

4

Montants hors bilan

19 897

19 897

 

 

 

5

Différences de valorisation

-

-

-

-

-

6

Différences dues à des règles de compensation différentes, autres que celles déjà incluses dans la ligne 2

-

-

-

-

-

7

Différences dues à la prise en compte des provisions

(518)

(518)

-

-

-

8

Différences dues à l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit (CRM)

-

-

-

-

-

9

Différences dues aux facteurs de conversion du crédit

(7 087)

(7 087)

-

-

-

10

Différences dues à la titrisation avec transfert de risque

-

-

-

-

-

11

Autres différences

(221)

(221)

-

-

-

12

Montants d’exposition considérés à des fins réglementaires

85 396

84 529

221

867

-

 

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d'euros)

a

b

c

d

e

Total

Eléments assujettis

au risque
 de crédit

au cadre de la titrisation

au risque de contrepartie

au risque
 de marché

1

Montant de la valeur comptable des actifs dans le cadre de la consolidation prudentielle (selon modèle LI1)

71 501

70 357

191

953

-

2

Montant de la valeur comptable du passif dans le cadre de la consolidation prudentielle (selon modèle LI1)

953

-

-

953

-

3

Montant net total dans le cadre de la consolidation prudentielle

70 548

70 548

191

-

-

4

Montants hors bilan

20 466

20 466

-

-

-

5

Différences de valorisation

-

-

-

-

-

6

Différences dues à des règles de compensation différentes, autres que celles déjà incluses dans la ligne 2

-

-

-

-

-

7

Différences dues à la prise en compte des provisions

(318)

(318)

-

-

-

8

Différences dues à l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit (CRM)

-

-

-

-

-

9

Différences dues aux facteurs de conversion du crédit

(6 708)

(6 708)

-

-

-

10

Différences dues à la titrisation avec transfert de risque

-

-

-

-

-

11

Autres différences

(191)

(191)

-

-

-

12

Montants d’exposition considérés à des fins réglementaires

84 750

83 796

191

953

-

EU CC1 – Composition des fonds propres réglementaires (2)

Le tableau fournit une ventilation des éléments constitutifs des fonds propres réglementaires, selon l’article 437, points a), d), e) et f), du CRR, « Publication d’informations sur les fonds propres ».

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

Montants

Montants

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) : instruments et réserves

1

Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents

4 863

4 718

 

dont : instruments du capital

4 863

4 718

2

Résultats non distribués

2 748

2 532

3

Autres éléments du résultat global accumulés (et autres réserves)

1 887

1 829

5

Intérêts minoritaires (montant autorisé en CET1 consolidés)

171

164

EU-5a

Bénéfices intermédiaires, nets de toute charge et de tout dividende prévisible, ayant fait l’objet d’un contrôle indépendant

118

187

6

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) avant ajustements réglementaires

9 788

9 429

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) : ajustements réglementaires

7

Corrections de valeur supplémentaires (montant négatif)

(8)

(7)

8

Immobilisations incorporelles (nettes des passifs d’impôt associés) (montant négatif)

(224)

(183)

27a

Autres ajustements réglementaires

(34)

4

28

Total des ajustements réglementaires des fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)

(266)

(186)

29

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)

9 522

9 243

Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) : instruments

30

Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents

840

840

36

Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) avant ajustements réglementaires

840

840

Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) : ajustements réglementaires

44

Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1)

840

840

45

Fonds propres de catégorie 1 (T1 = CET1 + AT1)

10 362

10 083

Fonds propres de catégorie 2 (T2) : ajustements réglementaires-

58

Fonds propres de catégorie 2 (T2)

-

-

59

Total des fonds propres (TC = T1 + T2)

10 362

10 083

60

Montant total d’exposition au risque

65 406

66 081

Ratios et exigences de fonds propres, y compris les coussins

61

Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)

14,56 %

13,99 %

62

Fonds propres de catégorie 1

15,84 %

15,26 %

63

Total des fonds propres

15,84 %

15,26 %

64

Exigences globales de fonds propres CET1 de l’établissement

8,06 %

8,05 %

65

dont : exigence de coussin de conservation de fonds propres

2,50 %

2,50 %

66

dont : exigence de coussin de fonds propres contracyclique

0,36 %

0,35 %

67

dont : exigence de coussin pour le risque systémique

0,00 %

0,00 %

EU-67a

dont : exigence de coussin pour établissement d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour autre établissement d’importance systémique (autre EIS)

0,00 %

0,00 %

EU-67b

dont : exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif

5,16 %

5,16 %

68

Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage du montant d’exposition au risque) disponibles après le respect des exigences minimales de fonds propres

5,36 %

4,73 %

Montants inférieurs aux seuils pour déduction (avant pondération)

72

Détentions directes et indirectes de fonds propres et d’engagements éligibles d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement ne détient pas d’investissement important (montant en dessous du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles)

290

287

73

Détentions directes et indirectes, par l’établissement, d’instruments CET1 d’entités du secteur financier dans lesquelles l’établissement détient un investissement important (montant en dessous du seuil de 17,65 %, net des positions courtes éligibles)

220

248

EU CC2 – Rapprochement entre les fonds propres réglementaires et le bilan dans les états financiers audités

Le tableau permet de montrer le lien entre le bilan publié dans les états financiers et les chiffres utilisés dans la déclaration de la composition des fonds propres prévue par le tableau EU CC1, selon l’article 437, point a), du CRR, « Publication d’informations sur les fonds propres ».

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

a

b

a

b

Bilan dans les états financiers publiés

Selon le périmètre
 de consolidation réglementaire

Bilan dans les états financiers publiés

Selon le périmètre
 de consolidation réglementaire

À la fin de la période

À la fin de la période

À la fin de la période

À la fin de la période

Actifs – Ventilation par catégorie d’actifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés

1

Caisse, Banques centrales

792

792

864

864

2

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

3 268

3 055

4 740

4 704

3

Instruments dérivés de couverture

2 701

867

3 341

953

4

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

4 272

4 272

2 274

2 274

5

Instruments de dettes au coût amorti

2 248

2 248

3 148

3 148

6

Actifs financiers au coût amorti

55 946

57 607

53 772

55 552

7

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

-

-

45

45

8

Actifs d’impôts courants

3

3

6

6

9

Actifs d’impôts différés

24

24

28

28

10

Comptes de régularisation et autres actifs divers

3 240

3 240

2 908

2 908

11

Participations dans les sociétés mises en équivalence

249

249

160

160

12

Immobilisations corporelles

969

969

858

858

13

Immobilisations incorporelles

224

-

183

-

 

Total actifs

73 936

73 325

72 327

71 501

Passifs – Ventilation par catégorie de passifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés

1

Banques Centrales

 

 

 

 

2

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

140

140

482

482

3

Instruments dérivés de couverture

4 105

4 105

3 663

3 663

4

Passifs financiers au coût amorti

54 356

54 041

53 477

52 844

5

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

35

35

-

-

6

Passif d’impôts courant

3

3

14

14

7

Passifs d’impôts différés

12

12

14

14

8

Comptes de régularisation et passifs divers

3 303

3 303

3 330

3 330

9

Provisions

1 056

1 056

882

882

10

Dettes subordonnées

843

843

843

843

11

Capitaux propres Part du Groupe

9 886

9 616

9 422

9 265

12

Intérêts minoritaires

196

171

200

164

 

Total des passifs

73 936

73 325

72 327

71 501

Capitaux propres

1

Dotation et réserves liées

5 323

5 323

5 178

5 178

2

Réserves consolidées et autres

4 054

4 054

3 787

3 787

3

Gains et pertes directement comptabilisés en capitaux propres

121

121

114

114

4

Résultat de la période

388

118

344

187

5

Intérêts minoritaires

196

171

200

164

 

Total des capitaux propres

10 083

9 788

9 622

9 429

 

Au titre des templates CC1 et CC2, les fonds propres s’élèvent à 10 362 millions d’euros (contre 10 083 millions d’euros au 31 décembre 2024) pour un montant d’expositions au risque de 65 406 millions d’euros (contre 66 081 millions d’euros à fin 2024). Les fonds propres, exclusivement constitués de fonds propres de catégorie 1, se composent à hauteur de 91,9 % de CET1 (9 522 millions d’euros), traduisant une structure de capital de haute qualité.

OV1 – Vue d’ensemble des montants totaux d’exposition au risque

Le tableau donne un aperçu du total des RWA figurant au dénominateur des exigences de fonds propres fondées sur le risque selon l’article 438, point d), du CRR, « Publication d’informations sur les exigences de fonds propres et sur les montants d’exposition pondérés ». Le montant total des expositions s’élève à 65,4 milliards d’euros , dont le principal risque est le risque de crédit hors CCR, représentant 94,4 % des expositions. 

En millions d’euros

Montant total d’exposition au risque (TREA)

Total des exigences 
de fonds propres

a

b

c

31/12/2025

31/12/2024

31/12/2025

1

Risque de crédit (hors CCR)

61 740

62 665

4 939

2

Dont approche standard

61 740

62 665

4 939

3

Dont approche NI simple (F-IRB)

-

-

-

4

Dont approche par référencement

-

-

-

EU 4a

Dont actions faisant l’objet de la méthode de pondération simple

-

-

-

5

Dont approche NI avancée (A-IRB)

-

-

-

6

Risque de crédit de contrepartie – CCR

229

297

18

7

Dont approche standard

97

178

8

8

Dont méthode du modèle interne (IMM)

-

-

-

EU 8a

Dont expositions sur une CCP

108

119

9

9

Dont autres CCR

24

-

2

10

Risque d’ajustement de l’évaluation de crédit – risque de CVA

223

203

18

EU 10a

Dont approche standard (SA)

223

203

18

EU 10b

Dont approche de base (F-BA et R-BA)

-

-

-

EU 10c

Dont approche simplifiée

-

-

-

15

Risque de règlement

-

-

-

16

Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation 
(après le plafond)

728

610

58

17

Dont approche SEC-IRBA

-

-

-

18

Dont SEC-ERBA (y compris IAA)

-

-

-

19

Dont approche SEC-SA

728

610

58

EU 19a

Dont 1 250 %/déduction

-

-

-

20

Risques de position, de change et de matières premières 
(Risque de marché)

-

320

-

21

Dont approche standard alternative (ASA)

-

-

 

EU 21a

Dont approche standard simplifiée (S-SA)

-

320

-

22

Dont approche alternative fondée sur les modèles internes (A-IMA)

-

-

-

EU 22a

Grands risques

-

-

-

23

Reclassements entre le portefeuille de négociation et le portefeuille hors négociation

-

-

-

24

Risque opérationnel

2 486

1 985

199

EU 24a

Expositions sur crypto-actifs

-

-

-

25

Montants inférieurs aux seuils de déduction (soumis à pondération de 250 %)

-

-

-

26

Plancher de fonds propres appliqué (%)

-

-

-

27

Ajustement pour le plancher (avant application du plafond transitoire)

-

-

-

28

Ajustement pour le plancher (après application du plafond transitoire)

-

-

-

29

Total

65 406

66 081

5 232

 

CCyB2 – Montant du coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement

Le tableau fournit le montant du coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement, selon l’article 440, point b) du CRR, « Publication d’informations sur le coussin de fonds propres contracyclique ».

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

a

a

1

Montant total d’exposition au risque

65 406

66 081

2

Taux de coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement

0,36 %

0,35 %

3

Exigence de coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement

233

232

4.6Risque de crédit

Le risque de crédit est défini comme le risque qu’un emprunteur ne rembourse pas tout ou une partie de son crédit aux échéances prévues par le contrat signé entre lui et le groupe AFD. Par extension, ce risque porte également sur les garanties émises par le groupe AFD pour couvrir des engagements sur prêts de certains de ses partenaires bancaires. L’exposition au risque de crédit comprend les expositions du bilan dont notamment les prêts, les participations, les instruments financiers et dérivés ainsi que les expositions de hors-bilan (engagements de financement et garanties données). Le risque de crédit du groupe AFD se définit comme la probabilité qu’un débiteur soit dans l’incapacité de faire face au remboursement des financements octroyés. Par extension, ce risque porte également sur les garanties émises par le groupe AFD pour couvrir des engagements sur prêts de certains de ses partenaires bancaires.

Ce risque se décline dans la cartographie des risques du Groupe en quatre sous-classes de risques :

Le niveau du risque de crédit (notation de crédit (3)) traduit la probabilité de défaut de l’emprunteur sur ses obligations. Ce risque est évalué lors de l’instruction du financement et participe à la décision d’octroi de crédit en accord avec le cadre d’appétence aux risques de l’institution et du dispositif de limites en place, réglementaires et opérationnelles internes (individuelles, géographiques, sectorielles…).

Ce niveau de risque est réévalué périodiquement, a minima annuellement, pour identifier toute dégradation de ce risque après l’octroi et procéder au provisionnement nécessaire. Ce provisionnement est basé sur le taux de recouvrement estimé de la créance, selon deux méthodologies distinguant les encours sains et sensibles et les encours douteux. Il permet de déterminer le coût du risque de l’institution en prenant également en compte les passages en pertes.

L’exposition au risque de crédit comprend les expositions du bilan dont notamment les prêts, les participations, les instruments financiers et dérivés ainsi que les expositions de hors-bilan (engagements de financement et garanties données).

S’agissant principalement du risque de prêt, les expositions présentant des impayés sont suivies dans le système d’information et font l’objet d’un déclassement automatique en créances douteuses selon les règles d’antériorité définies par la réglementation et de dépréciations. Les approches adoptées pour les provisions et dépréciations spécifiques et générales sont exposées dans le paragraphe 6.2.3.2 relatif aux principes et méthodes comptables des états financiers consolidés. La revue périodique des cotations permet d’avoir un suivi individualisé des contreparties. La revue des informations sur les risques est présentée dans le paragraphe 6.2.5.1 relatif au risque de crédit.

Le risque de concentration est, pour le Groupe, le risque de pertes importantes vis-à-vis de son profil de risques de son modèle économique, de sa solvabilité, mais aussi au regard de la poursuite de ses activités du fait de la défaillance conjointe de contreparties sur plusieurs catégories de risques (groupe, pays, secteur, etc.) Les défauts des contreparties sur lesquelles le Groupe est très exposé (i.e. présentant un niveau de concentration élevé) peuvent avoir une incidence matérielle sur le résultat de ce dernier.

Dans la cartographie des risques financiers, le risque de concentration est décliné en deux sous-classes de risque :

 

De par son mandat et en tant que banque publique de développement, le groupe AFD est amené à intervenir dans des géographies exposées, auprès de contreparties risquées et sur des maturités longues. Conformément à sa stratégie, le Groupe a connu une croissance forte de ses volumes d’autorisations annuels ces dernières années qui, s’ils sont désormais stabilisés, continuent à impliquer une hausse significative du portefeuille de prêts souverains et non-souverains. Cela conduit de fait le Groupe à assumer un volume de risque de crédit plus élevé.

Pour ses interventions en souverain, l’AFD bénéficie du dispositif du « Compte de réserve » abondé par l’État et est, historiquement, indemnisée par ce dernier à hauteur des créances souveraines ayant fait l’objet d’annulations décidées par l’État soit dans le cadre d’accords en Club de Paris soit du fait de décisions bilatérales. En outre, pour intervenir en prêt souverain sans impacter négativement la soutenabilité de la dette des pays concernés ou la robustesse du modèle économique de celle-ci l’AFD applique à l’octroi la doctrine dite « Le Maire » en vigueur depuis le 1er janvier 2024 par laquelle sont définies les conditions d’intervention par pays.

Le Groupe exerce par ailleurs une vigilance marquée sur son portefeuille d’activités non souveraines avec l’objectif d’une part d’un maintien de la notation moyenne de ses contreparties et d’autre part d’une diversification de son portefeuille de prêts non souverains, même si son appétence au risque de concentration reste structurellement élevée de par la difficulté d’identifier, dans les géographies d’intervention des contreparties solides et à la surface financière permettant de déployer des projets de taille et d’impacts importants.

Conformément à ses orientations stratégiques, le Groupe a une appétence plus marquée à la prise de risque en faveur du secteur privé – comme en témoignent :

L’appétence au risque de crédit et au risque de concentration du Groupe est fortement inhérente à son mandat de développement.

En millions d’euros

Bilan 31/12/2025

Hors bilan 31/12/2025

Total 31/12/2025

Répartition des engagements 31/12/2025

Risques sains (stage 1)

44 164

16 713

60 877

79 %

Provisions IFRS 9 (*)

163

47

210

9 %

Risques sensibles (stage 2)

9 013

1 687

10 699

14 %

Provisions IFRS 9 (*)

421

96

517

22 %

Risques douteux (stage 3)

3 997

1 417

5 414

7 %

Provisions individuelles (*)

1 210

441

1 651

69 %

Hors périmètre provisionnement collectif

222

11

233

0,3 %

Total Risques

57 395

19 828

77 223

100 %

Total Provisions

1 794

584

2 378

100 %

(*) incluant le calibrage du compte de réserve

 

 

 

 

 

Ce tableau présente des données qui reflètent les données de gestion suivies par la Direction des risques du Groupe, pouvant présenter des écarts avec les données figurant dans les états financiers consolidés liés aux retraitements requis par le référentiel IFRS.

4.6.1Éléments impactant le risque de crédit

Du fait de son mandat, la nature et la localisation de ses emprunteurs dans des pays émergents ou en développement, le groupe AFD est spécifiquement exposé aux fluctuations macroéconomiques, et événements géopolitiques et financiers des géographies qui peuvent impacter de manière significative l’activité et la solidité financière de ses emprunteurs, générant ainsi potentiellement un risque de crédit élevé et par nature volatile. À titre d’exemple, en 2024 et en 2025, le portefeuille du groupe AFD a été impacté par les émeutes en Nouvelle-Calédonie et par le cyclone à Mayotte.

Le risque de crédit du Groupe demeure cependant naturellement atténué du fait :

 

En millions d’euros

Afrique centrale et australe

Amérique latine, Amérique centrale
 et Caraïbe

Asie-Pacifique

Moyen-Orient
 et Afrique

Europe

Multipays étrangers

Outre-mer

Total

AFD Souverains

16 412

7 546

11 915

7 018

3 247

-

-

46 138

AFD non souverains

4 733

5 229

1 284

1 752

1 839

2 011

8 296

25 145

Proparco

1 457

1 322

722

296

805

1 053

-

5 656

Sogefom

-

-

-

-

-

-

284

284

Total Groupe

22 602

14 097

13 922

9 066

5 891

3 064

8 581

77 223

 

Prêts (en millions d’euros)

2025

Collectivités locales

7 843

Établissements publics

44 026

Institutions financières publiques

8 187

Institutions financières privées

5 068

Entreprises non financières privées

5 816

Entreprises non financières publiques

6 283

Total

77 223

 

Le dispositif de mesure et de surveillance des risques de crédit est décrit dans le paragraphe 6.2.5 « Information sur les risques ».

Le système de limites opérationnelles est décrit dans le paragraphe 6.2.5.1.

Le Suivi des risques sur contreparties souveraines est décrit dans le paragraphe 6.2.5.1.

Le Suivi des risques sur contreparties non-souveraines est décrit dans le paragraphe 6.2.5.1.

 

Les informations relatives aux méthodes et principes de comptabilisation, d’évaluation et de gestion des instruments financiers ainsi que des prêts aux établissements de crédit et à la clientèle sont présentées dans les paragraphes 6.2.3.2.3 « Instruments financiers », 7.2 « Principes comptables et méthodes d’évaluation » et 7.2.4 « Prêts aux établissements de crédit et crédits à la clientèle ».

 

L’AFD sécurise le remboursement de ses prêts à des contreparties non-souveraines par la prise en compte de sûretés (nantissements de compte bancaires, nantissements de créances, cessions Dailly sur l’activité Outre-mer, cautions solidaires, garanties à première demande, etc.) et par la signature d’accords de mécanisme de paiement, qui organise un accès privilégié à la trésorerie générée par l’activité de l’emprunteur au bénéfice de l’AFD.

Les juristes opérationnels sont impliqués dans la structuration du financement et, pour les contreparties domiciliées dans un pays étranger, diligentent auprès d’avocats locaux un avis sur la légalité de la convention de crédit et des conventions associées avant le premier versement.

Les nantissements de comptes bancaires font l’objet d’une valorisation périodique prise en compte dans le cadre du provisionnement.

Par ailleurs, l’AFD enregistre au bilan et au hors-bilan des expositions garanties par l’État français.

 

 

4.6.2Risque de crédit : portefeuilles dans le cadre de l’approche standard et pondérations réglementaires

L’AFD a choisi d’utiliser la méthode standard pour le calcul des risques intervenant dans la détermination du ratio de solvabilité. Les pondérations à appliquer dépendent des notes attribuées au pays ou à l’entité par des organismes externes, Moody’s, FITCH et Standard & Poor’, et à la typologie des contreparties (classe d’actif du tiers). Une part significative des contreparties non souveraines ne sont pas notées par une agence de notation externe et pondérées à 100 % et 150 % pour les encours douteux.

 

Les taux de pondérations appliqués par le Groupe sont les suivants pour les contreparties notées :

Cotation Classe d’actifs

AAA à AA-

A+ à A-

BBB+ à BBB-

BB+ à BB-

B+ à B-

Inférieur ou égal à CCC+

Non noté

Souverains

0 %

20 %

50 %

100 %

100 %

150 %

100 %

Banques

20 %

30 %

50 %

100 %

100 %

150 %

*

Entreprises

20 %

50 %

75 %

100 %

150 %

150 %

100 %

 

 

 

*

Echelon A

Echelon B

Echelon C

Long terme > 3 mois

30 %/40 %

75 %

150 %

 

Ainsi, conformément à l’article 444, point d), du règlement (UE) n° 575/2013 (CRR), les expositions au bilan sont pondérées directement, tandis que les engagements hors bilan sont convertis en équivalent-crédit au moyen d’un facteur de conversion (CCF) avant application des pondérations de risque.

En l’absence de notation externe éligible, les expositions sont pondérées conformément aux dispositions spécifiques prévues par le CRR pour chaque classe d’exposition.

4.6.3Informations quantitatives sur le risque de crédit

EU CR1 – Expositions performantes et non performantes et provisions correspondantes

Le tableau donne une vision exhaustive de la qualité de crédit des expositions performantes et non performantes, notamment leur dépréciation cumulée, les provisions et les variations négatives de la juste valeur dues au risque de crédit et le montant des sûretés et garanties financières reçues par portefeuille et par catégorie d’expositions, selon l’article 442, points c) et e), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit et au risque de dilution ».

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

n

o

Valeur comptable brute/Montant nominal

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur 
dues au risque de crédit et provisions

Sûretés et garanties
 financières reçues

Expositions performantes

Expositions 

non performantes

Expositions performantes – Dépréciations cumulées et provisions

Expositions 

non performantes – Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Sur les expositions perfor-

mantes

Sur les expositions non perfor-

mantes

Total

Dont stage 1

Dont stage 2

Total

Dont stage 2

Dont stage 3

Total

Dont stage 1

Dont stage 2

Total

Dont stage 2

Dont stage 3

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

1 743

1 743

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

53 744

43 812

9 030

3 872

374

3 466

(524)

(149)

(375)

(1 187)

(32)

(1 155)

6 001

16

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

37 027

30 411

6 616

2 891

281

2 590

-

(79)

(182)

(752)

(23)

(729)

5 654

-

Établissements de crédit

5 211

4 418

485

122

-

119

(55)

(31)

(24)

(72)

-

(72)

277

16

Autres entreprises financières

4 469

4 297

125

16

-

16

(14)

(7)

(6)

(12)

-

(12)

-

-

Entreprises non financières

7 037

4 686

1 803

842

93

741

(194)

(31)

(163)

(351)

(9)

(342)

70

-

Dont PME

894

513

353

127

30

96

(48)

(2)

(46)

(40)

(4)

(36)

-

-

Titres de créance

5 883

5 805

-

12

-

1

(6)

(6)

-

-

-

-

-

-

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

926

926

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements de crédit

2 758

2 681

-

-

-

1

(2)

(2)

-

-

-

-

-

-

Autres entreprises financières

149

149

-

-

-

1

(1)

(1)

-

-

-

-

-

-

Entreprises non financières

2 050

2 049

-

11

-

-

(3)

(3)

-

-

-

-

-

-

Expositions hors bilan

18 460

17 248

1 200

1 437

86

1 336

14

6

9

57

1

56

-

-

Administrations publiques

12 500

11 515

973

1 249

86

1 153

9

3

6

55

1

54

-

-

Établissements de crédit

2 107

2 075

32

1

-

28

1

1

-

1

-

1

-

-

Autres entreprises financières

1 164

1 163

1

1

-

1

-

-

-

-

-

-

-

-

Entreprises non financières

2 690

2 496

194

154

-

154

4

2

2

-

-

-

-

-

Total

79 830

68 608

10 230

5 321

460

4 802

(544)

(160)

(384)

(1 244)

(32)

(1 211)

6 001

16

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

n

o

Valeur comptable brute/Montant nominal

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur
 dues au risque de crédit et provisions

Sûretés et garanties
 financières reçues

Expositions performantes

Expositions 

non performantes

Expositions performantes – Dépréciations cumulées et provisions

Expositions 

non performantes – Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Sur les expositions perfor-

mantes

Sur les expositions non perfor-

mantes

Total

Dont stage 1

Dont stage 2

Total

Dont stage 2

Dont stage 3

Total

Dont stage 1

Dont stage 2

Total

Dont stage 2

Dont stage 3

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

2 076

2 076

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

52 514

42 042

9 331

2 915

303

2 595

(549)

(1 145)

(405)

(1 170)

(23)

(1 145)

5 500

16

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

35 993

29 579

6 414

2 062

263

1 797

(27)

(728)

(193)

(751)

(21)

(728)

5 084

-

Établissements de crédit

5 262

4 033

708

140

-

135

(68)

(81)

(39)

(81)

-

(81)

372

16

Autres entreprises financières

4 352

4 177

137

25

3

21

(10)

(17)

(3)

(18)

(1)

(17)

-

-

Entreprises non financières

6 907

4 252

2 071

688

37

641

(195)

(318)

(170)

(320)

(2)

(318)

44

-

Dont PME

701

410

245

135

15

120

(20)

(81)

(19)

(82)

(1)

(81)

-

-

Titres de créance

6 242

4 578

-

20

-

8

(16)

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

495

495

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements de crédit

3 416

1 947

-

-

-

8

(9)

-

-

-

-

-

-

-

Autres entreprises financières

333

333

-

-

-

8

(4)

-

-

-

-

-

-

-

Entreprises non financières

1 999

1 804

-

12

-

-

(4)

-

-

-

-

-

-

-

Expositions hors bilan

19 977

18 423

1 481

880

120

755

(29)

(54)

(19)

(57)

(3)

(54)

-

-

Administrations publiques

13 700

12 572

1 070

682

110

572

18

50

12

52

2

50

-

-

Établissements de crédit

2 400

2 253

131

13

-

22

3

3

2

3

-

3

-

-

Autres entreprises financières

1 412

1 377

35

13

10

3

2

-

1

-

-

-

-

-

Entreprises non financières

2 465

2 221

244

158

-

158

7

1

4

1

-

1

-

-

Total

80 810

67 119

10 811

3 815

423

3 358

(594)

(170)

(425)

(1 226)

(26)

(1 199)

5 500

16

 

EU CR1-A – Échéance des expositions

Le tableau fournit une ventilation des expositions nettes par échéance résiduelle et catégorie d’exposition, selon l’article 442, point g), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit et au risque de dilution ».

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

Valeur exposée au risque nette

À vue

<= 1 an

> 1 an <= 5 ans

> 5 ans

Aucune échéance déclarée

Total

Prêts et avances

-

3 499

7 968

62 101

-

73 568

Titres de créance

-

806

592

2 538

-

3 936

Total

-

4 305

8 560

64 639

-

77 504

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

Valeur exposée au risque nette

À vue

<= 1 an

> 1 an <= 5 ans

> 5 ans

Aucune échéance déclarée

Total

Prêts et avances

-

3 599

12 013

52 943

-

68 556

Titres de créance

-

300

723

409

-

1 433

Total

-

3 900

12 737

53 353

-

69 989

 

EU CR10.5 - EXPOSITIONS SOUS FORME D’ACTIONS FAISANT L’OBJET DE LA MÉTHODE DE PONDÉRATION SIMPLE

Le tableau fournit les expositions sur actions en vertu de l’article 133, paragraphes 3 à 6 et de l’article 485 bis, paragraphe 3, du CRR.

 

Catégories

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Exposition au bilan

Exposition hors bilan

Pondération 

de risque

Valeur exposée
 au risque

Montant d’exposition pondéré

Montant des pertes anticipées

 

a

b

c

d

e

f

Expositions sur capital-investissement

825

-

[100 % - 250 %]

825

825

-

Actions cotées

126

-

[100 % - 250 %]

126

175

-

Actions non cotées

957

-

[100 % - 250 %]

957

1 313

-

Total

1 908

-

[100 % - 250 %]

1 908

2 312

-

 

 

Catégories

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

Exposition
 au bilan

Exposition
 hors bilan

Pondération 

de risque

Valeur exposée
 au risque

Montant d’exposition pondéré

Montant
 des pertes anticipées

 

a

b

c

d

e

f

Expositions sur capital-investissement

1 185

-

[100 % - 250 %]

1 185

1 391

-

Actions cotées

134

-

[100 % - 250 %]

134

156

-

Actions non cotées

734

-

[100 % - 250 %]

734

893

-

Total

2 053

-

[100 % - 250 %]

2 053

2 440

-

 

EU CQ1 – Qualité de crédit des expositions renégociées

Le tableau fournit une vue d’ensemble de la qualité des expositions renégociées (forborne exposures), selon l’article 442, point c), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit et au risque de dilution ».

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Valeur comptable brute/Montant nominal des expositions faisant l’objet de mesures de renégociation

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions renégociées

Renégociées performantes

Renégociées non performantes

Sur des expositions renégociées performantes

Sur des expositions renégociées non performantes

Total

Dont sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions non performantes faisant l’objet de mesures de renégociation

Total

Dont 

en défaut

Dont dépréciées

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

1 120

471

471

385

(50)

(168)

-

-

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

745

66

66

66

(7)

-

-

-

Établissements de crédit

-

12

12

12

-

(11)

-

-

Autres entreprises financières

-

13

13

13

-

(12)

-

-

Entreprises non financières

375

379

379

293

(43)

(144)

-

-

Titres de créance

-

-

-

-

-

-

-

-

Engagements de prêt donnés

1

7

7

7

-

-

 

-

Total

1 121

478

478

392

(50)

(168)

-

-

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Valeur comptable brute/Montant nominal des expositions faisant l’objet de mesures de renégociation

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions renégociées

Renégociées performantes

Renégociées non performantes

Sur des expositions renégociées performantes

Sur des expositions renégociées non performantes

Total

Dont sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions non performantes faisant l’objet de mesures de renégociation

Total

Dont 

en défaut

Dont 

dépréciées

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

597

358

358

335

(49)

(184)

-

-

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

177

-

-

-

(4)

-

-

-

Établissements de crédit

-

12

12

12

-

(11)

-

-

Autres entreprises financières

-

18

18

18

-

(16)

-

-

Entreprises non financières

420

328

328

304

(44)

(157)

-

-

Titres de créance

-

-

-

-

-

-

-

-

Engagements de prêt donnés

2

8

8

8

-

-

-

-

Total

599

366

366

343

(49)

(184)

-

-

 EU CQ3 – Qualité de crédit des expositions performantes et non performantes par jours de retard

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

Valeur comptable brute/Montant nominal

Expositions performantes

Expositions non performantes

Total performants

Pas d’impayés ou impayés
 < 30 j

Impayés > 30 j < 90 j

Total non performants

Pas d’impayés ou impayés ≤ 90 j

Impayés > 90 j <= 180 j

Impayés > 180 j <= 1 an

Impayés > 1 an <= 2 ans

Impayés > 2 ans <= 5 ans

Impayés > 5 ans <= 7 ans

Impayés > 7 ans

Dont en défaut

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

1 743

1 743

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

53 744

53 466

278

3 872

2 919

151

219

172

381

19

10

3 872

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

37 027

36 749

278

2 891

2 301

134

160

76

220

-

-

2 891

Établissements de crédit

5 211

5 211

-

122

70

-

6

16

31

-

-

122

Autres entreprises financières

4 469

4 469

-

16

3

-

-

10

3

-

-

16

Entreprises non financières

7 037

7 037

-

842

545

16

54

70

127

19

10

842

Dont PME

894

894

-

127

99

14

5

-

9

-

-

127

Ménages

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Titres de créance

5 883

5 883

-

12

12

-

-

-

-

-

-

12

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

926

926

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements de crédit

2 758

2 758

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Autres entreprises financières

149

149

-

1

1

-

-

-

-

-

-

1

Entreprises non financières

2 050

2 050

-

11

11

-

-

-

-

-

-

11

Expositions hors bilan

18 460

 

 

1 437

 

 

 

 

 

 

 

1 437

Banques centrales

-

 

 

-

 

 

 

 

 

 

 

-

Administrations publiques

12 500

 

 

1 249

 

 

 

 

 

 

 

1 249

Établissements de crédit

2 107

 

 

33

 

 

 

 

 

 

 

33

Autres entreprises financières

1 164

 

 

1

 

 

 

 

 

 

 

1

Entreprises non financières

2 690

 

 

154

 

 

 

 

 

 

 

154

Total

79 830

61 092

278

5 321

2 931

151

219

172

381

19

10

5 321

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

Valeur comptable brute/Montant nominal

Expositions performantes

Expositions non performantes

Total performants

Pas d’impayés ou impayés < 30 j

Impayés > 30 j < 90 j

Total non performants

Pas d’impayés ou impayés ≤ 90 j

Impayés > 90 j <= 180 j

Impayés > 180 j <= 1 an

Impayés > 1 an <= 2 ans

Impayés > 2 ans <= 5 ans

Impayés > 5 ans <= 7 ans

Impayés > 7 ans

Dont en défaut

Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue

2 076

2 076

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Prêts et avances

52 514

52 445

70

2 915

1 895

80

31

602

277

21

11

2 915

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

35 993

35 990

3

2 062

1 320

71

-

494

177

-

-

2 062

Établissements de crédit

5 262

5 262

-

140

94

-

16

21

8

-

-

140

Autres entreprises financières

4 352

4 352

-

25

7

-

-

3

15

-

-

25

Entreprises non financières

6 907

6 840

67

688

474

9

14

83

77

21

11

688

Dont PME

701

701

-

135

95

-

-

9

31

-

-

135

Ménages

-

-

-

0

-

-

-

-

-

-

-

0

Titres de créance

6 242

6 242

-

20

20

-

-

-

-

-

-

20

Banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Administrations publiques

495

495

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements de crédit

3 416

3 416

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Autres entreprises financières

333

333

-

8

8

-

-

-

-

-

-

8

Entreprises non financières

1 999

1 999

-

12

12

-

-

-

-

-

-

12

Expositions hors bilan

19 977

 

 

880

 

 

 

 

 

 

 

880

Banques centrales

-

 

 

-

 

 

 

 

 

 

 

-

Administrations publiques

13 700

 

 

682

 

 

 

 

 

 

 

682

Établissements de crédit

2 400

 

 

27

 

 

 

 

 

 

 

27

Autres entreprises financières

1 412

 

 

13

 

 

 

 

 

 

 

13

Entreprises non financières

2 465

 

 

158

 

 

 

 

 

 

 

158

Total

80 810

60 763

70

3 815

1 915

80

31

602

277

21

11

3 815

 

EU CQ4 : Qualité des expositions non performantes par situation géographique

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

Valeur comptable/montant nominal brut

Dépréciation cumulée

Provisions sur engagements hors bilan et garanties financières donnés

Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes

Total nominal

Dont non performant

Dont soumises à dépréciation

Total non performant

Dont en défaut

Expositions au bilan

65 254

3 884

3 884

64 254

(1 717)

 

-

AFR - Afrique

17 903

2 833

2 833

17 653

(1 092)

 

-

AML - Amérique Latine

9 644

490

490

9 468

(226)

 

-

AMN - Amérique du Nord

1 964

1

1

1 964

(1)

 

-

EUO - Europe de l'Ouest

9 543

6

6

9 150

(8)

 

-

OCN - 3 Océans

10 062

356

356

10 004

(200)

 

-

ORE - Orient

16 139

197

197

16 016

(191)

 

-

Expositions hors bilan

19 897

1 437

1 437

 

 

(71)

 

AFR - Afrique

9 397

1 334

1 334

 

 

(59)

 

AML - Amérique Latine

2 477

21

21

 

 

(4)

 

AMN - Amérique du Nord

360

-

-

 

 

-

 

EUO - Europe de l'Ouest

393

1

1

 

 

-

 

OCN - 3 Océans

1 371

50

50

 

 

(2)

 

ORE - Orient

5 899

32

32

 

 

(6)

 

Total

85 151

5 321

5 321

64 254

(1 717)

(71)

-

 

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

Valeur comptable/montant nominal brut

Dépréciation cumulée

Provisions sur engagements hors bilan et garanties financières donnés

Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes

Total nominal

Dont non performant

Dont soumises à dépréciation

Total non performant

Dont en défaut

Expositions au bilan

63 768

2 935

2 935

60 940

(1 735)

 

-

AFR - Afrique

17 651

1 657

1 657

17 276

(939)

 

-

AML - Amérique Latine

9 718

565

565

9 424

(221)

 

-

AMN - Amérique du Nord

1 346

2

2

1 346

-

 

-

EUO - Europe de l'Ouest

11 091

13

13

9 223

(10)

 

-

OCN - 3 Océans

9 146

306

306

9 010

(177)

 

-

ORE - Orient

14 816

392

392

14 662

(387)

 

-

Expositions hors bilan

20 857

880

880

 

 

(86)

 

AFR - Afrique

10 178

751

751

 

 

(54)

 

AML - Amérique Latine

2 206

54

54

 

 

(10)

 

AMN - Amérique du Nord

327

-

-

 

 

-

 

EUO - Europe de l'Ouest

702

1

1

 

 

-

 

OCN - 3 Océans

1 308

20

20

 

 

(2)

 

ORE - Orient

6 136

54

54

 

 

(19)

 

Total

84 625

3 815

3 815

60 940

(1 735)

(86)

-

EU CQ5 – Qualité de crédit des prêts et avances par branche d’activité

Le tableau présente les informations visées à l’article 442, points c) et e), du CRR « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit et au risque de dilution ». En effet, conformément au Règlement d’exécution (UE) n° 2024/3172, le tableau (EU CQ5) ci‑après présente la ventilation des prêts et créances au bilan sur le périmètre des sociétés non financières. Il ne tient pas compte de l’ensemble des expositions sur les administrations publiques et banques centrales, les établissements de crédit et les sociétés financières.

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

Valeur comptable brute

Dépréciation cumulée

Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes

Total nominal

Dont non performantes

Dont prêts et avances soumis à dépréciation

Total non performant

Dont 

en défaut

Agriculture, sylviculture et pêche

149

6

6

114

(3)

-

Industries extractives

83

48

48

83

(32)

-

Industrie manufacturière

832

47

47

670

(30)

-

Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

3 056

278

278

2 918

(185)

-

Production et distribution d’eau

761

51

51

760

(43)

-

Construction

163

-

-

163

(4)

-

Commerce

85

-

-

72

(1)

-

Transport et stockage

1 144

183

183

1 099

(70)

-

Hébergement et restauration

119

43

43

119

(28)

-

Information et communication

152

6

6

117

(9)

-

Activités financières et d’assurance

140

3

3

16

(3)

-

Activités immobilières

518

37

37

518

(67)

-

Activités spécialisées, scientifiques et techniques

157

50

50

157

(25)

-

Activités de services administratifs et de soutien

17

17

17

17

(2)

-

Administration publique et défense, sécurité sociale obligatoire

33

-

-

33

-

-

Enseignement

87

23

23

87

(11)

-

Santé humaine et action sociale

241

49

49

241

(33)

-

Arts, spectacles et activités récréatives

10

-

-

10

-

-

Autres services

130

-

-

130

(1)

-

Total

7 879

842

842

7 323

(545)

-

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

Valeur comptable brute

Dépréciation cumulée

Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes

Total nominal

Dont non performantes

Dont prêts et avances soumis à dépréciation

Total non performant

Dont 

en défaut

Agriculture, sylviculture et pêche

166

7

7

121

(4)

-

Industries extractives

85

48

48

85

(32)

-

Industrie manufacturière

714

53

53

536

(26)

-

Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

3 060

247

247

2 858

(189)

-

Production et distribution d’eau

482

53

53

481

(20)

-

Construction

186

-

-

186

(6)

-

Commerce

90

-

-

19

(0)

-

Transport et stockage

1 203

94

94

1 146

(68)

-

Hébergement et restauration

114

50

50

114

(26)

-

Information et communication

174

9

9

139

(10)

-

Activités financières et d’assurance

58

6

6

58

(6)

-

Activités immobilières

553

28

28

553

(58)

-

Activités spécialisées, scientifiques et techniques

122

11

11

122

(11)

-

Activités de services administratifs et de soutien

20

-

-

20

(1)

-

Administration publique et défense, sécurité sociale obligatoire

99

-

-

99

(7)

-

Enseignement

93

32

32

88

(14)

-

Santé humaine et action sociale

233

50

50

233

(39)

-

Arts, spectacles et activités récréatives

-

-

-

-

-

-

Autres services

143

-

-

143

-

-

Total

7 595

688

688

7 001

(515)

-

4.6.4Risques liés à la technique d’atténuation du risque de crédit

L’AFD peut sécuriser le remboursement de ses prêts non souverains par la prise de sûretés réelles (nantissements de comptes bancaires, nantissements de créances, cessions Dailly sur l’activité Outre-mer par exemple), de sûretés personnelles (caution, garantie à première demande…) ou par la signature d’accords de mécanisme de paiement qui organisent un accès privilégié à la trésorerie générée par l’activité de l’emprunteur au bénéfice de l’AFD.

Les juristes opérationnels sont impliqués dans la structuration des financements et, pour les contreparties domiciliées dans un pays étranger, diligentent auprès d’avocats locaux un avis sur la légalité de la convention de crédit et des conventions associées avant le premier versement.

Les nantissements de comptes bancaires et nantissements d’actifs font l’objet d’une valorisation périodique afin d’être pris en compte dans le cadre du provisionnement. Les garants font également l’objet d’une revue annuelle. 

 

EU CR4 – Approche standard – Exposition au risque de crédit et effets de l’ARC

Le tableau illustre les effets des techniques d’atténuation du risque de crédit sur le calcul des exigences de fonds propres en vertu de l’approche standard pour le risque de crédit par catégorie d’exposition, selon l’article 453, points g), h) et i), du CRR, « Publication d’informations sur l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit » et l’article 444, point e), du CRR, « Publication d’informations sur l’utilisation de l’approche standard ». La densité des RWA donne une mesure synthétique du niveau de risque de chaque portefeuille.

 

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2025 

(en millions d’euros)

Expositions avant CCF et avant ARC

Expositions après CCF et après ARC

Actifs pondérés (RWA)

Pondération moyenne (%)

Expositions
au bilan

Expositions
hors bilan

Expositions 

au bilan

Expositions
hors bilan

a

b

c

d

e

f

1

Administrations centrales ou banques centrales

29 947

11 886

34 600

7 266

31 526

75 %

2

Entités du secteur public ne relevant pas de l’administration centrale

8 061

724

6 348

327

2 769

41 %

EU 2a

Administrations régionales ou locales

7 763

670

6 081

297

2 595

41 %

EU 2b

Entités du secteur public

298

54

267

29

174

59 %

3

Banques multilatérales de développement

1 305

159

1 305

159

104

7 %

EU 3a

Organisations internationales

-

-

-

-

-

0 %

4

Établissements

5 679

556

5 564

311

3 514

60 %

5

Obligations garanties

247

-

247

-

25

10 %

6

Entreprises

19 071

5 147

17 113

3 462

17 121

83 %

6.1

Dont : Financement spécialisé

1 554

31

1 369

29

1 576

113 %

7

Expositions sur créances subordonnées et sur actions

1 253

15

1 253

6

1 729

137 %

EU 7a

Expositions sur créances subordonnées

125

15

125

6

196

150 %

EU 7b

Actions

1 128

-

1 128

-

1 533

136 %

10

Expositions en défaut

2 743

893

1 874

761

2 824

107 %

EU 10b

Organismes de placement collectif (OPC)

1 732

-

1 732

-

2 128

123 %

12

Total

70 037

19 379

70 037

12 292

61 740

75 %

 

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2024 

(en millions d’euros)

Expositions avant CCF et avant ARC

Expositions après CCF et après ARC

Actifs pondérés (RWA)

Pondération 

moyenne (%)

Expositions
au bilan

Expositions
hors bilan

Expositions

au bilan

Expositions
hors bilan

a

b

c

d

e

f

1

Administrations centrales ou banques centrales

28 664

12 629

33 392

8 485

33 484

80 %

2

Entités du secteur public ne relevant pas de l’administration centrale

6 886

981

5 710

489

2 734

44 %

EU 2a

Administrations régionales ou locales

6 565

906

5 390

444

2 564

44 %

EU 2b

Entités du secteur public

321

76

320

45

170

46 %

3

Banques multilatérales de développement

1 392

170

481

150

118

19 %

EU 3a

Organisations internationales

-

-

-

-

-

0 %

4

Établissements

14 412

3 239

13 762

2 265

10 305

64 %

5

Obligations garanties

254

-

254

-

64

25 %

6

Entreprises

10 100

2 601

8 961

1 618

9 910

94 %

6.1

Dont : Financement spécialisé

-

-

-

-

-

-

7

Expositions sur créances subordonnées et sur actions

959

-

959

-

1 140

119 %

EU 7a

Expositions sur créances subordonnées

-

-

-

-

-

-

EU 7b

Actions

959

-

959

-

1 140

119 %

10

Expositions en défaut

1 899

527

1 048

433

1 610

109 %

EU 10b

Organismes de placement collectif
(OPC)

3 591

-

3 591

-

3 300

92 %

12

Total

68 157

20 147

68 157

13 439

62 665

77 %

Modèle EU CR5 – Approche standard - EXPOSITIONS AU RISQUE DE CRÉDIT PAR CATÉGORIE D’EXPOSITIONS RÉGLEMENTAIRE ET PONDÉRATION DE RISQUE

 

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2025

(en millions d’euros)

Pondération de risque

Total

Dont 
non notées

0 %

4 %

10 %

20 %

30 %

40 %

50 %

75 %

100 %

130 %

150 %

250 %

1 250 %

a

c

d

e

f

h

j

m

p

s

t

u

x

z

aa

Administrations centrales ou banques centrales

6 674

133

-

1 141

-

-

6 395

-

26 384

-

1 141

-

-

41 867

3 169

Entités du secteur public ne relevant pas de l’administration centrale

2 695

-

-

1 239

-

-

517

-

2 146

-

78

-

-

6 674

5 203

Dont : Administrations régionales ou locales

2 688

-

-

1 164

-

-

391

-

2 072

-

63

-

-

6 378

4 909

Dont : Entités du secteur public

7

-

-

75

-

-

126

-

73

-

15

-

-

296

293

Banques multilatérales de développement

943

-

-

521

-

-

-

-

-

-

-

-

-

1 464

-

Organisations internationales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements

5

-

71

1 532

2 166

223

139

-

2 577

-

29

-

-

6 741

520

Obligations garanties

-

-

247

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

247

69

Entreprises

137

-

-

3 746

-

-

735

1 626

12 846

843

643

-

-

20 577

14 357

Dont : Financement spécialisé

76

-

-

-

-

-

-

-

479

843

-

-

-

1 398

1 398

Expositions sur créances subordonnées et sur actions

-

-

-

-

-

-

-

-

858

-

131

270

-

1 259

1 126

Dont : Expositions sur créances subordonnées

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

131

-

-

131

97

Dont : Actions

-

-

-

-

-

-

-

-

858

-

-

270

-

1 128

1 029

Expositions sur la clientèle de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Garanties par des hypothèques sur des biens immobiliers et expositions ADC

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Expositions en défaut

-

-

-

-

-

-

-

-

2 258

-

378

-

-

2 635

800

Créances sur des établissements et des entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Organismes de placement collectif (OPC)

30

1

2

88

11

-

19

24

1 245

-

167

124

22

1 732

1 514

Total

10 482

134

319

8 267

2 177

223

7 805

1 650

48 314

843

2 566

394

22

83 196

28 155

 

 

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2024

(en millions d’euros)

Pondération de risque

Total

Dont 
non notées

0 %

4 %

10 %

20 %

30 %

40 %

50 %

75 %

100 %

130 %

150 %

250 %

1 250 %

a

c

d

e

f

h

j

m

p

s

t

u

x

z

aa

Administrations centrales ou banques centrales

6 539

-

-

1 017

-

-

6 051

-

24 301

-

3 970

-

-

41 877

3 146

Entités du secteur public ne relevant pas de l’administration centrale

2 383

-

-

1 229

-

-

364

-

2 058

-

165

-

-

6 199

-

Dont : Administrations régionales ou locales

2 383

-

-

970

-

-

364

-

1 975

-

142

-

-

5 834

4 642

Dont : Entités du secteur public

-

-

-

259

-

-

-

-

83

-

23

-

-

365

365

Banques multilatérales de développement

42

-

-

588

-

-

-

-

-

-

-

-

-

631

-

Organisations internationales

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Établissements

25

-

-

6 097

-

-

2 082

-

7 377

-

445

-

-

16 027

9 276

Obligations garanties

-

-

113

110

-

-

-

-

31

-

-

-

-

254

68

Entreprises

103

-

-

180

 

-

1 141

-

8 671

-

484

-

-

10 579

8 018

Dont : financement spécialisé

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Expositions sur créances subordonnées et sur actions

-

-

-

-

-

-

-

-

838

-

-

121

-

959

948

Dont : Expositions sur créances subordonnées

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Dont : Actions

-

-

-

-

-

-

-

-

838

-

-

121

-

959

948

Expositions sur la clientèle de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Garanties par des hypothèques sur des biens immobiliers et expositions ADC

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Expositions en défaut

-

-

-

-

-

-

-

-

1 221

-

260

-

-

1 480

1 046

Créances sur des établissements et des entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Organismes de placement collectif (OPC)

265

-

-

534

-

-

657

-

1 668

-

192

253

22

3 591

2 115

Total

9 357

-

113

9 756

-

-

10 295

-

46 164

-

5 516

374

22

81 596

29 625

EU CR3 – Vue d’ensemble des techniques d’ARC (atténuation du risque de crédit)

Le tableau fournit des informations quant au degré d’utilisation des techniques d’atténuation du risque de crédit (CRM) selon l’article 453, point f), du CRR, « Publication d’informations sur l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit ».

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Valeur comptable 

non garantie

Valeur comptable garantie

 

Dont garantie par des sûretés

Dont garantie par des garanties financières

Dont garantie par des dérivés de crédit

a

b

c

d

e

1

Prêts et avances

51 632

6 016

-

6 016

-

2

Titres de créance

5 889

-

-

-

 

3

Total

57 521

6 016

-

6 016

-

4

Dont expositions non performantes

2 712

-

-

16

-

EU-5

Dont en défaut

-

-

 

 

 

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

Valeur comptable 

non garantie

Valeur comptable garantie

 

Dont garantie par des sûretés

Dont garantie par des garanties financières

Dont garantie par des dérivés de crédit

a

b

c

d

e

1

Prêts et avances

50 271

5 516

-

5 516

-

2

Titres de créance

6 246

-

-

-

-

3

Total

56 517

5 516

-

5 516

-

4

Dont expositions non performantes

1 782

-

-

16

-

EU-5

Dont en défaut

-

-

 

 

 

 

4.7Grands risques

Le système de limites opérationnelles du groupe AFD encadre les principaux produits non garantis par l’État français et consolide les expositions nettes d’AFD, Proparco et Fisea. Il repose sur trois niveaux de suivi : réglementaire, interne et alerte préventive, avec une revue annuelle par le conseil d’administration. Le suivi est assuré par la Direction exécutive des Risques, en particulier la division Surveillance des risques (DSR) et le pôle Suivi des risques Groupe et reporting (SRG), qui contrôlent les limites avant octroi et présentent chaque trimestre une revue au comité des risques.

Les expositions supérieures à 300 M€ par contrepartie ou groupe lié doivent être déclarées au régulateur. Le ratio des grands risques individuels de la réglementation bancaire, soit 25 % maximum des fonds propres prudentiels consolidés, est respecté par le groupe AFD au 31 décembre 2025.

4.8Risque de contrepartie

L’AFD a recours à des produits dérivés pour couvrir ses risques de taux et de change. Les opérations sont restreintes à des contreparties signataires d’accords-cadres français (AFB ou FBF) ou internationaux (ISDA). L’AFD a négocié avec la quasi‑totalité de ses contreparties actives des contrats de collatéral qui sont activés sans conditionnalité du rating avec un seuil de déclenchement immédiat et sans franchise. L’AFD ne réalise pas d’opération sur dérivés de crédit.

 

Conformément aux articles 273 à 275 du CRR, l’AFD encadre son risque de contrepartie au moyen d’une collatéralisation étendue, d’une valorisation prudente et de dispositifs de contrôle opérationnel robustes.

En effet, en application des articles 285 à 295 du CRR, l’AFD a mis en place des accords de collatéral avec la quasi-totalité de ses contreparties, avec des appels de marge majoritairement quotidiens. Ainsi, le collatéral échangé, exclusivement en cash euro et sans marge initiale, permet de réduire significativement l’exposition au risque de contrepartie. De plus, les positions font l’objet de réconciliations régulières avec les contreparties.

Par ailleurs, au regard des articles 105, 273 et 274 du CRR, l’AFD réalise une valorisation quotidienne de ses dérivés OTC selon une méthodologie DCF basée sur des données de marché externes. En complément, des contrôles réguliers sont effectués afin de garantir la fiabilité et la prudence des valorisations.

En outre, dans le respect des articles 292 et 293 du CRR, l’AFD assure un suivi formalisé des différends relatifs aux valorisations et au collatéral. À ce titre, des seuils de matérialité de 15 M€ / 20 M$ et un délai de résolution cible de 15 jours sont appliqués. Toutefois, les différends observés demeurent rares, non récurrents et non matériels.

De plus, tel que prévu à l’article 291 du CRR, l’AFD procède à une confirmation rapide des opérations et à une réconciliation quotidienne des portefeuilles. Un processus structuré de gestion des écarts permet ainsi d’assurer une résolution efficace des anomalies.

Enfin, en cohérence avec les dispositions des articles 306 à 311 du CRR, l’AFD recourt à la compensation centrale via des comptes ségrégués ouverts auprès d’une chambre de compensation, contribuant ainsi à une réduction supplémentaire du risque de contrepartie.

Tableau EU CCR1 – Analyse des expositions au CCR par approche

Le tableau donne une vision complète des méthodes utilisées pour calculer les exigences réglementaires applicables au risque de contrepartie ainsi que des principaux paramètres utilisés pour chaque méthode, selon l’article 439, points f), g), et k), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit de contrepartie ». Le tableau exclut les exigences de fonds propres pour risque de CVA (ajustement de l’évaluation de crédit) (troisième partie, titre VI, du CRR) et les expositions sur une contrepartie centrale (troisième partie, titre II, chapitre 6, section 9, du CRR) telles que définies aux fins du tableau EU CCR8.

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Coût de remplacement (RC)

Exposition future potentielle (PFE)

EEPE

Facteur Alpha utilisé pour calculer l’exposition réglementaire

Valeur
 exposée
 au risque
 avant ARC

Valeur
 exposée
 au risque
 après ARC

Valeur
 exposée
 au risque

Montant d’exposition pondéré (RWA)

EU-1

UE – Méthode de l’exposition initiale (pour les dérivés)

-

-

 

1,4

-

-

-

-

EU-2

UE – SA-CCR simplifiée (pour les dérivés)

-

-

 

1,4

-

-

-

-

1

SA-CCR (pour les dérivés)

40

191

 

1,4

327

327

327

97

2

IMM (pour les dérivés et les OFT)

 

 

-

2

-

-

-

-

3

Méthode simple fondée sur les sûretés financières (pour les OFT)

 

 

 

 

-

-

-

-

4

Méthode générale fondée sur les sûretés financières (pour les OFT)

 

 

 

 

-

-

-

-

5

VaR pour les OFT

 

 

 

 

-

-

-

-

6

Total

 

 

 

 

327

327

327

97

  

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Coût de remplacement (RC)

Exposition future potentielle (PFE)

EEPE

Facteur Alpha utilisé pour calculer l’exposition réglementaire

Valeur
 exposée
 au risque
 avant ARC

Valeur
 exposée
 au risque
 après ARC

Valeur
 exposée
 au risque

Montant d’exposition pondéré (RWA)

EU-1

UE – Méthode de l’exposition initiale (pour les dérivés)

-

-

 

1,4

-

-

-

-

EU-2

UE – SA-CCR simplifiée (pour les dérivés)

-

-

 

1,4

-

-

-

-

1

SA-CCR (pour les dérivés)

89

166

 

1,4

360

360

360

178

2

IMM (pour les dérivés et les OFT)

 

 

-

2

-

-

-

-

3

Méthode simple fondée sur les sûretés financières (pour les OFT)

 

 

 

 

-

-

-

-

4

Méthode générale fondée sur les sûretés financières (pour les OFT)

 

 

 

 

-

-

-

-

5

VaR pour les OFT

 

 

 

 

-

-

-

-

6

Total

 

 

 

 

360

360

360

178

Modèle EU CCR3 – Approche standard – Expositions au CCR par catégorie d’expositions réglementaires et pondération de risque

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2025

(en millions d’euros)

Pondération de risque

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

0 %

2 %

4 %

10 %

20 %

50 %

70 %

75 %

100 %

150 %

Autres

Valeur d’exposition totale

1

Administrations centrales ou banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

2

Administrations régionales ou locales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

3

Entités du secteur public

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

4

Banques multilatérales de développement

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

5

Organisations internationales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

6

Établissements

-

-

-

-

325

3

-

-

-

-

538

866

7

Entreprises

-

-

-

-

-

-

-

-

1

-

-

1

8

Clientèle de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

9

Établissements et entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

10

Autres éléments

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

11

Valeur d’exposition totale

-

-

-

-

325

3

-

-

1

-

538

867

 

Catégories d’expositions

Données au 31/12/2024

(en millions d’euros)

Pondération de risque

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

0 %

2 %

4 %

10 %

20 %

50 %

70 %

75 %

100 %

150 %

Autres

Valeur d’exposition 

totale

1

Administrations centrales ou banques centrales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

2

Administrations régionales ou locales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

3

Entités du secteur public

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

4

Banques multilatérales de développement

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

5

Organisations internationales

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

6

Établissements

-

-

-

-

601

351

-

-

-

-

-

952

7

Entreprises

-

-

-

-

-

-

-

-

2

-

-

2

8

Clientèle de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

9

Établissements et entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

10

Autres éléments

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

11

Valeur d’exposition totale

-

-

-

-

601

351

-

-

2

-

-

953

 

Modèle EU CCR5 – Composition des sûretés pour les expositions au CCR

 

 

Type de sûreté

Données au 31/12/2025

(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Sûretés utilisées dans 
des opérations sur dérivés

Sûretés utilisées dans des OFT

Juste valeur 
des sûretés reçues

Juste valeur 
des sûretés fournies

Juste valeur 
des sûretés reçues

Juste valeur 
des sûretés fournies

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

1

Espèces – monnaie nationale

-

401

-

1 819

-

-

-

-

2

Espèces – autres monnaies

-

-

-

-

-

-

-

-

3

Dette souveraine nationale

-

-

-

-

-

-

-

-

4

Autre dette souveraine

-

-

-

-

-

-

-

-

5

Dette des administrations publiques

-

-

-

-

-

-

-

-

6

Obligations d’entreprise

-

-

-

-

-

-

-

-

7

Actions

-

-

-

-

-

-

-

-

8

Autres sûretés

-

-

-

-

-

-

-

-

9

Total

-

401

-

1 819

-

-

-

-

 

 

 

Type de sûreté

Données au 31/12/2024

(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

Sûretés utilisées dans des opérations sur dérivés

Sûretés utilisées dans des OFT

Juste valeur 
des sûretés reçues

Juste valeur 
des sûretés fournies

Juste valeur 
des sûretés reçues

Juste valeur 
des sûretés fournies

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

Faisant l’objet d’une ségrégation

Ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

1

Espèces – monnaie nationale

-

467

-

1 467

-

-

-

-

2

Espèces – autres monnaies

-

-

-

-

-

-

-

-

3

Dette souveraine nationale

-

-

-

-

-

-

-

-

4

Autre dette souveraine

-

-

-

-

-

-

-

-

5

Dette des administrations publiques

-

-

-

-

-

-

-

-

6

Obligations d’entreprise

-

-

-

-

-

-

-

-

7

Actions

-

-

-

-

-

-

-

-

8

Autres sûretés

-

-

-

-

-

-

-

-

9

Total

-

467

-

1 467

-

-

-

-

 

Tableau EU CCR8 – Expositions sur les CCP

Le tableau fournit une vue d’ensemble des expositions sur des contreparties centrales, selon l’article 439, point i), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit de contrepartie ».

 

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

a

b

a

b

Valeur exposée au risque

Montant d’exposition pondéré (RWA)

Valeur exposée au risque

Montant d’exposition pondéré (RWA)

1

Expositions aux contreparties centrales éligibles (total)

 

108

 

119

2

Expositions pour les opérations auprès de contreparties centrales éligibles (à l’exclusion des marges initiales et des contributions au fonds de défaillance) ; dont

234

47

251

50

3

i) Dérivés de gré à gré

234

47

251

50

4

ii) Dérivés négociés en bourse

-

-

-

-

5

iii) OFT

-

-

-

-

6

iv) Ensembles de compensation pour lesquels la compensation multiproduits a été approuvée

-

-

-

-

7

Marge initiale faisant l’objet d’une ségrégation

-

 

-

 

8

Marge initiale ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

306

61

343

69

9

Contributions préfinancées au fonds de défaillance

-

-

-

-

10

Contributions non financées au fonds de défaillance

-

-

-

-

11

Expositions aux contreparties centrales non éligibles (total)

 

-

 

-

12

Expositions pour les opérations auprès de contreparties centrales non éligibles (à l’exclusion des marges initiales et des contributions au fonds de défaillance) ; dont

-

-

-

-

13

i) Dérivés de gré à gré

-

-

-

-

14

ii) Dérivés négociés en bourse

-

-

-

-

15

iii) OFT

-

-

-

-

16

iv) Ensembles de compensation pour lesquels la compensation multiproduits a été approuvée

-

-

-

-

17

Marge initiale faisant l’objet d’une ségrégation

-

 

-

 

18

Marge initiale ne faisant pas l’objet d’une ségrégation

-

-

-

-

19

Contributions préfinancées au fonds de défaillance

-

-

-

-

20

Contributions non financées au fonds de défaillance

-

-

-

-

 

4.9Informations sur les positions de titrisation

Modèle EU-SEC1 – Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation

 

Données au 31 décembre 2025 
(en millions d’euros)

l

m

n

o

L’établissement agit en tant qu’investisseur

Classiques

Synthétiques

Sous-total

STS

Non STS

 

 

 

 

 

 

1

Total des expositions

-

221

-

221

2

Clientèle de détail (total)

-

-

-

-

3

Prêts hypothécaires résidentiels

-

-

-

-

4

Cartes de crédit

-

-

-

-

5

Autres expositions sur la clientèle de détail

-

-

-

-

6

Retitrisation

-

-

-

-

7

Clientèle de gros (total)

-

-

-

-

8

Prêts aux entreprises

-

221

-

221

9

Prêts hypothécaires commerciaux

-

-

-

-

10

Contrats de location et créances 
à recevoir

-

-

-

-

11

Autres expositions sur la clientèle de gros

-

-

-

-

12

Retitrisation

-

-

-

-

 

Le Groupe n’agit ni en tant qu’initiateur, ni en tant que sponsor.

 

Données au 31 décembre 2024 
(en millions d’euros)

l

m

n

o

L’établissement agit en tant qu’investisseur

Classiques

Synthétiques

Total

STS

Non STS

 

 

 

 

 

 

1

Total des expositions

 

191

-

191

2

Clientèle de détail (total)

-

-

-

-

3

Prêts hypothécaires résidentiels

-

-

-

-

4

Cartes de crédit

-

-

-

-

5

Autres expositions sur la clientèle de détail

-

-

-

-

6

Retitrisation

-

-

-

-

7

Clientèle de gros (total)

-

-

-

-

8

Prêts aux entreprises

-

191

-

191

9

Prêts hypothécaires commerciaux

-

-

-

-

10

Contrats de location et créances 
à recevoir

-

-

-

-

11

Autres expositions sur la clientèle de gros

-

-

-

-

12

Retitrisation

-

-

-

-

Le Groupe n’agit ni en tant qu’initiateur, ni en tant que sponsor.

La politique présentée concerne uniquement Proparco en tant qu’investisseur dans des opérations de titrisation, et non en tant qu’initiateur ou sponsor. Au sens du cadre européen applicable, une titrisation est une transaction ou un mécanisme par lequel le risque de crédit associé à une exposition ou à un portefeuille d’expositions est subdivisé en tranches, les paiements dépendant de la performance des actifs sous-jacents et la subordination des tranches déterminant la répartition des pertes pendant la vie de l’opération. L’investisseur est, quant à lui, la personne physique ou morale qui détient une position de titrisation. Dans ce cadre, Proparco intervient donc comme porteur d’une exposition dans une structure de titrisation, sans transférer elle-même le risque en qualité d’initiateur.

Cette politique vise surtout les investissements dans des fonds tranchés (senior, mezzanine, junior), de plus en plus utilisés dans le financement du développement, notamment en blended finance. Ces opérations permettent à Proparco de jouer un rôle de mobilisation du capital privé, soit en investissant dans des tranches subordonnées pour améliorer le profil risque/rendement des tranches senior, soit en intervenant en tranche senior comme investisseur d’ancrage pour attirer d’autres investisseurs.

Ces investissements permettent également à Proparco d’accéder à des actifs à fort impact qu’elle financerait difficilement en direct, par exemple sur de petites contreparties ou dans des secteurs encore peu couverts. Ils présentent ainsi un intérêt à la fois stratégique, financier et prudentiel, en combinant enjeux de risque, rendement, consommation de fonds propres et impact.

Sur le plan réglementaire, Proparco applique le cadre européen issu du CRR et du règlement (UE) 2017/2402. Conformément à l’article 254 du CRR, le calcul des exigences en fonds propres applicables aux positions de titrisation repose notamment sur l’approche SEC-SA lorsqu’elle est requise par le cadre prudentiel. Avant tout investissement, Proparco doit réaliser des diligences approfondies sur la qualité des actifs sous-jacents, les critères d’investissement du fonds et la structure de l’opération. Pendant la vie de l’investissement, elle doit assurer un suivi continu des risques, formaliser des procédures écrites, informer la Direction générale des risques significatifs et être en mesure de démontrer à l’ACPR sa bonne compréhension et sa maîtrise du risque.

De plus, le groupe AFD peut ponctuellement être exposé à des opérations dont la structuration intègre différents niveaux de subordination et rémunération. Les critères de qualification en titrisation sont alors recherchés.

Transparence

L’exposition au risque des tranches de titrisation est intrinsèquement liée à celle des actifs sous-jacents. Le Groupe exerce un suivi de l’évolution de la qualité des actifs sous-jacents tout au long de la durée de vie du programme concerné.

Pondération

Pour déterminer la pondération applicable à la position de titrisation, l’approche standard (SEC-SA) est utilisée en prenant en compte la charge en capital du portefeuille sous-jacent et la proportion d’actifs en défaut dans ce portefeuille.

Encadrement

Les opérations identifiées en titrisation sont soumises à l’approbation des comités de crédit. Les expositions font l’objet d’une surveillance pour vérifier qu’elles ne dépassent pas les limites fixées.

EU SEC4 – Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation et exigences de fonds propres réglementaires associées – établissement agissant en tant qu’investisseur

Le tableau fournit une ventilation des expositions conformément à l’article 449, point k) ii), du CRR, « Publication d’informations sur les expositions aux positions de titrisation ». Le Groupe recourt exclusivement à l'approche standard (SEC-SA) pour le calcul des exigences en fonds propres au titre des expositions de titrisation ; il n'utilise ni l'approche basée sur les notations externes (SEC-ERBA) ni l'approche basée sur les notations internes (SEC-IRBA), et ne réalise aucune opération de titrisation synthétique.

 

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

h

i

l

m

EU-p

EU-q

Valeurs exposées au risque 

(par fourchette de pondération/déductions)

Valeurs exposées 

au risque 

(par approche réglementaire)

Montant d’exposition pondéré 

(par approche réglementaire)

Exigence de fonds propres après application du plafond

Pondération ≤ 20 %

Pondération > 20 % et ≤ 50 %

Pondération > 50 % et 

≤ 100 %

Pondération > 100 % et  < 1 250 %

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

Total des expositions

35

56

17

82

31

190

31

337

391

27

31

Titrisation classique

35

56

17

82

31

190

31

337

391

27

31

Titrisation

35

56

17

82

31

190

31

337

391

27

31

Sous-jacent de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Dont STS

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Clientèle de gros

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Dont STS

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Retitrisation

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Titrisation synthétique

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

 

Données au 31/12/2024 
(en millions d’euros)

a

b

c

d

e

h

i

l

m

EU-p

EU-q

Valeurs exposées au risque 

(par fourchette de pondération/déductions)

Valeurs exposées 

au risque 

(par approche réglementaire)

Montant d’exposition pondéré 

(par approche réglementaire)

Exigence de fonds propres après application du plafond

Pondération
≤ 20 %

Pondération > 20 % et ≤ 50 %

Pondération > 50 % et 

≤ 100 %

Pondération > 100 % et  < 1 250 %

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

SEC-SA

Pondération 1 250 %/
déductions

Total des expositions

22

65

-

88

15

175

15

419

192

33

15

Titrisation classique

22

65

-

88

15

175

15

419

192

33

15

Titrisation

22

65

-

88

15

175

15

419

192

33

15

Sous-jacent de détail

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Dont STS

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Clientèle de gros

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Dont STS

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Retitrisation

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Titrisation synthétique

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

4.10Les risques de liquidité, de taux d’intérêt, de marché et de change

La gestion de bilan couvre la gestion des risques de liquidité, de taux et de change ainsi que la gestion du risque de contrepartie sur les activités financières. Assurant le financement des opérations de ses principales filiales, l’AFD concentre sur son bilan l’essentiel des risques de gestion de bilan du Groupe. Les équipes de la Direction financière assurent la bonne gestion de ces risques et l’équipe « Risque de Marché et gestion de Bilan » au sein de la Division de Surveillance des Risques assurent l’encadrement de ces risques et la mise à jour du dispositif de limites et du cadre d’appétence aux risques.

Les grandes orientations de la gestion financière et de la gestion de bilan de l’AFD sont soumises à l’examen annuel du conseil d’administration. Ces orientations peuvent être résumées comme suit :

Des limites et critères de gestion sont fixés en fonction de ces orientations par le conseil d’administration de l’AFD.

4.10.1Le risque de liquidité (audité)

Le risque de liquidité du groupe AFD est susceptible de se matérialiser par :

Les mesures mises en place par l’AFD pour se prémunir du risque de refinancement (notamment les indicateurs d’encadrement de la liquidité présents dans le dispositif de limites mais également dans le cadre d’appétence aux risques) permettent de le cantonner à des situations de crise systémique durable.

L’AFD cherche à préserver sa liquidité de sorte à pouvoir intervenir en tant que bailleur contracyclique dans des contextes de difficultés sur les marchés financiers.

Depuis 2017, à la suite de son changement de statut en société de financement, l’AFD n’est plus assujettie au ratio de levier ni aux ratios prudentiels de liquidité prévus par le cadre CRR/CRD.

Les ratios de liquidité concernés sont :

Toutefois, elle demeure attentive à la gestion de sa liquidité à travers un pilotage interne adapté à la nature et à la complexité de leurs activités.

4.10.1.1Gouvernance et cadre de référence du risque de liquidité

Le risque de liquidité est piloté dans le cadre de la gestion de bilan et du Cadre d’appétence aux risques (RAF). Il relève du Pilier 2 et s’inscrit dans les dispositifs ILAAP, ICAAP et Plan préventif de rétablissement (PPR). L’ILAAP fait l’objet d’une revue annuelle présentée au conseil d’administration.

Le suivi du risque de liquidité repose sur un ensemble d’indicateurs réglementaires et internes :

L’AFD réalise des stress tests de liquidité selon trois scénarios : idiosyncratique, systémique et combiné, revus au minimum annuellement.Le dispositif de contingence repose sur un Plan de financement d’urgence (PFU) et le PPR, définissant des seuils de déclenchement et des mesures graduées (émissions court/moyen/long terme et/ou mobilisation du coussin de liquidité). Le PFU n’a pas été déclenché en 2025.

4.10.2Le risque de taux

4.10.2.1Gestion du risque structurel de taux d’intérêt (audité)

Le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire (Interest Rate Risk in the Banking Book – IRRBB) désigne le risque, actuel ou futur, pesant sur les fonds propres et le résultat du groupe AFD en raison de mouvements défavorables des taux d’intérêt affectant les positions du portefeuille bancaire.

Le groupe AFD ne dispose pas de portefeuille de négociation (trading book) et ne réalise pas d’opérations à caractère spéculatif. Son exposition au risque de taux relève exclusivement du portefeuille bancaire (banking book).

À titre d’information, la sensibilité de la valeur économique des fonds propres (Economic Value of Equity – EVE) est calculée trimestriellement selon six scénarios réglementaires, par rapport à un scénario central :

La sensibilité des revenus, mesurée au travers de la marge nette d’intérêts (Net Interest Income – NII), est également calculée trimestriellement selon deux scénarios de chocs parallèles (+ 200 et - 200 points de base).

Le Groupe n’a pas de « portefeuille de négociation » (trading book) et n’a pas de portefeuille d’opérations dites spéculatives. Son exposition au risque de taux est donc uniquement liée à son activité de crédit et relève du « portefeuille bancaire » (banking book). Le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire désigne le risque, actuel ou futur, auquel les fonds propres et les bénéfices du groupe AFD sont exposés en raison de mouvements défavorables des taux d’intérêt qui influent sur les positions du portefeuille bancaire de l’établissement.

L’AFD encadre la gestion des risques bilanciels (liquidité, taux et change) conformément aux standards prudentiels applicables (CRD/CRR et déclinaisons locales ACPR) et dans le cadre du RAF.

Le conseil d’administration fixe annuellement les limites, approuve le dispositif de contrôle interne et mandate la Direction générale pour la mise en place des instruments de gestion. La gestion de bilan est pilotée par la Direction exécutive financière, au travers du COGAP (décisions ALM), avec une mise en œuvre opérationnelle par les équipes trésorerie/refinancement/couverture et un contrôle de second niveau assuré par la surveillance des risques (validation des modèles et contrôle des limites).

En matière de risque de taux d’intérêt global (IRRBB), l’AFD agit exclusivement dans une logique de couverture (absence d’activité spéculative), via micro et macrocouvertures, adossement naturel de certaines positions à taux fixe et utilisation d’instruments de marché (swaps, cross-currency swaps ; caps/swaptions le cas échéant). Le suivi repose sur des indicateurs réglementaires et internes reportés a minima trimestriellement.

EU IRRBB1 – Risques de taux d’intérêt des activités hors portefeuille de négociation

Le tableau évalue le risque de taux d’intérêt des activités hors portefeuille de négociation suivant la méthode de système interne de mesure des risques, la méthode standard ou la méthode standard simplifiée, selon le cas, conformément à l’article 84 de la directive 2013/36/UE, en tenant compte des scénarios de chocs appliqués à des fins de surveillance et des hypothèses de modélisation et hypothèses paramétriques communes visées par l’article 98, paragraphe 5 bis, de cette même directive. Les instructions ont été rédigées à partir des exigences de l’article 448 du CRR « Publication d’informations sur les expositions au risque de taux d’intérêt pour les positions non détenues dans le portefeuille de négociation ».

 

Scénarios prudentiels de chocs (en millions d’euros)

31/12/2025

a

b

c

d

Variations de la valeur économique des fonds propres

Variations des produits d’intérêts nets

Exercice en cours

Exercice précédent

Exercice en cours

Exercice précédent

1

Hausse parallèle

(901)

(1 006)

(51)

(35)

2

Baisse parallèle

672

797

40

27

3

Pentification

(266)

(317)

-

-

4

Aplatissement

94

135

-

-

5

Hausse des taux courts

(136)

(111)

-

-

6

Baisse des taux courts

105

117

-

-

4.10.3Le risque de marché et de change

4.10.3.1Risque de marché (audité)

Le risque de contrepartie de marché du groupe AFD correspond au risque de défaillance des contreparties intervenant dans les opérations de dérivés ainsi que dans les placements de trésorerie et les portefeuilles de placement.

Ce risque se décline en trois catégories principales :

Afin d’assurer la gestion de ses besoins de liquidité, le Groupe détient un portefeuille de trésorerie composé de dépôts et de titres financiers liquides. Les encours de ce portefeuille ont crû afin d’accompagner la hausse de l’activité de prêts et des restes à verser du Groupe ainsi que pour satisfaire les exigences internes de gestion de la liquidité.

Le dispositif de surveillance des risques de marché repose sur une première ligne portée par la Direction exécutive financière et une seconde ligne indépendante au sein de la Division Surveillance des Risques (DSR). Il s’appuie sur des limites de contrepartie, de change, de qualité des actifs, de dispersion et de liquidité, revues annuellement par le conseil d’administration. 

Outre les risques de crédit (risques de contrepartie) et les risques opérationnels, les risques de marché doivent également être capitalisés par des fonds propres conformément au CRR (règlement n° 575/2013). Les risques de marché comprennent les risques de change et les risques sur matières premières d’un établissement ainsi que les risques de position (risques de taux d’intérêt et risques sur actions) dans le portefeuille de négociation.

L’AFD n’a pas de portefeuille d’opérations dites spéculatives. Elle comptabilise toutefois en trading comptable les instruments de couverture non justifiable en comptabilité de couverture en juste valeur et les instruments de couverture à départ différé et/ou déchus de leur rôle de couverture.

Le risque de marché correspond donc uniquement pour le Groupe aux expositions liées au risque de pertes découlant de variations des prix sur le marché, y compris des taux de change ou des prix des matières premières.

Les exigences de fonds propres des positions de risque de marché conformément au CRR reposent actuellement sur l’approche standard spécifiée par l’autorité de surveillance (art. 326-361 CRR).

4.10.3.2Risque de change (audité)

L’AFD ne détient pas de portefeuille spéculatif et n’est pas soumise, au vu de ses positions, à une exigence significative en fonds propres au titre du risque de marché. Ses opérations de marché répondent avant tout à trois objectifs : gérer sa liquidité, assurer son refinancement et couvrir les risques de taux et de change liés à son activité. Les instruments dérivés sont ainsi utilisés exclusivement à des fins de couverture, qu’il s’agisse de microcouverture ou, depuis 2022, de macro-couverture sur une partie des prêts en euros à taux fixe.

Le groupe AFD définit le risque de change comme le risque, actuel ou futur, auquel ses fonds propres et ses bénéfices sont exposés en raison de mouvements défavorables des taux de change.

Pour le groupe AFD, le risque de change recouvre deux dimensions complémentaires :

L’exposition à ce risque peut augmenter de manière ponctuelle en raison d’événements internes, tels que les décaissements de faibles montants en devise qui ne font pas l’objet d’une couverture, mais surtout externes, tels que les impayés, le défaut de contreparties ayant contracté un prêt en devises ou la perception de dividendes de participations en devises.

Afin de limiter la volatilité de son résultat liée aux fluctuations des marchés de change, le Groupe applique une politique de microcouverture systématique des décaissements dès lors qu’un instrument de couverture approprié est disponible. En cas d’exposition non souhaitée au risque de change, le Groupe s’attache à refermer les positions correspondantes dans les meilleurs délais.

Les limites internes de change :

4.10.3.3Risque sur actions et autres instruments financiers

Les méthodes de valorisation et de comptabilisation des participations détenues par le Groupe sont décrites dans le paragraphe 6.2.3.2 sur les états financiers et dans leurs notes annexes 1 « Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat » et 3 « Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres » (paragraphe 6.2.4.1). Les principes comptables relatifs aux participations mises en équivalence sont décrits au paragraphe 6.2.3.1.2 « Principes et méthodes de comptabilisation ».

Le montant des plus-values (moins-values) réalisées sur les ventes et liquidations durant la période sous revue figure dans les notes annexes 15 et 16 des états financiers consolidés (paragraphe 6.2.4.2).

Le montant des plus ou moins-values réalisées est comptabilisé selon le classement comptable des actifs en gains ou pertes à la juste valeur par résultat (note 15) ou à la juste valeur par autres éléments du résultat global (note 16).

4.10.4Informations quantitatives sur le risque de marché

Au 31 décembre 2025, la somme de la position nette globale en devises du Groupe, calculée conformément au CRR, demeure inférieure à 2 % du total des fonds propres. Le Groupe se situe ainsi sous le seuil de minimis prévu à l’article 351 du CRR et n’est, en conséquence, pas soumis à une exigence de fonds propres au titre du risque de change.

EU MR1 – Risque de marché dans le cadre de l’approche standard

Le tableau publie les informations visées à l’article 445 du CRR « Publication d’informations sur les expositions au risque de marché dans le cadre de l’approche standard ». 

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

a

a

Expositions pondérées (RWA)

Expositions pondérées (RWA)

 

Produits fermes

 

 

1

Risque de taux (général et spécifique)

-

-

2

Risque sur actions (général et spécifique)

-

-

3

Risque de change

178

320

4

Risque sur matières premières

-

-

 

Options

 

 

5

Approche simplifiée

-

-

6

Méthode Delta-plus

-

-

7

Approche par scénarios

-

-

8

Titrisation (risque spécifique)

-

-

9

Total

178

320

 

EU MR3 – Risque de marché dans le cadre de l’approche standard simplifiée (SSA)

Le tableau publie les informations visées à l’article 445 du CRR, dans le cadre de l’approche standard simplifiée (SSA).

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

a

b

c

d

a

b

c

d

Exigences de fonds propres

Exigences de fonds propres

Produits fermes

Options

Produits fermes

Options

 

Méthode simplifiée

Méthode delta-plus

Méthode par scénarios

 

Méthode simplifiée

Méthode delta-plus

Méthode par scénarios

1

Risque de taux d’intérêt (général et spécifique)

-

-

-

-

-

-

-

-

2

Risque sur actions (général et spécifique)

-

-

-

-

-

-

-

-

3

Risque sur matières premières

-

-

-

-

-

-

-

-

4

Risque de change

14

-

-

-

26

-

-

-

5

Titrisation (risque spécifique)

 

 

 

 

-

 

 

 

6

Total OFR SSA

14

-

-

-

26

-

-

-

 

 

 

 

 

4.11Risque opérationnel

4.11.1Objet et définition du risque opérationnel

Pour rappel, le risque opérationnel est un risque de pertes (directes ou indirectes) découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel, des systèmes internes ou d’évènements extérieurs (comité Bâle II).

Selon la réglementation bâloise, le risque opérationnel recouvre sept familles :

4.11.2Gouvernance et organisation du dispositif

Le dispositif de surveillance et de maîtrise du risque opérationnel du groupe AFD repose sur l’ensemble des agents, des managers, des référents risques opérationnels et conformité, ainsi que sur la Fonction Contrôle Permanent, qui constitue la deuxième ligne de défense. Les managers assurent la surveillance permanente au sein de leurs structures, tandis que la Fonction Contrôle Permanent supervise le dispositif à l’échelle du Groupe, en lien avec les outils de cartographie, de suivi des incidents, de contrôle et de plans d’actions.

Le contrôle permanent réalise des reportings réguliers auprès du comité des risques Groupe et du comité de contrôle interne (Cocint).

4.11.3Cadre de gestion et outils de pilotage

Ce dispositif s’appuie sur plusieurs outils structurants : une cartographie des risques opérationnels, une base des incidents, un plan de contrôles Groupe, un plan de maîtrise, ainsi que l’outil ISIMAN, utilisé pour déclarer et suivre les incidents, formaliser les résultats de contrôle, suivre les plans d’actions et renseigner la cartographie. Depuis 2024, l’outil Verso complète ce dispositif pour l’ordonnancement et le contrôle des versements, avec une sélection des dossiers fondée sur une approche par les risques.

La gestion des risques opérationnels au sein du groupe AFD (identification et évaluation des risques, cotation des éléments de maîtrise des risques, reporting, procédure de déclaration des incidents opérationnels) est détaillée dans le chapitre 4.2 « Contrôle interne et surveillance des risques ».

Le dispositif de mesure et de gestion du risque opérationnel est intégré dans le dispositif de contrôle permanent.

Le cadre est formalisé par un corpus procédural complet, comprenant chartes, politiques, procédures, modes opératoires et méthodologies partagées à l’échelle du Groupe. En 2024, ce cadre a été renforcé par la formalisation de méthodologies de maintenance des plans de contrôles et des plans de maîtrise, ainsi que par l’actualisation des procédures relatives aux versements dans le cadre des travaux de simplification engagés par la Direction générale.

4.11.4Cartographie et mesure du risque opérationnel

En parallèle, la Fonction Contrôle Permanent a accompagné l’actualisation des cartographies dans 34 structures du Groupe. L’exercice 2025 a permis d’établir cinq cartographies consolidées, dont la cartographie des risques opérationnels, qui constitue le principal outil de mesure et de surveillance des risques.

La cartographie des risques opérationnels est construite selon les sept catégories bâloises et repose sur un référentiel commun, le Lexique des risques opérationnels. Elle évalue les risques en brut et en net, selon leur probabilité, leurs impacts potentiels et les dispositifs de maîtrise en place. La consolidation à l’échelle du Groupe fait apparaître un niveau moyen de risque de 7,99 en brut et de 4,39 en net, ce qui traduit globalement l’effet atténuateur des dispositifs de contrôle et de maîtrise mis en œuvre.

4.11.5Principales catégories de risques opérationnels

4.11.5.1Risque de réputation (audité)

Le risque de réputation est entendu comme le risque résultant d’une perception négative (qu’elle soit fondée ou non) de la part des contreparties de l’AFD, de son actionnaire, de ses parties prenantes, de ses investisseurs ou du régulateur qui peut affecter défavorablement ses revenus, ses activités et sa capacité à maintenir ou engager des relations d’affaires, la continuité de son accès à des sources de financement ou entraîner des litiges ou d’autres procédures juridiques onéreuses.

Ce risque de réputation est à mettre en miroir de la redevabilité attendue de l’AFD dans ses actions de financement de la part de ses parties prenantes (clients, État français, citoyens) dans la mesure où l’AFD est l’opérateur d’une politique publique, celle de l’aide au développement de la France. Il lui revient donc d’assurer à ses parties prenantes que les financements en dette et en don qu’elle octroie répondent bien aux objectifs et finalité qui leur ont été assignés. À défaut, l’AFD encourt notamment un risque de réputation.

Le risque de réputation est pour le groupe AFD – comme pour l’ensemble des acteurs du développement – un des risques majeurs pouvant impacter fortement les activités et donc le modèle économique et financier du Groupe. Le risque de réputation est particulièrement élevé pour trois raisons : d’abord, les financements du Groupe ont souvent pour objectif même de répondre aux enjeux environnementaux et sociaux de nos pays d’interventions. Ces secteurs, touchant les populations les plus vulnérables et des zones fragiles, sont observés avec une grande vigilance par les organisations de la société civile. Ensuite, le champ géographique d’intervention du Groupe l’expose à certains pays où l’environnement des affaires est dégradé, notamment en termes de corruption et de sécurité financière (cf. infra 4.1.2.2). Enfin, du fait de sa mission d’intérêt général rappelée dans ses statuts comme dans ses conventions d’établissement signées avec les pays d’intervention, le groupe AFD assume un devoir de redevabilité et d’exemplarité dans la mise en œuvre des meilleures pratiques de financement d’aide au développement.

Aussi, sont susceptibles d’entraîner un risque de réputation pour l’AFD :

Une attaque réputationnelle sur son activité aurait un impact majeur ayant pour conséquence d’entacher la crédibilité du groupe AFD en tant qu’opérateur, réduire les financements alloués et contracter la demande de nos partenaires et clients par la perte de confiance qui s’ensuivrait.

Au-delà de l’exigence de qualité et de la maîtrise des risques, au cœur des processus d’instruction et de suivi des crédits et subventions accordés, le conseil d’administration, notamment composé de personnalités qualifiées indépendantes ou issues de la société civile, constitue un rempart supplémentaire en cas de défaillance d’identification ou de mesure d’un risque de cette nature.

4.11.5.2Risques liés au système d’information et cybersécurité (audité)

Comme pour toutes les institutions financières, l’exposition de l’AFD au risque de violation de données, de cybercrimes ou de défaillances informatiques s’est accrue ces dernières années sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs : le recours croissant aux solutions dans le cloud ; le recours à de nombreux prestataires en assistance technique, pour accompagner la croissance de l’AFD et des besoins SI associés ; l’augmentation du nombre de Cyberattaques, dont les modes opératoires sont de plus en plus élaborés ; et enfin, la volonté du groupe AFD de devenir un « bailleur numérique ». La transition numérique a en effet été identifiée comme l’une des six grandes transitions fixées par le Plan d’Orientation Stratégique 2018-2022 et les évolutions engagées depuis, notamment la dématérialisation massive des documents et processus ainsi que la généralisation du télétravail, rendent le Groupe davantage dépendant des ressources informatiques.

Le Groupe ne peut se prémunir totalement contre les risques de dysfonctionnements ou d’interruption de ses systèmes, de défaillance de prestataires informatiques ou d’actes malveillants de la part d’agents internes ou de tiers externes (notamment le risque de fuite de données confidentielles en cas de piratage et le risque de destruction logique du centre de données). Même si l’AFD n’a à ce jour jamais été victime d’une Cyberattaque de grande ampleur, la matérialisation de ces risques pourrait avoir des impacts importants sur l’activité du Groupe, sur sa réputation (en cas de fuite de données confidentielles ou personnelles par exemple), sur sa capacité à répondre à certaines exigences réglementaires et engendrer des pertes financières non négligeables (en cas de détournement des fonds de l’AFD par exemple ou de défaillance informatique exposant l’AFD à une amende).

Au-delà des conséquences liées au risque de Cyberattaque, le groupe AFD entre dans une phase de profonde transformation d’une large partie de son système d’information, poursuivant un double objectif de gain d’efficience et de développement de fonctionnalités adaptées aux futures exigences réglementaires et à la croissance de l’activité. Le Plan d’Orientation Stratégique Informatique n° 4 (POSI IV) validé en juillet 2021 décrit cette phase de transformation et les objectifs associés pour les prochaines années, concernant notamment les activités Finances et risques (programme Fabrik lancé en 2020), les activités Opérations, l’ouverture du SI vers l’extérieur (Projet PSN), et un vaste programme d’amélioration de la sécurité des SI (Securis).

Comme toute phase de transformation, elle est porteuse de risques, notamment en termes de respect des budgets et des délais pour la livraison de nouveaux outils et/ou évolutions des outils en place. Le POSI IV a ainsi redéfini une gouvernance globale des systèmes d’information, mise en place fin 2021, attestant d’un pilotage renforcé, à la hauteur des enjeux sous-jacents, impliquant le comité exécutif par la création d’un Comex Consultatif des SI, la définition et revue semestrielle des trajectoires métiers, l’évolution des compositions et rôle du comité d’investissement SI (Cosi), et l’articulation avec les gouvernances de programmes dédiées, sur le modèle du programme Fabrik Finances et Risques (équipe programme dédiée, Copil sous présidence Direction générale, la mise à disposition d’équipes à temps plein).

La cartographie des risques opérationnels du Groupe identifie trois catégories principales de risques liés au système d’information.
Le risque d’obsolescence ou d’inadéquation du SI concerne certaines applications critiques et la gestion des données, avec des projets en cours pour y remédier.
Le risque d’indisponibilité ou de dysfonctionnement des outils porte sur les applications, infrastructures et réseaux, faisant l’objet d’améliorations continues.
Le risque de cyberattaque et d’intrusion externe inclut les atteintes à la confidentialité, à l’intégrité et à la disponibilité des données, traité via des dispositifs de sécurité renforcés.

Ces risques sont suivis dans le cadre du SMSI, conformément à la norme ISO 27001.

4.11.6Sécurité des systèmes d’information et continuité d’activité

4.11.6.1Sécurité des systèmes d’information (audité)

Le Département SEC assure la coordination des aspects liés aux risques informatiques incluant la sécurité du SI et la continuité d’activité informatique. Le directeur du Département est appuyé pour cela par le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) du groupe AFD. Le cycle d’appréciation de ces risques est effectué en collaboration avec le Département des Systèmes Informatiques (DSI) et le Département Risques Opérationnels et Contrôles permanents (ROC).

Une analyse des risques TIC est effectuée au moins annuellement dans le cadre du dispositif de gouvernance des risques SI. Les risques de sécurité en sont extraits pour traitement dans le cadre du système de management de la sécurité de l’information (SMSI), conformément à la norme ISO 27001. Le SMSI encadre le traitement du risque de sécurité du système d’information de l’AFD, depuis l’évaluation des risques jusqu’à la mise en œuvre des plans de corrections et les contrôles permanents de la sécurité du système d’information. Cette revue annuelle des risques aboutit à la mise à jour de la cartographie des risques opérationnels de l’AFD et de la trajectoire SSI. En 2022, l’AFD a décidé d’organiser sa trajectoire d’évolution SSI sous la forme d’un schéma directeur SSI quinquennal piloté en mode programme. Ce programme, nommé Securis, conjoint entre les départements SEC et DSI, a démarré en décembre 2022.

La politique de sécurité des systèmes d’information (PSSI), conforme aux normes ISO 27001 et ISO 27002, définit l’organisation et les 20 objectifs de sécurité nécessaires à la protection des systèmes d’information. L’application de chaque règle est précisée par un ensemble de normes et de procédures de sécurité internes, conformes aux bonnes pratiques du domaine.

Cette PSSI est complétée d’une Charte d’utilisation du système d’information opposable à l’ensemble des utilisateurs depuis son adjonction au règlement intérieur.

Une sensibilisation SSI, sous forme de conférences périodiques et de sensibilisation numérique, auprès des utilisateurs du Groupe est mise en place pour s’assurer de la bonne connaissance des principales règles d’usage.

Conformément à la PSSI, chaque évolution substantielle du système d’information sur ses composantes métier ou infrastructure fait l’objet d’une analyse de risque. Cette démarche permet le déploiement de mesures de protection conformes aux enjeux de sécurité lors de la conception d’un système et pendant son utilisation courante. Les systèmes informatiques les plus sensibles font systématiquement l’objet d’une procédure d’homologation sécurité.

La gestion des incidents de sécurité est encadrée par une politique de gestion des incidents SSI qui fixe les règles de gestion d’un incident de sécurité. Elle permet de faire le lien entre (i) la procédure de gestion des incidents de production (à la norme ITIL), (ii) le dispositif de signalement des incidents « utilisateurs » déployé par le département DSI et (iii) le département Sécurité (SEC). Le département DSI coordonne et opère l’ensemble des actions de traitement à chaud d’incidents sécurité avec l’appui du département SEC et du RSSI.

En 2025, l’AFD a subi en mars une Cyberattaque via l’exploitation d’une vulnérabilité 0-day pour compromettre un boîtier VPN (Virtual Private Network) et en octobre une autre Cyberattaque en déni de service distribué (DDOS) avec pour cible les boîtiers Extranet. Le dispositif de crise a été déclenché dans ces deux cas de figure. Ces attaques n’ont pas pénétré ou mis en jeu le réseau interne de l’AFD, elles n’ont provoqué que des indisponibilités mineures pour les utilisateurs en accès à distance dues à la correction et réinstallation des matériels.

4.11.6.2Plan d’urgence et de poursuite d’activité (audité)

Le groupe AFD dispose d’un plan d’urgence et de poursuite d’activité (PUPA) destiné à couvrir l’ensemble des métiers et des activités du Groupe, incluant ses filiales Proparco et Sogefom. Ce dispositif vise la poursuite des activités du Groupe suite à l’apparition d’un sinistre de probabilité faible mais d’impact critique.

Le retour d’expérience de la crise sanitaire liée au Covid-19 a montré que le télétravail était adapté et efficace dans plusieurs des scénarios du Plan d’urgence et de poursuite d’activité (PUPA). Si, d’un côté, les modalités de travail à distance se sont standardisées mais également perfectionnées, d’un autre côté, les effets de longs termes, y compris en termes de qualité de vie au travail (QVT) et de risques psychosociaux, ne sont pas tous identifiés et identifiables. Par ailleurs, si la baisse drastique des missions n’a pas empêché la réalisation du plan d’affaires ces dernières années, elle pourrait avoir un effet de moyen terme sur l’origination de nouvelles opérations ; enfin, le tout digital et numérique dans lequel nous basculent les événements impactant la continuité d’activité nous rend d’autant plus vulnérable aux Cyberattaques, aux nouvelles fraudes utilisant les failles des systèmes d’information et bien sûr le risque de black-out numérique.

La continuité de l’activité pourrait également être fortement contrariée par l’occurrence d’une crue centennale sur Paris ; cette dernière se caractérise par des crues lentes (10 à 15 jours de crue, voire plus pour la décrue), dont la crue de référence est celle de 1910 (+ 8,62 m). L’AFD est exposée à ce risque, son siège, constitué de plusieurs bâtiments, se situant à Paris non loin de la Seine. Les bâtiments de l’AFD, qui comprennent plusieurs étages et des sous-sols, se situent à moins de 400 m du lit de la Seine, et se trouvent dans une zone où, selon le Plan de Prévention du Risque Inondations de la Ville de Paris, la hauteur d’eau serait de plus de 30 mètres en cas de crue centennale (par rapport au niveau de référence utilisé pour le calcul du niveau de la Seine). De telles inondations empêcheraient le personnel d’accéder aux bâtiments, mettraient en risque certaines de nos archives.

Le Groupe dispose d’un dispositif complet de continuité d’activité, structuré autour de la politique de reprise et de poursuite d’activité et d’un plan général de gestion de crise, complétés par des plans opérationnels pour chaque entité. Le PUPA identifie plusieurs scénarios de crise, notamment liés à l’indisponibilité des sites, du personnel et du système d’information (dont cyberattaque).

Des procédures standardisées (« kits PUPA ») permettent d’assurer la continuité des activités essentielles, y compris en mode dégradé. Un plan pandémie, intégré au dispositif global, renforce la résilience face aux crises sanitaires.

Le plan de reprise informatique (PRIT) garantit la continuité du SI grâce à des infrastructures de secours, récemment renforcées (nouveau site de secours et data center), avec des tests concluants en 2025.

La gouvernance est assurée par le Département Sécurité, avec un processus structuré d’analyse d’impact (BIA) permettant d’actualiser régulièrement les dispositifs et priorités métiers.

Enfin, un dispositif d’astreinte et de gestion de crise permet une activation rapide du PUPA en cas d’incident majeur, sous pilotage de la direction. Ce dispositif couvre aussi les besoins de Proparco et Sogefom.

4.11.6.3 Risques liés à la sécurité des agents (audité)

Du fait du périmètre géographique de ses interventions et de ses implantations, l’AFD est particulièrement vigilante aux risques que peuvent courir ses agents sur le terrain. Au-delà des personnels recrutés localement, l’AFD envoie des agents à l’étranger, en expatriation ou en mission, à des fins de représentation locale et de suivi des projets de financement. L’effectif des agents travaillant dans le réseau (personnels recrutés localement et expatriés) représente environ un quart des effectifs totaux de l’AFD. L’AFD intervient dans 115 pays. Cela engage sa responsabilité en tant qu’employeur, quelle que soit l’importance des risques existants sur place.

Ces risques sont de nature diverse en fonction des pays : risques climatiques, risques sismiques ou volcaniques, risques d’accidents (routiers notamment), risques liés à l’insuffisance des infrastructures publiques sanitaires et de sécurité. Mais les risques prégnants potentiels demeurent le risque d’insécurité politique et le risque terroriste (attentats, enlèvements, mouvements insurrectionnels…). L’AFD est en effet présente dans certaines régions particulièrement exposées (Sahel, Irak, Liban, Territoires Autonomes Palestiniens, Pakistan, Haïti, République démocratique du Congo…), dans lesquelles le risque de mise en danger de ses agents est jugé très élevé, malgré des dispositifs de sécurité opérationnels mis en place et adaptés en continu à l’évolution des contextes de fragilité ou de crise. Certains événements pourraient conduire l’AFD à réduire son activité dans certains pays, à s’appuyer sur des dispositifs dégradés (comme c’est le cas en Chine – début 2020 – où l’agence de Pékin a dû mettre en place des modes de travail à distance pour faire face au confinement du personnel chinois imposé par les autorités locales en réaction à l’épidémie de coronavirus), voire à fermer totalement ou partiellement certaines représentations locales (comme ce fut le cas momentanément en Haïti, fin 2019 – ou au Pakistan, en 2021 – ou au Niger en 2023) ou encore en réaction à des contextes sécuritaires dégradés, l’AFD a décidé de fermer temporairement ses agences pour ne pas exposer son personnel.

4.11.7Autres risques opérationnels et dispositifs de maîtrise

Au-delà des risques détaillés ci-dessus, le dispositif de contrôle permanent du Groupe vise bien à couvrir l’ensemble des risques relevant des catégories bâloises 1 à 7 auxquels le Groupe est exposé (risques en matière de (i) fraude interne et (ii) externe, (iii) de ressources humaines ; concernant (iv) l’activité de financement du Groupe, (v) la sécurité des personnes et des biens, (vi) les systèmes d’information et (vii) la gestion, les processus et procédures).

Ce dispositif de surveillance et de maîtrise de l’ensemble des risques opérationnels repose sur :

Le contrôle permanent réalise des reportings réguliers auprès du comité des risques Groupe et du comité de contrôle interne (Cocint).

4.11.8Informations quantitatives sur le risque opérationnel

Depuis le 1 er janvier 2025, avec l’entrée en vigueur de CRR3, l’exigence en fonds propres au titre du risque opérationnel résulte d’une nouvelle approche standard, non fondée sur des modèles et applicable à tous les établissements de l’UE. Elle est la résultante du calcul d’un indicateur unique, le « BIC » (Business Indicator Component), déterminé en appliquant des coefficients marginaux croissants au « BI » (Business Indicator) lui-même reposant sur les données issues des états financiers. Le « BI » est la somme de trois composantes, moyennées sur 3 ans, basées respectivement sur les revenus d’intérêts, loyers et dividendes (« ILDC », Interest, Leases and Dividend Component), des services (SC, Services Component) et des activités financières et de marché (FC, Financial Component).

EU OR1 - pertes pour risques operationnels

En milliers d’euros

2025

2024

2023

2022

2021

2020

2019

2018

2017

2016

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

T

T-1

T-2

T-3

T-4

T-5

T-6

T-7

T-8

T-9

Moyenne sur 10 ans

En utilisant le seuil compris entre 20 000 € et 100 000 €

1

Montant total des pertes pour risque opérationnel net de recouvrements (pas d’exclusion)

494

377

432

340

198

269

477

262

27

-

287

2

Nombre total de pertes pour risque opérationnel

9

8

11

7

4

6

10

5

1

-

6

3

Montant total de pertes pour risque opérationnel exclues

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

4

Nombre total d’événements de risque opérationnel exclus

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

5

Montant total des pertes pour risque opérationnel net de recouvrements et net de pertes exclues

494

377

432

340

198

269

477

262

27

-

287

En utilisant le seuil de 100 000,00 €

6

Montant total des pertes pour risque opérationnel net de recouvrements (pas d’exclusion)

7 316

15 196

2 859

9 986

2 073

9 430

122

-

-

-

4 698

7

Nombre total de pertes pour risque opérationnel

9

7

6

7

3

3

1

-

-

-

4

8

Montant total de pertes pour risque opérationnel exclues

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

9

Nombre total d’événements de risque opérationnel exclus

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

 

10

Montant total des pertes pour risque opérationnel net de recouvrements et net de pertes exclues

7 316

15 196

2 859

9 986

2 073

9 430

122

-

-

-

4 698

 

EU OR2 – Indicateur d’activité, composantes et sous-composantes

BI et ses sous-composantes En millions d’euros

a

b

c

d

2025

2024

2023

Valeur Moyenne

1

Composante « intérêts, contrats de location et dividendes » (ILDC)

 

 

 

356

EU 1

ILDC correspondant à l’établissement individuel/
au groupe consolidé (à l’exclusion des entités mentionnées à l’article 314, paragraphe 3)

 

 

 

356

1a

Produits d’intérêts et produits locatifs

4 533

5 003

3 717

4 418

1b

Charges d’intérêts et charges locatives

4 055

4 502

3 628

4 062

1c

Total des actifs/Composante actifs

68 198

67 143

63 242

66 194

1d

Produits de dividendes/Composante dividendes

17

7

16

13

2

Composante « services » (SC)

 

 

 

1 069

2a

Produits d’honoraires et de commissions

137

119

154

137

2b

Charges d’honoraires et de commissions

2

3

11

5

2c

Autres produits d’exploitation

974

803

1 018

932

2d

Autres charges d’exploitation

554

449

408

471

3

Composante financière (FC)

 

 

 

101

3a

Résultat net applicable au portefeuille de négociation (TB)

23

(64)

(33)

(25)

3b

Résultat net applicable au portefeuille bancaire (BB)

53

197

129

126

EU 3c

Approche suivie pour déterminer la limite TB/BB (approche fondée sur la limite prudentielle ou approche comptable)

 

 

 

-

4

Indicateur d’activité (BI)

 

 

 

1 526

5

Composante indicateur d’activité (BIC)

 

 

 

199

 

Les exigences en fonds propres totales au titre du risque opérationnel s’établissent à 199 millions d’euros à fin 2025 en hausse de 40 millions par rapport à fin 2024. L’implémentation de CRR3 depuis début 2025 a conduit à déterminer les exigences de fonds propres avec une autre approche standard et explique cette hausse. Le tableau ci-dessous présente les expositions pondérées du Groupe et les exigences de fonds propres correspondantes au 31 décembre 2025.

EU OR3 – Exigences de fonds propres pour risque opérationnel et montants d’exposition au risque

En millions d’euros

31/12/2025

1

Composante indicateur d’activité (BIC)

199

EU 1

Exigences de fonds propres (OROF) calculées selon l’approche standard alternative (ASA) en vertu de l’article 314, paragraphe 4

-

2

Sans objet

 

3

Exigences de fonds propres minimales requises pour risque opérationnel (OROF)

199

4

Montants d’exposition au risque opérationnel (REA)

2 486

 

4.11.9Risques juridiques, fiscaux, assurances 

4.11.9.1Risques juridiques 

Le département juridique coordonne la maîtrise des risques juridiques du Groupe. Il couvre l’ensemble des domaines juridiques (excepté les domaines des Ressources humaines, de la fiscalité et les risques de non-conformité).

Le département juridique apporte un appui juridique :

Il n’existe pas de procédure judiciaire, gouvernementale ou d’arbitrage, dont l’AFD a connaissance, qui est en suspens ou dont elle est menacée, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des douze derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de l’AFD et/ou du groupe AFD.

4.11.9.2Assurances – couvertures des risques encourus par l’AFD 

L’AFD dispose d’une police « Responsabilité civile » qui couvre également Proparco, d’une police « Responsabilité civile Dirigeants », d’une police « Rapports sociaux », d’une police « Dommage aux biens – 2 lignes » qui couvre également Proparco et VAL, d’une police « Tous risques expositions – œuvres d’art » et d’une police « Responsabilité civile mandataires sociaux spécifique IGRS ».

Toutes les agences du réseau sont couvertes par des polices d’assurance souscrites localement (multirisques habitations et bureaux et responsabilité civile exploitation bureaux).

À ces assurances s’ajoutent celles relatives aux véhicules du siège (contrat siège) et du réseau (contrats locaux) ainsi qu’une assurance « Individuel accident » « monde entier » garantissant le versement d’un capital en cas de décès ou invalidité causé par un accident avec un véhicule appartenant ou loué par l’AFD.

4.11.9.3Procédures de contrôle interne et organisation de la piste d’audit des traitements de l’information comptable et financière 

La gestion comptable du groupe AFD est assurée par le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation de la Direction financière de l’AFD.

Les activités de ce département comprennent :

L’enregistrement comptable des opérations de prêts, de subventions et de garanties données est réalisé par la Division Contrôle Appui Comptabilité du Département Gestion Financière des Concours. Les contrôles comptables sont assurés par le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation.

L’enregistrement comptable des opérations de marchés (emprunts, dérivés et titres de placements) est réalisé par la Division Post Marché du Département Trésorerie et Marché de Capitaux. Les contrôles comptables sont assurés par le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation.

L’enregistrement comptable des frais de personnel et provisions liées aux charges de personnel est réalisé par la Division Rétribution Protection sociale et Expatriation du département des Ressources humaines. Les contrôles comptables sont assurés par le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation.

La séparation entre les fonctions d’engagement, d’enregistrement comptable et d’exécution des opérations de trésorerie est assurée à la fois par l’organisation des services et par la mise en place de procédures.

La saisie comptable est largement décentralisée (agences internationales, autres services du siège).

Le contrôle comptable est scindé entre les opérations bancaires d’une part et les frais généraux d’autre part.

Le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation est en relation avec les contrôleurs externes (commissaires aux comptes, administration fiscale, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution).

Un manuel des procédures comptables regroupant les procédures et schémas comptables pour l’ensemble des opérations est accessible sur l’Intranet. Il inclut une procédure relative aux contrôles comptables. S’agissant spécifiquement de la piste d’audit, son fonctionnement est décrit ci-après.

Le système comptable est structuré autour d’un progiciel comptable multisociétés et multidevises, lui-même alimenté par des applications métiers et des systèmes de comptabilité auxiliaire.

La conversion des opérations en devises est réalisée par un module spécifique du progiciel comptable, qui édite des états de contrôle à chaque étape des traitements de conversion et de calcul des écarts de change. Un mode opératoire décrit les contrôles à effectuer à chaque étape du traitement de la conversion des positions de change jusqu’à la détermination des écarts de change.

Une application « Infocentre » permet de restituer l’information comptable sur les soldes et les mouvements comptables au niveau de chaque opération ou au niveau agrégé souhaité.

Conformément à l’article 85 de l’Arrêté du 3 novembre 2014, la piste d’audit permet de remonter de l’événement unitaire vers l’agrégat comptable ou inversement de redescendre de l’agrégat comptable vers les événements unitaires correspondants. En cas de regroupement de mouvements comptables au sein d’une interface amont, la piste d’audit permet également de retrouver les événements unitaires composant ces mouvements de regroupement.

De plus, toutes les applications informatiques dont le Département Réglementaire Comptabilité Consolidation est le métier propriétaire ont fait l’objet d’une classification dans le cadre de la sécurité informatique en termes de (i) disponibilité (disponibilité exigée dans le cas d’un choc extrême et disponibilité courante du service), (ii) intégrité (capacité de prévention d’une modification non autorisée de l’information), (iii) confidentialité (propriété d’une information à n’être ni disponible ni divulguée aux personnes, entités ou processus non autorisés) et (iv) preuve (capacité à déterminer la personne, l’entité ou le processus automatisé à l’origine de l’accès à l’information).

4.12Risques de non-conformité et LCB-FT 

4.12.1Objet et contexte de risques (audité)

En tant qu’acteur essentiel des politiques publiques françaises en matière de développement et de solidarité internationale, le groupe AFD est particulièrement attentif à la bonne allocation de ses financements et met tout en œuvre afin de s’assurer que ses fonds servent les fins auxquelles ils sont destinés. Cette préoccupation est indissociable de son mandat tel que fixé dans ses statuts et de ses orientations stratégiques qui lui assignent pour mission fondamentale de lutter contre la pauvreté et de promouvoir la croissance dans les pays de sa zone d’intervention. La corruption, la fraude ainsi que toute forme de détournement de l’aide publique et privée portent durablement atteinte à de telles missions. Il en va de même de tout financement qui conduirait le Groupe à participer, à son insu, à un mécanisme de blanchiment ou de financement du terrorisme.

Le groupe AFD intervient dans un environnement très spécifique : il apporte notamment son soutien à des pays en crise, fragiles, à faible capacité et/ou stigmatisés dans l’index de perception de la corruption établi par la société civile. Il appuie souvent des maîtrises d’ouvrage publiques faibles, dans des environnements de contrôle dans le domaine des finances publiques précaires ou intervient, dans plusieurs de ses pays d’intervention, dans des secteurs, notamment bancaires et financiers, fragiles ou non matures en matière de régulation et de contrôle. Le Groupe octroie également ses financements dans des pays qui font l’objet de mesures de sanctions économiques et financières internationales, communautaires ou nationales ou qui sont stigmatisés dans des « listes noires » pour la défaillance de leur environnement normatif en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme par le GAFI ou l’Union européenne.

Le groupe AFD est particulièrement conscient des singularités et de la complexité présentées par ce contexte d’intervention.

Nonobstant la solidité avérée du dispositif de maîtrise des risques, le Groupe pourrait être confronté à la prédation de ses financements ou pourrait, à son insu, concourir à un mécanisme de blanchiment ou de financement du terrorisme. Cette situation pourrait faire naître un risque juridique et financier important pour le Groupe et porter atteinte à son image et sa réputation dont l’impact est détaillé supra. À ce jour, le groupe AFD ne fait face à aucun contentieux en France ou à l’étranger pour non-respect de la réglementation en matière de sécurité financière, de corruption ou pour non-respect des sanctions économiques et financières.

4.12.2Politique relative aux juridictions non coopératives (audité)

Afin d’engager des actions pour prévenir l’évasion fiscale, et dans un souci de participer à la politique française de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale telle que portée par la France dans le cadre du G7, du G20, ou encore du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (Cicid), le groupe AFD dispose depuis 2009, refondue en 2023, d’une politique rigoureuse à l’égard des Juridictions non-coopératives (JNC) en matière fiscale ou de Lutte contre le blanchiment et le Financement du terrorisme (LCB/FT). Cette politique vient encadrer les opérations réalisées et les projets financés dans des JNC ainsi que les opérations faisant intervenir une ou plusieurs JNC et/ou plus largement une ou plusieurs juridiction(s) considérée(s) comme centre(s) offshore.

Lorsqu’un projet fait intervenir une ou plusieurs JNC fiscale(s) ou LCB/FT, la politique du groupe AFD fixe les catégories d’opérations interdites, autorisées ou éligibles aux financements du Groupe ainsi que les diligences spécifiques à réaliser : selon les cas, la présence de JNC fiscales peut être soit autorisée sous conditions, soit strictement interdite.

4.12.3Gouvernance du dispositif LCB-FT

Le dispositif de lutte anti-blanchiment, placé sous la responsabilité de la fonction Conformité de l’AFD (AFD et Sogefom) et de celle de Proparco, est fondé sur un corpus procédural, la formation régulière de l’ensemble des collaborateurs sur les risques LCB-FT et les procédures internes et sur un plan de contrôles. Ce dispositif est complété par le contrôle permanent LCB-FT, placé sous l’autorité de la directrice adjointe du département Risques opérationnels et Contrôle permanent (ROC) qui est nommément désignée comme responsable du contrôle permanent du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de gel des avoirs et d’interdiction de mise à disposition ou d’utilisation des fonds ou ressources économiques (ci-après « responsable du contrôle permanent de la LCB-FT ») de l’AFD et des filiales Proparco et Sogefom, en application de l’article 15 de l’arrêté du 6 janvier 2021.

4.12.3.1Répartition des responsabilités

La constitution des dossiers de diligences au titre de la connaissance des clients, le filtrage des flux, l’identification d’opérations atypiques et les transactions suspectes relèvent de la responsabilité des lignes de métiers.

La validation des dossiers de diligences clients en cas de red flag, l’obligation de signaler les transactions suspectes aux autorités compétentes (via des déclarations de soupçon, entre autres), la mise en œuvre des directives nationales et internationales pour le gel des avoirs des individus ou des entités soupçonnés de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme et la décision de déclencher une vigilance renforcée en cas de détection d’occurrences négatives sur un client relèvent de la responsabilité du département de la Conformité.

4.12.3.2Contrôle permanent LCB-FT

La fonction Conformité de l’AFD est assurée par le Département de la Conformité (DCO). Ce département exerce également cette fonction pour le compte de sa filiale financière, Sogefom. Le département DCO est indépendant des opérationnels, et est chargé de l’encadrement du risque de non-conformité tel que défini par l’arrêté du 3 novembre 2014 révisé, sur tous les secteurs, toutes les opérations et toutes les zones géographiques de l’AFD et de la Sogefom. Sa finalité est de prévenir, d’identifier, de surveiller et de maîtriser les risques de non-conformité et d’atteinte à la réputation, incluant la protection des données personnelles. Il exerce également la fonction de tête de la filière conformité des filiales et participations du Groupe au sens de la réglementation française.

Le champ de compétence de la fonction Conformité la conduit notamment à (i) déterminer la politique de sécurité financière du groupe AFD, (ii) s’assurer du respect par l’AFD et Sogefom, au travers de contrôles de 2d niveau, des dispositions relatives à la prévention du blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de respect des sanctions financières et économiques, de celle encadrant la prévention de la corruption et de celles qui encadrent la conduite des activités bancaires et financières et les normes déontologiques associées (abus de marché, gestion des conflits d’intérêts notamment) ainsi que de celles assurant la protection des données personnelles des clients.

En 2025, la Fonction Conformité de l’AFD n’a pas été modifiée dans son rattachement hiérarchique (auprès de la Direction générale de l’AFD depuis le 1er juillet 2022).  Son périmètre de responsabilité n’a pas non plus évolué depuis 2025 et la conformité de l’AFD exerce toujours certaines prestations de services au nom et pour le compte de la filiale Proparco ainsi que pour Fisea  sa filiale non financière gérée pour le compte de l’AFD par Proparco.

Le département de la Conformité est composé de deux divisions : la division de la Conformité Opérationnelle (DCO/COP) et la division (« Veille, Investigations et Juridique » (DCO/VIJ)) regroupant les autres métiers de la Conformité qui présentent entre eux des proximités fonctionnelles :

Par ailleurs, au sein du département, une chargée de mission en charge des Processus et Systèmes Métier Conformité, qui est en charge, dans le cadre des évolutions du système d’information, de porter les besoins spécifiques du métier de la Conformité, une déléguée à la protection des données à caractère personnelles (DPD) et un chargé d’appui à la protection des données à caractère personnelles sont rattachés à la directrice de la Conformité.

Le contrôle permanent LCB-FT exerce un contrôle de deuxième niveau sur l’ensemble du dispositif à travers une cinquantaine de contrôles qui couvrent les différents processus concernés : la connaissance des clients et des fournisseurs, la surveillance des opérations atypiques, le filtrage des flux et des tiers, les déclarations de soupçons, la formation des collaborateurs du Groupe et les reportings et déclarations réglementaires.

4.13Informations prudentielles sur les risques Environnementaux, Sociaux et relatifs à la Gouvernance (ESG) 

4.13.1L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

Le Groupe Agence française de développement (groupe AFD) finance, accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et durable. Climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Le groupe AFD contribue ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD).

Cet engagement envers les ODD est présenté dans le nouveau Plan d’Orientation Stratégique (POS). Les engagements du POS V sont décrits en détail dans la partie 2.1.2.1.1 « Le cinquième Plan d’Orientation Stratégique (POS V) du groupe AFD 100 % Objectifs de Développement Durable (ODD) » de l’état de durabilité.

Le POS V est décliné en feuilles de route, adoptées par le conseil d’administration de l’AFD en juillet 2025 : la feuille de route « Planète », la feuille de route « Lien social » et la feuille de route « Citoyens, Institutions, et Démocraties ». Chacune d’elles est détaillée dans la partie 2.1.2.1.2 « Les engagements du POS V sont déclinés à travers trois feuilles de route transversales ».

L’alignement des opérations financées avec les ODD est piloté au moyen du dispositif d’analyse et d’avis de développement durable. Par ailleurs, l’instruction, la décision de financement, et le suivi des projets financés par le groupe AFD s’inscrivent dans la politique de crédit du Groupe, dans la liste d’exclusions, dans le respect des standards internationaux en matière de maîtrise des risques environnementaux et sociaux et dans le respect de règles strictes en matière de conformité.

Enfin, spécifiquement sur les risques financiers climatiques, compte tenu de l’enjeu stratégique et des attentes réglementaires en la matière, un comité de pilotage rapportant au Comex du groupe AFD a été mis en place pour mettre en œuvre la feuille de route « risques financiers climatiques ».

4.13.1.1Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

L’AFD s’est dotée en 2014 du dispositif AADD qui a pour objectif de favoriser la prise en compte des enjeux du développement durable dans les opérations de financement et les stratégies de l’AFD. Ce dispositif prévoit, au premier niveau, la réalisation d’une analyse développement durable par les équipes opérationnelles et, au second niveau, l’émission d’un avis développement durable rendu par la cellule Analyse et Avis Développement Durable (ADD), une structure indépendante des directions opérationnelles. L’analyse développement durable consiste en une analyse détaillée des impacts attendus du projet sur chacune des sept dimensions opérationnelles sur lesquels reposent les trois piliers du développement durable, regroupés sous les termes « planète », « humain » et « économie et gouvernance » : biodiversité, trajectoire bas carbone, résilience au changement climatique, lien social, égalité et inclusion, égalité de genre et autonomie des femmes et des filles, économie et gouvernance.

Le dispositif d’AADD à l’AFD et son adaptation à Proparco sont détaillés en partie 2.1.2.6.2 « Dispositif d’analyse et d’avis Développement Durable ».

4.13.1.2Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

En cohérence avec les orientations de l’Autorité Bancaire Européenne (ABE) du 29 mai 2020, le groupe AFD appréhende le risque de crédit dans une acception large, y compris pour les investissements en fonds propres. En ligne avec le cadre d’appétence aux risques (voir 4.13.3.6.) de l’institution (et celui de sa filiale Proparco qui le décline) et avec le dispositif de limites en place, réglementaires et opérationnelles internes (individuelles et grands risques, par groupe, géographiques, sectorielles, sur les interventions subordonnées ou en fonds propres dans les institutions financières, en monnaie locale…), tous les risques des opérations de crédit et d’investissement sont ainsi appréhendés lors de l’identification, de l’instruction et de l’octroi des projets de financement.

En raison de son activité, l’AFD est exposée, sur ses interventions, à la majeure partie des risques que rencontrent les établissements du secteur bancaire et les sociétés réalisant des investissements en fonds propres. Compte tenu des spécificités de ses géographies d’intervention et de son mandat de financement des ODD, l’AFD doit intégrer plus spécifiquement les enjeux et facteurs de risques géopolitiques et macroéconomiques, climatiques et non-financiers, incluant la gouvernance des contreparties, environnementaux et sociaux ou encore liés à l’opération financée. Ainsi, en sus des risques de crédit, de concentration, de solvabilité, de profitabilité, de non-conformité et fraude, opérationnel et de réputation, la politique de crédit de l’AFD fait référence à :

4.13.1.3La liste d’exclusion

Le groupe AFD dispose d’une liste d’exclusion (4) dont l’objectif est d’indiquer clairement les types d’activités que le Groupe se refuse à financer du fait de critères environnementaux ou sociaux, d’ordre éthique, réglementaire, ou découlant de la traduction des exigences normatives et des choix stratégiques du Groupe. Elle est revue environ tous les cinq ans. En complément de cette liste d’exclusion, le Groupe s’est doté d’autres outils de sélectivité de ses financements : des exclusions additionnelles découlent ainsi des cadres stratégiques (sélectivité climat, par exemple) et des cadres d’intervention sectoriels, consultables sur le site internet du Groupe. Ces doctrines de sélectivité, mises à jour de manière régulière, ont vocation à être utilisées dans le cadre de l’instruction des projets.

La liste d’exclusion présente trois types d’activités :

4.13.1.4Un alignement sur les meilleurs standards internationaux en matière de maîtrise des risques environnementaux et sociaux des opérations financées

L’AFD conditionne ses financements à la mise en œuvre par les maîtres d’ouvrage bénéficiaires d’une démarche continue et systématique d’évaluation environnementale et sociale permettant (i) d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux des opérations, (ii) de proposer des mesures appropriées visant à éviter les impacts négatifs, ou lorsqu’ils sont inévitables à les réduire ou à les compenser de manière appropriée, (iii) de suivre la mise en œuvre de ces mesures lors de la phase d’exécution de l’opération, (iv) d’évaluer a posteriori l’efficacité des mesures proposées.

L’AFD a ainsi adopté en 2017 une politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux pour les opérations qu’elle finance. Dans le cadre du suivi de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement de 2005, et en cohérence avec la Loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale de 2014, l’AFD a choisi d’harmoniser les principes de sa politique de Maîtrise des Risques Environnementaux et Sociaux liés aux Opérations financées dans les États Étrangers et de coordonner ses actions avec le cadre environnemental et social des bailleurs multilatéraux. C’est pourquoi elle a choisi de s’aligner sur les normes environnementales et sociales de la Banque mondiale pour les projets ayant des impacts environnementaux et sociaux élevés ou importants. Cette politique définit le cadre et les grands principes applicables en matière de maîtrise des risques environnementaux et sociaux. L’AFD dispose également d’un corpus procédural lui permettant de décliner opérationnellement cette politique.

À Proparco, en tenant compte des spécificités de son mandat de financement du secteur privé, Proparco a adopté une démarche similaire à celle de l’AFD en s’alignant avec les pratiques des institutions financières internationales. Proparco s’appuie ainsi sur les standards de performance de la Société financière internationale (SFI), les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT), les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits humains (UNGPs) ainsi que sur les ressources du Corporate Governance Development Framework (CGDF).

Ce dispositif est explicité dans la partie 2.1.2.6.3 « Maîtrise des risques de générer des impacts négatifs environnementaux et sociaux ».

4.13.1.5Une attention particulière portée sur la conformité des opérations

Comme indiqué dans la partie 2.4 « Informations de gouvernance (G1) », le groupe AFD respecte la réglementation applicable et s’efforce de promouvoir les plus hautes normes et standards en matière d’intégrité : loyauté des pratiques, transparence financière, redevabilité sur ces financements et tolérance zéro à l’égard de la fraude, de la corruption et toute Pratique Prohibée dans toutes ses opérations.

Le groupe AFD a conscience d’intervenir dans un environnement très spécifique : il apporte notamment son soutien à des pays en crise, fragiles, à faible capacité et/ou stigmatisés dans l’index de perception de la corruption établi par la société civile. Il appuie souvent des maîtrises d’ouvrage publiques faibles, dans des environnements de contrôle dans le domaine des finances publiques précaires ou intervient, dans plusieurs de ses pays d’intervention, dans des secteurs, notamment bancaires et financiers, fragiles ou non matures en matière de régulation et de contrôle. Le Groupe octroie également ses financements dans des pays qui font l’objet de mesures de sanctions économiques et financières internationales, européennes ou nationales ou qui sont stigmatisés pour la défaillance de leur environnement normatif en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme par le GAFI ou l’Union européenne.

Dans ce contexte singulier et complexe, il est déployé un dispositif de maîtrise des risques visant à prévenir, détecter et traiter toute suspicion de mauvais usage de ses financements. (pour plus de détails sur le dispositif de maîtrise des risques de conformité, se référer à la partie 4.13.3.5).

4.13.1.6Une feuille de route spécifique sur les risques financiers Climat et Nature

Depuis 2017, le groupe AFD engage un travail d’intégration des risques financiers climatiques, tant physiques que de transition, dans ses processus d’analyse de risques à travers divers chantiers, et a développé des modules de formations internes et externes sur le sujet.

Ce travail est documenté dans une feuille de route, qui s’articule autour de quatre axes, détaillés dans la partie 2.1.2.6.4 « Prise en compte des risques financiers climat et nature ».

4.13.2La gouvernance des risques ESG au sein du groupe AFD

Le groupe AFD diffuse la maîtrise des risques ESG dans son organisation, avec la mise en place d’équipes, de comités et d’instances impliquées sur le sujet, avec des procédures spécifiques adaptées, et par la mise en place de mécanismes de suivi et d’alertes. Le modèle de rémunération de l’AFD est par ailleurs explicité en fin de cette partie.

 

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Le graphique ci-dessus fait la synthèse des différents mécanismes et outils relatifs aux sujets ESG à chaque étape des projets financés par l’AFD, de leur identification jusqu’au terme du financement. Pour plus de détails, des renvois vers les paragraphes du présent document sont indiqués sous chaque nom de dispositif.

4.13.2.1Acteurs et organisation

L’organigramme présenté ci-dessous reprend l’organisation principale du groupe AFD en reprenant les directions et équipes concernées par la maîtrise des risques ESG. Cette partie présente également les principales instances de décision de l’AFD et de Proparco, ainsi que les comités impliqués dans le pilotage des risques.

Y figure également le réseau du groupe AFD. L’AFD, maison mère du Groupe, est présente sur cinq continents où elle finance et accompagne des projets de développement dans 136 pays. Elle dispose d’un réseau de 85 agences et 17 Directions régionales dans le monde, y compris dans les Outre-mer et à Bruxelles. Le réseau de Proparco, filiale de l’AFD, est très intégré à celui de l’AFD, et dispose d’équipes propres réparties dans 14 Directions régionales et une dizaine d’antennes pays. Les agences, au plus près du terrain, permettent d’amorcer le premier contact avec les bénéficiaires des projets, d’identifier des projets, et d’entretenir un dialogue tout au long de leur exécution. En phase d’identification, les agences ont la possibilité de faire ressortir des premiers points d’attention sur les enjeux environnementaux et sociaux d’un projet. Dès cette identification, des chargés de mission positionnés dans les Directions régionales et dotés d’expertises transversales, comme sur l’environnemental et le social, peuvent être sollicités par les agences : leur connaissance du contexte réglementaire et des pratiques locales permet par ailleurs une analyse plus fine de ces enjeux. Le réseau Proparco ne comprend pas de chargés de mission transversaux mais s’appuie sur les équipes du siège de Proparco du département Accompagnement vers le Développement Durable (A2D) en phase d’identification, pour une analyse préliminaire des enjeux.

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Les instances de décision du Groupe (conseils d’administration et comité exécutifs de l’AFD et de Proparco) sont présentées dans le chapitre 3 du Document d’enregistrement universel (gouvernance de l’entreprise).

Certains comités au sein du Groupe interviennent dans le dispositif de maîtrise des risques ESG, dont leurs fonctionnements, compositions et mandats sont détaillés dans le chapitre 4 « Gestion des risques ». À l’AFD, spécifiquement sur l’ESG, le comité d’audit et le comité des risques Groupe (CARG) sont informés trimestriellement sur les indicateurs du Cadre d’Appétence aux Risques, incluant les indicateurs ESG. De même, le CARG valide les publications réglementaires, et notamment ce rapport « Pilier 3 ». Le comité des risques (CORIS) de l’AFD valide les méthodologies d’évaluation des risques financiers climatiques et est informé des indicateurs agrégés, lui permettant d’avoir une vision globale de l’exposition du portefeuille de l’AFD à ces risques.

À Proparco, spécifiquement sur l’ESG, le comité des risques et d’audit assiste le conseil d’administration sur les questions relatives notamment aux impacts risques et finance tenant à la stratégie globale de Proparco, au dispositif de gestion, de suivi, d’encadrement et de contrôle des risques auxquels l’entité est exposée ainsi qu’à l’appétence de cette dernière en matière de risques. Il est régulièrement informé des travaux menés au niveau du groupe AFD ou de Proparco même, en vue de respecter l’évolution normative (réglementaire ou comptable) applicable à l’institution, notamment en matière de gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance. Quant au comité interne des risques de contrepartie (CIRC) contrepartie, il se réunit trimestriellement et a pour principal objet d’analyser les risques de crédit portés par Proparco. Des indicateurs agrégés de l’exposition du portefeuille sont régulièrement présentés sur différentes dimensions du portefeuille (géographiques, sectorielles…). Deux fois par an, une présentation de la qualité ESG du portefeuille ainsi que des éléments saillants de la période sont présentés en séance par la division ESG de Proparco. L’un des éléments ESG étudiés est la liste des projets en Watchlist ESG (portefeuille des projets ayant eu des imprévus liés à des enjeux ESG) ainsi que l’évolution de cette liste. Les projets présentés dans cette Watchlist sont classés selon trois seuils d’alerte, chaque seuil étant associé à un degré d’implication des équipes en charge du suivi du projet ou la mise en place d’actions spécifiques en fonction de scénarios.

4.13.2.2Le cycle d’instruction des prêts

Cette partie présente le cycle d’instruction des prêts, de leur identification à leur présentation aux instances, et précise les diligences et interventions des différents émetteurs d’avis relatifs aux enjeux ESG.

À l’AFD

Le cycle de financement des projets comprend trois phases principales auxquelles les structures de gestion des risques de crédit au sens large sont parties prenantes.

La phase d’identification

Sur la base de fiches de saisine produites en agence et validées par les Directions régionales, le comité d’identification (CID) décide de la poursuite de l’instruction des propositions de financement. Il organise les équipes-projet selon la nature des projets et des contreparties concernées. Les équipes-projet regroupent, en complément et selon le cas, les services d’appuis (ou contributeurs transverses) pertinents qui contribuent, dans leur domaine de compétence, à l’instruction ou et à la mise en œuvre des opérations de financement au sein de l’équipe projet : experts climat et nature, spécialistes des problématiques environnementales, experts genre et/ou égalité et inclusion (CLS), experts environnementaux et sociaux (AES) et liés aux Citoyens & Institutions (CIN), experts juristes, spécialistes des problématiques de passation de marché…

Le CID définit enfin le mandat d’instruction à l’équipe-projet, permettant notamment de s’assurer que les impacts négatifs environnementaux et sociaux dans l’opération envisagée sont maîtrisés. Sont alors portés et pris en compte dans le mandat des commentaires sur les aspects relatifs à la conformité, aux risques de crédit, climatiques et du périmètre de l’avis réglementaire de seconde opinion, ainsi que des commentaires sur l’alignement au dispositif de développement durable. Un visa développement durable, équivalant à un avis définitif favorable, pourra être émis par la cellule au stade du comité d’identification pour les projets dont la logique d’intervention est alignée sur les orientations stratégiques de l’AFD, qui ne présentent pas de risques d’impacts de développement durable négatifs et dont les enjeux de développement durable sont clairement identifiés et optimisés dès l’identification.

La phase d’instruction

L’équipe-projet applique le mandat qui lui a été confié pendant la phase d’instruction, et présente alors l’opération au Comité de crédit (CCR) qui examine les propositions de financement, établies sous forme de Fiche de présentation de projet. La présentation au CCR intervient après réalisation de la faisabilité de l’opération (études technico-économiques et diligences associées, dont celles environnementales et sociales), et la réalisation de diligences d’analyse financière pour la cotation du risque de crédit sur les risques non-souverains. Le CCR analyse également l’avis formalisé en amont par la Direction financière sur les conditions financières proposées (tarification, modalité de gestion…). Le CCR définit enfin le mandat de négociation donné à l’équipe-projet pour finaliser les termes du financement avec la contrepartie cliente.

À la suite du processus d’instruction des propositions de financement de projets et programmes portant risque de crédit, la décision d’octroi de financement requiert le recueil systémique de l’avis provisoire de seconde opinion, et, selon le niveau de risque de l’opération, des avis provisoires de conformité et de développement durable. Ces trois avis sont dits provisoires car ils sont susceptibles de comprendre des diligences et recommandations supplémentaires sur le mandat de négociation et sur les termes de structuration du financement (notamment, pour l’avis de seconde opinion, sur la base du compte rendu de cotation et de structuration établi par l’équipe de risques de crédit, climat et seconde opinion).

La phase de présentation aux instances finales de décision (conseil d’administration ou comité des états étrangers)

La poursuite des diligences permet alors aux émetteurs d’avis de fournir des avis définitifs sur la base de la note aux instances de décision. Si un des avis définitifs est réservé, négatif ou défavorable ou si les équipes opérationnelles souhaitent contester des recommandations, des conditions suspensives ou des droits de suite, émis par les émetteurs d’avis, le dossier est présenté en comité d’arbitrage. Ce comité, présidé par la Direction générale, examine le dossier pour statuer sur la présentation ou non du dossier à l’instance de décision, sur la base de la note aux instances de décision et des avis définitifs.

Une fois l’opération approuvée par l’instance, les équipes projets formalisent alors la documentation et répondent aux éventuels droits de suite, afin de pouvoir ensuite procéder à la signature de la documentation et d’entrer ensuite dans la phase de décaissement des fonds et de mise en œuvre du projet.

À Proparco

Le cycle d’octroi des projets de financement ou d’investissement comprend quatre phases principales auxquelles les structures de gestion des risques de crédit au sens large sont parties prenantes : (i) la phase d’identification, (ii) la phase d’instruction, (iii) la phase d’octroi et (iv) la phase de formalisation. Le cycle d’instruction de Proparco reprend globalement les mêmes lignes que celui de l’AFD, seules les spécificités relatives aux émetteurs d’avis et à l’ESG sont évoquées ci-dessous.

La phase d’identification

Elle permet de sélectionner parmi les demandes de financement, les projets conformes aux stratégies d’intervention de Proparco définies dans le plan d’affaires et conformes à la liste d’exclusion de Proparco.

Sur la base de fiches d’identification de projets (FIP) rédigées par les Directions régionales Proparco (ou les divisions opérationnelles logées au siège dans certains cas), le comité d’identification (CID), présidé par le responsable de la division opérationnelle concernée décide de la poursuite de l’instruction des propositions de financement et définit le mandat d’instruction à l’équipe-projet. Cette décision s’appuie en particulier sur les analyses réalisées par les divisions du département Accompagnement vers le Développement Durable (la division ESG, et la division Suivi des impacts (IMP)). Les experts de la division ESG réalisent pour le CID des recherches contextuelles (screening risques climatiques, biodiversité, réputation, genre, droits de l’homme, etc.) qui viennent compléter les premiers éléments d’analyse des risques ESG collectés par le rédacteur de la FIP. L’ensemble de ces éléments sert de base à la détermination en CID de la classification du risque ESG selon l’échelle décrite dans la procédure adéquate, qui comprend quatre catégories pour les projets directs (A, B+, B, C) et 3 pour les projets intermédiés (IF-A, IF-B, IF-C) (voir partie 1.3.1). Cette classification détermine le niveau d’exigences E&S à appliquer lors des phases suivantes du cycle projet et le niveau d’implication de la division ESG. Le CID est également l’occasion de valider la conformité de la proposition de projet aux exigences de la liste d’exclusion groupe AFD, dont les modalités d’utilisation sont décrites dans un guide d’application de la liste d’exclusion à usage interne. Dans certains cas, cette validation n’est pas possible dès le stade CID et nécessite la réalisation d’analyses complémentaires réalisées lors de la phase d’instruction.

La division IMP intervient quant à elle pour valider l’alignement du projet à l’Accord de Paris. Cette analyse est réalisée sur la base d’éléments collectés en amont du CID en interaction avec les bureaux ou les chargés d’affaires responsables de l’instruction, IMP appuie également en CID l’identification des impacts positifs des propositions de financement, notamment en ce qui concerne leur contribution en matière de finance climat (atténuation, adaptation), de finance biodiversité ou encore leur qualification genre selon les indicateurs de la méthodologie 2X(5).

La phase d’instruction

La division ESG intervient au sein de l’équipe projet pour les projets classés A, B+ et IF-A. Cette phase vise à mettre en œuvre le mandat d’instruction fixé en CID et aboutit à l’établissement d’une analyse globale des impacts environnementaux et sociaux décrits dans une Fiche Navette Environnementale et Sociale (FNES), qui est revue au moment de l’octroi. La phase d’instruction vise à confirmer la conformité à la liste d’exclusion, et permet également d’identifier les écarts entre la performance du client et les normes et standards que Proparco s’est engagée à respecter dans ses projets. Ces écarts sont retranscrits dans des Plans d’Action Environnementaux et Sociaux intégrés à la documentation contractuelle de financement (en phase de formalisation). La bonne mise en œuvre de ces plans d’actions fait l’objet d’une attention au long de la vie du projet, avec l’implication des équipes ESG. La phase d’instruction est en outre mise à profit pour valider les éléments d’impact positif identifiés au stade du CID (validation réalisée par la division « suivi des impacts » (IMP) au moment de la phase d’octroi).

À la suite du processus d’instruction des propositions de financement de projets et programmes portant risque de crédit, la décision d’octroi de financement requiert le recueil des avis de conformité (émis par la conformité Proparco), et de seconde opinion (CSO) qui intègrent la dimension ESG dans leurs périmètres d’avis respectif.

4.13.2.3Les dispositifs d’alerte et mécanismes de suivi des enjeux ESG

Les dispositifs d’alerte précoce

À l’AFD, lors du comité d’identification (CID), l’équipe Analyse et Avis Développement Durable (ADD) dispose d’une possibilité « d’alerte précoce » au comité exécutif de l’AFD (Comex) pour les projets identifiés comme possiblement désalignés par rapport aux ODD au moment du CID et susceptibles de recevoir un avis développement durable négatif. Il s’agit d’un dispositif permettant de vérifier l’alignement de chaque financement aux attentes de l’Accord de Paris et au Cadre Mondial pour la Biodiversité. Le Comex est alors appelé à se prononcer sur la poursuite de l’instruction et les conditions associées ou sur l’abandon d’une ou de plusieurs composantes, voire de tout le projet.

Dans la suite de l’instruction et avant le passage aux instances de décision, si l’avis reste réservé ou négatif, le projet est soumis à la décision d’un comité d’arbitrage présidé par la Direction générale qui statue sur la présentation ou non du projet en l’état aux instances de décision.

Par ailleurs, pour les projets ayant bénéficié d’un « visa développement durable » au stade de l’identification, c’est-à-dire pour les projets ayant reçu un avis favorable définitif dès le CID, toute personne ou entité participant au processus de décision pourra exercer un mécanisme dit de « corde de rappel » en cas de changement majeur entre le CID et le comité de crédit (CCR), si le cadre de maîtrise des risques environnementaux et sociaux n’est pas respecté ou si l’instruction ne répond pas aux enjeux de développement durable identifiés au moment de l’identification. Le projet fera alors l’objet d’un avis développement durable en bonne et due forme par ADD.

À Proparco

Les avis défavorables sont portés par les équipes du département Accompagnement vers le Développement Durable lors du comité d’identification. Sur cette base est laissé à l’appréciation de l’équipe projet le soin de décider de poursuivre l’instruction ou de demander l’avis de la Direction générale sur la poursuite de l’instruction.

Le suivi annuel des enjeux de développement durable

Le dispositif d’analyse et d’avis de développement durable de l’AFD prévoit un dispositif de suivi particulier pour les opérations de financement ayant reçu un avis définitif réservé ou négatif de ADD. Ces projets font en effet l’objet d’un suivi spécifique post octroi dans le cadre de la « watchlist développement durable » animée par l’équipe de middle office de l’AFD.

Enfin, depuis 2023, les équipes opérationnelles réalisent une analyse développement durable à l’achèvement des projets. En se fondant sur les notations fixées à l’octroi, elles mettent à jour l’analyse développement durable en fonction des réalisations effectivement menées dans le projet. Ce processus de renotation vise à permettre en outre de nourrir l’apprentissage sur le dispositif analyse et avis développement durable.

Le suivi des risques environnementaux et sociaux résiduels

La division Appui Environnemental et Social (AES) de l’AFD et ESG de Proparco procèdent annuellement, avec l’appui des équipes opérationnelles, à une évaluation des risques résiduels environnementaux et sociaux des projets en cours d’exécution. La méthode de cette analyse est décrite en partie 4.13.3.1.

Pour les projets en exécution

Dans le cadre du suivi des risques à l’AFD, l’actualisation de la cotation du risque de crédit et des risques climatiques de toutes les contreparties non souveraines et souveraines indirectes en portefeuille (et des entités garantes quand la garantie personnelle permet d’améliorer le risque de crédit) est réalisée par les équipes opérationnelles et contrôlée par la Direction exécutive des Risques. Cette actualisation s’effectue sur la base de la Fiche d’évaluation des risques (FER) renseignée par l’Agence, la Direction régionale, puis par le middle office opérationnel ou le responsable pays. La cotation, suivant la méthodologie de note intrinsèque et de note de crédit, doit être mise à jour dès la survenue de tout évènement majeur affectant le risque porté et, a minima, trimestriellement pour les contreparties sous surveillance (inscrites en watchlist) et annuellement pour l’ensemble des contreparties. Pour les contreparties du portefeuille AFD, il existe deux modalités de revue des cotations : une revue allégée pour les contreparties considérées comme étant les moins risquées et une revue classique pour les autres. La revue des cotations implique notamment une revue de l’exposition aux risques financiers climatiques, sur les risques physiques comme sur le risque de transition, sur la base des mêmes outils que ceux utilisés lors de l’instruction. Le respect des engagements pris par le bénéficiaire dans le cadre de son Plan d’Engagement Environnemental et Social est de la responsabilité des équipes opérationnelles de l’AFD. À ce titre, les experts E&S de la division AES conduisent annuellement une analyse des risques résiduels sur les projets jugés comme les plus risqués en premières analyse (voir paragraphe précédent).

À Proparco

Le dispositif de suivi des contreparties repose notamment sur un suivi en continu et une cotation des contreparties au fil de l’eau, au moins une fois sur chaque exercice. Ces cotations sont réalisées par les équipes opérationnelles de Proparco ou par les Directions régionales, qui appliquent des méthodologies de cotation adoptées par le Groupe (similaires à celles utilisées pour les FER mentionnées ci-dessus), et sont revues ensuite par la division Seconde Opinion (CSO). Les cotations peuvent être revues, notamment par la Direction des risques, en cas de survenance de circonstances nouvelles impactant la situation financière et la qualité de crédit des contreparties.

La situation des risques fait l’objet d’une présentation semestrielle au Circ, au Comité des risques et d’audit (CRA) et au conseil d’administration de Proparco. La revue des indicateurs du cadre d’appétences aux risques est réalisée trimestriellement.

4.13.2.4Rémunération

La rémunération des agents du groupe AFD est constituée essentiellement du salaire de base, de différentes primes et gratifications (gratification de fin d’année, prime de vacances, prime de fonction) et d’une prime variable de performance collective. Des conditions spécifiques s’appliquent pour les agents de la métropole ainsi que pour ceux des agences de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte.

Le montant de prime variable de performance collective est versé est fonction de l’atteinte d’objectifs de performance collective. Les conditions d’éligibilité et les modalités de calcul et de versement de la prime variable de performance collective sont fixées par note unilatérale de la direction.

4.13.3Les dispositifs de maîtrise des risques ESG (audité)

Les effets du changement climatique induisent une augmentation des événements climatiques (cyclone, sécheresse…), en fréquence et en intensité. L’érosion de la biodiversité met également en péril les différents services écosystémiques utiles à nos sociétés et aux entreprises. Du fait de son intervention dans des zones géographiques fortement touchées par ces événements climatiques, et parce qu’elle accompagne la décarbonation de l’économie dans nombre de ses pays d’intervention, l’AFD est exposée de manière croissante aux aléas climatiques forts et à l’érosion de la biodiversité en résultant, via :

Depuis 2018, l’AFD déploie un dispositif de mesure et de prise en compte des risques financiers climatiques, sur leurs différentes composantes, dans l’analyse de la qualité de crédit de ses clients. En répondant aux exigences du régulateur bancaire qui se renforcent sur le sujet, l’AFD poursuit deux finalités : (i) favoriser la transition des économies vers des trajectoires bas-carbone et résilientes aux effets du changement climatique, et (ii) renforcer sa stabilité financière. Les outils et processus concernant les risques financiers climatiques actuellement en place à l’AFD consistent à produire une analyse au niveau du client afin d’identifier les risques propres à la contrepartie, ainsi que ses éventuelles stratégies d’atténuation ou d’adaptation mises en place pour lutter contre les risques identifiés. Les outils et méthodologies associés à ces risques sont décrits de manière plus détaillée dans le paragraphe 2.2.1.1 (Plan de transition climat - sections « Analyse des risques climatiques des clients souverain » et « Analyse des risques climatiques des clients non-souverains ») et dans le paragraphe 2.2.2.3.5 « Le suivi des risques financiers climat et nature par le groupe AFD » pour les risques liés à la dégradation de la biodiversité.

A date, les risques climatiques n’ont pas occasionné de dégradation sensible du profil de risque du portefeuille de l’AFD.

4.13.3.1La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

L’AFD conditionne ses financements à la mise en œuvre par les clients et bénéficiaires d’une démarche continue et systématique d’évaluation environnementale et sociale permettant (i) d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux des opérations, (ii) de proposer des mesures appropriées visant à éviter les impacts négatifs ou lorsqu’ils sont inévitables, à les réduire ou à les compenser de manière appropriée, (iii) de suivre la mise en œuvre de ces mesures lors de la phase d’exécution de l’opération, (iv) d’évaluer a posteriori l’efficacité des mesures proposées. L’AFD a ainsi adopté une politique de maîtrise des risques environnementaux et sociaux (E&S) pour les opérations qu’elle finance. Cette politique définit le cadre et les grands principes applicables en matière de maîtrise des risques E&S. L’AFD dispose également d’un corpus procédural lui permettant de décliner opérationnellement cette politique.

Nonobstant quelques spécificités, Proparco s’inscrit dans une démarche similaire à celle de l’AFD dans son dispositif de maîtrise des impacts négatifs environnementaux et sociaux dans ses opérations financées (diligences en instruction, classement par niveau de risque, évaluation annuelle des risques résiduels des projets en exécution).

Proparco a par ailleurs mis en place une « watchlist ESG », : lorsque des imprévus ou des retards significatifs sur la mise en œuvre du plan d’action se matérialisent, les projets en suivi peuvent être inscrits sur cette watchlist et sont alors labélisés en « Alerte E&S-G ». Cette liste a pour objectif d’attirer l’attention en interne sur les projets pour lesquels un risque E&S ou G significatif est avéré. Ce risque pouvant générer soit un non-respect avéré des engagements pris par Proparco dans sa stratégie de développement durable, soit la dégradation de la santé financière du projet, soit une réaction externe portant atteinte à la réputation de Proparco (médias, ONG…). Elle est alimentée par le suivi E&S-G et la veille E&S réalisée par la division ESG. Elle est présentée au CIRC deux fois par an et diffusée en interne par le Département des risques.

Les dispositifs de gestion des risques environnementaux et sociaux des opérations financées par l’AFD et Proparco sont détaillés dans la partie 2.1.2.6.3 « Maîtrise des risques de générer des impacts négatifs environnementaux et sociaux » de l’état de durabilité.

4.13.3.2La gestion des réclamations

Deux mécanismes de traitement des réclamations environnementales et sociales, respectivement pour l’AFD et pour Proparco, contribuent à gérer, le cas échéant, un risque opérationnel. Lorsque des impacts environnementaux et sociaux négatifs ou inattendus n’ont pas pu être évités, réduits ou compensés selon les dispositions des plans de gestion environnementale et sociale des projets financés par l’AFD ou par Proparco, ces mécanismes permettent d’envisager une remédiation. Ces mécanismes contribuent à renforcer les pratiques de transparence et de redevabilité de l’AFD en s’appuyant sur l’expérience des autres bailleurs, grâce aux échanges au sein du réseau international IAMnet (Independent Accountability Mechanism Network).

Les deux mécanismes sont détaillés dans la partie 2.3.2.3.1 « Dispositif de réclamations environnementales et sociales » de l’état de durabilité.

4.13.3.3La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

Les risques climatiques sont abordés dans le groupe AFD sous différents angles : le type de risques climatiques considéré (physique ou de transition), le périmètre étudié (à la maille contrepartie, ou au niveau d’un pays).

À l’échelle des pays, la division Diagnostics Économiques et Politiques (ECO) intègre systématiquement l’évaluation des risques financiers liés au changement climatique et intègre progressivement l’évaluation des risques financiers liés à la biodiversité dans ses évaluations du risque pays et du risque souverain.

Pour les financements non-souverains, les risques financiers climatiques sont appréhendés par deux moyens : d’une part dans les exercices de cotation du risque de crédit à l’instruction et de revue annuelle des projets en portefeuille, et d’autre part à travers des outils d’analyse spécifiques au risque climatique.

Les outils d’évaluation des risques financiers climatiques sont détaillés dans la partie 2.2.1.1.2 « L’opérationnalisation des engagements du groupe AFD », pour les clients souverains et les clients non-souverains du groupe AFD.

De même, les outils d’évaluation des risques financiers liés à la biodiversité sont détaillés dans la partie 2.2.2.3.5. « L’évaluation des risques financiers nature par le groupe AFD » pour les clients souverains du groupe AFD.

À Proparco, l’analyse des risques climatiques des clients s’appuie sur la même démarche que celle de l’AFD présentée ci-dessus : concernant les risques physiques climatiques, l’évaluation automatique est réalisée systématiquement, et une revue approfondie de ces derniers est réalisée depuis 2025 sur le périmètre des financements en dette. L’analyse des risques de transition des clients de Proparco s’appuie également sur les outils développés par l’AFD. L’appréciation de ces risques est réalisée dans le cadre de la réalisation ou de l’actualisation de la Fiche d’évaluation des risques (FER).

Les risques financiers liés à la biodiversité ne font pour l’instant pas l’objet dans le groupe AFD d’analyses dans le cadre des processus d’octroi ou de revue du risque de crédit des contreparties non-souveraines. L’AFD a toutefois développé une méthodologie d’évaluation des risques physiques liés à la dégradation de la nature, en couplant une approche sectorielle (analyse des dépendances des activités économiques aux services rendus par les écosystèmes) à une approche géographique (analyse des données sur l’état de ces services écosystémiques à l’échelle des pays). Une première cartographie sur l’exposition globale du portefeuille non souverain aux risques physiques liés à la nature a été élaborée en 2024.

4.13.3.4La prise en compte des risques liés à la gouvernance dans la cotation des projets

Les enjeux de capacité des maîtrises d’ouvrages à mener à bien les projets financés par l’AFD et de gouvernance plus globale des entités financées constituent des facteurs clés de succès pour les projets et des facteurs de risques majeurs pour les clients de l’AFD. L’Agence s’est donc dotée de méthodes d’évaluation et de suivi de ces risques au niveau du projet comme du client.

L’évaluation des risques liés à la maturité organisationnelle des clients et à la gouvernance institutionnelle de leurs projets est pleinement intégrée au processus de cotation des contreparties non-souveraines de l’AFD dans le cadre de la cotation du risque de crédit lors de l’instruction de projet et de la réalisation des Fiches d’évaluation des risques (FER) annuelles : il s’agit en effet d’un des grands axes d’analyse qualitative considérés lorsqu’une note de crédit est assignée à une contrepartie. Dans le cadre de ces analyses, la gouvernance de l’entité cotée est le premier pilier de la note qualitative de la contrepartie. Les éléments analysés dépendent du type de contrepartie et incluent des appréciations quant à la gouvernance de l’entité (influence de l’actionnariat sur la gestion de l’entreprise, fonctionnement des instances, qualité du management) et quant à l’organisation et la qualité des contrôles (qualité de l’organisation et des processus internes, qualité du contrôle interne et qualité de l’audit externe). Ces appréciations contribuent à la note intrinsèque de la contrepartie et, partant, à sa note de crédit finale.

4.13.3.5Prévenir la corruption, la fraude, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale

La corruption, le trafic d’influence, la fraude ainsi que toute forme de détournement de l’aide publique et privée sont de nature à porter durablement atteinte à la mission du groupe AFD. Il en va de même de tout financement qui conduirait, à l’insu de l’AFD et de ses filiales, à participer à un mécanisme de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

À cette fin, le groupe AFD promeut une culture d’intégrité et s’assure notamment du respect de la réglementation applicable et des dispositions internes en matière (i) de prévention du blanchiment et du financement du terrorisme (LCB/FT), (ii) de lutte contre la corruption et les infractions connexes, ainsi que la fraude ou les pratiques anticoncurrentielles, (iii) de respect des sanctions financières et commerciales internationales et nationales, (iv) de déontologie bancaire, la conduite des activités bancaires et financières, (v) ou encore de la protection de la vie privée et des données personnelles des clients. Aussi, le groupe AFD a déployé un dispositif de maîtrise des risques visant à prévenir, détecter et traiter toute suspicion de prédation de ses financements. Ce dispositif repose en premier lieu sur un corpus procédural en matière de sécurité financière et de déontologie professionnelle. Ce dispositif et les formations associés sont présentés en partie 2.4.1.2 « Procédures mises en place pour empêcher, détecter et traiter les cas de Pratiques Prohibées ». La partie 2.4.1.1 « Mécanismes mis en place pour identifier, signaler et examiner les préoccupations relatives aux comportements illicites ou contraires à son Code de conduite » donne quant à elle plus de détails sur le sujet, et couvre les contrôles au cours de la vie projets, les engagements des tiers, les contrôles dans le cadre de la passation des marchés publics étrangers. Enfin, l’AFD, en sa qualité de société mère, assure la supervision et le pilotage de ses filiales et participations stratégiques dans le respect du cadre juridique qui lui est applicable.

Par ailleurs, en tant qu’assujettie à la réglementation bancaire en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’AFD, ses filiales assujetties ou l’AFD pour le compte de ses filiales non assujetties, peut procéder à une déclaration de soupçon auprès de Tracfin(6).

Les dispositifs de signalements des pratiques répréhensibles (dispositif d’alerte professionnelle, déclaration d’incidents opérationnels, signalement par la ligne hiérarchique, dispositif de signalement des pratiques prohibées) permettent quant à eux une remontée d’informations efficace au sein du groupe AFD et sont détaillés en partie 2.4.2.2. « Dispositif d’alerte professionnelle et d’autres types de signalement (protection, procédures d’enquête, communication des résultats) » de l’état de durabilité.

Enfin, afin d’engager des actions pour prévenir l’évasion fiscale, et dans un souci de participer à la politique française de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale telle que portée par la France dans le cadre du G7, du G20, ou encore du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), le groupe AFD dispose depuis 2009, refondue en 2023, d’une politique rigoureuse à l’égard des Juridictions non-coopératives (JNC) en matière fiscale ou de Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB/FT). Cette politique vient encadrer les opérations réalisées et les projets financés dans des JNC ainsi que les opérations faisant intervenir une ou plusieurs JNC et/ou plus largement une ou plusieurs juridiction(s) considérée(s) comme centre(s) offshore.

Lorsqu’un projet fait intervenir une ou plusieurs JNC fiscale(s) ou LCB/FT, la politique du groupe AFD fixe les catégories d’opérations interdites, autorisées ou éligibles aux financements du Groupe ainsi que les diligences spécifiques à réaliser : selon les cas, la présence de JNC fiscales peut être soit autorisée sous conditions, soit strictement interdite.

4.13.3.6L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

L’intégration des risques ESG de façon transversale dans les différentes émanations du dispositif de maîtrise des risques du groupe AFD fait l’objet des chantiers suivants.

Le cadre d’appétence aux risques

Le cadre d’appétence aux risques de l’AFD couvre l’ensemble du périmètre du Groupe ; Proparco est en outre régie par son propre cadre d’appétence aux risques établi en cohérence avec celui de l’AFD.

Depuis 2025, le cadre d’appétence aux risques de l’AFD propose un premier indicateur relatif à l’ESG, avec l’ajout d’un indicateur de vulnérabilité du portefeuille non souverain de l’AFD au risque financier climatique. Il est envisagé que des indicateurs ESG supplémentaires soient intégrés progressivement dans les cadres d’appétence aux risques futurs.

Une mise à jour progressive des cartographies sous l’angle l’ESG

Le groupe AFD s’est engagé en 2025 dans la réalisation d’un premier exercice de cartographie des risques ESG dans la cartographie de ses risques financiers à travers l’identification de canaux de transmission environnementaux et dans la cartographie de ses risques opérationnels dans la mise en exergue des risques opérationnels environnementaux. L’objectif à terme est de mettre à jour l’ensemble des cartographies des risques du groupe AFD sous ce prisme ESG, à l’appui de d’analyses de matérialité, de stress test de résilience et climatiques, et d’indicateurs de suivi de la performance et des risques pertinents.

Stress test d’exposition au risque de transition climatique

Par ailleurs, en 2020, l’AFD a participé à un stress test piloté par l’ACPR pour évaluer l’exposition au risque de transition du secteur bancaire français. Les travaux réalisés ont conclu à un impact limité sur les notes de crédit, même dans le scénario le plus adverse (considérant une transition « accélérée », avec une neutralité carbone en 2050). En effet, le modèle aboutit à une dégradation moyenne d’un cran pour le scénario le plus adverse, et de seulement 0,03 cran dans le scénario central. Ces résultats découlent naturellement de la politique 100 % Accord de Paris adoptée par l’AFD et des politiques d’exclusion mentionnées précédemment.

4.13.4Tables de correspondance avec les tableaux qualitatifs

Tableau 1 – Informations qualitatives sur le risque environnemental

 

 

Stratégie et processus économiques

 

a)

Stratégie économique de l’établissement visant à intégrer les facteurs et les risques environnementaux, en tenant compte de leur incidence sur l’environnement économique, le modèle économique, la stratégie et la planification financière de l’établissement

4.13.1 L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

4.13.1.6 Une feuille de route spécifique sur les risques financiers Climat et Nature

b)

Objectifs, cibles et limites pour l’évaluation et la gestion du risque environnemental à court, moyen et long terme, et évaluation des performances au regard de ces objectifs, cibles et limites, y compris les informations prospectives relatives à la définition de la stratégie et des processus économiques

4.13.1 L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

4.13.1.1 Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

4.13.1.2 Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

4.13.1.3 La liste d’exclusion

4.13.1.6 Une feuille de route spécifique sur les risques financiers Climat et Nature

c)

Activités d’investissement actuelles et cibles d’investissement (futures) en faveur d’objectifs environnementaux et d’activités alignées sur la taxonomie de l’UE

4.13.1.1 Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

d)

Politiques et procédures de dialogue direct et indirect avec des contreparties nouvelles ou existantes sur leurs stratégies d’atténuation et de réduction des risques environnementaux

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

4.13.3.3 La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

 

Gouvernance

 

e)

Responsabilités de l’organe de direction dans l’établissement du cadre de tolérance au risque et dans la supervision et la gestion de la mise en œuvre des objectifs, de la stratégie et des politiques définis dans le contexte de la gestion des risques environnementaux, couvrant les canaux de transmission pertinents

4.13.2. La gouvernance des risques ESG au sein du groupe AFD

4.13.2.1 Acteurs et organisation

f)

Intégration par l’organe de direction des effets à court, moyen et long terme des facteurs et risques environnementaux dans la structure organisationnelle, tant au sein des lignes d’activité que des fonctions de contrôle interne de l’établissement

4.13.2.3 Les dispositifs d’alerte et mécanismes de suivi des enjeux ESG

g)

Intégration de mesures de gestion des facteurs et des risques environnementaux dans les dispositifs de gouvernance interne, y compris le rôle des comités, la répartition des tâches et des responsabilités et le circuit de retour d’information entre la fonction de gestion des risques et l’organe de direction, couvrant les canaux de transmission pertinents

4.13.2.3. Les dispositifs d’alerte précoce

4.13.2.1 Acteurs et organisation

h)

Chaînes de communication de rapports relatifs au risque environnemental et fréquence des rapports

4.13.2.3. Les dispositifs d’alerte précoce

4.13.2.1 Acteurs et organisation

i)

Alignement de la politique de rémunération sur les objectifs de l’établissement en matière de risques environnementaux

4.13.2.4 Rémunération

 

Gestion des risques

 

j)

Intégration des effets à court, moyen et long terme des facteurs et risques environnementaux dans le cadre de tolérance des risques

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

k)

Définitions, méthodologies et normes internationales sur lesquelles repose le cadre de gestion des risques environnementaux

4.13.1.4 Un alignement sur les meilleurs standards internationaux en matière de maîtrise des risques environnementaux et sociaux des opérations financées

4.13.3.3 La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

l)

Processus d’identification, de mesure et de suivi des activités et des expositions (et, le cas échéant, des sûretés) sensibles aux risques environnementaux, couvrant les canaux de transmission pertinents

4.13.1.1 Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

4.13.1.2 Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

4.13.2.3. Le suivi annuel des enjeux de développement durable

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

4.13.3.3 La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

m)

Activités, engagements et expositions contribuant à atténuer les risques environnementaux

4.13.1.3 La liste d’exclusion

n)

Mise en œuvre d’outils d’identification, de mesure et de gestion des risques environnementaux

4.13.2.3.1 Les dispositifs d’alerte précoce

4.13.2.3. Le suivi annuel des enjeux de développement durable

4.13.2.3. Le suivi des risques environnementaux et sociaux résiduels

4.13.2.3. Pour les projets en exécution

o)

Résultats et conclusions tirées de la mise en œuvre des outils et incidence estimée du risque environnemental sur le profil de risque de fonds propres et de liquidité

4.13.3.3 La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

p)

Disponibilité, qualité et exactitude des données, et efforts visant à améliorer ces aspects

4.13.3.3 La gestion des risques financiers climat et nature par le groupe AFD

q)

Description des limites fixées aux risques environnementaux (en tant que vecteurs de risques prudentiels) et déclenchant la saisie des échelons supérieurs et l’exclusion du portefeuille en cas de dépassement

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

r)

Description du lien (canaux de transmission) entre les risques environnementaux et le risque de crédit, le risque de liquidité et de financement, le risque de marché, le risque opérationnel et le risque de réputation dans le cadre de gestion des risques

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

 

Tableau 2 – Informations qualitatives sur le risque social

 

Stratégie et processus économiques

 

a)

Ajustement de la stratégie économique de l’établissement visant à intégrer les facteurs et les risques sociaux, en tenant compte de l’incidence du risque social sur l’environnement économique, le modèle économique, la stratégie et la planification financière de l’établissement

4.13.1 L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

b)

Objectifs, cibles et limites pour l’évaluation et la gestion du risque social à court, moyen et long terme, et évaluation des performances au regard de ces objectifs, cibles et limites, y compris les informations prospectives entrant dans la définition de la stratégie et des processus économiques

4.13.1 L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

4.13.1.1 Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

4.13.1.2 Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

4.13.1.3 La liste d’exclusion

c)

Politiques et procédures de dialogue direct et indirect avec des contreparties nouvelles ou existantes sur leurs stratégies d’atténuation et de réduction des activités socialement dommageables

4.13.1.2 Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

4.13.2.2 Le cycle d’instruction des prêts

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

 

Gouvernance

 

d)

Responsabilités de l’organe de direction dans l’établissement du cadre de tolérance au risque et dans la supervision et la gestion de la mise en œuvre des objectifs, de la stratégie et des politiques définis dans le contexte de la gestion du risque social, couvrant les approches suivies par les contreparties en ce qui concerne :

4.13.2. La gouvernance des risques ESG au sein du groupe AFD

4.13.2.1 Acteurs et organisation

i)

  • les activités en faveur de la communauté et de la société

 

ii)

  • les relations de travail et les normes de travail

 

iii)

  • la protection des consommateurs et la responsabilité des produits

 

iv)

  • les droits de l’homme

 

e)

Intégration de mesures de gestion des facteurs et des risques sociaux dans les dispositifs de gouvernance interne, y compris le rôle des comités, la répartition des tâches et des responsabilités, et le circuit de retour d’information entre la fonction de gestion des risques et l’organe de direction

4.13.2. La gouvernance des risques ESG au sein du groupe AFD

4.13.2.1 Acteurs et organisation

4.13.3.5 Prévenir la corruption, la fraude, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale

f)

Canaux de communication de rapports relatifs au risque social et fréquence des rapports

4.13.2.3. Les dispositifs d’alerte précoce

4.13.2.3. Le suivi annuel des enjeux de développement durable

4.13.2.3. Le suivi des risques environnementaux et sociaux résiduels

4.13.2.3. Pour les projets en exécution

g)

Alignement de la politique de rémunération sur les objectifs de l’établissement liés au risque social

4.13.2.4 Rémunération

 

Gestion des risques

 

h)

Définitions, méthodologies et normes internationales sur lesquelles repose le cadre de gestion du risque social

4.13.1.4 Un alignement sur les meilleurs standards internationaux en matière de maîtrise des risques environnementaux et sociaux des opérations financées

i)

Processus d’identification, de mesure et de suivi des activités et des expositions (et, le cas échéant, des sûretés) sensibles aux risques sociaux, couvrant les canaux de transmission pertinents

4.13.1.1 Le dispositif d’Analyse et Avis de Développement Durable (AADD) pour piloter l’alignement aux ODD

4.13.1.2 Une politique de crédit alignée avec cette stratégie

4.13.2.3. Le suivi annuel des enjeux de développement durable

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

j)

Activités, engagements et actifs contribuant à atténuer le risque social

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

k)

Mise en œuvre d’outils d’identification et de gestion du risque social

4.13.3.1 La gestion des impacts négatifs environnementaux et sociaux des projets financés par le groupe AFD

l)

Description de la fixation de limites au risque social et des cas déclenchant la saisie des échelons supérieurs et l’exclusion du portefeuille en cas de dépassement

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

m)

Description du lien (canaux de transmission) entre les risques sociaux et le risque de crédit, le risque de liquidité et de financement, le risque de marché, le risque opérationnel et le risque de réputation dans le cadre de gestion des risques

4.13.3.6 L’intégration des risques ESG dans les dispositifs de gestion des risques

 

Tableau 3 – Informations qualitatives sur le risque de gouvernance

 

Gouvernance

 

a)

Intégration par l’établissement, dans ses dispositifs de gouvernance, de la performance de la contrepartie en matière de gouvernance, y compris au niveau des comités de l’organe supérieur de gouvernance de cette dernière et de ses comités chargés des décisions sur les questions économiques, environnementales et sociales

4.13.1 L’ESG dans la stratégie du groupe AFD

b)

Prise en compte par l’établissement du rôle de l’organe supérieur de gouvernance de la contrepartie dans la publication d’informations non financières

4.13.3.4 La prise en compte des risques liés à la gouvernance dans la cotation des projets

c)

Intégration par l’établissement, dans les dispositifs de gouvernance, de la performance de ses contreparties en matière de gouvernance, notamment :

4.13.3.4 La prise en compte des risques liés à la gouvernance dans la cotation des projets

i)

  • considérations éthiques

 

ii)

  • stratégie et gestion des risques

 

iii)

  • inclusivité

 

iv)

  • transparence

 

v)

  • gestion des conflits d’intérêts

 

vi)

  • communication interne sur les préoccupations critiques

 

 

Gestion des risques

 

d)

Intégration par l’établissement, dans ses dispositifs de gestion des risques, de la performance de ses contreparties en matière de gouvernance en matière de :

4.13.3.5 Prévenir la corruption, la fraude, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale

i)

  • considérations éthiques

 

ii)

  • stratégie et gestion des risques

 

iii)

  • inclusivité

 

iv)

  • transparence

 

v)

  • gestion des conflits d’intérêts

 

vi)

  • communication interne sur les préoccupations critiques

 

4.13.5Tableaux quantitatifs

Dans le contexte européen de simplification des exigences réglementaires relatives à l’ESG, et suite à la publication par l’Autorité Bancaire Européenne le 6 août 2025 d’une lettre de non-action, les modèles quantitatifs de 6 à 10 ne sont pas publiés jusqu’à fin 2026. De même, les informations d’alignement taxonomique ne sont pas complétées dans le modèle 1 (colonne c) et le modèle 4 (colonne c).

Modèle 1 : portefeuille bancaire – indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle

Données au 31/12/2025
(en millions d’euros)

 

Secteur/
Sous-secteur

a

b

c

d

e

f

g

h

 

i

j

k

l

m

n

o

p

Valeur comptable brute 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Émissions de GES financées (émissions des catégories 1, 2 et 3 de la contrepartie) 
(en tonnes équivalent CO2)

Émissions de GES (colonne i) : pourcentage
 de la valeur comptable brute
 du portefeuille d’après
 les déclarations propres
 à l’entreprise

<= 5 ans

> 5 ans <= 10 ans

> 10 ans <= 20 ans

> 20 ans

Échéance moyenne pondérée

 

 Dont expositions sur des entreprises exclues des indices de référence « Accords de Paris » de l’Union conformément à l’article 12, paragraphe 1, points d) à g), et à l’article 12, paragraphe 2, du règlement (UE) 2020/1818

Dont durables sur le plan environnemental (CCM)

Dont expositions de stade 2

Dont expositions
non performantes

 

Dont expositions de stade 2

Dont expositions
non performantes

 

Dont émissions financées de catégorie 3

1

Expositions sur des secteurs contribuant fortement au changement climatique*

7 709

1 069

 

1 705

817

485

157

303

1

11 260 075

2 455 391

0 %

1 618

2 442

3 486

163

9

2

A – Agriculture, sylviculture et pêche

205

-

 

8

6

3

0

0

2

79 634

38 931

0 %

95

110

1

-

5

3

B – Industries extractives

35

-

 

11

-

-

0

-

3

21 227

6 349

0 %

11

24

-

-

4

4

B.05 – Extraction de houille et de lignite

-

-

 

-

-

-

-

-

4

0

0

0 %

-

-

-

-

 

5

B.06 – Extraction d’hydrocarbures

11

-

 

11

-

-

0

-

5

14 023

1 495

0 %

11

-

-

-

1

6

B.07 – Extraction de minerais métalliques

24

-

 

-

-

-

-

-

6

7 204

4 854

0 %

-

24

-

-

5

7

B.08 – Autres industries extractives

-

-

 

-

-

-

-

-

7

0

0

0 %

-

-

-

-

 

8

B.09 – Services de soutien aux industries extractives

-

-

 

-

-

-

-

-

8

0

0

0 %

-

-

-

-

 

9

C – Industrie manufacturière

971

-

 

124

105

64

4

57

9

597 943

348 832

0 %

397

352

222

0

6

10

C.10 – Industries alimentaires

114

-

 

0

26

14

0

13

10

71 049

65 619

0 %

87

26

1

-

3

11

C.11 – Fabrication de boissons

1

-

 

-

1

1

-

1

11

423

358

0 %

1

-

-

-

0

12

C.12 – Fabrication de produits à base de tabac

-

-

 

-

-

-

-

-

12

0

0

0 %

-

-

-

-

 

13

C.13 – Fabrication de textiles

110

-

 

4

-

1

-

0

13

69 463

53 361

0 %

13

97

-

0

5

14

C.14 – Industrie de l’habillement

23

-

 

-

-

-

-

-

14

3 852

3 128

0 %

23

-

-

-

3

15

C.15 – Industrie du cuir et de la chaussure

-

-

 

-

-

-

-

-

15

0

0

0 %

-

-

-

-

 

16

C.16 – Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège, à l’exception des meubles ; fabrication d’articles en vannerie et sparterie

36

-

 

-

13

9

-

9

16

13 578

8 525

0 %

13

-

24

0

10

17

C.17 – Industrie du papier et du carton

-

-

 

-

-

-

-

-

17

0

0

0 %

-

-

-

-

 

18

C.18 – Imprimerie et reproduction d’enregistrements

2

-

 

-

2

-

-

-

18

931

890

0 %

2

-

-

-

1

19

C.19 – Cokéfaction et raffinage

-

-

 

-

-

-

-

-

19

0

0

0 %

-

-

-

-

 

20

C.20 – Industrie chimique

49

-

 

-

13

1

-

1

20

153 202

49 976

0 %

37

12

-

-

3

21

C.21 – Industrie pharmaceutique

307

-

 

92

-

1

1

-

21

80 670

57 366

0 %

168

139

-

-

4

22

C.22 – Fabrication de produits en caoutchouc

1

-

 

-

1

-

-

-

22

694

624

0 %

1

-

-

-

1

23

C.23 – Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques

241

-

 

28

-

3

2

-

23

180 460

91 553

0 %

19

25

196

-

10

24

C.24 – Métallurgie

57

-

 

-

49

33

-

33

24

12 618

7 583

0 %

4

53

-

-

7

25

C.25 – Fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements

-

-

 

-

-

-

-

-

25

-

-

0 %

-

-

-

-

 

26

C.26 – Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques

-

-

 

-

-

-

-

-

26

195

132

0 %

0

-

-

-

1

27

C.27 – Fabrication d’équipements électriques

10

-

 

-

-

-

-

-

27

5 620

5 208

0 %

10

-

-

-

0

28

C.28 – Fabrication de machines et équipements n.c.a.

-

-

 

-

-

-

-

-

28

1

1

0 %

0

-

-

-

3

29

C.29 – Industrie automobile

-

-

 

-

-

-

-

-

29

-

-

0 %

-

-

-

-

 

30

C.30 – Fabrication d’autres matériels de transport

-

-

 

-

-

-

-

-

30

-

-

0 %

-

-

-

-

 

31

C.31 – Fabrication de meubles

-

-

 

-

-

-

-

-

31

-

-

0 %

-

-

-

-

 

32

C.32 – Autres industries manufacturières

19

-

 

-

-

-

-

-

32

5 188

4 509

0 %

19

-

-

0

2

33

C.33 – Réparation et installation de machines et d’équipements

-

-

 

-

-

-

-

-

33

-

-

0 %

-

-

-

-

 

34

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

3 039

1 069

 

632

284

185

62

108

34

7 588 061

1 430 195

0 %

455

1 031

1 477

75

10

35

D35.1 – Production, transport et distribution d’électricité

2 968

1 069

 

632

284

185

62

108

35

7 522 063

1 417 604

0 %

443

972

1 477

75

10

36

D35.11 – Production d’électricité

2 817

1 069

 

617

210

172

62

96

36

-

-

0 %

414

882

1 458

63

10

37

D35.2 – Fabrication de gaz ; distribution par conduite de combustibles gazeux

71

-

 

-

-

-

-

-

37

65 998

12 590

0 %

12

59

-

-

7

38

D35.3 – Production et distribution de vapeur et d’air conditionné

-

-

 

-

-

-

-

-

38

-

-

0 %

-

-

-

-

 

39

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

980

-

 

327

72

57

25

29

39

2 178 844

213 931

0 %

95

162

722

0

12

40

F – Services de bâtiments et travaux publics

217

-

 

65

-

3

2

-

40

51 858

49 227

0 %

132

44

40

0

5

41

F.41 – Construction de bâtiments

69

-

 

19

-

1

1

-

41

23 194

21 758

0 %

56

6

8

-

4

42

F.42 – Génie civil

147

-

 

46

-

2

1

-

42

28 664

27 469

0 %

76

39

33

0

6

43

F.43 – Travaux de construction spécialisés

-

-

 

-

-

-

-

-

43

-

-

0 %

-

-

-

-

 

44

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

144

-

 

-

17

1

-

-

44

28 682

23 609

0 %

112

32

-

-

3

45

H – Transports et entreposage

1 392

-

 

143

251

73

14

60

45

594 363

234 968

0 %

186

503

702

0

10

46

H.49 – Transports terrestres et transports par conduites

730

-

 

12

114

11

1

9

46

342 341

121 804

0 %

44

211

475

0

10

47

H.50 – Transports par eau

29

-

 

1

1

1

-

-

47

77 520

34 020

0 %

1

29

-

-

8

48

H.51 – Transports aériens

54

-

 

16

28

28

2

26

48

94 813

24 271

0 %

34

18

2

-

4

49

H.52 – Entreposage et services auxiliaires des transports

531

-

 

115

108

33

12

25

49

73 140

49 056

0 %

61

245

225

-

10

50

H.53 – Activités de poste et de courrier

47

-

 

-

-

-

-

-

50

6 548

5 817

0 %

47

-

-

-

1

51

I – Hébergement et restauration

158

-

 

27

43

29

4

24

51

72 126

68 822

0 %

63

93

2

-

5

52

L – Activités immobilières

569

-

 

368

38

70

45

24

52

47 337

40 527

0 %

70

91

321

87

13

53

Expositions sur des secteurs autres que ceux contribuant fortement au changement climatique*

56 035

-

 

5 170

3 102

1 299

266

931

53

 

 

 

11 464

15 325

26 119

3 127

10

54

K – Activités financières et d’assurance

16 180

-

 

615

127

167

31

91

54

 

 

 

8 634

4 546

1 768

1 233

6

55

Expositions sur d’autres secteurs (codes NACE J, M à U)

39 854

-

 

4 555

2 974

1 133

234

840

55

 

 

 

2 830

10 779

24 351

1 893

12

56

Total

63 744

-

 

6 875

3 918

1 784

423

1 234

56

 

 

 

13 082

17 768

29 605

3 289

10

  • Conformément au règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission complétant le règlement (UE) 2016/1011 par des normes minimales pour les indices de référence « transition climatique » de l’Union et les indices de référence « Accord de Paris » de l’Union – règlement sur les indices de référence en matière de climat – considérant 6 : les secteurs énumérés à l’annexe I, sections A à H et section L, du règlement (CE) nº 1893/2006

 

 

Ce tableau présente en synthèse la ventilation du portefeuille du groupe AFD par secteurs d’activité contribuant fortement aux émissions de gaz à effet de serre, en croisant avec des informations sur la qualité de crédit du portefeuille.

Paris-Aligned-Benchmark (PAB)

Le règlement demande d’identifier les expositions exclues de l’indice (PAB), tel que défini par l’Article 12.1 du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission du 17 juillet 2020. Une méthodologie interne a dû être développée à cet effet, la répartition géographique du portefeuille du groupe AFD dans des pays en développement ou émergents rendant difficile le recours à un indice calculé par un fournisseur de données externes : l’identification du secteur d’activité des contreparties a été réalisée à partir de leurs codes NACE, et a permis de distinguer (i) les contreparties actives dans le secteur fossile (charbon, pétrole ou gaz), et (ii) celles actives dans le secteur de la production d’électricité. Pour les quelques contreparties de la première catégorie, une analyse de la composition de leur chiffre d’affaires a été réalisée. Pour les opérateurs électriques, les données relatives à leur mix de production ont été collectées auprès de plusieurs sources : dans les publications des opérateurs ou auprès des experts techniques du groupe AFD. Ces analyses ont permis d’aboutir à une liste d’expositions exclues de l’indice PAB. Il convient de noter deux remarques importantes néanmoins sur la composition du portefeuille du groupe AFD :

Émissions financées de gaz à effets de serre (GES)

Le règlement demande également de divulguer, par secteur d’activité, les émissions de GES attribuables aux expositions financières du groupe AFD. En cohérence avec la partie A « émissions financées » du standard Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF), le groupe AFD a déployé deux processus complémentaires :

Deux modalités d’estimations des émissions sont proposées. Dans la modalité Individual Client, les émissions d’un client sont approximées à partir de son chiffre d’affaires, auquel est appliqué un facteur d’intensité carbone sectoriel et géographique. On obtient ainsi une estimation des émissions totales de l’entreprise. L’AFD s’attribue ensuite une part de ces émissions proportionnelle à son financement, calculée au prorata de l’encours sur le bilan total de l’entreprise. Dans la modalité Sector exposure, les émissions sont directement allouées au prorata des financements en cours sans passer par une estimation plus individualisée basée sur les revenus.

L’utilisation de l’outil JIM présente quelques limites. Tout d’abord, les émissions du secteur de l’eau et de l’assainissement sont estimées à partir de données sectorielles agrégeant également celle pour le secteur de la gestion de déchets. Cela implique des estimations significativement supérieures aux moyennes du secteur Eau et Assainissement seul observées par ailleurs. Ensuite, l’outil ne propose pas une estimation des émissions pour les centrales biomasse. Par défaut, ces centrales ont été assimilées à des centrales conventionnelles. Des travaux méthodologiques sont en cours pour mieux appréhender le calcul des émissions pour ces deux secteurs. Des travaux sur la qualité de données sont également en cours pour mieux estimer et calculer les émissions des opérateurs électriques intégrés, qui représentent la part la plus importante du portefeuille du groupe AFD.

Modèle 2 – Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Prêts garantis par des biens immobiliers – Efficacité énergétique des sûretés

Les géographies d’intervention du groupe AFD ne permettent pas une valorisation aisée des collatéraux immobiliers, pris le plus souvent à titre défensif, d’un nombre restreint de financements. Le groupe AFD ne propose par ailleurs pas de financements immobiliers ou très marginalement. Pour ces raisons, le modèle 2 « Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Prêts garantis par des biens immobiliers – Efficacité énergétique des sûretés » n’est pas renseigné ici.

Modèle 3 – Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Paramètres d’alignement

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

 

 

 

 

 

 

 

a

b

c

d

e

f

g

Secteur

Secteurs NACE

Valeur comptable brute du portefeuille

Paramètre d’alignement

Année de référence (2024)

Distance par rapport au scénario ZEN 2050 de l’AIE, en %

Cible (année de référence + 3 ans)

1

Électricité

3511-3512-3513

2 968

Tonnage moyen d’eqCO2/MWh – Scope 1

0,272

46 %

Pas de cible

2

Combustion de combustibles fossiles

620-1920-
2014-3522-3523

94

N/A (1)

N/A

N/A

N/A

3

Industrie automobile

-

-

N/A (2)

N/A

N/A

N/A

4

Transport aérien

5110-5223

291

Pourcentage de carburant d’aviation durable (Sustainable Aviation Fuel – SAF) utilisé par les compagnies aériennes et les aéroports

0

100 % (3)

Pas de cible

5

Transport maritime

5010-5020-
5222-5224-5229

320

L’Annual Efficiency Ratio (AER) des flottes (4) – Scope 1, 2

N/A (5)

N/A

Pas de cible

6

Production de ciment, de clinker et de chaux

0,0

241

Tonnes d’eqCO2 par tonne produite – Scope 1 et 2 « inclusif » (6)

0,607

35 %

Pas de cible

7

Production de fer et d’acier, de coke et de minerais métalliques

729-2445

81

Tonnes d’eqCO2 par tonne produite – Scope 1 et 2 (uniquement pour acier et aluminium)

N/D (7)

N/D

Pas de cible

8

Produits chimiques

2014-2015-2059

49

Tonnes d’eqCO2 par tonne produite – Scope 1 et 2 « inclusif » (6)

N/D (8)

N/D

Pas de cible

0

Éventuels ajouts pertinents en fonction du modèle économique de l’établissement

 

 

 

 

 

 

  • Les combustibles fossiles font désormais partie de la liste d’exclusion du groupe AFD, les paramètres d’alignement suggérés pour ce secteur ne s’appliquent donc pas. Outre des actifs liés aux combustibles fossiles, en décrue et qui ont vocation à disparaître, cette ligne comporte aussi des actifs de production d’énergie renouvelable – liés à des entités qui tirent l’essentiel de leur chiffre d’affaires des combustibles fossiles – que l’AFD peut continuer à financer.
  • Le groupe AFD ne finance pas de projet sur ce secteur.
  • Cet indicateur n’est pas suivi par l’AFD. À dire d’expert, le taux de SAF est de proche de 0 %.
  • Indicateur équivalent au Carbon Intensity Indicator (CII) de l’OMI (CO2e/tonne-kilomètre).
  • Actuellement, l’AFD ne finance pas de flottes en non souverain. Les projets sur ce secteur bénéficient principalement à des autorités portuaires et des terminaux.
  • La notion de scope 1 et 2 « inclusif », au sens de l’Ademe, associe aux mesures de GES de scope 1 et 2 les émissions importées associées à des intrants incompressibles comme le calcaire ou le ciment.
  • L’AIE a défini des benchmarks d’alignement pour la production d’acier et d’aluminium. En l’état, le portefeuille du groupe AFD ne comporte aucune contrepartie dont la production est axée sur ces minerais.
  • La collecte des données est en cours.

Dans une optique de maîtrise des risques de transition, le tableau ci-dessus présente, pour certains secteurs particulièrement émetteurs, le positionnement de l’intensité carbone des activités financées avec les trajectoires de neutralité carbone à l’horizon 2050 (NZE 2050) définies par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Il comprend 8 secteurs dont l’intensité carbone est jugée significative par l’Autorité bancaire européenne (EBA), à savoir les combustibles fossiles, la production d’électricité, de fer et acier, de ciment, d’automobiles, le transport maritime, le transport aérien et la chimie. Le tableau consolide l’intégralité des encours associés aux codes NACE proposés par l’EBA pour chaque secteur. À noter cependant que le périmètre du paramètre d’alignement ne recouvre que les codes NACE pertinents et pas nécessairement l’ensemble de l’exposition financière, soit les encours liés aux codes NACE 3511 pour la production d’électricité. L’intensité carbone est calculable pour trois secteurs, pour lesquels une mise en perspective avec la trajectoire NZE2050 est possible, conformément aux exigences réglementaires. Le principal secteur d’exposition du groupe AFD est le secteur de la production d’électricité, avec un encours d’un peu plus de 3 Md€. Les facteurs d’émissions ont été obtenus soit directement auprès des contreparties, soit à l’aide d’estimations (dérivées des mix énergétiques pour certains producteurs d’électricité). En attendant la production de données de meilleure qualité, des valeurs conservatrices ont parfois été retenues avec notamment des facteurs d’émissions qui couvrent aussi les scopes 2 et 3. Cinq secteurs ne sont pas ou plus couverts par le périmètre d’intervention du groupe AFD (combustibles fossiles ; automobile) ; ne figurent pas à date dans son portefeuille en l’état (production d’acier ou d’aluminium ; flottes) ; ou n’ont pas encore de données consolidées à ce jour (produits chimiques). Il convient de noter que les trajectoires de décarbonation de l’AIE sont réalisées à l’échelle mondiale, tandis que les activités du groupe AFD se concentrent sur les pays en développement et émergents, lesquels, dans le cadre de l’Accord de Paris, peuvent suivre des trajectoires différenciées vers la neutralité carbone.

L’alignement avec l’Accord de Paris a été adopté comme principe directeur dès 2017, et structure l’ensemble de l’action du Groupe. L’engagement du groupe AFD au service de transitions « zéro émission nette » est complet au regard du rôle attendu des banques de développement des pays du Nord au titre de l’Accord de Paris, étayée de façon robuste par un ensemble de diligences opérationnelles, éprouvées depuis 2017, permettant de rendre compte de sa mise en œuvre et qui analysent la cohérence des interventions par rapport à des trajectoires de développement économique bas carbone. L’analyse des projets se fait selon les méthodologies existantes d’alignement avec les trajectoires nationales de développement bas carbone et résilientes et des doctrines spécifiques ont été consolidées pour les secteurs du transport maritime et aérien, ainsi que pour les opérateurs énergétiques. Cet engagement « 100 % Accord de Paris » a été repris par l’ensemble des banques multilatérales de développement, et salué favorablement par les organisations de la société civile spécialisées. En ce qui concerne spécifiquement la gestion des risques financiers climatiques de transition, une évaluation continue est conduite à l’échelle des contreparties, permettant une appréciation formelle des risques nets (voir partie 4.13.3.3). Ce dispositif est complété par une politique d’exclusion des énergies fossiles charbon, pétrole et gaz (voir partie 4.13.1.3). Aucune cible d’intensité carbone sectorielle n’est adoptée par le groupe AFD. Les indicateurs présentés constituent des éléments de diagnostic complémentaires, sans vocation de pilotage stratégique ou opérationnel de l’activité.

 

Modèle 4 – Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Expositions sur les 20 plus grandes entreprises à forte intensité de carbone

Données au 31/12/2025 (en millions d’euros)

a

b

c

d

e

Valeur comptable brute (agrégée)

Valeur comptable brute de l’exposition sur les contreparties par rapport à la valeur comptable brute totale (agrégée)*

Dont durables sur le plan environnemental (CCM)

Échéance moyenne pondérée

Nombre d’entreprises faisant partie des 20 plus grandes entreprises polluantes incluses

1

43

0,07 %

-

11

1

  • Pour les contreparties figurant parmi les 20 entreprises qui émettent le plus de carbone dans le monde.

 

Ce tableau identifie l’exposition financière aux entreprises qui figurent parmi les 20 plus importants émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre. Parmi les sources proposées par la réglementation, le groupe AFD a retenu les données du Climate Accountability Institute, en se référant aux données annuelles les plus récentes.

Aucun financement n’a été attribué aux maisons mères des groupes figurant sur cette liste. De plus, les financements octroyés à des filiales de ces groupes ont exclusivement pour objet des projets de production d’électricité renouvelable.

Modèle 5 – Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque physique potentiellement lié au changement climatique : expositions soumises à un risque physique

L’AFD a fait évoluer son dispositif de mesure des risques climatiques physiques au 1er juillet 2025. Aussi, si la première publication reposait sur la mesure de cinq aléas climatiques (les cyclones et les précipitations extrêmes en tant qu’aléas aigus ; le stress thermique, le stress hydrique, et la montée du niveau de la mer en tant qu’aléas chroniques), la présente publication et les suivantes porteront sur la mesure de 14 aléas. Cette évolution méthodologique s’accompagne également d’une granularité géographique plus fine, à une échelle désormais régionale.

Les inondations côtières : submersion du littoral avec une hauteur d’eau minimum de 0,5 m, prenant en compte l’élévation du niveau de la mer, les niveaux de marées et les affaissements de terrain.

Les inondations fluviales : inondation d’un cours d’eau avec une hauteur d’eau d’au moins 0,5 m, en tenant compte des contributions issues des données météorologiques (par exemple, précipitations et évaporation).

Le stress thermique : probabilité de chaleur et d’humidité extrêmes – conditions dans lesquelles il est difficile pour le corps humain de se rafraîchir.

Le stress dû au froid : probabilité de températures froides – conditions où il est difficile pour le corps humain de rester au chaud.

Les incendies de forêt : probabilité de conditions météorologiques favorables aux incendies.

Les tempêtes tropicales : tempêtes tropicales de l’échelle de Beaufort 9 (vitesse du vent de 82 km/h).

Les cyclones : cyclone de catégorie 3 (vitesse des vents de 178 km/h).

Les glissements de terrain : indice combiné de la susceptibilité aux glissements de terrain et du risque de pluie, indiquant la probabilité annuelle de glissements de terrain.

Les précipitations extrêmes : évènements de précipitations de haute intensité.

L’érosion : taux annuel d’érosion de la couche arable dans tous les types d’utilisation des terres, basé sur l’équation universelle révisée de perte de sol.

L’érosion des terres cultivées : taux annuel d’érosion de la couche arable dans tous les types d’utilisation des terres.

La sécheresse : quantité d’événements de sécheresse météorologique extrême par décennie, basée sur l’indice normalisé d’évapotranspiration des précipitations.

Le stress hydrique : disponibilité de l’eau douce par rapport aux prélèvements d’eau locaux

L’affaissement de terrain : indice de l’indicateur d’affaissement global potentiel – Une combinaison de la susceptibilité à l’affaissement et de l’épuisement des eaux souterraines.

Le Groupe ne détenant ni prêts garantis par des biens immobiliers ni sûretés immobilières obtenues par prise de possession au sein de son portefeuille bancaire, ces catégories d'expositions ne font pas l'objet d'un renseignement dans le présent modèle.

Dans la zone géographique « Afrique »

Cette zone regroupe les projets rattachés aux Directions régionales d’Afrique du Nord, du Grand Sahel, de Golfe de Guinée, d’Afrique Centrale, d’Afrique de l’Est, et d’Afrique Australe.

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Valeur comptable brute

 

Dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique

Ventilation par tranche d’échéance

 

 

 

 

 

 

 

 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Variable : Zone géographique soumise à un risque physique lié au changement climatique – événements aigus et chroniques

 

 

 <= 5 ans

 

 > 5 ans <= 10 ans

 

 > 10 ans <= 20 ans

 

 > 20 ans

 

 Échéance moyenne
 pondérée

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 chroniques

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 aigus

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 tant chroniques qu’aigus

 

 Dont expositions  de stade 2

 

 Dont expositions
 non performantes

 

 

 Dont expositions
 de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

1

A – Agriculture, sylviculture et pêche

81

19

59

-

-

6

-

18

61

6

2

2

0

-

2

B – Industries extractives

11

11

-

-

-

1

-

-

11

11

-

0

0

-

3

C – Industrie manufacturière

403

116

59

196

0

8

-

300

71

28

40

16

2

12

4

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

1 047

139

271

637

0

11

-

839

208

394

185

103

41

55

5

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

298

22

63

213

-

11

-

54

244

194

50

46

18

27

6

F – Services de bâtiments et travaux publics

58

15

-

-

-

5

-

-

15

15

-

1

1

-

7

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

48

15

-

-

-

0

-

-

15

-

-

-

-

-

8

H – Transports et entreposage

808

11

99

269

0

11

271

109

-

67

71

29

7

20

9

L – Activités immobilières

177

41

2

-

0

3

-

43

-

8

14

11

0

10

Dans la zone géographique « Amérique Latine »

Cette zone regroupe les projets rattachés aux Directions régionales du Mexique, Cuba et Amérique Centrale, des Andes, et du Brésil-Cône Sud.

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Valeur comptable brute

 

Dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique

Ventilation par tranche d’échéance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Variable : Zone géographique soumise à un risque physique lié au changement climatique – événements aigus et chroniques

 

 

 <= 5 ans

 

 > 5 ans <= 10 ans

 

 > 10 ans <= 20 ans

 

 > 20 ans

 

 Échéance moyenne
 pondérée

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements
 liés au changement

 climatique chroniques

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 aigus

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 tant chroniques qu’aigus

 

 Dont exposition de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

 

 

 Dont expositions
 de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

1

A – Agriculture, sylviculture et pêche

56

8

37

-

-

6

3

-

41

-

4

1

-

0

2

B – Industries extractives

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

3

C – Industrie manufacturière

75

46

8

-

-

3

-

50

4

-

13

10

-

9

4

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

814

58

414

342

-

10

-

603

210

35

-

9

6

-

5

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

388

18

-

337

0

15

-

354

1

-

-

2

-

-

6

F – Services de bâtiments et travaux publics

34

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

7

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

1

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

8

H – Transports et entreposage

108

0

108

-

0

9

-

108

-

-

-

1

-

-

9

L – Activités immobilières

3

-

3

-

-

8

3

-

-

3

-

0

0

-

Dans la zone géographique « Trois Océans »

Cette zone regroupe les projets rattachés aux territoires ultramarins et aux États étrangers voisins dans trois bassins géographiques correspondant à des Directions régionales : Océan Atlantique, Océan Indien et Océan Pacifique.

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Valeur comptable brute

 

Dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique

Ventilation par tranche d’échéance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Variable : Zone géographique soumise à un risque physique lié au changement climatique – événements aigus et chroniques

 

 

 <= 5 ans

 

 > 5 ans <= 10 ans

 

 > 10 ans <= 20 ans

 

 > 20 ans

 

 Échéance moyenne
 pondérée

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements
 liés au changement
 climatique chroniques

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 aigus

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 tant chroniques qu’aigus

 

 Dont exposition de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

 

 

 Dont expositions
 de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

1

A – Agriculture, sylviculture et pêche

1

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

2

B – Industries extractives

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

3

C – Industrie manufacturière

75

1

49

25

0

9

-

51

24

-

51

35

-

35

4

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

365

5

91

181

55

13

-

307

26

88

30

10

6

3

5

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

143

5

1

66

0

14

33

39

-

42

2

4

3

2

6

F – Services de bâtiments et travaux publics

66

10

20

9

-

9

-

39

-

8

-

1

1

-

7

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

3

3

-

-

-

3

-

3

-

-

-

0

-

-

8

H – Transports et entreposage

245

40

31

145

-

11

0

216

-

18

98

30

2

27

9

L – Activités immobilières

389

24

47

198

87

15

-

353

3

239

6

35

31

4

Dans la zone géographique « Orients »

Cette zone regroupe les projets rattachés aux Directions régionales d’Asie du Sud-Est, d’Asie du Sud, d’Asie de l’Est, du Proche et Moyen-Orient, et de l’Élargissement et voisinage européen.

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

Valeur comptable brute

 

Dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique

Ventilation par tranche d’échéance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Variable : Zone géographique soumise à un risque physique lié au changement climatique – événements aigus et chroniques

 

 

 <= 5 ans

 

 > 5 ans <= 10 ans

 

 > 10 ans <= 20 ans

 

 > 20 ans

 

 Échéance moyenne
 pondérée

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements
 liés au changement
 climatique chroniques

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 aigus

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 tant chroniques qu’aigus

 

 Dont exposition de stade 2

 

 Dont expositions
 non performantes

 

 

 

 Dont expositions
 de stade 2

 

 Dont expositions
 non performantes

 

1

A – Agriculture, sylviculture et pêche

54

54

-

-

-

2

26

3

25

2

1

0

0

-

2

B – Industries extractives

24

-

24

-

-

5

-

24

-

-

-

0

-

-

3

C – Industrie manufacturière

150

53

97

-

-

4

-

150

-

4

-

1

0

-

4

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

598

160

160

276

0

9

0

323

273

76

54

57

6

49

5

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

150

44

46

60

-

8

-

121

29

29

-

2

1

-

6

F – Services de bâtiments et travaux publics

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

7

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

46

17

-

-

-

4

-

17

-

-

17

0

-

0

8

H – Transports et entreposage

29

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

9

L – Activités immobilières

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

Dans les autres géographies

Ce tableau regroupe les projets non couverts dans les zones présentées ci-dessus, il s’agit essentiellement de projets multi-géographiques et ainsi non affectés à une géographie spécifique.

 

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

k

l

m

n

o

 

Valeur comptable brute

Données au 31/12/2025 
(en millions d’euros)

 

Dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique

Ventilation par tranche d’échéance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions

Variable : Zone géographique soumise à un risque physique lié au changement climatique – événements aigus et chroniques

 

 

 <= 5 ans 

 

 > 5 ans <= 10 ans

 

 > 10 ans <= 20 ans

 

 > 20 ans

 

 Échéance moyenne
 pondérée

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements
 liés au changement
 climatique chroniques

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 aigus

 

 Dont expositions sensibles
 aux effets d’événements liés
 au changement climatique
 tant chroniques qu’aigus

 

 Dont expositionsde stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

 

 

 Dont expositions
 de stade 2

 

 Dont expositions 
 non performantes

 

1

A – Agriculture, sylviculture et pêche

14

14

-

-

-

0

-

14

-

-

-

0

-

-

2

B – Industries extractives

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

3

C – Industrie manufacturière

268

129

139

-

0

4

-

265

3

92

1

2

1

1

4

D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné

215

56

94

22

-

6

6

116

50

32

15

4

2

2

5

E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

6

F – Services de bâtiments et travaux publics

59

42

17

-

-

4

-

-

59

-

-

0

-

-

7

G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles

47

47

-

-

-

2

-

3

44

-

-

0

-

-

8

H – Transports et entreposage

200

2

22

-

-

5

-

24

-

-

2

2

-

2

9

L – Activités immobilières

-

-

-

-

-

 

-

-

-

-

-

-

-

-

4.14Politique de rémunération

Les éléments relatifs à la rémunération sont présentés de manière détaillée dans les paragraphes 3.1.4, 3.1.5, 3.1.6 et 3.2 du Document d’enregistrement universel. Ces sections décrivent notamment les principes de gouvernance, la structure des rémunérations fixes et variables ainsi que les dispositifs applicables aux dirigeants

Gouvernance de la politique de rémunération

En application de l’article L. 511-89 du Code monétaire et financier et de l’arrêté du 3 novembre 2014, l’AFD entre dans le champ des établissements considérés comme ayant une importance significative, du fait d’un total de bilan supérieur à 5 Md€. Toutefois, la mise en place d’un comité des nominations et d’un comité des rémunérations se heurte aux spécificités statutaires et organisationnelles de l’AFD en tant qu’établissement public. S’agissant plus particulièrement de la rémunération, l’AFD souligne que la rémunération de l’ensemble de ses agents, y compris les dirigeants effectifs et les personnels ayant une incidence significative sur le profil de risque, est encadrée par son Statut du personnel, sans rémunération variable individuelle.

La politique de rémunération repose principalement sur des éléments fixes et statutaires. La rémunération de base est déterminée selon le niveau de classification du poste, l’expérience, l’expertise et la situation de marché, dans le respect de grilles internes et externes. Elle comprend un salaire de base, auquel peuvent s’ajouter certaines primes et gratifications prévues par le Statut, ainsi qu’une prime variable de performance collective. En revanche, aucun agent, y compris les dirigeants, ne bénéficie de bonus individuels, d’actions, de stock-options ou de rémunération variable différée. Les agents peuvent également percevoir un intéressement annuel fondé sur des indicateurs collectifs de performance, ainsi que divers avantages sociaux.

Un nouveau Statut du personnel est entré en vigueur au 1er janvier 2023, avec des mesures transitoires pour accompagner son déploiement auprès des agents déjà en poste. L’évolution de la rémunération repose sur un dialogue social structuré, incluant les négociations annuelles obligatoires, et peut prendre la forme d’augmentations collectives et/ou individuelles, dans la limite du budget approuvé par le conseil d’administration. Les augmentations individuelles sont fondées sur l’évaluation de la maîtrise du poste et font l’objet d’une répartition équitable. Un comité des recours permet aux agents de contester une décision relative à leur rémunération.

Les indemnités de rupture anticipée du contrat de travail sont définies par le Statut du personnel et complètent, selon les cas, les dispositions légales applicables. Les principes de rémunération décrits s’appliquent à l’ensemble des agents de l’AFD, y compris aux dirigeants effectifs et aux personnes dont les activités ont une incidence significative sur le profil de risque de l’établissement.

Au titre de l’exercice 2025, l’enveloppe globale des rémunérations de toutes natures versées aux catégories de personnels identifiées comme preneurs de risques ou assimilées représente 12,7 M€. Par ailleurs, la rémunération totale versée en 2025 aux dirigeants effectifs, à la directrice exécutive des Risques, à la directrice du Département Conformité et au directeur du Département Contrôle Permanent s’élève à 0,94 M€.

EU REM1 – Rémunérations octroyées pour l’exercice financier

Données au 31/12/2025 
(en milliers d’euros)

a

b

c

d

Organe de direction – Fonction de surveillance

Organe de direction – Fonction de gestion

Autres membres de la Direction générale

Autres membres du personnel identifiés

1

Rémunération 
fixe

Nombre de membres du personnel identifiés

16

42

17

15

2

Rémunération fixe totale

2 258

5 040

3 344

1 916

3

Dont : en numéraire

2 258

5 040

3 344

1 916

EU-4a

Dont : actions ou droits de propriété équivalents

-

-

-

-

5

Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents

-

-

-

-

EU-5x

Dont : autres instruments

-

-

-

-

7

Dont : autres formes

-

-

-

-

9

Rémunération variable

Nombre de membres du personnel identifiés

-

-

-

-

10

Rémunération variable totale*

61

45

18

16

11

Dont : en numéraire

61

45

18

16

12

Dont : différée

-

-

-

-

EU-13a

Dont : actions ou droits de propriété équivalents

-

-

-

-

EU-14a

Dont : différée

-

-

-

-

EU-13b

Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents

-

-

-

-

EU-14b

Dont : différée

-

-

-

-

EU-14x

Dont : autres instruments

-

-

-

-

EU-14y

Dont : différée

-

-

-

-

15

Dont : autres formes

-

-

-

-

16

Dont : différée

-

-

-

-

17

Rémunération totale (2 + 10)

2 319

5 086

3 362

1 933

  • prime variable de performance collective (PVPC)

 

EU REM5 – Informations sur les rémunérations des membres du personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’établissement (personnel identifié)

 

Données au 31/12/2025 
(en milliers d’euros)

a

b

c

d

e

f

g

h

i

j

Rémunérations dans l’organe de direction

Domaines d’activité

 

Organe de direction – Fonction de surveillance

Organe de direction – Fonction de gestion

Ensemble de l’organe de direction

Banque d’investissement

Banque de détail

Gestion d’actifs

Fonctions transversales

Fonctions de contrôle interne indépendant

Tous les autres

Total

1

Nombre total de membres du personnel identifiés

16

42

58

 

 

 

 

15

17

90

2

Dont : membres de l’organe de direction

16

42

58

 

 

 

 

 

 

 

3

Dont : autres membres de la Direction générale

 

 

 

 

 

 

 

 

17

 

4

Dont : autres membres du personnel identifiés

 

 

 

 

 

 

 

15

 

 

5

Rémunération totale des membres du personnel identifiés

2 319

5 086

7 405

 

 

 

 

1 933

3 362

 

6

Dont : rémunération variable

61

45

107

 

 

 

 

16

18

 

7

Dont : rémunération fixe

2 258

5 040

7 298

 

 

 

 

1 916

3 344

 

4.15Index des informations réglementaires au titre du Pilier 3

Code réglementaire

Titre

Section

Informations réglementaires qualitatives

 

EU OVC

Informations ICAAP

4.5

EU OVA

Approche de l’établissement en matière de gestion des risques

4.2

EU OVB

Publication d’informations sur les dispositifs de gouvernance

4.3

EU LIA

Explication des différences entre les montants d’exposition comptables et réglementaires

4.5.1

EU LIB

Autres informations qualitatives sur le champ d’application

4.5.1

EU CCA

Caractéristiques principales des instruments de fonds propres et d’engagements éligibles réglementaires

4.5.1

EU LIQA

Gestion du risque de liquidité

4.10.1

EU CRA

Informations qualitatives générales sur le risque de crédit

4.6

EU CRB

Informations supplémentaires à publier sur la qualité de crédit des actifs

4.6

EU CRC

Exigences de publication d’informations qualitatives sur les techniques d’ARC

4.6.4

EU CRD

Exigences de publication d’informations qualitatives relatives à l’approche standard

4.6.2

EU CCRA

Informations qualitatives relatives au CCR

4.8

EU SECA

Exigences de publication d’informations qualitatives relatives aux expositions de titrisation

4.9

EU MRA

Exigences de publication d’informations qualitatives sur le risque de marché

4.10.3

EU ORA

Informations qualitatives sur le risque opérationnel

4.11

EU IRRBBA

Informations qualitatives sur les risques de taux d’intérêt des activités hors portefeuille de négociation

4.10.2.1

EU REMA

Politique de rémunération

4.14

Informations réglementaires quantitatives

 

EU KM1

Les indicateurs clés

4.1.3

EU OV1

Vue d’ensemble des montants totaux d’exposition au risque

4.5.2

EU LI1

Différences entre le périmètre de consolidation comptable et le périmètre de consolidation prudentielle et mise en correspondance des catégories des états financiers avec les catégories de risques réglementaires

4.5.2

EU LI3

Résumé des différences entre les périmètres de consolidation (entité par entité)

4.5.1

EU LI2

Principales sources de différences entre les montants d’exposition réglementaires et les valeurs comptables des états financiers

4.5.2

EU CC1

Composition des fonds propres réglementaires

4.5.2

EU CC2

Rapprochement entre les fonds propres réglementaires et le bilan dans les états financiers audités

4.5.2

EU CCYB2

Montant du coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement

4.5.2

EU CQ3

Qualité de crédit des expositions performantes et non performantes par nombre de jours en souffrance

4.6.3

EU CR1A

Échéance des expositions

4.6.3

EU CR1

Expositions performantes et non performantes et provisions correspondantes

4.6.3

EU CQ1

Qualité de crédit des expositions renégociées

4.6.3

EU CQ4

Qualité des expositions non performantes par situation géographique

4.6.3

EU CQ5

Qualité de crédit des prêts et avances par branche d’activité

4.6.3

EU CR3

Vue d’ensemble des techniques d’ARC : Publication d’informations sur l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit

4.6.4

EU CR4

Approche standard – Exposition au risque de crédit et effets de l’ARC

4.6.4

EU CR5

Approche standard – Exposition au risque de crédit par catégorie d’expositions réglementaire et pondération de risque

4.6.4

EU CR10.5

Expositions de financement spécialisé et sous forme d’actions faisant l’objet de la méthode de pondération simple

4.6.3

EU CCR1

Analyse des expositions au CCR par approche

4.8

EU CCR3

Approche standard – Expositions au CCR par catégorie d’expositions réglementaires et pondération de risque

4.8

EU CCR5

Composition des sûretés pour les expositions au CCR

4.8

EU CCR8

Expositions sur les CCP

4.8

EU SEC1

Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation

4.9

EU SEC4

Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation et exigences de fonds propres réglementaires associées – établissement agissant en tant qu’investisseur

4.9

EU MR3

Risque de marché dans le cadre de l’approche standard simplifiée (SSA)

4.10.4

EU MR1

Risque de marché dans le cadre de l’approche standard alternative (ASA)

4.10.4

EU OR1

Pertes pour risque opérationnel

4.11.8

EU OR2

Indicateur d’activité, composantes et sous-composantes

4.11.8

EU OR3

Exigences de fonds propres pour risque opérationnel et montants d’exposition au risque

4.11.8

EU IRRBB1

Risques de taux d’intérêt des activités hors portefeuille de négociation

4.10.2

EU REM1

Rémunérations octroyées pour l’exercice financier

4.1.4

EU REM5

Informations sur les rémunérations des membres du personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’établissement (personnel identifié)

4.1.4

1.CC

Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle

4.13.5

3.CC

Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Paramètres d’alignement

4.13.5

4.CC

Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque de transition potentiellement lié au changement climatique : Expositions sur les 20 plus grandes entreprises à forte intensité de carbone

4.13.5

5.CC

Portefeuille bancaire – Indicateurs du risque physique potentiellement lié au changement climatique : Expositions soumises à un risque physique

4.13.5

 

 

 

 

1)
Conformément à l’article 7 de l’Arrêté du 23 décembre 2013 relatif au régime prudentiel des sociétés de financement, l’AFD est tenue de respecter les dispositions applicables aux établissements de crédit en application du règlement (UE) N° 575/2013 du Parlement européen sauf dérogations prévues par cet arrêté. Lesdites dérogations portent sur le ratio de levier, les ratios d’encadrement de la liquidité (LCR, NSFR), ainsi que la directive BRRD et son corollaire (MREL) sur la résolution des établissements bancaires de l’UE.
2)
Afin de permettre une meilleure lisibilité des tableaux, les lignes pour lesquels les montants associés aux expositions de l’AFD ont une valeur égale à 0 ont été masquées.
3)
Telle que définie selon une échelle similaire à celle de FITCH et Standard & Poor’s.
4)
La liste d’exclusion est consultable sur le site de l’AFD : https://www.afd.fr/fr/ressources/liste-dexclusion-du-groupe-afd
5)
https://www.2xchallenge.org
6)
Tracfin est le service de renseignement financier placé sous l’autorité du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique

Éléments financiers

5.1Évolutions récentes et perspectives d’avenir

5.1.1Évolutions récentes

Le volume d’engagements en 2025 pour le groupe AFD s’établit à 13,7 Md€ (y compris les fonds délégués d’environ 525 M€ et Trade finance de Proparco pour 176 M€).

L’activité de l’AFD s’établit à un peu plus de 10 Md€ (dont 8,3 Md€ dans les États étrangers et 1,7 Md€ dans l’Outre-mer) et les engagements de Proparco atteignent 3,2 Md€ (1).

Les prêts et les subventions de l’AFD ont enregistré une baisse globale. Elle est de - 5 % sur l’activité des prêts entre 2024 et 2025 et de - 36 % pour les subventions. C’est pour les prêts souverains bonifiés que la baisse est la plus sensible avec une diminution de - 12 % (volume de 3 Md€ en 2025), et de - 35 % sur les prêts non-souverains bonifiés AFD (volume à fin 2025 de 560 M€) conséquence de la diminution de l’enveloppe d’AE de bonification qui est passée à 820 M€ pour le groupe AFD en 2025.

L’activité de prêt non bonifié AFD a, quant à elle, augmenté de 7 % pour les prêts souverains et 16 % pour les prêts non-souverains pour arriver à un volume respectif de 2 Md€ et 1,4 Md€ en 2025.

Le lissage de l’activité en 2025 poursuit son amélioration, même s’il demeure caractérisé par une concentration des octrois sur la fin d’année avec 36 % des engagements intervenus sur le dernier trimestre contre 46 % sur le dernier trimestre 2024.

5.1.2Perspectives d’avenir

Perspectives AFD

Le plan d’activité 2026 est construit sur la base des ressources budgétaires suivantes :

Sur cette base, le plan d’activité du Groupe pour 2026 s’établit entre 11,2 Md€ et 11,8 Md€ (fonds délégués inclus), soit une baisse entre 0,5 Md€ et 1 Md€ par rapport à 2025. Sa structure poursuit logiquement sa transformation ;

Concernant les perspectives d’intervention par zone géographique :

Pour 2026, le groupe AFD envisage un plan d’affaires entre 11,5 Md€ en incluant les fonds délégués.

Encore plus qu’en 2025, l’activité 2026 de l’AFD sur le continent africain continuera à être inévitablement impactée par le contexte budgétaire se traduisant par un effondrement des ressources du programme 209 (environ - 50 % annoncés) et une réduction du programme 110. Certes le plan d’affaires global se tient de moins en moins sur les ressources État, mais la déformation géographique se poursuivra en Afrique dans cette configuration.

Ainsi, l’activité de l‘AFD en prêt en Afrique pourrait connaître un léger rebond, mais seulement à condition :

La programmation prévisionnelle 2026 en Afrique en don-projet a été construite sur la base d’un dialogue nourri de terrain (à la fois avec les contreparties et avec les Postes diplomatiques notamment dans le cadre des comités locaux de développement et des Stratégies d’investissement solidaire et durable de l’Équipe France) et en articulation et cohérence avec les priorités géographiques et sectorielles définies dans la lettre de cadrage du MEAE.

Dans la zone Orients, l’AFD anticipe une baisse des financement concessionnels en raison de plusieurs facteurs : en premier lieu la chute des subventions et des ressources en bonification, mais aussi la tendance haussière continue des conditions tarifaires, la doctrine d’endettement soutenable, ainsi que les tensions géopolitiques. Cette baisse sera partiellement compensée par une hausse des financements non-concessionnels, souverains et non souverains, dans les PRI (8). Face aux défis économiques et écologiques durables, l’Agence souhaite approfondir ses activités 2026 en faveur de la convergence des pays des Balkans et du Caucase avec l’Union européenne, de l’intégration des pays d’Asie centrale aux enjeux de l’accord de Paris pour le climat et la connectivité, de la transition énergétique et de protection de la biodiversité en Asie du Sud, du Sud-Est (avec en particulier la poursuite des JET-P (9)) et en Chine, en ligne avec la stratégie Indopacifique française.

Pour l’année 2026, les perspectives d’engagements de l’AFD dans les Trois Océans sont estimées à 1,2 Md€, dont 700 M€ pour les territoires ultramarins (hors prêts garantis par l’État et hors fonds de garanties secteur privé), auxquels pourrait s’ajouter un nouveau PGE (prêt garanti par l’État) en Nouvelle-Calédonie (d’un montant de 200 M€). Dans les territoires ultramarins, l’activité auprès du secteur public risque de s’essouffler légèrement dans un contexte d’érosion de la compétitivité de l’AFD, même si le niveau des crédits en bonification pourrait être maintenu. L’AFD continuera à déployer une capacité d’ingénierie financière et technique auprès des collectivités ultramarines grâce à des moyens renforcés via le Fonds Outre-mer (FOM).

Dans les États étrangers, les financements devraient s’établir en hausse sensible autour de 500 M€ tout outil confondu, grâce à des volumes significatifs de prêts non bonifiés en République dominicaine et à Maurice. L’activité en prêts bonifiés devrait quant à elle se réduire légèrement en raison de la baisse des ressources en bonification du programme 110. Enfin, l’activité en subventions baissera drastiquement, compte tenu d’une enveloppe en P209 divisée par deux par rapport à 2024.

Enfin, 2026 s’annonce comme une nouvelle année de forte mobilisation pour l’AFD en Amérique latine, avec un plan d’affaires visant 2 Md€ d’engagements. L’activité ne mobilisera par ailleurs aucun moyen budgétaire ni en dons-projets ni en bonifications. Elle sera marquée par une capacité d’innovation renforcée au service des priorités françaises et européennes.

L’Agence accompagnera ainsi, aux côtés d’Expertise France, le premier financement souverain de politique publique dédié à l’appui aux politiques de sécurité en Équateur, pays fortement affecté par le narcotrafic et la montée de l’insécurité.

Par ailleurs les cofinancements joueront un rôle central en 2026 : près de 40 % des nouveaux engagements seront réalisés avec des bailleurs européens — KfW, CDP italienne et BEI — et labellisés Global Gateway.

Les banques publiques de développement représenteront une part significative des engagements, en particulier dans la région andine. Les financements en faveur des investissements verts et des collectivités locales se poursuivront au Brésil, tandis que notre activité en Argentine accompagnera le développement des minerais de la transition, notamment dans la province de San Juan.

Perspectives Proparco

Pour 2026, le plan d’affaires de Proparco devrait atteindre 3 Md€ en autorisations pour les activités de long terme principalement porté par l’activité en dette et sous-participation en risque (pour environ 2,3 Md€).

Le secteur institutions financières devrait demeurer le premier secteur bénéficiaire de l’activité de prêts. L’activité en garanties, portée sur bilan AFD, garanties ARIZ devrait s’établir à 230 M€. Le Trade Finance devrait s’élever à 220 M€ d’autorisation.

L’activité de prise de participations devrait continuer d’être un moteur de croissance de l’activité de Proparco en atteignant 430 M€ d’activité sur le périmètre Proparco et Fisea en conservant un objectif sous-jacent de rééquilibrage en faveur des prises de participation directes.

L’année 2026 marque également l’entrée dans la seconde étape de la stratégie 2023-2027 qui avait défini des objectifs d’impact pour trois années (2023-2025).

De nouveaux objectifs d’impact ont été fixés pour les années 2026 et 2027. Si les grandes orientations stratégiques pour 2023-2025 restent valables et pertinentes, il est proposé d’apporter, pour la période 2026-2027, quelques clarifications et ajustements afin de tenir compte de certaines dynamiques sectorielles, géographiques et commerciales : (i) Afrique : suivi de l’indicateur en volume plutôt qu’en part de plan d’affaires, en maintenant une ambition forte d’activité sur le continent à 2,5 Md€ sur 2 ans. (ii) Finance de transition : élargissement du cadre méthodologique pour mieux accompagner la transition des acteurs et valoriser l’intentionnalité des clients de Proparco ; (iii) Inégalité & Inclusions : abandon de l’indicateur Bottom 40, peu adapté à une activité secteur privé, au profit d’un set de critères inégalité & inclusion (accès, emploi, territoire, chaîne de valeur) ; et (iv) Suivi renforcé des projets impliquant des entreprises françaises afin de mieux valoriser l’action de Proparco en la matière.

Au plan international, l’année 2026 sera marquée par l’organisation du Sommet Africa Forward (SAF) en mai 2026 qui sera une opportunité de valoriser l’action et les ambitions de Proparco sur le continent.

Perspectives Expertise France

De son côté, malgré un contexte budgétaire contraint, Expertise France devrait réaliser un niveau d’activité en légère progression en 2026 (+ 1,2 %) après la très forte croissance réalisée en 2025, reflétant à la fois le dynamisme important des signatures de projets de l’agence et, en parallèle, la réduction de certaines activités sur financements français. L’activité de l’agence continue à se déployer sur tous les champs de la coopération : gouvernance, justice, culture, santé et éducation, emploi, développement durable, mais aussi paix et sécurité. Dans la perspective de structurer durablement son développement, l’agence poursuit son projet de déconcentration. Avec la création d’une onzième direction pays (Madagascar) au 1er janvier 2026 et la consolidation des activités dans les 10 Directions créées depuis 2024, elle continue à renforcer son réseau. D’autres créations sont en cours pour 2026 (Angola, Éthiopie) ou à l’étude (Bénin-Togo) assurant le pilotage des projets au plus près des réalités et des partenaires du terrain.

5.1.3Informations sur les tendances

Il ne s’est produit aucune détérioration significative dans la situation financière de l’émetteur et de ses filiales (considérées dans leur ensemble) depuis leurs derniers états financiers audités en date du 31 décembre 2025.

5.1.4Changement significatif de la situation financière de l’émetteur

Il ne s’est produit aucun changement significatif dans la situation financière de l’émetteur et de ses filiales (considérées dans leur ensemble) depuis leurs derniers états financiers audités en date du 31 décembre 2025.

5.2Événements postérieurs à la clôture

L’exposition directe du Groupe aux zones les plus affectées par la crise au Moyen-Orient (Egypte, Irak, Jordanie, Liban et Palestine) représente une part limitée des expositions de l’AFD (4,3 Md€ soit 5,4 % du portefeuille à fin 2025, dont la grande majorité, 3,6 Md€, concerne des engagements souverains sur l’Egypte, la Jordanie et l’Irak). En particulier, le Liban et la Palestine, pays directement touchés, représentent une part circonscrite à 111 M€, déjà provisionnée à hauteur de 56 %. À ce stade, aucun impact matériel direct n’a été identifié ; des mesures de gestion des risques ont été mises en place pour suivre et évaluer les éventuels effets indirects sur les contreparties en portefeuille. 

Aucun autre évènement significatif ayant une incidence sur la situation financière de la société n'est apparu après la clôture au 31 décembre 2025.

5.3Présentation économique des comptes

L’analyse ci-dessous vise à donner une vision globale et économique de l’évolution du groupe AFD, par type d’activité, à partir des données comptables sociales et consolidées.

L’évolution détaillée des comptes est présentée dans les notes annexes aux comptes sociaux et consolidés.

5.3.1Bilan économique consolidé

En millions d’euros

2025

2024

Prêts (encours net)

53 193

50 872

  • Encours brut

54 631

52 336

  • Dépréciations individuelles

(1 429)

(1 424)

 dont calibrage du compte de réserve

(969)

(930)

  • Dépréciations collectives

(282)

(304)

  • Intérêts courus

273

263

Instruments financiers dérivés de couverture et collatéral

5 007

5 072

Comptes de régul. et autres actifs

1 242

1 292

Participations et autres titres

3 739

3 433

Trésorerie court terme

9 563

10 618

Immobilisations

1 193

1 041

Total Actif

73 936

72 327

 

En millions d’euros

2025

2024

Emprunts de marché

54 326

53 466

Emprunt trésor

843

843

Instruments financiers dérivés de couverture et collatéral

4 681

4 611

Comptes de régul. et autres passifs

2 947

2 903

Provisions

1 056

882

  • dont calibrage du compte de réserve

468

285

Capitaux propres (part du Groupe)

9 886

9 422

  • dont résultat Groupe

388

344

Intérêt des minoritaires

196

200

Total passif

73 936

72 327

 

L’actif

L’évolution du total bilan actif de + 1 609 M€ s’explique essentiellement par la hausse des encours net de + 2 321 M€, des participations et autres titres groupe AFD de + 305 M€, qui a été compensée en partie par la baisse de la trésorerie du groupe AFD - 1 055 M€.

L’encours net des prêts du groupe AFD s’élève à 53 193 M€ au 31 décembre 2025, soit 72 % du total bilan consolidé, en augmentation de 2 321 M€ par rapport à l’exercice précédent, soit (+ 5 %).

L’évolution des encours bruts est expliquée par :

En millions d’euros

2025

2024

Montant

%

Montant

%

Prêts aux risques du groupe AFD

50 822

90 %

48 947

91 %

  • dont Pays étrangers

44 461

79 %

42 623

79 %

Souverains

29 838

53 %

28 366

53 %

Non Souverains

14 622

26 %

14 257

26 %

  • dont Collectivités Outre-mer

6 188

11 %

6 145

11 %

  • dont autres encours de Prêts

173

0 %

179

0 %

Prêts au risque État

5 589

10 %

5 003

9 %

Prêts garantis par l’État

5 589

10 %

5 003

9 %

Prêts remis par l’État

 

0 %

 

0 %

Mise à la juste valeur

(1 780)

 

(1 612)

 

Encours brut consolidé

54 631

 

52 336

 

 

L’encours de prêts non souverains aux risques du Groupe est déprécié à hauteur de 796 M€, soit un taux de couverture de 4 %.

Les prêts souverains sont couverts à hauteur de 1 804 M€ au 31 décembre 2025 principalement par le compte de réserve (1 736 M€), ce qui représente un taux de pré-couverture de 6 %.

 

En millions d’euros

Encours

Dépréciations

Pays étrangers

 

 

Souverains

29 838

1 804 (1)

dont douteux

2 572

744

Non souverains

14 622

664

dont douteux

730

311

Outre-mer

 

 

Non souverains

6 188

132

dont douteux

298

132

Autres encours de prêts

173

 

Total

50 822

2 600

dont douteux

3 600

1 187

  • Dépréciations et provisions correspondant au compte de réserve.

 

L’évolution du total bilan actif s’explique également par l’évolution de la trésorerie à hauteur de - 1 055 M€.

Trésorerie court terme En millions d’euros

2025

2024

Var.

AFD

9 012

10 046

(1 034)

Proparco

121

179

(58)

Fisea

57

17

40

Soderag

7

7

-

Sogefom

16

32

(16)

Expertise France

350

336

13

Total Groupe

9 563

10 618

(1 055)

 

Les autres actifs intègrent les éléments suivants :

Le passif

Les emprunts du groupe AFD représentent un total de 55 169 M€ en 2025. Ils sont composés des éléments suivants :

Les autres postes du passif intègrent les éléments suivants :

 

La contribution des différentes sociétés du Groupe à la situation nette consolidée hors intérêts minoritaires est la suivante :

Situation nette En millions d’euros

2025

2024

Var.

AFD

9 472

8 903

570

Proparco

535

579

(44)

Expertise France

14

12

2

Soderag

(120)

(120)

-

Sogefom

3

1

1

Fisea

(152)

(111)

(41)

Autres filiales

135

159

(24)

Total Groupe

9 886

9 422

464

 

Les fonds propres « règlementaires »(10) s’élèvent à 10 362 M€ au 31 décembre 2025 contre 10 083 M€ à fin 2024. Les fonds propres de base (CET1) s’établissent en 2025 à 9 522 M€ (9 240 M€ en 2024), les fonds propres subordonnés (AT1) à 840 M€.

Le dividende versé par l’AFD à l’État français s’est élevé à 54 M€ en 2025, contre 65 M€ en 2024 et 73 M€ en 2023 (taux de distribution stable à 20 %).

Les intérêts minoritaires (quote-part des capitaux propres) sont en baisse et s’élèvent à 196 M€ au 31 décembre 2025, contre à 200 M€ au 31 décembre 2024.

Conformément à l’article L. 441-6 du code de commerce, figurent ci-après les échéances des dettes fournisseurs au 31 décembre 2025 :

 

En millions d’euros

31/12/2025

31/12/2024

Dettes non échues

Dettes échues

Total

Dettes non échues

Dettes échues

Total

De 0 à 30 jours

De 31 à 60 jours

61 jours
 et plus

De 0 à 30 jours

De 31 à 60 jours

61 jours
 et plus

Dettes Fournisseurs

5,3

1,8

-

4,2

11,4

3,6

1,3

-

4,4

9,3

5.3.2Compte de résultat économique consolidé

En millions d’euros

2025

2024

Var.

Produit net bancaire

1 168

1 118

50

Charges générales d’exploitation

644

629

15

  • Frais de personnel

466

448

18

  • Impôts, taxes et autres frais généraux

177

181

(4)

Dotations aux amort. et prov. sur immobilisations

71

64

7

Charges d’exploitation non bancaires

715

693

22

Résultat brut d’exploitation

453

424

29

Coût du risque

(40)

(46)

6

  • Dépréciations sain et sensible

33

39

(6)

  • Dépréciations individuelles créances non souveraines

(48)

43

(91)

  • Pertes sur créances irrécouvrables en capital

(26)

(132)

106

  • Autres provisions

-

4

(4)

Résultat d’exploitation

413

379

34

Quote-part dans le résultat d’entreprises mises en équivalence

(8)

(1)

(7)

Gains ou pertes nets sur autres actifs

-

1

(1)

Résultat avant impôt

406

378

28

Impôts sur les bénéfices

(18)

(15)

(3)

Résultat net

388

363

25

Intérêts minoritaires

-

(19)

19

Résultat net – part du Groupe

388

344

44

 

Le produit net bancaire

Le Produit Net Bancaire s’établit en 2025 à 1 168 M€, en hausse de 50 M€ par rapport à 2024 sous l’effet cumulé des éléments détaillés ci-dessous :

Produit Net Bancaire (PNB) En millions d’euros

2025

2024

Var.

Marge nette d’intérêts

966

877

89

Commissions

120

128

(8)

Résultat de l’equity

(55)

101

(156)

Résultat des instruments financiers

65

(88)

154

Autres produits et charges financiers (dont résultat de change)

71

100

(29)

Total Groupe

1 168

1 118

50

 

La variation du produit net bancaire résulte essentiellement :

La contribution des différentes sociétés du Groupe au produit net bancaire (PNB) est la suivante :

Produit net bancaire (PNB) En millions d’euros

2025

2024

Var.

AFD

1 077

900

176

Proparco

201

197

4

Expertise France

72

62

9

Fisea

(2)

(9)

7

Autres entités

5

7

(1)

Écritures IFRS

(185)

(40)

(145)

Total Groupe

1 168

1 118

50

 

Le résultat brut d’exploitation

Le résultat brut d’exploitation s’élève à 453 M€ en 2025 contre 424 M€ en 2024. Cette hausse de 29 M€ est liée à la hausse du PNB (+ 50 M€), partiellement compensée par la hausse des charges d’exploitation non bancaires de + 22 M€.

Les charges d’exploitation non bancaires s’élèvent à 715 M€ en hausse de + 22 M€ à fin 2025. Proportionnellement, cette hausse de 3 % est expliquée :

Le coût du risque

Le coût du risque affiche une amélioration par rapport à l’exercice précédent. Il représente une charge de - 40 M€ contre une charge de - 46 M€ en 2024 (cf. États financiers consolidés) et se détaille comme suit :

Coût du risque En millions d’euros

2025

2024

Dépréciations sur encours sains et sensibles

33

39

Dépréciations sur encours douteux nettes des passages en pertes

(73)

(89)

Autres provisions

-

4

Total Groupe

(40)

(46)

dont AFD

10

16

dont Proparco

5

(31)

dont autres filiales

(1)

(4)

dont passage aux IFRS

(53)

(27)

 

Le coût du risque sur l’exercice s’explique principalement par :

Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation est en hausse sur l’exercice de 34 M€ et atteint un niveau de 413 M€ contre 379 M€ en 2024.

Le résultat courant avant impôt

La quote-part des sociétés mises en équivalence (11) est en baisse par rapport à l’exercice précédent de - 7 M€ en lien avec l’intégration de STOA S.A. dans le périmètre de consolidation. Le résultat courant avant impôt ressort ainsi à 406 M€ en 2025 (contre 378 M€ en 2024).

Le résultat net

Compte tenu de l’impôt sur les bénéfices (18 M€ contre 15 M€ en 2024) et des intérêts des actionnaires minoritaires de Proparco et Sogefom (0 M€ contre 19 M€ en 2024), le résultat part du Groupe s’établit à 388 M€ à fin 2025 (contre 344 M€ en 2024).

5.3.3Compte de résultat économique social AFD

En milliers d’euros

2025

2024

Var.

Produit net bancaire

1 077

900

176

Charges d’exploitation non bancaires

637

624

13

Résultat brut d’exploitation

439

276

163

Coût du risque

10

16

(7)

Résultat d’exploitation

449

292

156

Gains ou pertes sur actifs immobilisés

(31)

(22)

(9)

Résultat net

417

270

147

 

Le produit net bancaire de l’AFD s’établit en 2025 à 1 077 M€, en hausse de + 176 M€ par rapport à 2024. La variation du produit net bancaire résulte essentiellement :

Les charges d’exploitations non bancaires sont en hausse de 13 M€ et s’élèvent à 637 M€. La variation est principalement expliquée par la hausse des frais de personnel.

Le coût du risque est en reprise de 10 M€ à fin décembre 2025 contre une reprise de 16 M€ à fin décembre 2024. Il se décompose comme essentiellement de :

Le résultat d’exploitation s’établit donc à 449 M€ à fin décembre 2025, contre 292 M€ à fin décembre 2024.

Les gains ou pertes sur actifs immobilisés s’élèvent à - 31 M€ contre - 22 M€ au 31 décembre 2024, soit une variation de - 9 M€. Ils comprennent principalement les dépréciations nettes sur les participations Fisea (- 25 M€) et STOA S.A. (- 6 M€).

Ainsi, le résultat net de l’AFD à fin décembre 2025 s’établit à 417 M€ contre 270 M€ à fin décembre 2024.

1)
Y compris Trade finance.
2)
Contrat d’objectifs et de moyens.
3)
Conseil présidentiel du développement.
4)
Conseil présidentiel pour les partenariats internationaux.
5)
Aide publique au développement.
6)
Pays les moins avancés.
7)
Pays à revenu intermédiaire.
8)
Pays à revenu intermédiaire.
9)
Just Energy Transition Partnership.
10)
Les fonds propres sont établis conformément à la Directive 2013/36/UE et au règlement UE n° 575/2013.
11)
Correspondant à la partie des résultats des sociétés mises en équivalence dans les comptes consolidés du Groupe.

États financiers consolidés établis selon les normes comptables IFRS adoptées par l’Union européenne

 

6.1États financiers consolidés

6.1.1Présentation générale

L’Agence Française de Développement (AFD) est un établissement public industriel et commercial chargé du financement de l’aide au développement, inscrit au greffe de Paris, le 17 juillet 1998. Le capital de l’AFD s’élève à 4 863 M€ au 31 décembre 2025.

Adresse du siège social : 5, rue Roland-Barthes – 75598 Paris Cedex 12 – France.

Immatriculation au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 775 665 599.

Les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2025, ont été arrêtés par le directeur général le 20 mars 2026.

Les états financiers sont présentés en milliers d’euros.

6.1.2Bilan au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Caisse, Banques centrales

 

792 262

863 504

(71 242)

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

1

3 268 498

4 739 783

(1 471 285)

Instruments dérivés de couverture

2

2 700 763

3 341 422

(640 660)

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

3

4 272 234

2 273 869

1 998 365

Instruments de dettes au coût amorti

5

2 247 940

3 148 432

(900 492)

Actifs financiers au coût amorti

 

55 945 800

53 772 227

2 173 573

Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilé au coût amorti

5

13 176 463

13 303 340

(126 877)

À vue

 

951 402

1 213 880

(262 478)

À terme

 

12 225 061

12 089 460

135 601

Prêts et créances sur la clientèle, au coût amorti

5

42 769 336

40 468 886

2 300 450

Autres concours à la clientèle

 

42 769 336

40 468 886

2 300 450

dont calibrage du compte de réserve

 

(968 821)

(930 187)

(38 633)

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

 

0

45 209

(45 209)

Actifs d’impôts courants

 

2 909

5 966

(3 057)

Actifs d’impôts différés

 

24 063

27 513

(3 450)

Comptes de régularisation et autres actifs divers

7

3 240 269

2 907 962

332 308

Comptes de régularisation

 

91 999

53 516

38 482

Autres Actifs

 

3 148 271

2 854 445

293 825

Participations dans les sociétés mises en équivalence

20

248 718

160 320

88 398

Immobilisations corporelles

8

968 868

858 161

110 708

Immobilisations incorporelles

8

223 820

182 597

41 223

Total de l’actif

 

73 936 144

72 326 964

1 609 179

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

1

140 439

481 623

(341 185)

Instruments dérivés de couverture

2

4 105 049

3 662 740

442 309

Passifs financiers au coût amorti

 

54 355 859

53 477 032

878 827

Dettes représentées par un titre au coût amorti

9

54 325 281

53 465 351

859 930

Titres du marché interbancaire

 

2 440 960

809 211

1 631 749

Emprunts obligataires

 

51 884 321

52 656 140

(771 819)

Dettes envers les établissements de crédit et assimilé au coût amorti

9

28 662

9 556

19 106

À vue

 

28 122

9 016

19 106

À terme

 

540

540

0

Dettes envers la clientèle au coût amorti

9

1 916

2 125

(209)

Écart de réévaluation de portefeuille couvert en taux

 

35 071

0

35 071

Passifs d’impôts courants

 

2 557

14 441

(11 884)

Passifs d’impôts différés

 

11 779

13 872

(2 093)

Comptes de régularisation et passifs divers

7

3 303 494

3 330 294

(26 800)

Fonds publics affectés

 

82 301

87 110

(4 809)

Autres passifs

 

3 221 193

3 243 184

(21 991)

Provisions

10

1 055 858

882 354

173 504

dont calibrage du compte de réserve

 

468 142

285 324

182 818

Dettes subordonnées

11

843 459

842 617

842

Total des dettes

 

63 853 563

62 704 972

1 148 591

Capitaux propres Part du Groupe

(Tab 1)

9 886 336

9 422 346

463 990

Dotation et réserves liées

 

5 322 999

5 177 999

145 000

Réserves consolidées et autres

 

4 054 365

3 786 818

267 547

Gains et pertes comptabilisés en capitaux propres

 

120 904

113 918

6 986

Résultat de la période

 

388 068

343 612

44 456

Intérêts minoritaires

(Tab 1)

196 245

199 646

(3 402)

Total capitaux propres

 

10 082 581

9 621 992

460 588

Total du passif

 

73 936 144

72 326 964

1 609 179

6.1.3Compte de résultat au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Intérêts et produits assimilés

13

4 533 197

5 003 239

(470 042)

Opérations avec les établissements de crédit

 

1 711 476

2 230 066

(518 589)

Opérations avec la clientèle

 

1 297 494

1 302 778

(5 284)

Obligations et titres à revenu fixe

 

208 475

201 873

6 603

Autres intérêts et produits assimilés

 

1 315 751

1 268 523

47 229

Intérêts et charges assimilées

13

4 014 911

4 500 792

(485 881)

Opérations avec les établissements de crédit

 

1 115 546

1 141 582

(26 036)

Opérations avec la clientèle

 

1 214

1 127

86

Obligations et titres à revenu fixe

 

1 253 190

1 141 019

112 171

Autres intérêts et charges assimilés

 

1 644 960

2 217 064

(572 104)

Commissions (produits)

14

137 332

119 400

17 932

Commissions (charges)

14

2 109

2 503

(394)

Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par le résultat net de l’impact change

15

109 535

106 690

2 845

Gains ou pertes nets sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par les autres éléments du résultat global

16

17 087

7 146

9 941

Produits des autres activités

17

974 244

830 085

144 159

Charges des autres activités

17

586 618

445 379

141 239

Produit net bancaire

 

1 167 756

1 117 886

49 871

Charges générales d’exploitation

18

643 673

629 322

14 351

Frais de personnel

 

466 258

448 318

17 940

Autres frais administratifs

 

177 416

181 005

(3 589)

Dotations aux amortissements et aux provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles

8

71 109

64 074

7 035

Résultat brut d’exploitation

 

452 974

424 489

28 484

Coût du risque de crédit

19

(39 638)

(45 974)

6 336

Résultat d’exploitation

 

413 335

378 515

34 820

Quote-part dans le résultat d’entreprises mises en équivalence

20

(7 740)

(1 370)

(6 369)

Gains ou pertes nets sur autres actifs

 

138

999

(860)

Résultat avant impôt

 

405 734

378 144

27 590

Impôts sur les bénéfices

21

(18 052)

(15 399)

(2 653)

Résultat net

 

387 682

362 745

24 937

Intérêts minoritaires

 

(386)

19 133

(19 519)

Résultat net – Part du Groupe

 

388 068

343 612

44 456

6.1.4Résultat net, gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Résultat Net

387 682

362 745

Gains et pertes nets comptabilisés directement en autres éléments du résultat global recyclables

17 866

(25 336)

Gains ou pertes nets sur instruments de dettes comptabilisés en autres éléments du résultat global recyclables

17 866

(25 336)

Gains et pertes nets comptabilisés directement en autres éléments du résultat global non recyclables

(14 455)

29 400

Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi

14 254

8 389

Gains et pertes nets sur instruments financiers de capitaux propres comptabilisés en autres éléments 
du résultat global non recyclables

(28 709)

21 010

Total des gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global

3 411

4 063

Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global

391 093

366 808

dont part du Groupe

395 054

343 485

dont part des intérêts minoritaires

(3 962)

23 323

 

6.1.5Tableau de passage des capitaux propres du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

Dotation

Réserves liées à la dotation

Réserves consolidées

Résultat de l’exercice

Gains/pertes latents ou différés

Capitaux propres –
 Part du Groupe

Capitaux propres –
 Part des minoritaires

Total capitaux propres consolidés

Capitaux propres 
au 1er janvier 2024

4 567 999

460 000

3 476 966

371 271

114 044

8 990 281

164 905

9 155 186

Quote-part du résultat 2023 affectée dans les réserves

-

-

371 271

(371 271)

-

-

-

-

Dividendes versés

-

-

(65 075)

-

-

(65 075)

-

(65 075)

Autres variations

-

-

770

-

-

770

(2 279)

(1 509)

Variations liées aux options de vente

-

-

2 460

-

-

2 460

21 493

23 953

Augmentation capital AFD

150 000

-

-

-

-

150 000

-

150 000

Variation de périmètre

-

-

425

-

-

425

(7 795)

(7 370)

Résultat 2024

-

-

-

343 612

-

343 612

19 133

362 745

Gains et pertes directement comptabilisés en autres éléments du résultat global sur l’exercice 2024

-

-

-

-

(127)

(127)

4 190

4 063

Capitaux propres 
au 31 décembre 2024

4 717 999

460 000

3 786 818

343 612

113 917

9 422 346

199 646

9 621 992

Quote-part du résultat 2024 affectée dans les réserves

-

-

343 612

(343 612)

-

-

-

-

Dividendes versés

-

-

(54 013)

-

-

(54 013)

-

(54 013)

Autres variations

-

-

(2 355)

-

-

(2 355)

(1 790)

(4 145)

Variations liées aux options de vente

-

-

(4 797)

-

-

(4 797)

2 350

(2 447)

Augmentation capital AFD

145 000

-

-

-

-

145 000

-

145 000

Variation de périmètre

-

-

(14 899)

-

-

(14 899)

-

(14 899)

Résultat 2025

-

-

-

388 068

-

388 068

(386)

387 682

Gains et pertes directement comptabilisés en autres éléments du résultat global sur l’exercice 2025

-

-

-

-

6 986

6 986

(3 575)

3 411

Capitaux propres 
au 31 décembre 2025

4 862 999

460 000

4 054 365

388 067

120 905

9 886 336

196 245

10 082 581

6.1.6Tableau de flux de trésorerie au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Résultat avant impôts (A)

405 734

378 144

Dotations nettes aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles

52 725

56 109

Dotations nettes aux amortissements des immobilisations liées à l’application d’IFRS 16

18 483

17 919

Dotations nettes aux autres provisions (y compris provisions techniques d’assurance)

116 006

67 872

Quote-part de résultat liée aux sociétés mises en équivalence

7 740

1 370

Perte nette/(gain net) des activités d’investissement

(55 164)

(47 362)

Perte nette/(gain net) des activités de financement

43 592

188 624

Autres mouvements

(21 760)

187 457

Total des éléments non monétaires inclus 
dans le résultat net avant impôts et autres éléments (B)

161 621

471 989

Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit et assimilés

321 097

(888 261)

Flux liés aux opérations avec la clientèle

(2 416 952)

(2 575 698)

Flux liés aux autres opérations affectant des autres actifs ou passifs financiers

705 458

(878 107)

Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers

(309 664)

1 346 136

Impôts versés

(15 890)

(14 298)

= (Diminution) augmentation nette de la trésorerie liée 
aux actifs et passifs provenant des activités opérationnelles (C)

(1 715 951)

(3 010 229)

Flux de trésorerie nets provenant des activités d’exploitation (A + B + C)

(1 148 596)

(2 160 097)

Flux liés aux actifs financiers et participations (1)

(193 328)

(314 375)

Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles

(205 964)

(325 311)

Flux de trésorerie nets provenant des activités d’investissement

(399 293)

(639 687)

Flux de trésorerie liés à l’application IFRS 16

(17 322)

(9 805)

Flux de trésorerie provenant des actionnaires (2)

145 000

173 063

Flux de trésorerie à destination des actionnaires (3)

(44 412)

(50 952)

Autres flux de trésorerie nets provenant des activités de financement (4)

1 112 007

1 843 744

Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement

1 195 273

1 956 051

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

(352 616)

(843 733)

Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice

2 066 243

2 909 976

Solde net des comptes de caisse, banques centrales (5)

863 504

2 497 287

Solde net des prêts et emprunts à vue auprès des établissements de crédit et la clientèle (6)

1 202 739

412 689

Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l’exercice

1 713 627

2 066 243

Solde net des comptes de caisse, banques centrales

792 262

863 504

Solde net des prêts et emprunts à vue auprès des établissements de crédit et la clientèle

921 365

1 202 739

Variation de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

(352 616)

(843 733)

  • Les flux liés aux actifs financiers et participations proviennent essentiellement de l’activité prise de participation de la filiale Proparco et correspondent aux mouvements de la période entre acquisitions, cessions et remontées de fonds.
  • Les flux de trésorerie provenant des actionnaires correspondent aux émissions RCS.
  • Les flux de trésorerie à destination des actionnaires correspondent aux dividendes versés par l’AFD à l’État et versés aux minoritaires par la filiale Proparco.
  • Les autres flux de trésorerie nets provenant des activités de financements correspondent aux emprunts de marché réalisés par l’AFD pour faire face à la croissance de son activité opérationnelle.
  • Composé du solde net du poste « Caisses et banques centrales » comme présenté dans le bilan consolidé du Groupe.
  • Composé du solde net du poste « Créances et dettes sur les établissements de crédit à vue ».

 

6.2Notes annexes aux états financiers consolidés

 

6.2.1Événements significatifs au 31 décembre 2025

6.2.1.1Financement de l’activité

Pour financer son activité pour compte propre, l’AFD a émis sur 2025, six emprunts obligataires sous forme d’émissions publiques et sept placements privés ainsi que seize opérations d’abondement de souche, pour un volume global de 8,2 Md€.

  

6.2.1.2Affectation du résultat de l’exercice 2024

Conformément à l’article 79 de la loi de Finances rectificative 2001 n° 2001-1276 du 28 décembre 2001, le montant du dividende versé par l’AFD à l’État est déterminé par arrêté ministériel.

Les comptes 2024 ont été approuvés par le conseil d’administration du 24 avril 2025.

Le ministre de l’Économie et des Finances a déterminé le dividende 2024 à verser par l’AFD à l’État. Celui-ci s’élève à 54 M€, soit un taux de distribution de 20 % du montant du résultat social de l’AFD (270 M€ au 31 décembre 2024) et a été versé après publication au journal officiel.

Cette proposition a été rendue exécutoire par l’arrêté du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics, publié en date du 30 avril 2025. Le dividende a été versé par l’AFD à l’État le 19 mai 2025.

Le solde du résultat après distribution de dividende, soit 216 M€, a été affecté en réserves.

 

6.2.1.3Augmentation de capital AFD par conversion de ressource à condition spéciale

Le 10 juillet 2025, l’AFD a signé une convention avec l’État français autorisant une augmentation du capital de l’AFD de 145 M€, afin de renforcer les fonds propres de l’Agence.

Cette augmentation de capital s’est opérée par le versement par l’État français d’une dotation au capital de 145 M€ sur le premier semestre 2025, puis par le remboursement anticipé à l’État français de la ressource à condition spéciale (RCS) dans les livres de l’AFD sur le second semestre 2025 pour 145 M€, conformément à l’arrêté du 12 mai 2025 publié au journal officiel.

Ainsi, la dotation initiale de l’AFD, qui était de 4 718 M€ au 31 décembre 2024, s’élève à 4 863 M€ au 31 décembre 2025.

 

6.2.1.4Augmentation du capital FISEA

Le 12 décembre 2025, Fisea a procédé à une augmentation de capital de 30 M€ par la création d’actions ordinaires souscrites entièrement par l’AFD et libérées en totalité sur la période.

Le capital de Fisea détenu à 100 % par l’AFD a ainsi été porté à 410 M€ contre 380 M€ auparavant.

 

6.2.1.5Création du groupe de TVA

L’AFD a constitué un Assujetti Unique (AU) avec ses filiales Proparco et Fisea avec une prise d’effet au 1er janvier 2025. Les prestations entre membres de l’AU sont facturées sans TVA.

 

6.2.1.6Intégration STOA S.A. par mise en équivalence

Depuis le 31 décembre 2025, STOA S.A. est consolidée par mise en équivalence. Le Groupe exerce une influence notable au sens d’IAS 28, lui permettant de participer aux décisions financières et opérationnelles de l’entité, sans en détenir le contrôle. La participation du Groupe s’élève à 33,33 %. L’impact sur les comptes consolidés est limité, avec une quote‑part de résultat de - 6,1 M€.

  

 

6.2.2Normes comptables applicables à l’Agence Française de Développement

6.2.2.1Application des normes comptables adoptées par l’Union européenne

Les états financiers, objet du présent document, comprennent les états financiers de synthèse ainsi que les notes annexes. Ils sont présentés selon la recommandation ANC n° 2022-01 du 8 avril 2022, relative au format des comptes consolidés des établissements du secteur bancaire établis selon les normes comptables internationales.

Les comptes consolidés du groupe AFD au 31 décembre 2025 sont établis selon les normes comptables internationales (International Financial Reporting Standards  –  IFRS) telles qu’adoptées par l’Union européenne.

Les principes comptables appliqués, pour la préparation des états financiers au 31 décembre 2025 de l’AFD, sont décrits dans la section 6.2.3.1.2.

 

6.2.2.2Textes de l’IASB et de l’IFRIC adoptés par l’Union européenne et appliquées au 1er janvier 2025

Les normes et interprétations utilisées dans les états financiers au 31 décembre 2025 ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu’adoptées par l’Union européenne et dont l’application est obligatoire pour la première fois sur cette période. Celles-ci portent sur :

 

Normes applicables sur l’exercice en cours

Date prévisionnelle d’application

Amendements à IAS 21 « Absence de convertibilité »

1er janvier 2025

 

Lorsque l’application de normes et interprétations adoptées par l’Union européenne est optionnelle sur une période, l’option n’est pas retenue par le groupe AFD, sauf mention spécifique.

Amendements à IAS 21 « Absence de convertibilité »

IAS 21 relative aux « Effets des variations des cours des monnaies étrangères » exige de manière générale que l’entité utilise un cours de change au comptant lorsqu’elle présente dans ses états financiers des transactions en monnaie étrangère ou les résultats et la situation financière d’un établissement à l’étranger. Le cours de change au comptant correspond au cours de change pour une livraison immédiate : « Une monnaie est convertible en une autre monnaie lorsque l’entité est en mesure d’obtenir cette autre monnaie dans un laps de temps pouvant comprendre un délai administratif normal et par l’intermédiaire de marchés ou de régimes de change dans lesquels une opération de change créerait des droits et obligations exécutoires ».

IAS 21 précise le cours de change que doit utiliser l’entité pour présenter des transactions en monnaie étrangère lorsque la convertibilité entre deux monnaies est momentanément suspendue, mais ne fournit aucune indication concernant les cas où l’absence de convertibilité n’est pas momentanée.

En août 2023, l’IASB a publié les Amendements à IAS 21 « Absence de convertibilité », applicables aux exercices ouverts à partir du 1er janvier 2025, pour préciser le traitement comptable lorsqu’une devise n’est pas échangeable en une autre. Une entité doit déterminer si une monnaie est réellement échangeable en tenant compte de facteurs économiques et pratiques (disponibilité des marchés, délais, restrictions). Si une devise n’est pas échangeable, l’entité doit estimer un taux de change au comptant (« spot ») reflétant le taux auquel une transaction ordonnée aurait eu lieu entre des intervenants du marché à la date de clôture.

L’objectif principal est de réduire les divergences de pratique dans le traitement comptable des devises non échangeables et d’améliorer la comparabilité et la transparence des états financiers.

L’amendements à IAS 21 « Absence de convertibilité » est appliqué dans les comptes du Groupe au 31 décembre 2025.

Les autres normes et interprétations applicables au 1er janvier 2025 sont sans impact significatif sur les comptes du Groupe au 31 décembre 2025.

 

6.2.2.3Textes de l’IASB et de l’IFRIC adoptés par l’Union européenne ou en cours d’adoption mais non encore applicables

L’IASB a publié des normes et amendements qui n’ont pas tous été adoptés par l’Union européenne au 31 décembre 2025. Ils entreront en vigueur de manière obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026 au plus tôt ou de leur adoption par l’Union européenne. Ils ne sont donc pas appliqués par le Groupe au 31 décembre 2025.

 

Normes applicables sur les exercices futurs

Date prévisionnelle d’application

Amendements à IFRS 9 et IFRS 7 « Amendements à la classification et à l’évaluation des instruments financiers »

1er janvier 2026

Amendements à IFRS 1, IFRS 7, IFRS 9, IFRS 10 et IAS 7 « Annual Improvements – Volume 11 »

1er janvier 2026

IFRS 18 « Présentation et informations à fournir dans les états financiers »

1er janvier 2027

IFRS 19 « Filiales n’ayant pas d’obligation d’information du public : Informations à fournir »

1er janvier 2027

 

6.2.3Principes d’élaboration des comptes consolidés du groupe AFD au 31 décembre 2025

6.2.3.1Périmètre et méthodes de consolidation

6.2.3.1.1Périmètre de consolidation

Les comptes consolidés de l’Agence Française de Développement regroupent l’ensemble des entreprises sous contrôle exclusif, contrôle conjoint ou sous influence notable.

Sont exclues du périmètre de consolidation :

  • les sociétés ne présentant pas de caractère significatif ;
  • les sociétés étrangères dans lesquelles l’AFD détient une faible participation et n’y exerce pas d’influence notable en raison de leur caractère public ou parapublic.

Hypothèses et jugements significatifs appliqués pour la détermination du périmètre de consolidation selon les normes relatives à la consolidation IFRS 10-11-12 :

Les éléments retenus afin de conclure sur le contrôle ou l’influence exercée par l’AFD sur ses participations sont multiples. Le Groupe définit ainsi sa capacité à exercer une influence sur la gestion d’une entité, compte tenu notamment de la structure de celle-ci, de son actionnariat, des pactes et du poids de l’Agence et de ses filiales dans les instances de décisions.

Par ailleurs, la significativité au regard des comptes du Groupe fait également l’objet d’une analyse.

 

 

La liste des participations détenues par l’AFD ou Proparco directement ou indirectement et supérieures à 20 % du capital des sociétés est présentée dans le tableau qui figure à ci-après.

 

En milliers d’euros

Localisation

% de contrôle 2024

% d’intérêt 2024

% de contrôle 2025

% d’intérêt 2025

Total Bilan (1)

Total Résultat Net

Part contributive au résultat (2)

AFD

 

 

 

 

 

71 826 294

 

421 258

Filiales intégrées globalement

 

 

 

 

 

 

 

Soderag

Antilles

100,00

100,00

100,00

100,00

7 482

 

58

Proparco

Paris

85,21

85,21

85,21

85,21

9 220 096

 

(7 926)

Expertise France

Paris

100,00

100,00

100,00

100,00

1 255 944

 

2 928

Sogefom – Part AFD

Paris

58,69

58,69

58,69

58,69

102 559

 

1 406

Sogefom – Part Socredo

Paris

1,31

 

1,31

 

 

 

 

Fisea

Paris

100,00

100,00

100,00

100,00

328 230

 

(21 916)

Participations mises en équivalence

 

 

 

 

 

 

 

  • Entreprises non financières

 

 

 

 

 

 

 

Société Immobilière 

de Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-

Calédonie

50,00

50,00

50,00

50,00

27 411

 

(6 063)

  • Entreprises financières

 

 

 

 

 

 

 

Banque Socredo

Polynésie

35,00

35,00

35,00

35,00

128 724

 

4 437

STOA S.A.

Paris

33,33

33,33

33,33

33,33

674 323

 

(6 113)

Autres filiales non consolidées

 

 

 

 

 

 

 

  • Participations de Proparco à l’étranger

 

 

 

 

 

 

 

Bredev SAS

Multipays

100,00

100,00

100,00

100,00

695

(6 093)

-

Digital Africa SAS

Multipays

100,00

100,00

100,00

100,00

6 600

(198)

-

Tiba Education Holding BV

Multipays

100,00

100,00

100,00

100,00

4 311

809

-

Autres participations non consolidées

 

 

 

 

 

 

 

  • Organismes publics ou parapublics étrangers

 

 

 

 

 

Banque nationale  de Développement Agricole

Mali

22,67

22,67

22,67

22,67

1 355 474

11 904

-

Banque de Développement des Seychelles

Seychelles

20,41

20,41

20,41

20,41

71 783

1 412

-

  • Participations de Proparco à l’étranger

 

 

 

 

 

 

 

Acon Alaof V

Multipays

29,04

29,04

29,04

29,04

77 587

7 662

-

Africa Telecom Infrastructure Services

Multipays

20,40

20,40

21,28

21,28

60 129

(11 172)

-

Africinvest III SPV I

Multipays

21,82

21,82

21,82

21,82

102 938

1 758

-

Afrigreen Debt Impact Fund SLP (3)

Multipays

24,96

24,96

15,60

15,60

na

na

-

Amethis Milling SPV

Mozambique

26,43

26,43

26,43

26,43

70 032

(254)

-

Ashmore Andean Fund III, LP

Multipays

22,11

22,11

22,11

22,11

60 781

(5 369)

-

August Energy Investment Co Pte. Ltd.

Inde

-

-

33,80

33,80

6 662

(2 410)

-

Averrhoa Nature Based Solutions, SCA SICAV-RAIF

Multipays

-

-

25,00

25,00

na

na

-

Averroes Africa

Multipays

27,12

27,12

27,12

27,12

15 788

(224)

-

Averroes Finance II

Multipays

50,00

50,00

50,00

50,00

59 807

(228)

-

Averroes Finance III

Multipays

50,00

50,00

50,00

50,00

11 353

(74)

-

Axa Im Natural Capital Opportunities Fund SICAV-RA

Multipays

-

-

40,00

40,00

na

na

-

Brompton Holco Ltd

Multipays

48,50

48,50

48,50

48,50

13 143

1 674

-

Creed Healthcare Holco Ltd

Multipays

7,50

7,50

20,26

20,26

137 715

(361)

-

Divercity Urban Property Fund Proprietary Limited (3)

Afrique du Sud

23,12

23,12

17,48

17,48

na

na

-

Elgon Healthcare Ltd

Kenya

29,80

29,80

36,00

36,00

43 053

(1 312)

-

Falcon Holding Inversiones II SAC

Pérou

44,21

44,21

44,21

44,21

331 253

(3 398)

-

FE II Delta 1 K/S

Multipays

20,83

20,83

20,83

20,83

25 359

2 467

-

Fonds Franco-Africain 3

Multipays

-

-

21,66

21,66

na

na

-

GEF Latam Climate Solutions Fund III LP (3)

Brésil

20,16

20,16

12,23

12,23

na

na

-

Holdco Solarise Africa Ltd

Multipays

22,45

22,45

22,45

22,45

22 859

(2 388)

-

Ilera Holdings

Multipays

31,68

31,68

33,39

33,39

80

na

-

IT Holding

Multipays

23,87

23,87

23,87

23,87

16 026

92

-

Lightrock Latam Biomass Fundo de Investimento EM P

Brésil

-

-

28,57

28,57

na

na

-

Mambo Retail Ltd (3)

Kenya

20,72

20,72

16,25

16,25

na

na

-

MC IV Pharma

Maroc

3,90

3,90

22,73

22,73

na

na

-

Mekong Solar Asset Management Pte. Ltd.

Multipays

30,00

30,00

30,00

30,00

28 379

(1 764)

-

Meridiam Infrastructure Africa Parallel Fund II SLP

Multipays

25,00

25,00

25,00

25,00

344 093

3 068

-

Metier AMN Partnership LP

Maurice

22,19

22,19

22,19

22,19

27 827

(6 644)

-

Ocsaden Investment Limited

Multipays

25,30

25,30

25,30

25,30

70 491

21 477

-

Osiris Pharma

Multipays

-

-

27,43

27,43

na

na

-

PEF Pharaoh

Égypte

-

-

34,72

34,72

na

na

-

Seaf India Agribusiness International Fund

Multipays

33,36

33,36

33,36

33,36

1 726

77

-

TLG Finance SAS

Multipays

22,84

22,84

22,84

22,84

3

(0)

-

Vinci Climate Change A, LP

Brésil

29,10

29,10

29,10

29,10

8 615

3 847

-

  • Participations de Fisea à l’étranger

 

 

 

 

 

AB Bank Zambia Limited

Zambie

22,50

22,50

22,50

22,50

32 705

1 154

-

Ascent DBH Ltd

Multipays

46,54

46,54

46,54

46,54

23 987

8 719

-

Catalyst Mattress Africa

Multipays

20,90

20,90

20,90

20,90

18 217

608

-

Chain Hotel Conakry

Afrique de l’Ouest

23,17

23,17

23,17

23,17

29 030

37 263

-

I&P Afrique Entrepreneur 3

Maurice

-

-

34,15

34,15

na

na

-

Metier Capital Growth International Fund II

Multipays

28,91

28,91

28,91

28,91

32 007

(6 558)

-

Moringa

Multipays

21,58

21,58

21,58

21,58

5 436

(5 067)

-

Salt Equity 1 LP (3)

Multipays

22,86

22,86

15,30

15,30

na

na

-

Saviu II

Maurice

23,92

23,92

23,92

23,92

24 742

42

-

Virunga Scular Holco

Maurice

24,90

24,90

23,40

23,40

na

na

-

Résultat part Groupe

 

 

 

 

 

 

 

388 068

  • Le total bilan indiqué correspond au total bilan avant retraitement des écritures intragroupes.
  • Avant élimination des opérations intragroupes.
  • Hors périmètre de consolidation en 2025 car % de détention inférieur à 20 %

    

Les intérêts minoritaires

Les intérêts non-contrôlants sont non significatifs au regard des états financiers du Groupe, tant individuellement que cumulativement.

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

% de contrôle
 et de vote des minoritaires

Quote-part résultat net

Quote-part capitaux propres (dont résultat)

% de contrôle
 et de vote des minoritaires

Quote-part résultat net

Quote-part capitaux propres (dont résultat)

Proparco

14,79 %

(1 376)

190 805

14,79 %

18 868

195 196

Autres filiales

 

990

5 440

 

265

4 450

Total part minoritaires

 

(386)

196 245

 

19 133

199 646

Total part du Groupe

 

399 182

9 886 336

 

343 612

9 422 346

 

Les intérêts détenus dans des partenariats et entreprises associées sont matériellement non significatifs au regard des états financiers du groupe AFD.

 

6.2.3.1.2Principes et méthodes de consolidation

Les méthodes de consolidation utilisées sont les suivantes :

L’intégration globale

Cette méthode s’applique aux filiales contrôlées de manière exclusive. Ce contrôle exclusif s’apprécie par le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles des filiales. Le Groupe contrôle une entité lorsque les trois conditions suivantes sont réunies :

  • le Groupe détient le pouvoir sur l’entité (capacité de diriger ses activités pertinentes, à savoir celles qui ont une incidence importante sur les rendements de l’entité), via la détention de droits de vote ou d’autres droits ; et
  • le Groupe est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec l’entité ; et
  • le Groupe a la capacité d’exercer son pouvoir sur l’entité de manière à influer sur le montant des rendements qu’il en obtient.

La méthode de consolidation consiste à incorporer poste par poste tous les comptes, avec constatation des droits des « actionnaires minoritaires ». La même opération est effectuée pour les comptes de résultat.

Sont intégrées les cinq sociétés suivantes :

  • la Société de promotion et de participation pour la coopération économique (Proparco) créée en 1977.

Le changement de statut de Proparco d’établissement de crédit à société de financement est effectif depuis le 25 mai 2016 par notification de la BCE.

Au 31 décembre 2025, le capital de cette société s’élève à 1 353 M€, la participation de l’AFD s’élève à 85,21 % ;

  • la Société de développement régional Antilles-Guyane (Soderag), dont l’AFD a pris le contrôle en 1995 à la demande de l’État français et demeure en cours de liquidation en 1998, après que le retrait de son agrément en tant qu’établissement de crédit a été prononcé.

Au 31 décembre 2025, le capital de cette société s’élève à 111,9 M€. L’AFD en détient 100 % :

  • la Société de gestion des fonds de garantie d’Outre-mer (Sogefom), dont l’AFD a procédé au rachat des actions détenues par l’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) le 12 août 2003, à la demande du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et du ministère de l’Outre-mer.
  • Au 31 décembre 2025, le capital de cette société s’élève à 1,1 M€. L’AFD en détient 58,69 % :
  • le Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (Fisea) a été créé en avril 2009. Cette société par actions simplifiée dotée d’un capital de 410,0 M€ est détenue à 100 % par l’AFD. La gestion de Fisea est assurée par Proparco ;
  • la Société Expertise France, dont l’AFD a pris le contrôle le 1er janvier 2022 suite à la publication du projet stratégique AFD/Expertise France pour un groupe élargi, au service de la politique de développement pour la France. Cette société par actions simplifiée dotée d’un capital de 829 K€ est détenue à 100 % par l’AFD.

 

La mise en équivalence

Les sociétés dans lesquelles le groupe AFD exerce une influence notable sont mises en équivalence. L’influence notable est le pouvoir de participer aux politiques financières et opérationnelles d’une filiale sans en détenir le contrôle ou le contrôle conjoint. Elle peut résulter le plus fréquemment (i) d’une représentation dans les organes de direction ou de surveillance, (ii) de la participation aux décisions stratégiques, ou encore (iii) de l’existence d’opérations inter-entreprises importantes. Au 31 décembre 2025, cette méthode a été appliquée à trois sociétés dans lesquelles l’AFD détient directement ou indirectement une participation comprise entre 20 et 50 % et sur lesquelles la notion d’influence notable s’avère exister : la Société immobilière de Nouvelle Calédonie (SIC), la Socredo et STOA S.A.

La méthode de consolidation consiste alors à retenir, pour la valorisation de la participation, la situation nette de la société, d’une part, à introduire une quote-part de son résultat retraité des opérations réciproques, d’autre part, ceci au prorata de la participation détenue dans son capital.

 

Remarques sur les autres sociétés

L’AFD détient par ailleurs des participations dans un certain nombre de sociétés pour lesquelles elle n’exerce aucune influence notable en matière de gestion. Dans leur activité de prises de participations, directes ou au sein de fonds d’investissement, comme dans leur activité de crédit, les filiales du groupe AFD ont pour objectif de participer au développement économique et social de géographies défavorisées. En aucun cas, la prise de contrôle des entités n’est poursuivie. Ces sociétés ne sont pas consolidées, ni globalement, ni par mise en équivalence au regard des analyses normatives menées par le Groupe sur la notion de contrôle et de significativité. Elles figurent à l’actif au poste « Actifs financiers à la juste valeur par résultat » ou « Actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global ».

 

6.2.3.1.3Retraitement des opérations

Les soldes du bilan et les transactions, les produits et les charges résultant des transactions intragroupes sont éliminés lors de la préparation des états financiers consolidés, à partir de la date de prise de contrôle. Les gains découlant des transactions avec les entreprises mises en équivalence sont éliminés par la contrepartie des titres mis en équivalence à concurrence des parts d’intérêts du Groupe dans l’entreprise. Les pertes sont éliminées de la même façon que les gains, mais seulement dans la mesure où elles ne sont pas représentatives d’une perte de valeur.

6.2.3.1.4Regroupements d’entreprises

Les regroupements d’entreprises sont comptabilisés selon la méthode de l’acquisition, en application de la norme IFRS 3 révisée.

La contrepartie transférée est déterminée à la juste valeur, à la date d’acquisition, des actifs remis, des passifs encourus et des instruments de capitaux propres émis en échange du contrôle de l’entreprise acquise.

Les compléments de prix éventuels sont inclus dans le coût d’acquisition pour leur juste valeur estimable à la date d’acquisition et réévalués à chaque date d’arrêté, les ajustements ultérieurs sont enregistrés en résultat si le complément de prix répond à la définition d’un instrument de dette.

Les actifs, passifs et passifs éventuels identifiables des entités acquises sont généralement enregistrés à leur juste valeur à la date d’acquisition.

Les passifs éventuels de l’entité acquise ne sont comptabilisés au bilan consolidé que dès lors qu’ils sont représentatifs d’une obligation actuelle à la date du regroupement et que leur juste valeur peut être estimée de manière fiable.

Les coûts directement attribuables à l’opération de regroupement constituent une transaction séparée et sont enregistrés en résultat.

L’écart d’acquisition correspond à la différence entre (i) le coût d’acquisition de l’entité, des participations ne donnant pas le contrôle et la juste valeur de la quote-part antérieurement détenue et (ii) l’actif net réévalué. S’il est positif, il est inscrit à l’actif du bilan consolidé dans la rubrique « Écart d’acquisition » ; en cas d’écart négatif celui-ci est immédiatement rapporté au résultat.

Les écarts d’acquisition, n’étant pas imposables fiscalement, ne sont pas soumis à calcul d’impôts différés.

Les analyses nécessaires à l’évaluation initiale de ces éléments et leur correction éventuelle peuvent intervenir dans un délai de douze mois à compter de la date d’acquisition.

Les écarts d’acquisition sont maintenus au bilan à leur coût historique dans la devise de référence de la filiale acquise et convertis sur la base du cours de change officiel à la date de clôture.

Ils font l’objet d’une revue régulière par le Groupe et de tests de dépréciation et ce, au minimum une fois par an et dès l’apparition d’indices de pertes de valeur.

Lorsque la valeur recouvrable du sous-jacent, définie comme la valeur la plus élevée entre la juste valeur nette des coûts de sortie et la valeur d’utilité de l’entité concernée, est inférieure à sa valeur comptable, une dépréciation irréversible de l’écart d’acquisition est enregistrée en résultat.

La valeur comptable des écarts d’acquisition des entreprises associées est intégrée à la valeur de mise en équivalence.

   

6.2.3.2Principes et méthodes comptables

Les états financiers consolidés de l’AFD sont établis en utilisant des méthodes comptables appliquées de façon constante sur toutes les périodes présentées dans les comptes consolidés et d’application conforme aux principes du Groupe par les entités consolidées par l’AFD.

Les principales règles d’évaluation et de présentation appliquées pour la préparation des états financiers de l’Agence Française de Développement au 31 décembre 2025 sont indiquées ci-après.

6.2.3.2.1Conversion des opérations en monnaie étrangère

Les états financiers sont libellés en euro, la monnaie fonctionnelle de l’AFD.

Les actifs et passifs monétaires libellés en devises autres que la devise fonctionnelle de l’entité sont convertis dans la monnaie fonctionnelle de l’entité au cours de clôture. Les écarts de change sont comptabilisés en résultat.

Les actifs et passifs non monétaires libellés en devises peuvent être comptabilisés au coût historique ou à la juste valeur. Les actifs non monétaires libellés en devises sont dans le premier cas convertis sur la base du taux de change en vigueur à la date de l’opération initiale ; dans le second cas, ils sont évalués au cours de change à la date à laquelle la juste valeur a été déterminée. Les écarts de change relatifs aux actifs non monétaires libellés en devises et comptabilisés à la juste valeur sont constatés en résultat lorsque l’actif est classé dans la rubrique « actifs financiers à la juste valeur par résultat » et en autres éléments du résultat global lorsque l’actif est classé dans la rubrique « actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global ».

 

6.2.3.2.2Utilisation d’estimations

Certains montants comptabilisés dans les comptes consolidés en application des principes et méthodes comptables conduisent à l’utilisation d’estimations émises à partir des informations disponibles. Ces estimations sont notamment utilisées lors de l’évaluation en juste valeur des instruments financiers, des dépréciations et provisions.

Le recours à des estimations concerne notamment :

  • l’évaluation des pertes attendues à 12 mois ou à maturité en application du deuxième volet de la norme IFRS 9 ;
  • les provisions comptabilisées au passif du bilan (les provisions pour engagements sociaux, litiges, etc.) ;
  • certains instruments financiers dont la valorisation est déterminée soit à partir de modèles complexes, soit d’actualisation de flux futurs probabilisés.

  

6.2.3.2.3Instruments financiers

La norme IAS 32 définit un instrument financier comme tout contrat qui donne lieu à un actif financier d’une entité et à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres d’une autre entité.

Les actifs et passifs financiers sont comptabilisés dans les états financiers selon les dispositions de la norme IFRS 9 telle qu’adoptée par l’Union européenne.

Par conséquent, les actifs financiers sont classés au coût amorti, en juste valeur par les autres éléments du résultat global ou en juste valeur par résultat selon les caractéristiques contractuelles des instruments et selon le modèle de gestion au moment de la comptabilisation initiale. Les passifs financiers sont classés au coût amorti ou en juste valeur par résultat.

Le groupe AFD a continué d’appliquer les dispositions d’IAS 39 en matière de couverture en attendant les futures dispositions relatives à la macro-couverture.

Actifs financiers
Classement et évaluation des actifs financiers

Lors de leur comptabilisation initiale, les actifs financiers sont évalués à leur juste valeur telle que définie par la norme IFRS 13 et sont classés dans le bilan du Groupe en trois catégories (coût amorti, juste valeur par les autres éléments du résultat global ou juste valeur par résultat) telles que définies par la norme IFRS 9. Les achats/ventes des actifs financiers sont comptabilisés à la date de réalisation effective. Les catégories comptables définissent le mode d’évaluation ultérieur des actifs financiers.

Ce classement est fonction des caractéristiques de leurs flux contractuels et de la manière dont l’entité gère ses instruments financiers (modèle de gestion ou business model).

Les caractéristiques contractuelles (test « Solely Payments of Principal & Interests » ou « SPPI »)

Les flux de trésorerie contractuels qui correspondent uniquement à des remboursements de principal et à des versements d’intérêts sur le principal restant dû concordent avec un contrat de prêt de base, dans lequel l’intérêt consiste principalement en une contrepartie pour la valeur temps de l’argent et pour le risque de crédit.

Néanmoins, l’intérêt peut aussi comprendre une contrepartie pour d’autres risques (par exemple, le risque de liquidité) et frais (par exemple, des frais d’administration) associés à la détention de l’actif financier pour une certaine durée. En outre, l’intérêt peut comprendre une marge qui concorde avec un contrat de prêt de base.

En revanche, lorsque des modalités contractuelles exposent les flux de trésorerie contractuels à des risques ou à une volatilité qui sont sans rapport avec un contrat de prêt de base (par exemple l’exposition aux variations de prix des actions ou des marchandises), les flux de trésorerie contractuels ne correspondent pas uniquement à des remboursements de principal et à des versements d’intérêts sur le principal restant dû et le contrat est par conséquent classé en juste valeur par résultat.

Le modèle de gestion

Le modèle de gestion représente la manière dont sont gérés les instruments pour générer des flux de trésorerie.

L’identification du modèle de gestion se fait au niveau du portefeuille d’instruments et non pas instrument par instrument en analysant et observant notamment :

  • les reportings de performance présentés à la direction du Groupe ;
  • la politique de rémunération des responsables en charge de gérer le portefeuille ;
  • les cessions d’actifs réalisées et prévues (taille, fréquence…).

En fonction des critères observés, les trois modèles de gestion, selon lesquels le classement et l’évaluation d’actifs financiers seront effectués, sont :

  • le modèle de pure collecte des flux contractuels des actifs financiers ;
  • le modèle fondé sur la collecte des flux contractuels et de la vente des actifs financiers ; et
  • tout autre modèle notamment un modèle de pure cession.

Le mode de comptabilisation des actifs financiers résultant de l’analyse des clauses contractuelles couplée à la qualification du modèle de gestion est présenté sous la forme du schéma ci-dessous :

AFD2026_URD_FR_J015_HD.jpg

 

a) Les instruments de dettes au coût amorti

Les instruments de dettes sont classés au coût amorti si les deux critères suivants sont satisfaits : les flux de trésorerie contractuels constituent uniquement des paiements relatifs au principal et aux intérêts sur le principal et le modèle de gestion est qualifié de pure collecte. Cette catégorie d’actifs financiers inclut :

  • Prêts et créances

Les prêts et créances sont comptabilisés initialement à leur juste valeur majorée des coûts de transaction qui, en règle générale, est le montant décaissé à l’origine (y compris les créances rattachées). Les prêts et créances sont évalués après leur comptabilisation initiale au coût amorti sur la base du taux d’intérêt effectif.

Conformément à la norme IFRS 9, les prêts et créances font l’objet d’une dépréciation dès leur comptabilisation initiale, sur la base d’un provisionnement collectif. Ils peuvent également faire l’objet d’une dépréciation individuelle, dès lors qu’il existe un évènement de défaut survenu postérieurement à la mise en place du prêt, ayant un impact sur les flux de trésorerie futurs estimés des actifs et ainsi, susceptible de générer une perte mesurable. Ces dépréciations sont déterminées par comparaison entre la valeur actualisée des flux futurs et la valeur comptable.

  • Titres au coût amorti

Cette catégorie comprend les titres de dettes dont les caractéristiques contractuelles sont SPPI et dont le modèle de gestion est qualifié de « collecte ».

Ils sont comptabilisés initialement à la juste valeur majorée des coûts de transaction, puis au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif, qui intègre l’amortissement des primes et décotes. Les coupons courus non échus sont inclus dans la valeur bilancielle en IFRS.

Ces actifs financiers font l’objet de dépréciations dans les conditions décrites dans le paragraphe ci-dessous « Les dépréciations des actifs financiers au coût amorti et à la juste valeur par les autres éléments du résultat global ».

 

b) Les instruments de dettes à la juste valeur par les autres éléments du résultat global

Les instruments de dettes sont classés à la juste valeur par les autres éléments du résultat global si les deux critères suivants sont satisfaits : les flux de trésorerie contractuels constituent uniquement des paiements relatifs au principal et aux intérêts sur le principal et le modèle de gestion est qualifié de « collecte et vente ».

Cette catégorie correspond essentiellement aux titres à revenu et maturité fixes que l’AFD peut être amenée à céder à tout moment, notamment les titres détenus dans le cadre de la gestion Actif-Passif.

Ces actifs financiers sont évalués initialement à leur juste valeur majorée des coûts de transaction. Ils sont évalués ultérieurement à la juste valeur et les variations de juste valeur sont enregistrées en autres éléments du résultat global recyclables. Ils font également l’objet d’un calcul de pertes attendues au titre du risque de crédit selon les mêmes modalités que celles applicables aux instruments de dette au coût amorti (note 5 « Instruments financiers au coût amorti »).

Les intérêts sont comptabilisés en résultat selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Lors de la cession, les variations de valeurs comptabilisées précédemment en autres éléments du résultat global seront transférées en compte de résultat.

 

c) Les instruments de dette à la juste valeur par résultat

Cette catégorie comprend les instruments de dettes ne respectant pas les critères SPPI :

  • Les participations dans les fonds d’investissement et les participations directes avec option de vente et autres instruments de dettes (exemple : OPCVM…).

Les caractéristiques des flux contractuelles sont telles que le test SPPI n’est pas satisfaisant et ne permettent pas de les classer en coût amorti.

En application de ses procédures, l’AFD classe ses actifs financiers en deux critères principaux : actifs cotés sur un marché et actifs non cotés.

Les actifs cotés sont répartis en deux sous-groupes, ceux cotés sur un marché « actif », attribut qui s’apprécie en fonction de critères objectifs, ou ceux cotés sur un marché inactif. Les actifs cotés sur un marché « actif » sont automatiquement classés en niveau 1 de juste valeur selon IFRS 13. Les actifs cotés sur un marché « inactif » sont classés en niveau 2 ou 3 de juste valeur selon la méthodologie de valorisation utilisée. Lorsqu’il existe des données observables directes ou indirectes utilisées pour la valorisation, l’actif est classé en niveau 2 de juste valeur selon IFRS 13.

Lorsqu’il n’existe pas de telles données ou que ces dernières n’ont pas de caractères « observables » (observation isolée, sans récurrence), l’actif est classé en niveau 3 de juste valeur, au même titre que les actifs non cotés. Tous les actifs non cotés sont classés en niveau 3 de juste valeur et sont valorisés principalement selon deux méthodes, la quote-part d’actif net réévalué sur la base des derniers états financiers transmis par les entités concernées (< 6 mois) et le coût historique pour les filiales immobilières de l’AFD.

La revue des valorisations est effectuée selon une fréquence semestrielle. En cas de modification des paramètres qui pourraient justifier la modification du niveau de classement en juste valeur, le département des Risques Groupe décide de proposer le changement de classification qui est soumis à la validation du comité des risques.

  • Les prêts

Certains contrats de prêts sont assortis de clause de remboursement anticipé dont le montant contractuel correspond à une compensation égale au coût du débouclage d’un swap de couverture associé. Les flux de remboursement anticipé de ces prêts sont considérés comme non SPPI s’ils ne reflètent pas uniquement l’effet des changements de taux d’intérêt de référence.

Par conséquent, le groupe AFD a identifié un portefeuille de prêts qui est évalué à la juste valeur par résultat. Les prêts font ainsi l’objet d’un exercice de valorisation selon la méthodologie d’actualisation des flux futurs, avec un taux d’actualisation propre à chaque prêt.

  • Les instruments dérivés de change ou de taux utilisés dans le cadre de couverture économique

Il s’agit des instruments dérivés qui ne répondent pas à la définition de la comptabilité de couverture selon la norme IAS 39. Ces actifs et passifs sont valorisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat. La variation de juste valeur figure au compte de résultat dans le poste « gains et pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur ». La juste valeur des dérivés de change, contractés par l’AFD, intègre fréquemment une composante couverture de marge future des prêts libellés en devises. Le résultat de change des actifs associés comptabilisé en produits ou charges des autres activités compense partiellement cet impact. Le montant comptabilisé initialement au bilan pour un dérivé évalué à la juste valeur correspond à la contrepartie donnée ou reçue en échange (prime d’une option ou la soulte encaissée). Les valorisations ultérieures sont généralement réalisées sur la base de l’actualisation de flux futurs à partir d’une courbe zéro coupon.

Enfin, les derniers éléments intégrés dans cette rubrique correspondent aux actifs et passifs à la juste valeur par option et aux impacts résultant de la valorisation du risque de crédit (Credit Valuation Adjustment/Debit Valuation Adjustment).

d) Les instruments de capitaux propres

Les instruments de capitaux propres sont comptabilisés par principe à la juste valeur par résultat. Il a été toutefois laissé la possibilité de désigner des instruments de capitaux propres à la Juste valeur par les autres éléments du résultat global non recyclables. Ce choix effectué au cas par cas pour chaque instrument est irrévocable.

Dès lors que l’option de désigner un instrument de capitaux propres à la juste valeur par les autres éléments du résultat global est retenue :

  • seuls les dividendes qui ne représentent pas la récupération d’une partie du coût de l’investissement sont constatés en résultat dans la rubrique Gains ou pertes nets sur actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global ;
  • les variations de juste valeur de l’instrument sont uniquement comptabilisées en autres éléments du résultat global et ne sont pas ultérieurement transférées en résultat. Par conséquent, en cas de vente de l’investissement, aucun profit ou perte n’est comptabilisé en résultat, les plus ou moins-values réalisées sont reclassées dans les réserves consolidées.

Le modèle général de dépréciations d’IFRS 9, ne s’applique pas aux instruments de capitaux propres.

   

e) Reclassement des actifs financiers

Le reclassement des actifs financiers n’intervient que dans des cas exceptionnels induit par un changement de modèle de gestion.

Un changement de modèle de gestion des actifs financiers se traduit par des changements dans la façon dont l’activité est gérée de façon opérationnelle, systèmes etc. (acquisition d’une activité, arrêt d’une activité, etc.) ayant pour conséquence comptable un reclassement de la totalité des actifs financiers du portefeuille lorsque le nouveau modèle de gestion est effectif.

  

Passifs financiers

Les catégories de passifs financiers n’ont pas été modifiées par IFRS 9 et sont par conséquent classées dans deux catégories comptables :

  • les passifs financiers à la juste valeur par résultat par nature ou sur option sont évalués à la juste valeur, les variations de juste valeur sont comptabilisées en contrepartie du résultat ;
  • les passifs financiers au coût amorti sont évalués à l’initiation à la juste valeur et au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif (TIE) ultérieurement – pas de modification de la méthode du coût amorti par rapport à IFRS 9.

Les passifs financiers évalués à la juste valeur par résultat sur option sont évalués à la juste valeur en contrepartie du résultat pour les variations de juste valeur, l’effet de la réévaluation du risque de crédit propre devra être comptabilisé directement dans les autres éléments du résultat global non recyclables.

Par ailleurs, il reste nécessaire, le cas échéant, de séparer les dérivés incorporés dans les passifs financiers.

Les passifs financiers au sein du groupe AFD (hors instruments dérivés) sont évalués au coût amorti et correspondent aux :

  • dettes émises représentées par un titre qui sont enregistrées initialement à leur juste valeur diminuée des coûts de transaction, puis sont évaluées à leur coût amorti en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif. Les primes de remboursement (différences entre le prix de remboursement et le nominal du titre) et les primes d’émission positives ou négatives (différence entre le prix d’émission et le nominal du titre) sont étalées de manière actuarielle sur la durée de vie des emprunts ;
  • dettes subordonnées : En 1998, une convention a été conclue avec l’État aux termes de laquelle une partie de la dette de l’AFD vis-à-vis du Trésor, correspondant aux tirages effectués entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1997, a été transformée en dette subordonnée. Cette convention prévoit également le réaménagement global de l’échéancier de cette dette sur 20 ans dont 10 ans de différé et l’inscription en dette subordonnée de toute nouvelle tranche d’emprunt à partir du 1er janvier 1998 (avec un échéancier sur 30 ans dont 10 ans de différé) ;
  • conformément aux avenants n° 1 du 19 mars 2015 et n° 2 du 24 mai 2016, à l’initiative de l’État et selon les modalités de la troisième étape du financement complémentaire d’un montant de 280,0 M€, un tirage de 160,0 M€ a été réalisé sur cette dernière tranche de RCS (Ressource à condition spéciale) en septembre 2017. Le tirage du solde s’élevant à 120 M€ a été réalisé en septembre 2018, et permet d’atteindre le montant total de 840 M€ pour la période 2015-2018.

En 2025, une ressource à condition spéciale de 145 M€ a été octroyée à l’AFD. Une augmentation de capital de 145 M€ s’est opérée par conversion de cette RCS, conformément à l’arrêté du 12 mai 2025 publié au journal officiel.

 

Décomptabilisation des actifs et passifs financiers

Le groupe AFD décomptabilise tout ou partie d’un actif financier lorsque :

  • les droits contractuels aux flux de trésorerie liés à l’actif expirent ; ou
  • l’AFD transfère les droits contractuels à recevoir les flux de trésorerie de l’actif financier et transfère la quasi-totalité des risques et avantages de la propriété de cet actif ; ou
  • l’AFD conserve les droits contractuels à recevoir les flux de trésorerie de l’actif financier, mais supporte l’obligation contractuelle de payer ces flux de trésorerie à une ou plusieurs entités.

Lors de la décomptabilisation d’un actif financier dans son intégralité, la différence entre la valeur comptable de cet actif et la somme de la contrepartie reçue doit être comptabilisée dans le compte de résultat parmi les plus ou moins-values de cession correspondant à l’actif financier transféré.

Le groupe AFD décomptabilise un passif financier si et seulement s’il est éteint, c’est-à-dire lorsque l’obligation précisée au contrat est juridiquement éteinte, éteinte de fait, annulée, ou arrive à expiration.

Lors de la décomptabilisation d’un passif financier dans son intégralité, la différence entre la valeur comptable de ce passif et la somme de la contrepartie payée doit être comptabilisée dans le compte de résultat en ajustement du compte de charge d’intérêt correspondant au passif financier décomptabilisé.

 

Instruments financiers dérivés qualifiés de couverture

Le groupe AFD a décidé de ne pas appliquer la troisième phase d’IFRS 9 « Comptabilité de couverture », l’AFD appliquant la comptabilité de couverture de juste valeur définie par la norme IAS 39. Il s’agit d’une couverture des variations de juste valeur d’un actif ou d’un passif inscrit au bilan. Les variations de juste valeur au titre du risque couvert sont enregistrées en résultat dans le poste « Gains et pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat », symétriquement à la variation de juste valeur des instruments de couverture.

Les swaps de taux et les Cross Currency swap (taux fixe et taux variable) sont mis en place par l’AFD afin de se prémunir contre le risque de taux et le risque de change.

La comptabilité de couverture est applicable si l’efficacité de la relation de couverture est démontrée et si le rapport entre les variations effectives de valeur de l’élément de couverture et de l’élément couvert est compris entre 80 % et 125 %.

La réévaluation de la composante couverte est comptabilisée soit conformément à la classification de l’instrument couvert dans le cas d’une relation de couverture d’un actif ou d’un passif identifié, soit dans le poste « écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux » dans le cas d’une relation de couverture de portefeuille.

Si la couverture ne répond plus aux critères d’efficacité définis par la norme IAS 39, les dérivés de couverture sont transférés en « actifs financiers à la juste valeur par résultat » ou « passifs financiers à la juste valeur par résultat » et comptabilisés selon les principes applicables à cette catégorie.

Concernant les swaps à valeur non nulle entrant dans une relation de couverture de juste valeur, la somme cumulée des variations de juste valeur de la composante couverte non nulle est étalée sur la durée restant à courir des éléments couverts.

  

Les dépréciations des actifs financiers au coût amorti et à la juste valeur par les autres éléments du résultat global

Conformément à la norme IFRS 9, le modèle de dépréciation pour risque de crédit est fondé sur les pertes de crédits attendues (Expected Credit Losses ou « ECL »). Les dépréciations sont constatées sur les instruments de dettes évalués au coût amorti ou à la juste valeur par les autres éléments du résultat global recyclables ainsi que sur les engagements sur prêts et les contrats de garanties financières qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur.

Principe général

Le groupe AFD classe les actifs financiers en trois catégories distinctes (appelées aussi « stages ») selon l’évolution, dès l’origine, du risque de crédit attaché à l’actif. La méthode de calcul de la provision diffère selon l’appartenance à l’un de ces trois stages.

L’appartenance à chacune de ces catégories est définie de la façon suivante :

  • stage 1 : regroupe les actifs « sains » et n’ayant pas subi de dégradation du risque de contrepartie depuis leur mise en place. Le mode de calcul de la provision est basé sur les pertes attendues (Expected Loss) sur un horizon de 12 mois ;
  • stage 2 : regroupe les actifs sains pour lesquels une augmentation significative du risque de crédit a été observée depuis la comptabilisation initiale. Le mode de calcul de la provision est basé statistiquement sur les pertes attendues à maturité (Expected Loss) ;
  • stage 3 : regroupe les actifs pour lesquels il existe un indicateur objectif de dépréciation (identique à la notion de défaut actuellement retenue par le Groupe pour apprécier l’existence d’un indice objectif de dépréciation). Le mode de calcul de la provision est basé, à dire d’expert, sur les pertes attendues à maturité (Expected Loss).
Notion de défaut

Le passage en stage 3 (qui répond à la définition incurred loss sous IAS 39) est lié à la notion de défaut qui n’est pas explicitement définie par la norme. La norme associe à cette notion, la présomption réfutable de 90 jours d’impayés et précise que la définition utilisée doit être conforme à la politique de gestion des risques de crédit de l’entité et doit inclure des indicateurs qualitatifs (i.e. rupture de covenant).

Ainsi, pour le groupe AFD, le « stage 3 » sous IFRS 9 se caractérise par la combinaison des critères suivants :

  • définition d’un tiers douteux au sens du groupe AFD ;
  • utilisation du principe de contagion du défaut.

Les tiers présentant un impayé supérieur à 90 jours (y compris pour les collectivités locales), ou un risque de crédit avéré (difficultés financières, restructuration financière…) sont déclassés en « douteux » et la contagion du caractère douteux est appliquée à tous les concours du tiers concerné.

La définition du défaut est alignée avec celle du défaut bâlois, avec une présomption réfutable que l’entrée en défaut se fait au plus tard au-delà de 90 jours d’impayés. Cette définition tient compte des orientations de l’EBA du 28 septembre 2016, notamment sur les seuils applicables en cas d’impayés et les périodes probatoires.

Augmentation significative du risque de crédit

L’augmentation significative du risque de crédit peut être appréciée sur une base individuelle ou sur une base collective. Le Groupe examine toutes les informations dont il dispose (internes ou externes, incluant des données historiques, des informations sur les conditions économiques actuelles, des prévisions fiables sur les événements futurs et conditions économiques).

Le modèle de dépréciation est fondé sur la perte attendue, cette dernière doit refléter la meilleure information disponible à la date de clôture en ayant une approche prospective (forward looking).

Les notations internes calibrées par l’AFD présentent par construction des caractères forward looking à travers notamment la prise en compte :

  • d’éléments prospectifs sur la qualité de crédit de la contrepartie : anticipation d’une évolution défavorable à moyen terme de la situation de la contrepartie ;
  • du risque pays et le soutien des actionnaires.

Afin d’apprécier l’augmentation significative du risque de crédit d’un actif financier depuis son entrée au bilan, qui entraîne son transfert du stage 1 au stage 2 puis au stage 3, le Groupe a construit un cadre méthodologique définissant les règles d’appréciation de la dégradation du risque de crédit. La méthodologie retenue repose sur une combinaison de plusieurs critères notamment les notations internes, la mise sous surveillance, la présomption réfutable de dégradation significative en présence d’impayé de plus de 30 jours.

La norme permet de supposer que le risque de crédit d’un instrument financier n’a pas augmenté de façon significative depuis la comptabilisation initiale si ce risque est considéré comme faible à la date de clôture (par exemple un instrument financier présentant une notation de très bon niveau). Cette disposition a été appliquée pour les instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par les autres éléments du résultat global recyclables ainsi que ceux au coût amorti. Dans le cadre de la classification en stages 1 et 2, les contreparties bénéficiant d’une notation de très bon niveau sont systématiquement classées en Stage 1.

Mesure des pertes de crédits attendus « ECL »

Les pertes de crédits attendues sont définies comme une estimation probable des pertes de crédit actualisées pondérées par la probabilité d’occurrence de ces pertes sur l’année à venir ou sur la durée de vie des actifs selon le stage.

Sur la base des spécificités du portefeuille du groupe AFD, les travaux menés ont permis d’arrêter des choix méthodologiques pour le calcul des pertes de crédit attendues sur tous les actifs du Groupe éligibles au classement en coût amorti ou en juste valeur par les autres éléments du résultat global en lien avec l’application de la phase 1 de la norme IFRS 9. La méthodologie de calcul développée par le Groupe repose ainsi sur des concepts et données internes mais également sur des matrices de transition externes retraitées.

Le calcul du montant des pertes de crédit attendues (ECL) s’appuie essentiellement sur trois paramètres principaux : la probabilité de défaut (PD), la perte en cas de défaut (LGD) et le montant de l’exposition en cas de défaut (EAD) en tenant compte des profils d’amortissement.

Par ailleurs, les paramètres IFRS 9 tiennent compte désormais de la conjoncture économique anticipée sur l’horizon de projection (forward-looking). Le groupe AFD prend en compte des informations prospectives dans la mesure des pertes de crédit attendues.

L’ajustement des paramètres à la conjoncture économique se fait sur la base de la modulation à la hausse des provisions en fonction des projections macroéconomiques pour définir des groupes de pays (i.e. liste des contreparties non souveraines en portefeuille dans ces pays). Les principaux critères retenus sont :

  • les perspectives de croissance du PIB établies par le FMI ;
  • les perspectives des agences de notation ;
  • le degré de soutenabilité de la dette publiée par la Banque mondiale.

Le croisement de ces trois indicateurs (avec des pondérations pour chaque valeur d’indicateur) conduit à définir une liste de pays qui est soumise pour revue à dire d’expert au niveau du Groupe.

Une fois la liste validée par les différentes parties prenantes, les géographies sont alors classées en fonction de l’anticipation du contexte économique (contexte très dégradé, dégradé, stable, favorable, très favorable).

La prise en compte de ces anticipations dans les provisions collectives se fait grâce à des facteurs multiplicatifs ayant pour but d’ajouter un coussin de provisions supplémentaires dans les géographies où le contexte économique est jugé dégradé à court terme.

Probabilité de défaut (PD)

La probabilité de défaut permet de modéliser la probabilité qu’un contrat aille en défaut sur un horizon de temps donné. Cette probabilité est modélisée :

  • à partir de critères de segmentation du risque ;
  • sur un horizon de 12 mois (notée PD 12 mois) pour le calcul de la perte attendue des actifs du stage 1 ; et
  • sur l’ensemble des échéances de paiements des actifs associés au stage 2 (appelée Courbe de PD à maturité ou PD lifetime).

La matrice de PDs pour les prêts non souverains est enrichie afin de privilégier les données internes lorsque ces dernières sont disponibles (portefeuille avec une notation non-investment grade).

Pertes en cas de défaut (LGD)

La perte en cas de défaut (Loss Given Default, LGD) est modélisée pour les actifs des différents stages. Le groupe AFD a pris en compte dans la modélisation de la LGD la valorisation des collatéraux.

Afin de tenir compte du modèle économique de l’AFD et de sa capacité de recouvrement, le groupe AFD s’appuie sur l’observation du recouvrement sur des dossiers historiques résolus (i.e. avec extinction de la position après remboursement et/ou passage en pertes).

Exposition au défaut (EAD)

L’exposition au défaut correspond au montant résiduel anticipé par le débiteur au moment du défaut et doit, ainsi, prendre en compte les cash-flows futurs et les éléments forward-looking. À ce titre, l’EAD tient compte :

  • des amortissements contractuels du principal ;
  • des éléments de tirage des lignes comptabilisées au hors-bilan ;
  • des éventuels remboursements anticipés.
Restructuration des actifs financiers

Une restructuration pour cause de difficultés financières de l’emprunteur entraîne une modification des termes du contrat initial pour permettre à l’emprunteur de faire face aux difficultés financières qu’il rencontre. Si la restructuration n’entraîne pas une décomptabilisation des actifs et que les modifications des conditions sont telles que la valeur actualisée des nouveaux flux futurs attendus au taux d’intérêt effectif d’origine de l’actif est inférieure à sa valeur comptable, alors une décote doit être comptabilisée dans la rubrique « coût du risque de crédit » pour ramener la valeur comptable à la nouvelle valeur actualisée.

Dépréciations sur encours souverains

La convention « relative au compte de réserve », signée le 8 juin 2015 entre l’AFD et l’État français pour une durée indéterminée, détermine le mécanisme de constitution de provisions en couverture du risque souverain et les principes d’emploi des provisions ainsi constituées.

Ce compte de réserve est destiné à (i) alimenter les provisions que l’AFD aurait à constituer en cas de défaillance d’un emprunteur souverain, (ii) servir les intérêts normaux impayés et (iii) plus généralement, contribuer à l’indemnisation de l’AFD en cas d’annulation de créances au titre des prêts souverains.

Le solde de ce compte ne peut être inférieur au montant requis par la réglementation bancaire. Cette limite inférieure réglementaire est calculée ligne à ligne conformément à IFRS 9 à partir des estimations de pertes attendues sur l’ensemble du portefeuille de prêts souverains.

Ainsi, le solde du compte de réserve correspond aux dépréciations sur les encours souverains et les engagements de financement sur encours souverains.

Comptablement, les encours souverains sont présentés nets des dépréciations à l’actif.

Les provisions au titre des engagements de financement des encours souverains sont présentées au passif.

 

Les gains ou pertes sur instruments financiers

Gains ou pertes sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

Le résultat des instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par résultat est comptabilisé sous cette rubrique et comprend essentiellement :

  • les dividendes, les autres revenus et les plus et moins-values réalisées ;
  • les variations de justes valeurs ;
  • les incidences de la comptabilité de couverture.

 

Gains ou pertes sur instruments financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global

Le résultat des instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux est comptabilisé sous cette rubrique et comprend :

  • les dividendes et autres revenus ;
  • les plus et moins-values réalisées sur les actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global recyclables.

  

6.2.3.2.4Engagements de rachat sur intérêts minoritaires

En 2014, en 2020 puis en 2023 lors de l’augmentation de capital de Proparco, le Groupe a consenti aux actionnaires minoritaires de Proparco des engagements de rachat de leurs participations.

Le prix d’exercice est défini contractuellement en fonction de l’actif net réévalué en date de la levée de l’option.

Ces engagements se traduisent dans les comptes annuels au 31 décembre 2025 par une dette de 105 M€ (contre 103 M€ en 2024) vis-à-vis des actionnaires minoritaires de Proparco en contrepartie d’« intérêts minoritaires » à hauteur de 112 M€ (contre 114 M€ en 2024). Les « Réserves consolidées – Part du Groupe » s’établissent donc à 7 M€ (contre 12 M€ en 2024).

La fermeture de la fenêtre liée au put accordée en 2020 est prévue pour 2030 et enfin celle accordée en 2023 s’étend jusqu’à 2033.

 

6.2.3.2.5Immobilisations

Les immobilisations inscrites au bilan de l’AFD comprennent les immobilisations corporelles et incorporelles. Les immobilisations sont enregistrées à leur coût d’acquisition augmenté des frais directement attribuables.

Lorsqu’une immobilisation est composée de plusieurs éléments pouvant faire l’objet de remplacements à intervalles réguliers et ayant des durées d’utilisation différentes, chaque élément est comptabilisé séparément selon un plan d’amortissement qui lui est propre. L’approche par composant a ainsi été retenue pour l’immeuble du siège. Les durées d’amortissement ont été estimées en fonction de la durée d’utilité des différents composants.

 

Intitulé

Durée d’amortissement

1.

Terrain

Non amortissable

2.

Gros – œuvre

40 ans

3.

Clos, couvert

20 ans

4.

Lots techniques, Agencements et Aménagements

15 ans

5.

Aménagements divers

10 ans

 

Concernant les autres catégories d’immobilisations corporelles, elles sont amorties suivant le mode linéaire :

  • les immeubles de bureau situés Outre-mer sont amortis sur 15 ans ;
  • les immeubles de logement sont amortis sur 15 ans ;
  • les agencements, aménagements et mobiliers sont amortis sur 5 ou 10 ans ;
  • les matériels et véhicules sont amortis sur 2 à 5 ans.

Concernant les immobilisations incorporelles, les logiciels sont amortis sur une durée de 8 ans pour les progiciels de gestion en interne et une durée de 5 ans pour les progitiels de gestion externe et de 2 ans pour les outils bureautiques.

Les amortissements sont calculés selon la méthode linéaire en fonction de la durée d’utilité attendue du bien, la valeur résiduelle du bien étant déduite de la base amortissable. À chaque date de clôture, les immobilisations sont évaluées à leur coût amorti (coût diminué des amortissements et des éventuelles pertes de valeur) et le cas échéant, les durées d’utilité et les valeurs résiduelles font l’objet d’un ajustement comptable.

  

Contrats de location

Les contrats de location, tels que définis par la norme IFRS 16 « Contrats de location » sont comptabilisés au bilan, ce qui se traduit par la constatation :

  • d’un actif qui correspond au droit d’utilisation de l’actif loué pendant la durée du contrat ;
  • d’une dette au titre de l’obligation de paiement.
Évaluation du droit d’utilisation des contrats de location

À la date de prise d’effet d’un contrat de location, le droit d’utilisation est évalué à son coût et comprend :

  • le montant initial de la dette de loyer, auquel sont ajoutés, s’il y a lieu, les paiements d’avance faits au loueur, nets le cas échéant, des avantages reçus du bailleur ;
  • le cas échéant, les coûts directs initiaux encourus par le preneur pour la conclusion du contrat. Il s’agit de coûts qui n’auraient pas été engagés si le contrat n’avait pas été conclu ;
  • les coûts estimés de remise en état et de démantèlement du bien loués selon les termes du contrat.

Après la comptabilisation initiale du contrat de location, le droit d’utilisation est évalué selon la méthode du coût, impliquant la constatation d’amortissements linéaires conformément aux dispositions d’IFRS 16 (la méthode d’amortissement reflétant la manière dont seront consommés les avantages économiques futurs).

Évaluation du droit d’utilisation des actifs

À la date de prise d’effet d’un contrat de location, la dette de location est comptabilisée pour un montant égal à la valeur actualisée des loyers sur la durée du contrat. Les montants pris en compte au titre des loyers dans l’évaluation de la dette sont :

  • les paiements de loyers fixes en substance sous déduction des avantages incitatifs reçus du bailleur ;
  • les paiements de loyers variables basés sur un indice ou sur un taux ;
  • les paiements à effectuer par le preneur au titre d’une garantie de valeur résiduelle ;
  • le prix d’exercice de l’option d’achat que le locataire est raisonnablement certain d’exercer ;
  • les pénalités à verser en cas d’exercice d’une option de résiliation ou de non-renouvellement du contrat.

Les contrats de location conclus par le groupe AFD n’incluent pas de clause de valeur garantie des actifs loués.

L’évolution de la dette liée au contrat de location implique :

  • une augmentation à hauteur des charges d’intérêt déterminées par application du taux d’actualisation à la dette ;
  • et une diminution à hauteur des paiements de loyers effectués.

Les frais financiers de la période relatifs à la dette de location sont comptabilisés dans le poste « intérêts et charges assimilés sur opérations avec les établissements de crédit ».

Au compte de résultat, la charge d’amortissement du droit d’utilisation de l’actif et la charge financière relative aux intérêts sur la dette de loyers se substituent en partie à la charge opérationnelle constatée précédemment au titre des loyers, mais sont présentées dans deux rubriques différentes (la charge d’amortissement dans les dotations aux amortissements, la charge d’intérêts dans autres intérêts et charges assimilées et le loyer dans les autres frais administratifs).

La dette de location est réestimée dans les cas suivants :

  • révision de la durée de location ;
  • modification liée à l’évaluation du caractère raisonnablement certain (ou non) de l’exercice d’une option ;
  • ré estimation relative aux garanties de valeur résiduelle ;
  • révision des taux ou des indices sur lesquels sont basés les loyers.

 

6.2.3.2.6Les provisions

Provisions sur engagements de financement souverains non décaissés

Les engagements souverains douteux non décaissés sont provisionnés. Cette dépréciation est par ailleurs neutralisée par prélèvement sur le compte de réserve (cf. § « Dépréciation sur encours souverain pour le traitement comptable du compte de réserve »).

 

Provisions sur les engagements de financement et de garanties

Les engagements de financement et de garanties qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur par résultat et qui ne correspondent pas à des instruments dérivés font l’objet de provisionnement selon les principes définis par la norme IFRS 9.

 

Provision pour risques filiales

Dans le cadre de la liquidation de la Soderag, l’AFD en sa qualité de liquidateur, a cédé le portefeuille de prêts de la Soderag aux trois sociétés départementales de crédit de la région Antilles-Guyane dont elle était actionnaire de référence (Sodega en Guadeloupe, Sodema en Martinique et Sofideg en Guyane). L’AFD a octroyé des lignes de trésorerie à chacune des trois filiales pour le rachat de ces portefeuilles et a, dans le même temps, apporté sa garantie à ses filiales sur les prêts sous-jacents, intervenant ainsi en sous-participant en risques et trésorerie (protocoles signés avec chacune des filiales en octobre 1998).

Les provisions afférentes à ces opérations sont des provisions de passif dans la mesure où elles couvrent les risques liés aux garanties données.

Provision pour engagements sociaux – Avantages postérieurs à l’emploi
Régimes à prestations définies
Les engagements de retraite et de retraite anticipée

Les engagements immédiats de retraite et retraite anticipée sont entièrement externalisés chez un assureur.

Les engagements différés de retraite et retraite anticipée sont conservés par l’AFD et couverts par des contrats d’assurance spécifiques. Ils ont été évalués conformément aux dispositions des contrats conclus entre l’AFD et l’assureur.

Les hypothèses retenues pour les évaluations sont les suivantes

  • taux d’actualisation : 2,70 % en 2025 contre 2,75 % en 2024 ;
  • âge de départ en retraite : maximum entre l’âge légal et 63 ans pour les salariés non-cadres et 65 ans pour les salariés cadres ;
  • taux de croissance annuel des salaires 2,0 % et 2,2 % pour les TOM en 2025 (mêmes taux qu’en 2024).
Les indemnités de fin de carrière et le financement du régime de frais de santé

L’AFD octroie à ses salariés des indemnités de fin de carrière (IFC). Elle participe également au financement du régime de frais de santé de ses retraités.

Les hypothèses retenues pour les évaluations sont les suivantes :

  • taux d’actualisation : 4,2 % en 2025 contre 3,6 % en 2024 ;
  • taux de croissance annuel des salaires : 2,0 % et 2,2 % pour les TOM en 2025 (mêmes taux qu’en 2024) ;
  • âge de départ en retraite : maximum entre l’âge légal et 63 ans pour les salariés non-cadres et 65 ans pour les salariés cadres ;
  • tables de mortalité : TGH 05/TGF 05.

Conformément à la norme IAS 19, ces engagements (indemnité de fin de carrière, financement du régime des frais de santé et des retraites) font l’objet d’évaluations actuarielles tenant compte d’hypothèses démographiques et financières. Le montant des engagements provisionnés est déterminé selon la méthode des unités de crédit projetées.

À chaque arrêté, une revalorisation des engagements de retraite portés par l’AFD est faite et comparée avec la valeur des contrats d’assurance.

En application de la norme IAS 19 révisée, les écarts actuariels sont enregistrés en autres éléments du résultat global (OCI). Au 31 décembre 2025, l’impact est de + 14,2 M€.

Ainsi, les dotations aux provisions comptabilisées au 31 décembre 2025 :

  • au compte de résultat représentent + 7,5 M€ et sont enregistrées en frais de personnel ; elles totalisent le coût des services rendus et le coût financier sur 2025 diminués des prestations payées par l’employeur sur l’exercice ;
  • en éléments non recyclables en compte de résultat représentent un gain de 14,2 M€ au titre de l’évaluation des engagements au 31 décembre 2025 et sont enregistrées en autres éléments du résultat global.

  

 

6.2.3.2.7Les impôts différés

Pour l’établissement des comptes consolidés, le calcul des impôts différés est effectué société par société, en respectant la règle de symétrie, suivant la méthode du report variable. Cette méthode a été appliquée sur les différences temporelles entre la valeur comptable des actifs et passifs et leurs bases fiscales.

Le groupe AFD comptabilise des impôts différés essentiellement sur la quote-part de frais et charges sur les plus ou moins-values latentes des titres de participations détenus par Proparco et Fisea, les dépréciations comptabilisées par Proparco sur les prêts au coût amorti et sur les plus ou moins-values latentes constatées sur les prêts comptabilisés à la juste valeur par résultat en appliquant les taux en vigueur.

 

6.2.3.2.8Information sectorielle

En application de la norme IFRS 8 « Secteurs opérationnels », l’AFD identifie et présente un seul secteur opérationnel correspondant à son activité de prêts et subventions, basé sur l’information transmise en interne au directeur général qui est le principal décideur opérationnel de l’AFD.

Cette activité de prêts et subventions correspond au principal métier du Groupe dans le cadre de sa mission de service public de financement de l’aide au développement.

Au regard de l’activité du groupe AFD, exercé majoritairement hors métropole, le PNB en France est non significatif.

 

6.2.3.2.9Principes du tableau de flux de trésorerie

Le tableau des flux de trésorerie analyse l’évolution de la trésorerie provenant des opérations d’exploitation, d’investissement et de financement, entre deux exercices.

Le tableau des flux de trésorerie de l’Agence Française de Développement est présenté selon la recommandation n° 2017-02 de l’Autorité des normes comptables, relative au format des documents de synthèse des établissements du secteur bancaire établis selon les normes comptables internationales.

Il est établi selon la méthode indirecte, le résultat de l’exercice est retraité des éléments non monétaires : dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles, dotations nettes aux provisions, autres mouvements sans décaissement de trésorerie, comme les charges à payer et les produits à recevoir.

Les flux de trésorerie liés aux opérations d’exploitation, d’investissement et de financement sont déterminés par différence entre les postes des comptes de l’exercice précédent et de l’exercice en cours.

La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue à la Banque de France et chez les établissements de crédit.

 

  

6.2.4Notes annexes relatives aux états financiers au 31 décembre 2025

6.2.4.1Notes relatives au Bilan

Note 1Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Actif

Passif

Notionnel/Encours

Actif

Passif

Notionnel/Encours

Instruments dérivés de taux d’intérêt

 

3 173

-

893 495

2 261

53

147 610

Instruments dérivés de change

 

196 245

129 777

4 986 972

5 653

418 280

4 818 727

Instruments dérivés de couverture des prêts/titres non SPPI

 

43 670

10 120

618 097

25 886

63 044

986 768

Prêts et titres ne remplissant pas les critères SPPI

1.2

3 025 357

-

3 033 056

4 705 926

-

4 616 075

CVA/DVA/FVA

 

52

541

-

57

246

-

Total

 

3 268 498

140 439

9 531 620

4 739 783

481 623

10 569 179

 

 

Note 1.1Instruments dérivés de change et de taux d’intérêt

Les instruments dérivés de taux d’intérêt et de change sont évalués en juste valeur par résultat et sont par conséquent assimilés à des actifs financiers de transaction.

En IFRS, un dérivé est toujours présumé détenu à des fins de transaction (Held For Trading), sauf à démontrer et documenter l’intention de couverture et le fait que le dérivé soit éligible à la comptabilité de couverture. Cette catégorie regroupe, à l’AFD, les instruments de couverture non éligibles à la comptabilité de couverture ou les couvertures de change dites « naturelles ».

 

 

Note 1.2Prêts et titres ne remplissant pas les critères SPPI

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

Notionnel/Encours

31 déc.-24

Notionnel/Encours

Prêts aux établissements de crédit

1.2.1

346 764

360 941

544 978

555 944

Encours sains

 

346 416

358 701

544 647

553 804

Encours douteux

 

347

2 240

331

2 141

Prêts à la clientèle

1.2.1

563 811

602 257

607 527

680 228

Encours sains

 

547 115

549 416

586 049

604 611

Encours douteux

 

16 696

52 841

21 478

75 617

Titres

 

2 114 782

2 069 858

3 553 421

3 379 902

Obligations et autres titres à revenu fixe

1.2.2

31 390

43 772

36 861

50 442

OPCVM

 

57 644

41 379

1 638 364

1 555 111

Participations et autres titres détenus à LT

1.2.3

2 025 748

1 984 707

1 878 196

1 774 349

  • dont Participations détenues dans les fonds d’investissement

 

1 761 622

1 554 165

1 675 903

1 639 106

  • dont participations directes avec option de vente

 

264 126

430 542

202 294

135 243

Total

 

3 025 357

3 033 056

4 705 926

4 616 075

 

    

 

1.2.1Prêts ne remplissant pas les critères SPPI

Les contrats de prêts peuvent être assortis de clause de remboursement anticipé dont le montant contractuel correspond à une compensation égale au coût du débouclage d’un swap de couverture associé. Les contrats de prêts peuvent également être assortis d’une clause de rémunération indexée sur la performance de l’emprunteur. Les flux de ces prêts sont considérés comme non SPPI s’ils ne reflètent pas uniquement l’effet des changements de taux d’intérêt de référence.

Par conséquent, le groupe AFD a identifié un portefeuille de prêts qui est évalué à la juste valeur par résultat. Les prêts font ainsi l’objet d’un exercice de valorisation selon la méthodologie d’actualisation des flux futurs, avec un taux d’actualisation propre à chaque prêt conformément aux règles comptables suivies par le Groupe.

 

1.2.2Obligations et autres titres détenus à long terme

Les obligations convertibles sont des instruments de dettes dont les flux contractuels ne revêtent pas le caractère SPPI du fait de la nature des flux échangés et sont par conséquent évalués à la juste valeur par résultat.

1.2.3Participations

Le groupe AFD a pour objectif de favoriser les investissements privés dans les pays en développement, principalement via ses filiales Proparco et Fisea (Fonds d’investissement de soutien aux entreprises en Afrique). Il intervient ainsi notamment au travers de participations dans des fonds d’investissement, cette activité lui permettant de démultiplier l’impact de ses financements en soutenant un nombre important de sociétés dans des secteurs divers et d’ainsi favoriser la croissance économique et la création d’entreprises génératrices d’emplois.

Le groupe AFD détient également dans le cadre de son activité des participations directes avec option de vente. Les flux contractuels de ces actifs financiers ne revêtent pas le caractère SPPI et sont par conséquent évalués à la juste valeur par résultat. 

 

 

Portefeuille de titres en entités structurées non consolidées
  • Répartition par portefeuille d’activité

En milliers d’euros

Participations détenues dans des Fonds d’investissement

Nombre de participations

31 déc.-25

Nombre de participations

31 déc.-24

Portefeuilles homogènes d’activité

 

 

 

 

Agro-Industrie

11

29 827

9

28 937

Énergie

11

116 461

4

37 459

Infrastructure

9

127 767

5

76 718

Mine

-

-

-

-

Multisecteurs PME-PMI

-

-

-

-

Santé

9

50 181

7

34 886

Services financiers

13

107 647

11

88 256

Multisecteurs

125

1 329 740

129

1 409 646

Entités structurées non consolidées

178

1 761 622

165

1 675 903

 

  • Répartition par zone d’intervention

En milliers d’euros

Participations détenues dans des Fonds d’investissement

Nombre de participations

31 déc.-25

Nombre de participations

31 déc.-24

Zone d’intervention

 

 

 

 

Afrique australe

5

17 956

4

23 260

Afrique de l’Est

7

37 720

7

44 584

Afrique de l’Ouest

6

36 051

6

39 109

Afrique du Nord

15

98 619

15

93 097

Asie

29

299 551

28

333 518

Multi-zones

116

1 271 725

105

1 142 333

Entités structurées non consolidées

178

1 761 622

165

1 675 903

 

  • Portefeuille de titres en entités structurées non consolidées – Exposition en risques et dividendes perçus

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Actifs financiers
 à la juste valeur
 par résultat

Exposition maximale

Dividendes perçus sur l’exercice

Actifs financiers
 à la juste valeur
 par résultat

Exposition maximale

Dividendes perçus sur l’exercice

Portefeuilles homogènes

 

 

 

 

 

 

Agro-Industrie

29 827

29 827

147

28 937

28 937

17

Énergie

116 461

116 461

3

37 459

37 459

-

Infrastructure

127 767

127 767

93

76 718

76 718

239

Mine

-

-

-

-

-

-

Multisecteurs PME-PMI

-

-

-

-

-

-

Santé

50 181

50 181

-

34 886

34 886

-

Services financiers

107 647

107 647

185

88 256

88 256

-

Multisecteurs

1 329 740

1 329 740

6 961

1 409 646

1 409 646

8 009

Entités structurées non consolidées – Fonds d’investissement

1 761 622

1 761 622

7 388

1 675 903

1 675 903

8 265

Compte tenu de la typologie des intérêts, l’exposition maximale aux pertes est définie, dans la présente note, comme la juste valeur des fonds d’investissement présentée au bilan à la date de clôture des comptes. Cette valeur intègre les engagements de financement non encore décaissés.

Par ailleurs, le Groupe n’a pas accordé et n’accorde pas de soutien financier ou d’autre nature à une entité structurée non consolidée en dehors de ses engagements contractuels.

Le groupe AFD n’exerce pas de rôle de sponsor auprès d’entités structurées. Le sponsoring étant présumé lorsque l’AFD n’a pas ou plus d’intérêt dans une entité mais qu’elle lui apporte néanmoins un soutien tant opérationnel que stratégique.

 

Note 1.3Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat

Les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par résultat correspondraient à des participations détenues par l’AFD pour lesquelles le classement en juste valeur par les autres éléments du résultat global non recyclable n’aurait pas été retenu.

Le Groupe a opté pour le classement en juste valeur par les autres éléments du résultat global non recyclables de son portefeuille de participations directes sans option de vente, qui constitue la majorité des instruments de capitaux propres du Groupe.

  

 

Note 2Instruments financiers dérivés de couverture

Note 2.1Instruments de couverture de juste valeur

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Valeur comptable

Valeur comptable

Actif

Passif

Notionnel

Actif

Passif

Notionnel

Couverture de juste valeur

 

 

 

 

 

 

Instruments dérivés de taux d’intérêt

2 128 593

3 322 251

68 132 960

2 167 792

3 215 969

64 901 275

Instruments dérivés de taux et de change (swaps de devises)

572 170

782 798

17 336 636

1 173 631

446 771

20 612 415

Total

2 700 763

4 105 049

85 469 596

3 341 422

3 662 740

85 513 690

 

Note 2.2Analyse par durée résiduelle (notionnels)

La ventilation des notionnels des instruments dérivés de couverture est présentée par maturité contractuelle résiduelle.

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

De 3 mois
 à 1 an

De 1 an
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

31 déc.-25

Couverture de juste valeur

 

 

 

 

 

Instruments dérivés de taux d’intérêt

66 107

4 252 845

18 494 593

45 319 415

68 132 960

Instruments dérivés de taux et de change (swaps de devises)

3 954 995

472 351

8 407 471

4 501 818

17 336 636

Total

4 021 102

4 725 196

26 902 065

49 821 234

85 469 596

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

De 3 mois
 à 1 an

De 1 an
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

31 déc.-24

Couverture de juste valeur

 

 

 

 

 

Instruments dérivés de taux d’intérêt

1 914 853

1 886 267

16 097 576

45 002 579

64 901 275

Instruments dérivés de taux et de change (swaps de devises)

1 869 223

2 386 251

11 600 215

4 756 726

20 612 415

Total

3 784 077

4 272 518

27 697 791

49 759 304

85 513 690

Note 2.3Éléments couverts

En milliers d’euros

31 déc.-25

Couverture existantes

Couverture ayant cessé

Réévaluation de juste
 valeur sur la période liée à la couverture
 (y c. cessations de couvertures au cours
 de la période)

Valeur comptable

Dont cumul
 des réévaluations
 de juste valeur liée
 à la couverture

Dont cumul
 des réévaluations
 de juste valeur liée
 à la couverture
 restant à étaler

Dont cumul des réévaluations
 de juste valeur

Instruments dérivés de taux d’intérêt

22 157 787

(1 727 687)

-

(1 777)

(450 104)

Prêts et créances sur les établissements 
de crédit au coût amorti

865 412

(69 752)

-

(572)

(3 269)

Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti

18 517 037

(1 569 492)

-

(3 335)

(417 382)

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

2 775 338

(88 442)

-

2 131

(29 453)

Instruments dérivés de taux d’intérêt 
(swaps de devises)

4 654 324

(317 384)

-

2 283

(410 919)

Prêts et créances sur les établissements 
de crédit au coût amorti

461 744

(19 891)

-

(42)

(41 014)

Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti

4 192 580

(245 904)

-

1 859

(317 850)

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

-

(51 588)

-

467

(52 055)

Autres

-

(8 904)

-

-

(8 904)

Total de la couverture de juste valeur 
sur les éléments de l’actif

26 812 111

(2 053 974)

-

506

(869 927)

Instruments dérivés de taux d’intérêt

(37 956 248)

2 392 966

(5 968)

12 589

525 773

Dettes représentées par un titre au coût amorti

(37 956 248)

2 392 966

(5 968)

12 589

525 773

Instruments dérivés de taux d’intérêt 
(swaps de devises)

(11 593 289)

681 006

-

(244 130)

1 398 450

Dettes représentées par un titre au coût amorti

(11 593 289)

681 006

-

(244 130)

1 398 450

Total de la couverture de juste valeur 
sur les éléments du passif

(49 549 537)

3 073 972

(5 968)

(231 541)

1 924 222

 

En milliers d’euros

31 déc.-24

Couverture existantes

Couverture ayant cessé

Réévaluation de juste
 valeur sur la période
 liée à la couverture
 (y c. cessations de couvertures au cours
 de la période)

Valeur comptable

Dont cumul
 des réévaluations
 de juste valeur liée
 à la couverture

Dont cumul
 des réévaluations
 de juste valeur liée
 à la couverture restant à étaler

Dont cumul des réévaluations
 de juste valeur

Instruments dérivés de taux d’intérêt

20 218 549

(1 225 157)

-

(14 229)

430 304

Prêts et créances sur les établissements 
de crédit au coût amorti

1 102 494

(66 483)

-

(158)

27 617

Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti

17 046 183

(1 149 540)

-

(500)

380 846

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

2 069 872

(9 134)

-

(13 572)

21 840

Instruments dérivés de taux d’intérêt 
(swaps de devises)

5 560 266

84 153

-

7 888

219 610

Prêts et créances sur les établissements 
de crédit au coût amorti

690 853

21 178

-

(3 084)

39 403

Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti

4 869 413

62 975

-

10 971

179 381

Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

-

826

-

-

826

Total de la couverture de juste valeur 
sur les éléments de l’actif

25 778 815

(1 141 004)

-

(6 342)

649 914

Instruments dérivés de taux d’intérêt

(35 549 375)

1 915 460

(198)

(2 669)

(839 551)

Dettes représentées par un titre au coût amorti

(35 549 375)

1 915 460

(198)

(2 669)

(839 551)

Instruments dérivés de taux d’intérêt 
(swaps de devises)

(14 526 099)

(723 311)

-

58 608

(948 333)

Dettes représentées par un titre au coût amorti

(14 526 099)

(723 311)

-

58 608

(948 333)

Total de la couverture de juste valeur 
sur les éléments du passif

(50 075 474)

1 192 149

(198)

55 939

(1 787 884)

Note 2.4Résultat de la comptabilité de couverture

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Résultat Net 
(Résultat de la comptabilité de couverture)

Résultat Net 
(Résultat de la comptabilité de couverture)

Variation de juste valeur sur les instruments
 de couverture

Variation de juste valeur sur les éléments couverts

Part d’inefficacité
 de couverture

Variation de juste valeur sur les instruments
 de couverture

Variation de juste valeur sur les éléments couverts

Part d’inefficacité
 de couverture

Instruments dérivés de taux d’intérêt

7 518

75 669

83 187

434 754

(409 247)

25 507

Instruments dérivés de taux 
et de change (swaps de devises)

(959 037)

987 531

28 494

731 803

(728 723)

3 080

Autres

-

(8 904)

(8 904)

-

-

-

Total

(951 519)

1 054 295

102 776

1 166 557

(1 137 970)

28 587

  

 

Note 3Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Valeur comptable

Variation
 de la juste valeur
 sur la période

Valeur comptable

Variation
 de la juste valeur
 sur la période

Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur 
par capitaux propres recyclables

3 552 142

17 866

1 422 216

(25 336)

Effets publics et valeurs assimilées

2 944 642

5 396

1 144 909

(18 164)

Obligations et autres titres

607 500

12 470

277 307

(7 172)

Instruments de capitaux propres comptabilisés 
à la juste valeur par capitaux propres non recyclables

720 092

(28 709)

851 653

21 010

Titres de participation non consolidés

720 092

(28 709)

851 653

21 010

Total

4 272 234

(10 843)

2 273 869

(4 326)

    

 

Note 4Actifs et passifs financiers à la juste valeur selon le niveau de juste valeur

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Total

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Total

Actifs/Passifs

 

 

 

 

 

 

 

 

Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat

-

-

2 025 748

2 025 748

-

-

1 878 196

1 878 196

Instruments de dettes ne remplissant pas 
les critères SPPI

57 644

-

941 964

999 609

1 638 364

-

1 189 366

2 827 730

Actifs financiers comptabilisés en capitaux propres

3 552 142

-

720 092

4 272 234

1 422 216

-

851 653

2 273 869

Instruments dérivés de couverture (Actif)

-

2 700 763

-

2 700 763

-

3 341 422

-

3 341 422

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

-

135 587

4 851

140 439

-

476 042

5 581

481 623

Instruments dérivés de couverture (Passif)

-

4 105 049

-

4 105 049

-

3 662 740

-

3 662 740

Instruments dérivés

-

234 651

8 489

243 140

-

27 020

6 837

33 856

 

Sensibilité de la juste valeur pour les instruments en niveau 3

La catégorie des instruments évalués à la juste valeur de niveau 3 est principalement composée de titres de participation.

Les valorisations utilisant les paramètres de marché sont très limitées au sein du Groupe. Les calculs de sensibilité ne sont donc pas applicables en l’absence de sensibilité significative.

  

Note 5Actifs financiers évalués au coût amorti

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

À vue

À terme

À vue

À terme

Titres de dettes

5.1

-

2 247 940

-

3 148 432

Prêts et créances sur les établissements de crédit

5.2

951 402

12 225 061

1 213 880

12 089 460

Prêts et créances sur la clientèle

5.2

-

42 769 336

-

40 468 886

Total

 

951 402

57 242 337

1 213 880

55 706 778

 

Note 5.1Titres de dettes au coût amorti

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

À vue

À terme

À vue

À terme

Effets publics et valeurs assimilées

-

333 265

-

403 641

Obligations et autres titres

-

1 933 070

-

2 765 293

Total

-

2 266 335

-

3 168 934

Dépréciations

-

(18 395)

-

(20 502)

Total

-

2 247 940

-

3 148 432

 

 

Note 5.2Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle au coût amorti

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

À vue

À terme

À vue

À terme

Prêts aux établissements de crédit au coût amorti

-

9 638 392

-

9 375 959

Encours sains

-

9 493 944

-

9 213 297

Encours douteux

-

144 448

-

162 662

Dépréciations

-

(124 219)

-

(146 998)

Créances rattachées

-

65 055

-

82 990

Ajustements de la valeur des prêts couverts par des instruments financiers à terme

-

(58 155)

-

(83 973)

Sous-total

-

9 521 073

-

9 227 978

Prêts à la clientèle au coût amorti

-

45 852 672

-

43 367 624

Encours sains

-

41 969 068

-

40 456 346

Encours douteux

-

3 883 604

-

2 911 278

Dépréciations

-

(1 586 813)

-

(1 580 876)

Créances rattachées

-

199 164

-

164 133

Ajustements de la valeur des prêts couverts par des instruments financiers à terme

-

(1 695 687)

-

(1 481 994)

Sous-total

-

42 769 336

-

40 468 886

Total des prêts

-

52 290 409

-

49 696 865

Autres créances

-

-

-

-

Dépôts (trésorerie disponible) auprès des établissements de crédit

951 402

2 674 958

1 213 880

2 828 875

Créances rattachées

-

29 030

-

32 606

Total des autres créances

951 402

2 703 988

1 213 880

2 861 482

Total prêts et autres créances

951 402

54 994 397

1 213 880

52 558 346

 

5.2.1Échéancier des prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

De 3 mois
 à 1 an

De 1 an
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

31 déc.-25

Prêts et créances au coût amorti

 

 

 

 

 

Sur établissements de crédit

702 441

2 093 126

6 108 473

3 409 310

12 313 350

Sur clientèle

719 102

2 969 991

16 126 842

26 036 737

45 852 672

Total

1 421 543

5 063 117

22 235 314

29 446 047

58 166 022

    

Note 6Dépréciations d’actifs

En milliers d’euros

31 déc.-24

Dotations

Reprises

Autres mouvements

31 déc.-25

Établissements de crédit

146 998

10 655

(30 709)

(2 724)

124 219

  • dont stage 1

36 653

8 025

(5 585)

-

39 092

  • dont stage 2

44 810

1 814

(15 151)

-

31 473

  • dont stage 3

65 534

816

(9 973)

(2 724)

53 654

Crédits à la clientèle

1 580 876

286 920

(265 517)

(15 467)

1 586 813

dont calibrage du compte de réserve

930 187

43 535

(4 902)

-

968 821

  • dont stage 1

112 886

9 536

(8 127)

-

114 296

  • dont stage 2

406 212

23 643

(39 984)

-

389 871

  • dont stage 3

1 061 778

253 742

(217 406)

(15 467)

1 082 646

Obligations et autres titres

20 502

3 237

(5 380)

36

18 395

  • dont stage 1

6 907

1 458

(2 360)

-

6 005

  • dont stage 2

-

-

-

-

-

  • dont stage 3

13 594

1 779

(3 019)

36

12 390

Autres créances

13 133

-

-

713

13 846

Total

1 761 508

300 812

(301 605)

(17 442)

1 743 272

 

 

Note 7Comptes de régularisation, actifs et passifs divers

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Actif

Passif

Actif

Passif

Dépôts de garantie sur collatéral

2 028 165

401 426

1 651 850

468 011

Fonds publics affectés

-

82 301

-

87 110

Autres actifs et passifs

1 212 104

2 594 722

1 256 112

2 303 476

Compte créditeur État français

-

225 045

-

471 697

Total des comptes de régularisation 
et actifs/passifs divers

3 240 269

3 303 494

2 907 962

3 330 294

  

 

Note 8Immobilisations corporelles et incorporelles

Note 8.1Variation des immobilisations

En milliers d’euros

Immobilisations corporelles

Immobilisations incorporelles

31 déc.-25

31 déc.-24

Terrains & aménagements

Constructions & aménagements

Autres

Valeur brute

 

 

 

 

 

 

Au 1er janvier 2025

89 601

901 428

93 509

335 400

1 419 939

1 097 945

Acquisitions

-

125 995

16 276

134 166

276 437

363 599

Cessions/Sorties

(0)

(4 764)

(4 912)

(56 154)

(65 830)

(44 202)

Autres mouvements

2

(441)

(400)

(2 266)

(3 106)

2 597

Au 31 décembre 2025

89 603

1 022 217

104 473

411 146

1 627 440

1 419 939

Amortissements

 

 

 

 

 

 

Au 1er janvier 2025

4 259

185 185

72 033

152 803

414 280

368 841

Dotations

110

10 529

6 770

35 626

53 035

49 224

Reprises

(4)

(8)

(830)

(1 103)

(1 945)

(3 785)

Autres mouvements

-

-

-

-

-

-

Au 31 décembre 2025

4 365

195 706

77 973

187 326

465 370

414 280

Valeur nette

85 238

826 511

26 500

223 820

1 162 070

1 005 659

 

Note 8.2Droit d’utilisation

En milliers d’euros

Siège

Bureaux

31 déc.-25

31 déc.-24

Valeur brute

 

 

 

 

Au 1er janvier 2025

110 489

16 592

127 081

113 468

Nouveau contrat

-

-

-

-

Modification de contrat

-

-

-

-

Autres mouvements

13 778

225

14 003

13 613

Au 31 décembre 2025

124 267

16 817

141 084

127 081

Amortissements

95 217

15 248

110 465

91 982

Valeur nette

29 050

1 569

30 619

35 099

   

 

Note 9Passifs financiers évalués au coût amorti

  • Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle et dettes représentées par un titre au coût amorti

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Dettes envers les établissements de crédit au coût amorti

 

 

Dettes à vue

28 122

9 016

Dettes à terme

540

540

Total des dettes envers les établissements de crédit

28 662

9 556

Dettes envers la clientèle au coût amorti

1 916

2 125

Total des dettes envers la clientèle

1 916

2 125

Dettes représentées par un titre au coût amorti

 

 

Titres du marché interbancaire

2 440 960

809 211

Emprunts obligataires

53 422 841

53 970 506

Dettes rattachées

802 587

717 494

Ajustements de la valeur des dettes représentées par un titre couvert par des instruments dérivés

(2 341 108)

(2 031 860)

Total des dettes représentées par un titre

54 325 281

53 465 351

  

  • Échéancier des dettes représentées par un titre au coût amorti

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

De 3 mois
 à 1 an

De 1 an
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

31 déc.-25

Échéancier des dettes représentées par un titre

 

 

 

 

 

Emprunts obligataires

3 966 137

3 280 336

22 306 700

22 331 147

51 884 321

Titres du marché interbancaire

444 365

1 996 594

-

-

2 440 960

Total

4 410 502

5 276 931

22 306 700

22 331 147

54 325 281

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

De 3 mois
 à 1 an

De 1 an
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

31 déc.-24

Échéancier des dettes représentées par un titre

 

 

 

 

 

Emprunts obligataires

3 511 179

4 021 111

23 709 486

21 414 363

52 656 140

Titres du marché interbancaire

683 635

125 576

-

-

809 211

Total

4 194 814

4 146 687

23 709 486

21 414 363

53 465 351

  • Dettes représentées par un titre par devise

En milliers d’euros

EUR

USD

GBP

JPY

CHF

AUD

CNH

DOP

TRY

IDR

31 déc.-25

Dettes représentées par un titre par devise

 

 

 

 

 

 

 

 

Emprunts obligataires

40 023 104

9 509 866

1 517 488

78 940

107 204

212 626

187 730

20 552

180 249

46 563

51 884 321

Titres du marché interbancaire

2 440 960

-

-

-

-

-

-

-

-

-

2 440 960

Total

42 464 063

9 509 866

1 517 488

78 940

107 204

212 626

187 730

20 552

180 249

46 563

54 325 281

 

En milliers d’euros

EUR

USD

GBP

JPY

CHF

AUD

CNH

DOP

TRY

IDR

31 déc.-24

Dettes représentées par un titre par devise

 

 

 

 

 

 

 

 

Emprunts obligataires

37 573 131

12 315 515

1 707 644

89 188

322 519

229 306

202 492

27 268

189 077

-

52 656 140

Titres du marché interbancaire

706 805

72 186

30 219

-

-

-

-

-

-

-

809 211

Total

38 279 937

12 387 701

1 737 863

89 188

322 519

229 306

202 492

27 268

189 077

-

53 465 351

   

 

Note 10Provisions

En milliers d’euros

31 déc.-24

Dotations

Reprises

Autres mouvements

31 déc.-25

Inclues dans le coût du risque

 

 

 

 

 

Risques filiales DOM

17 197

169

(498)

-

16 867

Autres provisions pour risque

124 710

61 214

(85 057)

-

100 866

dont stage 1

27 939

10 255

(10 495)

-

27 700

dont stage 2

53 115

32 806

(42 733)

-

43 187

dont stage 3

43 656

18 153

(31 829)

-

29 979

Exclues du coût du risque

 

 

 

 

 

Provision pour charges – Prêts souverains

574 800

319 931

(128 824)

1 250

767 158

dont calibrage du compte de réserve

285 324

192 890

(10 071)

-

468 143

Charges de personnel

136 385

9 872

(15 328)

-

130 930

Provision pour risques et charges

29 261

21 183

(10 408)

-

40 036

Total

882 353

412 370

(240 115)

1 250

1 055 858

   

 

Note 11Dettes subordonnées

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Dettes subordonnées à durée déterminée

-

-

Dettes subordonnées à durée indéterminée

840 000

840 006

Autres

3 459

2 611

Total

843 459

842 617

  

 

Note 12Juste valeur des actifs et passifs au coût amorti

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Valeur comptable

Juste valeur

Valeur comptable

Juste valeur

Actifs/Passifs au coût amorti

 

 

 

 

Instruments de dettes au coût amorti

2 247 940

2 226 987

3 148 432

3 111 967

Actifs financiers au coût amorti

55 945 800

53 815 332

53 772 227

52 245 580

Passifs financiers au coût amorti

54 355 859

53 152 457

53 477 032

52 628 410

Dettes subordonnées

843 459

843 459

842 617

842 617

 

6.2.4.2Notes relatives au Compte de résultat

Note 13Produits et charges d’intérêts par catégorie comptable

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Sur les actifs financiers évalués au coût amorti

1 791 454

1 927 771

Trésorerie et compte à vue auprès de banques centrales

91 812

153 531

Prêts et créances

1 694 324

1 768 649

Opérations avec les établissements de crédit

428 643

493 621

Opérations avec la clientèle

1 265 682

1 275 028

Titres de dettes

5 317

5 591

Sur les actifs financiers évalués à la juste valeur par capitaux propres

203 158

196 282

Titres de dettes

203 158

196 282

Sur les actifs financiers évalués à la juste valeur par résultat

59 326

78 506

Prêts et créances

59 326

78 506

Opérations avec les établissements de crédit

27 513

50 755

Opérations avec la clientèle

31 813

27 750

Intérêts courus et échus des instruments de couverture

2 479 260

2 800 681

dont opérations avec les établissements de crédit

1 163 508

1 532 159

dont autres intérêts et produits assimilés

1 315 751

1 268 523

Total produits d’intérêts

4 533 197

5 003 240

Sur les passifs financiers évalués au coût amorti

1 256 724

1 143 355

Passifs financiers évalués au coût amorti

1 256 724

1 143 355

Intérêts courus et échus des instruments de couverture

2 757 597

3 357 003

Autres intérêts et charges assimilés

591

435

Total charges d’intérêts

4 014 911

4 500 792

   

 

Note 14Commissions nettes

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Produits

Charges

Nets

Produits

Charges

Nets

Commissions sur engagement

-

479

(479)

653

142

511

Commissions de suivi et de dossier

9 469

596

8 873

4 381

1 493

2 888

Commissions d’instruction

30 851

-

30 851

19 459

-

19 459

Commissions sur dons et subventions

93 092

-

93 092

91 195

-

91 195

Commissions diverses

3 921

1 034

2 887

3 712

868

2 844

Total

137 332

2 109

135 223

119 400

2 503

116 897

 

Note 15Gains ou pertes sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Gains ou pertes sur instruments à la JV par résultat net du change

dont Impact change sur instruments dérivés

Gains ou pertes sur instruments à la JV par résultat net du change

dont Impact change sur instruments dérivés

Actifs/Passifs financiers à la juste valeur par résultat

(16 111)

(11 560)

142 556

9 730

Revenus des instruments financiers à la juste valeur par résultat

38 308

-

37 504

-

Plus ou moins-values latentes ou réalisées 
sur instruments de dettes ne remplissant pas 
les critères SPPI

(70 814)

-

119 109

-

Couverture des prêts à la juste valeur par résultat

16 395

(11 560)

(14 057)

9 730

Résultat de la comptabilité de couverture

102 776

1 485

28 588

4 631

Variation de la juste valeur des instruments dérivés 
de couverture

(960 582)

(1 126)

1 175 663

4 409

Variation de la juste valeur de l’élément couvert

1 063 358

(359)

(1 147 076)

222

Couverture naturelle/Trading

23 169

(452 930)

(64 688)

215 291

CVA/DVA/FVA

(300)

-

233

-

Total

109 535

(463 005)

106 690

229 652

  

 

Note 16Gains ou pertes nets sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par autres éléments du résultat global

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Dividendes reçus sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables

17 453

7 013

Gains ou pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables

5

-

Gains ou pertes sur instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables

(370)

133

Gains ou pertes nets sur actifs financiers comptabilisés en capitaux propres

17 087

7 146

  

 

Note 17Produits et charges des autres activités

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Bonifications

355 594

312 563

Autres produits (1)

618 650

517 522

Total des autres produits des autres activités

974 244

830 085

Autres charges (1)

586 618

445 379

Total des autres charges des autres activités

586 618

445 379

  • Les autres produits et charges portent principalement sur l’activité d’Expertise France.

 

Les bonifications, sur prêts et emprunts, sont versées par l’État pour diminuer le coût de la ressource ou pour diminuer le coût du prêt pour l’emprunteur.

Note 18Charges générales d’exploitation

  • Frais de personnel

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Charges de personnel

 

 

Salaires et traitements

273 554

253 519

Charges sociales

138 996

129 329

Intéressement

15 831

15 374

Impôts, taxes et versements assimilés sur rémunérations

29 190

39 026

Dotations/Reprises de provisions

8 688

11 195

Refacturation personnel Instituts

-

(125)

Total

466 258

448 318

 

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Autres frais administratifs

 

 

Impôts et taxes

10 693

10 222

dont application de la norme IFRIC 21

(1 274)

(976)

Services extérieurs

167 071

172 284

Refacturation de charges

(348)

(1 502)

Total

177 416

181 005

 

 

Note 19Coût du risque de crédit

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Dépréciations sur actifs sains (Stage 1) ou dégradés (Stage 2)

33 124

39 090

Stage 1 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir

(7 558)

(24 279)

Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti

(7 848)

(16 092)

Engagements par signature

289

(8 186)

Stage 2 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie

40 682

63 369

Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti

30 804

28 341

Engagements par signature

9 878

35 028

Dépréciations sur actifs dépréciés (Stage 3)

(47 493)

46 811

Stage 3 : Actifs dépréciés

(47 582)

43 185

Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti

(53 650)

21 827

Engagements par signature

6 068

21 357

Autres provisions pour risques

89

3 627

Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions

(14 370)

85 901

Pertes sur prêts et créances irrécouvrables

(26 786)

(132 635)

Décotes sur crédits restructurés

307

156

Récupérations sur prêts et créances

1 210

604

Coût du risque

(39 638)

(45 974)

 

 

Note 20Mises en équivalence

Impacts (en milliers d’euros)

31 déc.-25

31 déc.-24

Bilan

Résultat

Bilan

Résultat

STOA S.A.

91 488

(6 113)

-

-

Société Immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC)

28 066

(6 063)

34 643

(6 112)

Banque Socredo

129 164

4 437

125 677

4 742

Total

248 718

(7 740)

160 320

(1 370)

 

  

Note 21Impôts sur les sociétés

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Impôts sur les bénéfices

(18 052)

(15 399)

Impôts exigibles

(15 890)

(14 298)

Impôts différés

(2 162)

(1 101)

 

  • Situation fiscale latente

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Résultat net

387 682

362 745

Impôts sur les bénéfices

(18 052)

(15 399)

Résultat avant impôts

405 734

378 144

Charge d’impôt théorique totale (A)

1 927

(35 788)

Total des éléments en rapprochement (B)

(19 979)

20 389

Charge nette d’impôt comptabilisée (A) + (B)

(18 052)

(15 399)

 

Les impôts différés ont été estimés sur la base des hypothèses suivantes :

  • les impôts différés sur la base des Dépréciations ont été estimés sur la base du taux de 25,83 % ;
  • les impôts différés sur la base des plus ou moins-values latentes constatées sur les prêts et les obligations convertibles ont été estimés sur la base du taux 25,83 %. Le même taux est appliqué sur la quote-part de frais et charges sur les plus ou moins-values latentes des titres de participation.

   

 

Note 22Engagements de financement et de garantie

Les engagements de financement donnés correspondent aux montants restant à verser au titre des conventions de prêts signées, avec la clientèle ou avec les établissements de crédit.

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Engagements reçus

 

 

Engagements de garantie reçus de l’État français sur prêts

5 653 893

5 084 284

Engagements de garantie reçus d’établissements de crédit

362 303

431 456

dans le cadre de l’activité de crédit du Groupe

362 303

431 456

Engagements donnés

 

 

Engagements de financement en faveur d’établissements de crédit

2 156 916

2 588 677

Engagements de financement en faveur de la clientèle

16 342 440

16 758 075

Engagements de garantie donnés d’ordre d’établissement de crédit

340 606

452 268

Engagements de garantie donnés d’ordre de la clientèle

1 057 288

1 058 367

 

Le montant des engagements est inférieur à celui communiqué dans les comptes sociaux de l’AFD puisque les opérations pour compte de tiers (notamment pour compte État) ne sont pas prises en compte dans les comptes consolidés du Groupe.

 

6.2.4.3Autres notes : avantages au personnel et autres rémunérations

Les impacts globaux des avantages postérieurs à l’emploi sur les exercices 2024 et 2025 sont présentés dans le tableau ci-dessous :

En milliers d’euros

31 déc.-25

Impact Résultat

Impact capitaux propres

31 déc.-24

Impact Résultat

Impact capitaux propres

31 déc.-23

Provisions pour engagements sociaux

125 946

7 451

(14 254)

132 749

8 539

(8 389)

132 599

Régimes à prestations définies

124 628

7 430

(14 254)

131 451

8 543

(8 389)

131 298

Autres avantages à long terme

1 318

21

-

1 297

(4)

-

1 301

 

L’analyse de sensibilité aux principales hypothèses actuarielles retenues pour l’évaluation des régimes à prestations définies à la date de clôture est la suivante :

En millions d’euros

Retraite

en % d’évolution

Valeur actualisée de l’obligation au 31 déc.-25

 

 

  • Taux d’actualisation : 2,70 %

4,1

 

  • Taux de croissance annuel des salaires : 2,00 % AFD et 2,20 % TOM

 

 

  • Âge de départ en retraite : 63 ans à l’âge légal (non-cadres)/65 ans (cadres)

 

 

Sensibilité à l’hypothèse de taux d’actualisation

 

 

Variation du taux à 2,95 %

4,0

(1,3 %)

Variation du taux à 2,45 %

4,1

1,2 %

Sensibilité à l’hypothèse de profil de carrière

 

 

Variation du taux à 2,50 %

4,0

(1,3 %)

Variation du taux à 1,5 %

4,0

(1,3 %)

Sensibilité à l’hypothèse d’âge de départ en retraite

 

 

  • Majoration d’1 an (pour tous les cas de garantie)

 

 

  • Minoration d’1 an (pour tous les cas de garantie)

 

 

 

En millions d’euros

Frais Soins des agents à l’étranger

en % d’évolution

Mutuelle
 des retraités

en % d’évolution

IFC

en % d’évolution

Médaille
 du travail

en % d’évolution

Valeur actualisée de l’obligation 
au 31 déc.-25

14,1

 

102,4

 

18,6

 

1,3

 

  • Taux d’actualisation : 4,20 %

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Taux de croissance annuel des salaires : 2,00 % AFD et 2,20 % TOM

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Âge de départ en retraite : 63 ans à l’âge légal (non-cadres)/65 ans (cadres)

 

 

 

 

 

 

 

 

Sensibilité à l’hypothèse de taux d’actualisation

 

 

 

 

 

Variation du taux à 3,70 %

15,8

12 %

113,0

10 %

19,7

6 %

1,4

3 %

Variation du taux à 4,70 %

12,7

(10 %)

93,3

(9 %)

17,6

(5 %)

1,3

(3 %)

Sensibilité à l’hypothèse à la progression des salaires

 

 

 

 

 

Variation du taux à 2,50 % AFD et 2,70 % TOM

 

 

 

 

19,8

6 %

 

 

Variation du taux à 1,5 % AFD et 1,70 % TOM

 

 

 

 

17,5

(6 %)

 

 

Sensibilité à l’évolution de la consommation 2,00 % au 31 déc.-25

 

 

 

 

 

Variation du taux à 1,50 %

12,7

(10 %)

 

 

 

 

 

 

Variation du taux à 2,5 %

15,8

12 %

 

 

 

 

 

 

Sensibilité à l’évolution du pass 2,5 % au 31 déc.-25

 

 

 

 

 

Variation du taux à 2 %

 

 

93,2

(9 %)

 

 

 

 

Variation du taux à 3 %

 

 

113,2

10 %

 

 

 

 

 

Les prévisions d’engagements au 31 décembre 2026 sont les suivantes :

En milliers d’euros

Frais Soins des
 agents à l’étranger

Retraite

Mutuelle
 des retraités

IFC

Total régimes prest. définies

Médaille
 du travail

Total Global

Dette actuarielle au 31 déc.-25

14 116

4 053

102 449

18 614

139 232

1 318

140 550

Coût des services rendus en 2026

396

-

4 875

1 523

6 794

153

6 948

Coût financier sur 2026

609

109

4 508

790

6 017

57

6 074

Prestations à verser en 2025/transfert des capitaux constitutifs au titre des départs en 2026

(232)

(1 793)

(2 992)

(1 573)

(6 590)

(155)

(6 745)

Dette estimée au 31 déc.-26

14 889

2 370

108 840

19 355

145 453

1 374

146 827

L’évolution des engagements au cours de l’exercice 2025 est présentée dans le tableau ci-dessous :

En milliers d’euros

Frais Soins des
 agents à l’étranger

Retraite

Mutuelle
 des retraités

IFC

Total régimes prest. définies

Médaille
 du travail

Total Global

Variation de la valeur actualisée de l’obligation

 

 

 

 

Valeur actualisée de l’obligation au 1er janv.-25

14 640

4 202

108 418

18 475

145 735

1 298

147 033

Coût financier

542

116

4 092

675

5 424

49

5 473

Coût des services rendus au cours de l’exercice

424

-

5 239

1 550

7 212

156

7 369

Coût des services passés

-

-

-

-

-

-

-

Réductions/Liquidations

-

-

-

-

-

-

-

Prestations payées

(208)

(529)

(2 942)

(1 663)

(5 343)

(58)

(5 401)

Pertes (gains) actuariels

(1 281)

265

(12 357)

(423)

(13 797)

(126)

(13 923)

Évolution de périmètre entre AFD et IEDOM

-

-

-

-

-

-

-

Valeur actualisée de l’obligation au 31 déc.-25

14 116

4 053

102 449

18 614

139 232

1 318

140 550

Variation de la valeur des actifs du régime

 

 

 

 

Juste valeur des actifs au 1er janv.-25

-

14 284

-

-

14 284

-

14 284

Rendement attendu des actifs

-

393

-

-

393

-

393

Prestations payées

-

(529)

-

-

(529)

-

(529)

(Pertes) gains actuariels

-

457

-

-

457

-

457

Liquidations

-

-

-

-

-

-

-

Évolution de périmètre entre AFD et IEDOM

-

-

-

-

-

-

-

Juste valeur des actifs au 31 déc.-25

-

14 605

-

-

14 605

-

14 605

Limites du corridor

 

 

 

 

Gains (pertes) actuariels non reconnus au 1er janv.-25

-

-

-

-

-

-

-

Limites du corridor au 1er janv.-25

-

-

-

-

-

-

-

Gains (pertes) actuariels générés dans l’exercice

1 281

192

12 357

423

14 254

126

14 380

(Gains) pertes actuariels reconnus en résultat

-

-

-

-

-

(126)

(126)

(Gains) pertes actuariels N-1 reconnus en capitaux propres

-

-

-

-

-

-

-

(Gains) pertes actuariels N reconnus en capitaux propres

(1 281)

(192)

(12 357)

(423)

(14 254)

-

(14 254)

Gains (pertes) actuariels non reconnus au 31 déc.-25

-

-

-

-

-

-

-

Montants reconnus au bilan au 31 déc.-25

 

 

 

 

Valeur actualisée de l’obligation financée

-

4 053

-

-

4 053

-

4 053

Juste valeur des actifs financés

-

(14 605)

-

-

(14 605)

-

(14 605)

Valeur actualisée de l’obligation non financée

14 116

-

102 449

18 614

135 179

1 318

136 497

Situation nette

14 116

(10 552)

102 449

18 614

124 627

1 318

125 945

Gains (pertes) actuariels non reconnus

-

-

-

-

-

-

-

Provision au bilan

14 116

(10 552)

102 449

18 614

124 627

1 318

125 945

Montants reconnus dans le compte de résultat au 31 déc.-25

 

 

 

 

Coût des services rendus sur l’exercice

424

-

5 239

1 550

7 212

156

7 369

Coût des services passés

-

-

-

-

-

-

-

Coût financier sur l’exercice

542

116

4 092

675

5 424

49

5 473

Pertes (gains) actuarielles reconnues

-

-

-

-

-

(126)

(126)

Rendement attendu des actifs du régime

-

(393)

-

-

(393)

-

(393)

Coût des services reconnus

-

-

-

-

-

-

-

Effet des réductions/liquidations

-

-

-

-

-

-

-

Charge comptabilisée

966

(277)

9 330

2 225

12 244

79

12 323

Réconciliation du passif net entre ouverture et clôture

 

 

 

 

Passif au 1er janv.-25

14 640

(10 082)

108 418

18 475

131 451

1 298

132 748

Charge comptabilisée

966

(277)

9 330

2 225

12 244

79

12 323

Cotisations payées

-

-

-

-

-

-

-

Reclassement et autre (transfert)

-

-

-

-

-

-

-

Prestations payées par l’employeur

(208)

-

(2 942)

(1 663)

(4 813)

(58)

(4 872)

Éléments non recyclables en résultat

(1 281)

(192)

(12 357)

(423)

(14 254)

-

(14 254)

Passif net au 31 déc.-25

14 116

(10 552)

102 449

18 614

124 628

1 318

125 946

Variation du passif net

(524)

(470)

(5 969)

139

(6 823)

21

(6 802)

   

6.2.5Informations sur les risques

La Direction exécutive des Risques (DXR) a pour mission d’analyser, informer et conseiller les dirigeants effectifs (Direction générale) sur les risques encourus par les sociétés du Groupe.

Elle participe à la mise en œuvre des politiques, procédures, systèmes de mesure, de maîtrise, d’analyse et de suivi des risques. Elle veille à ce que les activités du Groupe et les risques associés soient cohérents avec les objectifs fixés, la politique de l’entreprise, son cadre d’appétence au risque et les dispositions réglementaires relatives à la gestion des risques.

Cette direction regroupe :

6.2.5.1Risque de crédit

Dispositif de mesure et de surveillance des risques

Le système de mesure et de surveillance des risques de crédit du Groupe est placé, au sein de la Direction exécutive des Risques, sous la responsabilité du département de Gestion des Risques Groupe (DRG).

Au sein du département de Gestion des Risques Groupe, la Division Crédit, Climat et Seconde opinion (CCS) a pour mission :

  • la validation des diligences relatives au risque de crédit et aux risques climatiques conduites par les services opérationnels, la cotation des contreparties non-souveraines, la détermination des groupes de rattachement et l’analyse financière de la contrepartie ainsi que l’évaluation de la structuration financière des opérations lors du cycle d’instruction des projets via la production de l’avis de Seconde Opinion règlementaire ;
  • la revue de Seconde Opinion. Elle porte un avis indépendant sur les projets présentés aux instances de décision sur les différentes dimensions du risque (crédit, opérationnel, de réputation) ;
  • la mise en œuvre du droit de suite au-delà des instances, lorsqu’un tel droit est sollicité par la Seconde Opinion avant l’octroi des projets, et la revue de l’actualisation du risque de crédit en amont des signatures de convention, à l’occasion des demandes de waivers et d’avenants et en cas de survenance d’événements significatifs défavorables ;
  • les revues annuelles des risques de crédit non-souverain de l’AFD, le suivi des emprunteurs sous surveillance (watchlist) et l’évaluation des niveaux de dépréciations individuelles (définition du taux de recouvrabilité des créances douteuses) ;
  • le développement des outils, méthodologies et formations – notamment au profit des services opérationnels – relatifs à l’évaluation des risques de crédit et des risques climatiques.

La Division Surveillance des Risques (DSR) a pour mission d’effectuer le suivi des risques financiers (crédit, contrepartie, marché, ALM…) sur le périmètre de consolidation (incluant filiales intégrées globalement (1) et participations mises en équivalence (2)) et d’en assurer la surveillance et la maîtrise. Elle est notamment chargée de réaliser le suivi continu des risques du Groupe en situation et en perspective, en assurant i) le secrétariat et l’animation des comités des risques (Coris), ii) le calcul trimestriel des provisions collectives du Groupe sur les concours en portefeuille et la mise à jour périodique des paramètres pris en compte dans ces calculs, et iii) le reporting des risques du Groupe à la Direction générale, au comité d’audit et des risques Groupe et au conseil d’administration. La division participe à la définition du cadre d’intervention en risques crédit (cadre de limites, tarification, nouveaux produits, indicateurs de crédit et de concentration du Cadre d’appétence aux risques…) et veille à son respect.

Le département Diagnostics Économiques et politiques publiques (ECO) rattaché à la Direction exécutive Innovations, Recherche et Savoirs (IRS) assure l’évaluation des risques pays (croissance, stabilité du système financier, finances publiques, équilibres extérieurs, situation sociopolitique) et des risques de crédit sur contreparties souveraines dans les géographies d’intervention du Groupe (analyse de la structure et niveau de la dette publique, exécution budgétaire, historique de paiement et déterminants structurels de la solvabilité, etc.).

Le comité des risques Pays et Souverains (Coris Pays) examine semestriellement les évolutions de la conjoncture économique et financière internationale, les évolutions des risques macro-économiques des pays d’intervention et les risques de crédit présentés par les agents du département Diagnostics Économiques et politiques publiques. Il valide la classification des risques pays et la classification des risques souverains.

Sur leurs périmètres d’activité, le comité des risques crédit (Coris Crédit) et le comité des risques de participations (Coris Participations) examine trimestriellement, pour le premier, et semestriellement, pour le second, le risque de concentration (Grands Risques), les expositions au regard du système de limites opérationnelles, la qualité des portefeuilles, les dépréciations/provisions et le coût du risque associé, les emprunteurs sous surveillance, l’application des procédures de recouvrement et le suivi de l’activité du périmètre de consolidation. Semestriellement, un point dédié au suivi des participations est réalisé.

Les comités des risques sont présidés par la directrice exécutive des Risques et comptent notamment, parmi leurs membres permanents, la Direction générale, les responsables des Directions exécutives en charge des Opérations, le directeur exécutif financier, le directeur des Risques de Proparco, le directeur du département Gestion des Risques Groupe et la responsable de la Fonction Seconde Opinion.

Le comité d’audit et des risques Groupe se réunit au moins trimestriellement, à la suite des comités des risques ou préalablement à la tenue d’un conseil d’administration. Il est chargé de procéder à un examen régulier des stratégies, politiques, procédures, systèmes, outils, situations des risques (notamment de crédit) et limites, de communiquer ses conclusions au conseil d’administration et de conseiller ce dernier sur la stratégie globale du Groupe en matière de risques de crédit.

Système de limites opérationnelles

Le système de limites opérationnelles s’applique aux produits (prêts, quasi-fonds propres, garanties données dont garanties Ariz, autres titres, participations) non garantis par l’État français et hors produits intégralement adossés à des subventions de l’État français (ex. facilité microfinance ou Ariz Prime). Il consolide les expositions nettes des provisions individuelles de l’AFD, Proparco et Fisea.

Le dispositif de limites de l’AFD comporte trois niveaux de suivi : réglementaire, interne, et un dispositif d’alerte dont l’objet est d’alerter avant le franchissement d’une limite avec un système d’information par escalade. Ce dispositif est revu annuellement lors de l’examen du Cadre d’appétence aux risques de l’Agence et de celui du système de limites opérationnelles.

Il se décline en deux axes principaux :

  • des limites et seuils d’alerte sur l’activité souveraine, par géographie (cf. tableau 1) ;
  • des limites sur l’activité non-souveraine, par géographie (cf. tableau 2), secteur et contrepartie.

 

  • Tableau 1 : Synthèse des limites et des indicateurs d’alerte de l’AFD pour le périmètre Grands Risques (souverain + rattachements)

Sauf mention contraire, les % s’appliquent aux fonds propres Grands Risques (FPGR)(3).

 

Dispositif de limites

Dispositif d’alertes

Obligations réglementaires

Obligations internes

Type d’exposition/encours considéré

Exposition signée

Exposition signée

Exposition signée et restes-à-signer et nouveaux octrois

Suivi de l’activité souveraine par géographie

Limite « Grands risques » (1)

Plafond : 25 %

Déclaration en tant que « Grands risques » lorsque l’exposition dépasse 300 M€

24 % d’exposition

24 % → une alerte est donnée au conseil d’administration

21 % → une alerte est donnée au Comex (2)

Système d’alerte souverain

 

 

Si l’indicateur d’exposition sur FPGR ou si les trois indicateurs d’exposition sur PIB/dette/exports dépassent les seuils associés → une discussion s’engage avec la Direction générale du Trésor (DGT) préalablement à tout nouvel octroi

  • Avec le 1er groupe non-souverain public rattaché à l’administration centrale.
  • Comité exécutif.

 

  • Tableau 2 : Synthèse des limites et des indicateurs d’alerte de l’AFD pour le périmètre non-souverain

 

Dispositif de limites

Dispositif d’alertes

Obligations réglementaires

Obligations internes

Type d’exposition/encours considéré

Exposition signée

Exposition signée

Exposition signée et restes-à-signer et nouveaux octrois

Suivi de l’activité 
non-souveraine

Limite par géographie (1)

 

30 % d’exposition brute 15 % sur le secteur bancaire

 

Limite par contrepartie (et groupe de contrepartie)

Plafond : 25 %

Déclaration en tant que « Grands risques » lorsque l’exposition dépasse 300 M€

8 % pour une contrepartie individuelle (2) 

12 % pour un groupe de contrepartie

Information du conseil d’administration spécifique pour les dépassements « subis » (3)

  • Sans les expositions non-souveraines rattachées à l’administration centrale.
  • Pas d’octroi sur des contreparties dont la cotation est < à CCC.
  • En cas d’évolutions défavorables des taux de change ou d’une dégradation de la qualité d’une contrepartie en portefeuille, seul l’organe de surveillance (conseil d’administration) est habilité à autoriser un octroi en situation de dépassement de limite sous réserve du respect permanent de la contrainte prudentielle.

Au sein de la Direction exécutive des Risques (DXR), la division « Surveillance des risques (DSR) » est responsable de la surveillance des risques de crédit et du suivi des limites pour le groupe AFD. Le pôle « Suivi des risques Groupe et reporting (SRG) », rattaché à DSR, élabore la base des données qui permet de calculer les Grands Risques déclarés trimestriellement et de surveiller les limites fixées par le conseil d’administration. Le pôle SRG élabore le cartouche de contrôle des limites avant octroi qui est inséré, pour chaque concours, dans les notes aux instances de décision de l’AFD (ces derniers étant systématiquement visés par DSR), assurant ainsi le suivi en continu du niveau des Grands risques et des limites de crédit.

Chaque trimestre, une revue des limites Grands risques et opérationnelles est présentée au comité des risques dont la Direction générale est membre permanent, et au comité d’audit et des risques Groupe.

1) Limites Grands risques

La limite réglementaire des « Grands Risques » établit un plafond d’expositions signées consolidées par tiers ou groupe de tiers rattachés de 25 % des fonds propres éligibles. Les fonds propres consolidés au 31 décembre 2025 s’élevant à 10 362 M€, la limite réglementaire des Grands Risques s’établit ainsi à 2 590 M€.

Pour anticiper tout risque de dépassement, deux limites internes ont été mises en place :

  • le seuil de tolérance fixée à 24 % (2 487 M€) des fonds propres dont le dépassement fait l’objet d’une note d’alerte à destination du conseil d’administration ; et
  • le seul d’alerte préventif fixé à 21 % (2 176 M€) des fonds propres dont le dépassement fait l’objet d’une note d’une information de la Direction exécutive des Risques au comité exécutif (Comex).

Si on intègre les projets non encore signés, afin de permettre un pilotage prospectif de l’activité, le seuil d’alerte préventif pour la limite Grands Risques a été dépassé pour six géographies (l’Indonésie, l’Inde, la Colombie, l’Égypte, le Maroc et le Mexique).

Le seuil de tolérance a été respecté tout au long de l’année.

Conformément aux procédures de l’AFD, ces dépassements ont donné lieu à des notes d’alerte au Comex en fonction des seuils, en amont des instances d’octroi.

2) Limites non souveraines
Limites par géographie

Les limites géographiques non souveraines intègrent l’ensemble des expositions non pondérées dans les pays étrangers du portefeuille sur les entités non souveraines à l’exception des expositions rattachées à l’administration centrale intégrées dans la limite Grands Risques. Le plafond par géographie est fixé à 30 % des fonds propres Grands Risques soit 3 108 M€ au 31 décembre 2025. Le seuil d’alerte préventif dont le dépassement fait l’objet d’une information de la Direction exécutive des Risques au comité exécutif (Comex) est fixé à 25 % des fonds propres « Grands Risques » soit 2 590 M€ au 31 décembre 2025.

Limite tiers inconnu

En application de l’article 390 (8) du CRR et du règlement délégué 1187/2014 du 2 octobre 2014, lorsque le débiteur n’est pas identifié (4), les expositions (notamment liées aux organismes de placement collectif) sont assignées à la catégorie « client inconnu » qui constitue une contrepartie soumise à une limite interne fixée à 24 % des fonds propres Grands Risques soit 2 487 M€ au 31 décembre 2025.

Limite sectorielle

Une limite sur les établissements de crédit est déclinée par géographie à hauteur de 50 % de la limite géographique non souveraine (soit 15 % des fonds propres Grands Risques, soit 1 554 M€ au 31 décembre 2025). Cette limite est calculée trimestriellement en date d’arrêté à partir de l’assiette d’exposition utilisée pour valoriser la limite géographique non souveraine.

Limites par groupe de contreparties liées

La limite non souveraine par groupe de contreparties liées est exprimée en risque pondéré sur les entités composant le Groupe, en fonction de la notation de crédit desdites entités avec un plafond de 12 % des fonds propres Grands Risques soit 1 243 M€ au 31 décembre 2025.

Celle applicable à une contrepartie est également fixée en risque pondéré à 8 % des fonds propres Grands Risques soit 829 M€ au 31 décembre 2025. Les pondérations par nature d’instrument sont également précisées et modulent les limites à due proportion.

Suivi des risques sur contreparties souveraines

L’État français assure la prise en charge des impayés relatifs à l’activité souveraine via un compte de réserve doté à fin 2025 de 1 736 M€.

Les agences locales mettent en œuvre des mesures de relance et de sanction à compter de la date d’exigibilité de la créance (ou de la notification de l’appel de la garantie de l’État pour les créances garanties). L’AFD peut dans ce cadre solliciter l’envoi d’une lettre de relance par le Secrétariat du Club de Paris.

Les créanciers officiels bilatéraux membres du Club de Paris passent en revue leurs arriérés enregistrés sur leurs créances souveraines lors de réunions mensuelles appelées Tour d’horizon. L’AFD y participe sous couvert du ministère des Finances français. Le cas échéant, le Club de Paris peut accorder, aux États débiteurs, des restructurations et annulations de dette, restructurations pouvant concerner des créances de l’AFD. L’impact financier de ces mesures sur l’AFD est pris en charge par l’État français. En complément du compte de réserve, l’AFD est indemnisée par l’État à hauteur des créances souveraines annulées dans le cadre d’annulations décidées par l’État soit dans le cadre d’accords en Club de Paris soit du fait de décisions bilatérales.

Le groupe AFD prend en compte le calibrage du compte de réserve en mécanisme d’atténuation du risque de crédit pour aligner les approches comptables et prudentielles.

Suivi des risques sur contreparties non-souveraines

Au sein de la Direction géographique en charge des Opérations (GEO), le département Gestion de Portefeuille et Qualité (GEP) suit les prêts non-souverains à partir du premier versement (contrôle des engagements financiers des contreparties dits covenants, suivi du recouvrement et gestion des waivers, avenants et restructurations) et le département Connaissance Réglementaire de la Contrepartie (CRC) assure l’alimentation et la mise à jour trimestrielle des dossiers permanents de crédit.

Les Fiches d’évaluation des risques (FER), qui contiennent les rubriques des méthodologies de cotation, sont mises à jour annuellement par les agences locales avec l’appui éventuel des chargés de Suivi de Portefeuille Régional (ou les structures opérationnelles du Siège pour les risques multipays). Les mises à jour annuelles des Fiches d’évaluation des risques sont réalisées au fil de l’eau en fonction de la date de disponibilité des états financiers des contreparties et de délais différenciés qui ont été établis selon une approche par les risques. Les Fiches d’évaluation des risques peuvent également être mises à jour indépendamment des cycles de revue annuelle à l’occasion d’une nouvelle instruction ou de la signature d’une convention de crédit (5) ainsi qu’en cas de revue de la notation pays ou souveraine du pays de la contrepartie ou d’évènement majeur impactant la qualité de l’emprunteur.

L’exercice comprend les étapes suivantes :

  • collecte et contrôle des données qualitatives et financières (documentation comptable, derniers comptes sociaux disponibles, appréciation qualitative de l’emprunteur et/ou du bénéficiaire et de la situation des concours) ;
  • visite et entretien avec la contrepartie ;
  • actualisation des informations qualitatives (contexte local, gouvernance, organisation interne…) ;
  • établissement de la grille d’évaluation, des tableaux d’analyse et de calcul des ratios financiers et prudentiels ;
  • proposition de cotation intrinsèque qui est ensuite croisée de manière automatique avec le risque pays ;
  • évaluation motivée d’un éventuel niveau de soutien de l’actionnaire ;
  • détermination de la note de crédit sur la base du croisement de la note intrinsèque avec le risque pays, du niveau de soutien de l’actionnaire et d’un éventuel dire d’expert.

Les chargés d’affaires du département Gestion de Portefeuille et Qualité (GEP) pour les tiers suivis post 1er versement ainsi que les Responsables Pays effectuent un contrôle de premier niveau. Les analystes crédit de la Division Crédit, Climat et Seconde opinion assurent un contrôle de second niveau et valident les notes de crédit.

Les tiers présentant un impayé supérieur à 90 jours (180 jours pour les collectivités locales d’Outre-mer) ou un risque de crédit avéré sont déclassés en « douteux » (note de crédit D+ ou inférieure). Des dépréciations individuelles sur les concours correspondants sont estimées en prenant en compte les garanties associées.

Suivi de la watchlist

Les emprunteurs représentant un risque de crédit élevé, par leur probabilité de défaut (notamment tous les tiers douteux), font l’objet d’une surveillance particulière matérialisée par une watchlist (liste des contreparties sous surveillance) : une fiche watchlist permet en particulier de récapituler les informations clés relatives à chacun des tiers (encours, restes-à-verser, impayés, note de crédit, actualité, provisions).

La watchlist et les fiches correspondantes sont actualisées trimestriellement par les chargés d’affaires assurant la gestion des dossiers (GEO (6) ou JUR/JIN). Il s’agit du contrôle de premier niveau. Les analystes crédit de la Division Crédit, Climat et Seconde Opinion assurent le contrôle de second niveau et valident les propositions d’évolution de la watchlist (entrée, sortie, maintien) ainsi que le niveau de provisionnement individuel proposé (stage 3). La watchlist est ensuite communiquée au comité des risques (Coris) – qui passe en revue l’actualité des dossiers, valide les entrées ou sorties ainsi que les mouvements au sein de la watchlist telles que proposées par la Division Risques de Crédit, Climatiques, 2de Opinion (CCS) et arbitre en cas de désaccord entre les opérationnels et les risques.

Le Coris peut également placer certaines affaires sous suivi juridique, autoriser des dérogations aux procédures de recouvrement et valider les passages en perte. Il existe trois niveaux de watchlist :

  • les emprunteurs sous surveillance simple (watchlist de niveau 1) ;
  • les concours en restructuration et douteux (watchlist de niveau 2) ;
  • les affaires précontentieuses, à compter du prononcé de la déchéance du terme, et contentieuses dès l’engagement d’une procédure judiciaire (watchlist de niveau 3).

L’inscription en watchlist d’un tiers est proposée au comité des risques (Coris) sur la base des critères suivants :

 

Watchlist de niveau 1

Watchlist de niveau 2

Watchlist de niveau 3

Tiers présentant des impayés réels matériels supérieurs à 30 jours sur l’un au moins des concours

Tiers douteux

Tiers dont au moins un concours est en contentieux (arbitral ou judiciaire)

Tiers avec dégradation de la notation de crédit (encours > 2 M€ pour les collectivités locales ultramarines (y compris syndicats mixtes) et 500 k€ pour toutes les autres contreparties)

Tiers dont l’un au moins des concours est en cours de restructuration

Tiers dont au moins un concours est en précontentieux

Tiers en période probatoire post-restructuration de 24 mois

 

Tiers en procédure d’insolvabilité (préventive ou collective)

Tiers soumis à des événements significatifs défavorables

 

 

 

La sortie de watchlist est proposée au Coris sur la base des critères suivants :

  • résolution des critères ayant entraîné la mise sous surveillance, et des éventuels nouveaux critères apparus pendant la surveillance :
    • si critères impayés : règlement des impayés et non apparition de nouveaux impayés sur 2 échéances consécutives,
    • si critère notation : sortie du douteux ou stabilité ou amélioration de la note de crédit sur les 24 derniers mois pour les contreparties saines (avec une condition supplémentaire d’amélioration de la note de crédit à B- a minima pendant cette période de 24 mois pour les contreparties anciennement pré-douteuses, soit notées en CCC),
    • si critère restructuration : fin de la période probatoire de 24 mois ;
  • retour au respect des engagements contractuels ;
  • maîtrise des impacts des événements significatifs défavorables ayant conduit à la mise ou au maintien sous-surveillance.

Le seul respect des critères de sortie n’entraîne pas la sortie automatique, elle reste conditionnée au dire d’expert.

Classement des encours selon les différents stages de dégradation

En conformité avec les normes IFRS, l’AFD a mis en place un mécanisme de provisionnement collectif de ses encours sains. Le niveau des dépréciations est déterminé pour chaque contrat, en fonction de l’évolution du risque de crédit depuis la signature. Ainsi, en date d’arrêté, chaque contrat est classé dans une catégorie de risque selon qu’il a subi ou non une détérioration significative du risque de crédit depuis sa comptabilisation initiale :

  • stage 1 : cette catégorie regroupe les encours sains des tiers dits non détériorés, à savoir ceux ne présentant aucun des critères de dégradation significative du stage 2 ou de défaut du stage 3 explicités ci-après ;
  • stage 2 : cette catégorie regroupe les encours sains des tiers dits détériorés, à savoir :
    • les concours liés aux garanties Ariz, et
    • les encours (bilan et hors-bilan) ayant subi une dégradation significative de leur risque de crédit depuis l’origine.
    • Cette détérioration significative du risque est matérialisée par la présence d’au moins un des critères suivants :
      • dégradation significative de la notation interne de la contrepartie entre l’état à l’initiation du contrat et l’état actuel,
      • mise sous surveillance de la contrepartie (watchlist), et
      • plus de 30 jours d’impayés.
Estimation des dépréciations et provisions sur les encours sains

Le modèle utilisé pour l’estimation des pertes de crédit varie en fonction du stage auquel l’encours est rattaché et du type d’encours concerné. Des dépréciations et provisions sont calculées sur les prêts non-souverains octroyés par l’AFD, sur les titres de dettes, sur les garanties financières ainsi que sur les restes à verser signés (en déterminant un facteur de conversion et en estimant les remboursements anticipés).

  • Pour les concours du stage 1, les provisions sont basées sur le calcul de la perte attendue à 1 an qui tient compte de la probabilité de défaut (variant notamment en fonction de la note de crédit), de la perte en cas de défaut, de l’exposition en cas de défaut (variant en fonction de la durée résiduelle et du facteur de conversion pour les expositions hors-bilan).
  • Pour les concours du stage 2, la détermination des dépréciations ou provisions repose sur la même méthodologie de calcul toutefois en considérant un horizon de calcul à maturité (au lieu d’un an).

Les provisions et dépréciations sont calculées chaque trimestre par la Division de Surveillance des Risques. Elles font l’objet d’un plan de contrôle et d’une analyse des évolutions. Au 31 décembre 2025, les provisions collectives du Groupe s’élèvent à 724,1 M€ (dont 365,4 M€ de calibrage du compte de réserve) dans les comptes consolidés (hors opérations de marché).

Le modèle fait, en outre, l’objet d’une revue régulière. Pour 2025, les travaux ont porté sur la revue des séries de probabilités de défaut sur le portefeuille du Groupe et d’une mise à jour des taux de remboursement anticipé de Proparco.

Le modèle de calcul des pertes de crédit attendues sur les expositions saines des contreparties non-souveraines a été complété par la prise en compte des perspectives économiques des différents pays d’intervention (forward-looking). Cette prise en compte repose sur le croissement de trois indicateurs pour tous les pays de la zone d’intervention :

  • les perspectives de croissance du PIB établies par le FMI ;
  • les perspectives des agences de notation ; et
  • le degré de soutenabilité de la dette publiée par la Banque mondiale.

Le croisement de ces 3 indicateurs (avec des pondérations pour chaque valeur d’indicateur) conduit à définir deux listes de pays, selon deux scenarii distincts, qui sont soumises pour revue à dire d’expert au niveau du Groupe. La pondération de ces deux scenarii conduit à un impact final du forward looking sur le niveau des provisions collectives du Groupe.

Principe de provisionnement individuel

Le stage 3 : cette catégorie regroupe les encours dits douteux, à savoir les encours (bilan et hors-bilan) des tiers présentant :

  • un impayé significatif supérieur à 90 jours ; un impayé significatif est déterminé par les deux critères cumulatifs suivants :
    • la somme des impayés sur l’ensemble des obligations de crédit excède 500 euros,
    • la somme des impayés sur l’ensemble des obligations de crédit est supérieure à 1 % de l’ensemble des obligations de crédit du tiers (hors reste à verser et prise de participation en capital) ;
  • un risque de crédit avéré ; ou
  • un crédit restructuré (forborne) avec un impayé de plus de 30 jours et/ou une 2e pratique moratoire (forbearance) pendant sa période de probation.

La contagion du caractère douteux est appliquée à tous les concours du tiers concerné.

Les décisions de provisionnement individuel sur les encours douteux sont prises dans le cadre du suivi trimestriel des emprunteurs mis sous surveillance. La fiche watchlist résume les principaux éléments affectant la qualité de crédit de l’emprunteur et consigne les modalités de provisionnement individuel retenues. Ces propositions de provisionnement individuel sont présentées en Coris et sont revues chaque trimestre. Au 31 décembre 2025, les provisions individuelles Groupe s’élèvent à 1 539,7 M€ (dont 1 071,5 M€ de calibrage du compte de réserve).

Exposition maximale au risque de crédit (pour compte propre)

Au total, l’encours brut consolidé des risques du Groupe s’élève à 57,4 Md€ au 31 décembre 2025 dont 49,6 Md€ dans les pays étrangers, et 7,8 Md€ dans l’Outre-mer y compris les prêts garantis par l’État français (contre 54,7 Md€ au 31 décembre 2024).

L’encours douteux du groupe de l’AFD (y compris ceux garantis par l’État) s’établit à 4,0 Md€ au 31 décembre 2025, dont 3,0 Md€ d’encours douteux souverain et 1,0 Md€ d’encours douteux non-souverain. L’encours douteux non-souverain est couvert par des dépréciations et des provisions à hauteur de 0,5 Md€, soit un taux de couverture de 48,0 %.

 

  • Antériorité des impayés

La situation des impayés sur prêts et créances du groupe AFD s’analyse comme suit à la date de clôture.

En millions d’euros

Encours + ICNE

Provisions consolidées

Impayés

Stage 1

44 164

163

14

Stage 2

9 013

421

19

Stage 3

3 997

1 210

240

Autres

222

-

-

Total 

57 395

1 794

273

Concentration du risque de crédit
  • Prêts financiers au coût amorti

Non souverains

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (Investissement)

7 809 292

546 572

-

8 355 864

8 298 773

534 234

-

8 833 007

de BB+ à CCC (Spéculatif)

8 064 922

4 899 147

-

12 964 069

7 065 450

4 189 944

-

11 255 394

Sans objet (1)

583 292

-

-

583 292

584 961

-

-

584 961

Douteux

-

-

953 887

953 887

-

-

894 001

894 001

Total

16 457 506

5 445 719

953 887

22 857 112

15 949 184

4 724 178

894 001

21 567 362

  • Les actifs sans objets concernent des enveloppes octroyées en attente d’affectation à un bénéficiaire final.

 

Souverains

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (RC1 à RC2)

9 693 105

125 813

17 504

9 836 422

9 178 229

113 255

21 394

9 312 878

de BB+ à CCC (RC3, RC4, RC5)

16 552 201

3 208 545

387 072

20 147 818

16 507 921

3 304 314

457 352

20 269 587

Sans objet (1)

-

-

-

-

-

-

-

-

Douteux (RC6)

-

-

2 569 517

2 569 517

-

-

1 587 426

1 587 426

Total

26 245 306

3 334 358

2 974 093

32 553 757

25 686 150

3 417 569

2 066 172

31 169 891

  • Les actifs sans objets concernent des enveloppes octroyées en attente d’affectation à un bénéficiaire final.

 

  • Titres à la juste valeur par les autres éléments du résultat global recyclables ou au coût amorti

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (Investissement)

5 046 927

-

-

5 046 927

4 069 852

-

-

4 069 852

de BB+ à CCC (Spéculatif)

758 985

5 662

-

764 646

557 170

6 785

-

563 955

Sans objet (1)

-

-

-

-

-

-

-

-

Douteux

-

-

559

559

-

-

950

950

Total

5 805 912

5 662

559

5 812 132

4 627 021

6 785

950

4 634 757

  • Les actifs sans objets concernent des enveloppes octroyées en attente d’affectation à un bénéficiaire final.

 

  • Engagements de financement

Non souverains

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (Investissement)

1 565 621

26 888

-

1 592 508

1 490 465

2 200

-

1 492 665

de BB+ à CCC (Spéculatif)

2 849 562

174 133

-

3 023 695

3 000 747

256 824

-

3 257 571

Sans objet (1)

81 183

-

-

81 183

112 408

-

-

112 408

Douteux

-

-

101 038

101 038

-

-

136 723

136 723

Total

4 496 365

201 021

101 038

4 798 423

4 603 620

259 024

136 723

4 999 367

  • Les actifs sans objets concernent des enveloppes octroyées en attente d’affectation à un bénéficiaire final.

Souverains

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (RC1, RC2)

2 587 799

-

-

2 587 799

3 043 230

-

-

3 043 230

de BB+ à CCC (RC3, RC4, RC5)

8 692 532

1 042 631

95 000

9 830 163

9 083 472

1 211 653

95 000

10 390 125

Sans objet (1)

-

-

-

-

-

-

-

-

Douteux (RC6)

-

-

1 165 840

1 165 840

-

-

561 681

561 681

Total

11 280 331

1 042 631

1 260 840

13 583 802

12 126 702

1 211 653

656 681

13 995 036

  • Les actifs sans objets concernent des enveloppes octroyées en attente d’affectation à un bénéficiaire final.

 

  • Engagements de garantie

En milliers d’euros

Au 31 déc.-25

Au 31 déc.-24

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Actifs sains

Actifs douteux

Total

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Notation

 

 

 

 

 

 

 

 

de AAA à BBB- (Investissement)

94 658

-

-

94 658

10 651

-

-

10 651

de BB+ à CCC (Spéculatif)

789 221

442 930

-

1 232 151

898 548

497 095

-

1 395 643

Sans objet

-

-

-

-

-

-

-

-

Douteux

-

-

55 160

55 160

-

-

61 290

61 290

Total

883 879

442 930

55 160

1 381 969

909 199

497 095

61 290

1 467 584

 

Exposition au risque de crédit : Variation des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes sur la période

Les corrections de valeur pour pertes correspondent aux dépréciations sur actifs et aux provisions sur engagement hors-bilan comptabilisées en résultat net (Coût du risque) au titre du risque de crédit.

 

En milliers d’euros

Stage 1

Stage 2

Stage 3

Total

Provisions au 31 déc.-24 
Activité + Paramètres + Provisions exceptionnelles

100 827

289 606

495 872

886 305

Nouvelles signatures

29 476

10 042

248

39 766

Expositions éteintes

(5 950)

(4 478)

(25 175)

(35 602)

Variation d’exposition ou notation

(17 494)

(42 707)

(99 717)

(159 917)

Changement de stage

(12 819)

(515)

59 757

46 422

Autres

-

(204)

37 115

36 910

Retraitement IFRS

-

-

-

-

Total variation de provisions activité

(6 786)

(37 863)

(27 771)

(72 421)

Total variation des mises à jour 
des paramètres IFRS 9

5 922

10 721

 

16 643

Total variation de provisions 
exceptionnelles (FWL, Ariz)

9 814

(13 540)

 

(3 726)

Provisions au 31 déc.-25 Activité 
+ Paramètres + Provisions exceptionnelles

109 776

248 924

468 101

826 801

Calibrage du compte de réserve

96 955

268 458

1 071 550

1 436 963

Total des provisions au 31 déc.-25

206 731

517 383

1 539 650

2 263 764

 

6.2.5.2Risque de liquidité

La liquidité représente la capacité de l’établissement à financer l’augmentation des actifs et à faire face à ses obligations lorsqu’elles arrivent à échéance. La liquidité doit permettre au Groupe de faire face à ses engagements, y compris dans des contextes défavorables (crise, tensions sur les marchés financiers etc.). Le groupe AFD, y compris sa filiale Proparco, ne reçoit pas de dépôts ni de fonds remboursables du public. Son modèle de financement se base essentiellement sur des emprunts de marché, moyen et long terme ; la liquidité revêt un caractère prioritaire face à l’objectif de rendement du Groupe, qui consiste en la maîtrise du coût de la ressource et la minimisation du coût de portage. Ce modèle est la traduction de l’aversion au risque de refinancement et au risque de liquidité de l’établissement, risques surveillés dans le cadre de la gestion de bilan, tant pour l’AFD que pour Proparco.

Le cadre d’appétence aux risques du Groupe retient principalement deux indicateurs afin de suivre le risque de liquidité :

  • l’indicateur de liquidité standard : il permet au Groupe de mesurer l’horizon sur lequel il pourra faire face à ses engagements sans lever de ressources nouvelles. La valeur cible de cet indicateur est comprise entre 9 et 12 mois ;
  • l’indicateur de liquidité stressé : il permet au Groupe d’encadrer le risque de liquidité en situation de stress. Le seuil minimal de cet indicateur est de 4 mois ;
  • le coefficient de liquidité : il s’agit d’un indicateur règlementaire (arrêté du 5 mai 2009) reporté sur une base trimestrielle. C’est le rapport entre les liquidités (ressources mobilisables) et exigibilités (engagements à respecter) à un mois. Il détermine la capacité de l’AFD à mobiliser la ressource nécessaire pour faire face à ses engagements immédiats. Cet indicateur doit être supérieur à 100 %.

L’AFD est dotée d’un programme Euro Medium Term Notes (EMTN) d’un montant maximum de 70 000 M€ permettant de réaliser des opérations de financement avec des contraintes allégées d’information financière. La prévention du risque de liquidité à court terme s’appuie sur un programme de titres négociables à court terme (« NEU CP ») d’un montant de 8 000 M€, dont 4 000 M€ en cas de déclenchement du Plan de Financement d’Urgence. Un programme de titres négociables à moyen terme (« NEU MTN ») de 2 000 M€ existe également.

L’AFD dispose également d’un portefeuille de titres obligataires de bonne qualité, qui constitue une réserve de liquidité mobilisable par des mises en pension dans le marché. L’encours en notionnel de ces portefeuilles s’élève à 2 781 M€ au 31 décembre 2025.

Le dispositif de mesure et de suivi du risque de liquidité comprend à la fois les ratios réglementaires et des indicateurs internes. Les différents indicateurs de mesure et de suivi du risque de liquidité mettent en évidence une exposition très modérée au risque de liquidité.

 

Maturités résiduelles contractuelles

en milliers d’euros

Inférieures
 à 3 mois

de 3 mois
 à 1 an

de 1 an
 à 5 ans

Supérieures
 à 5 ans

Valeur comptable au 31 déc.-25

Passif

 

 

 

 

 

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

-

23

25 225

115 190

140 439

Dérivés utilisés à des fins de couverture (passifs)

106 752

50 702

1 249 850

2 697 745

4 105 049

Passifs financiers évalués au coût amorti

4 440 540

5 276 931

22 306 700

23 175 146

55 199 317

 

 

 

6.2.5.3Risque de change

Le risque de change est le risque de perte sur les instruments financiers et sur la marge, lié à une évolution défavorable des taux de change.

La politique générale de l’AFD consiste à couvrir systématiquement les prêts réalisés en devises étrangères par des opérations de cross-currency swaps permettant d’échanger les flux futurs en devises contre des flux futurs en euros. Les opérations de financement réalisées dans des devises autres que l’euro font également l’objet d’opérations de cross-currency swaps.

L’AFD ne détenant pas de positions spéculatives, le risque de marché se résume au risque de change.

Le risque de taux de change peut être mesuré à partir d’une analyse de la sensibilité : une hausse du cours des devises contre l’euro de 10 % a un impact sur le résultat estimé à un montant de - 14,2 M€ (+ 14,2 M€ pour une baisse de 10 %), la sensibilité au cours des devises provenant essentiellement du dollar.

Pour information, le groupe AFD s’impose une limite interne validée par le conseil d’administration du 24 avril 2025 : l’exposition par devise ne doit pas dépasser 1,5 % des fonds propres règlementaires, sachant que l’exposition globale doit rester inférieure à 3 % de ce même montant de fonds propres. Cette politique interne permet de minimiser le risque de change (hors participations, provisions et impayés).

Les couvertures de juste valeur modifient le risque induit par les variations de juste valeur d’un instrument à taux fixe causées par des changements de taux d’intérêt. Ces couvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variables.

Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes.

Dans la pratique, les ressources levées par l’AFD (émissions obligataires à taux fixe) ne sont pas immédiatement « affectées » au refinancement d’opérations de prêts dans le cadre du régime Ressources à Conditions Ordinaires (RCO). Les ressources ainsi levées accroissent donc, dans un premier temps, le volume de la trésorerie de l’AFD placée à taux variable. Afin de supprimer le risque de taux, l’AFD met en place, concomitamment à la levée de l’emprunt obligataire, un swap d’émission permettant de rendre variable le service de la dette sur la totalité de la durée de l’emprunt.

Ce n’est que lorsque les prêts sont effectivement décaissés sur une base révisable que les emprunts sont affectés, pour les besoins de la gestion du bilan de l’AFD et pour un montant correspondant au CRD du prêt émis au canton RCO.

L’AFD décompose les encours des prêts des cantons RCO par bande de maturité trimestrielle et sur la base de leur échéance contractuelle.

Afin de figer la bonification versée par l’État français, l’AFD « refixe » la ressource lors des décaissements des prêts par un swap de taux « taux fixe/taux révisable » (TF/TR). Le notionnel du swap est donc fonction des encours en capital non échus du canton RCO. Étant affectée à un ensemble de prêts (canton RCO) et non unitairement, cette opération est qualifiée de macro-couverture.

 

6.2.5.4Respect des ratios réglementaires

Tous les ratios réglementaires sont respectés par le Groupe au 31 décembre 2025.

 

6.2.6Informations complémentaires

6.2.6.1Participations détenues sur fonds gérés

L’AFD détient dans trois sociétés (Cidom, Fides et Fidom), des participations sur fonds gérés. Ces participations, suivies au coût d’acquisition, ne sont pas enregistrées au bilan. Souscrites pour le compte de l’État sur fonds publics mis à la disposition de l’AFD, ces participations ne sont pas prises en compte dans les pourcentages de contrôle et d’intérêt et ne sont donc pas consolidées dans les comptes.

Origine des fonds au 31 déc.-25

Nombre de participations

Valeur d’acquisition

en milliers d’euros

Caisse d’investissement des DOM (Cidom)

1

463

Fonds d’investissement & de développement économique et social (Fides)

3

625

Fonds d’investissement des DOM (Fidom)

1

91

Autres ressources État

-

-

Total

5

1 180

 

6.2.6.2Transactions entre parties liées

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Groupe AFD

Sociétés mises
 en équivalence

Groupe AFD

Sociétés mises
 en équivalence

Crédits

1 050 727

-

415 205

-

Autres actifs financiers

-

-

-

-

Autres actifs

-

-

-

-

Total des actifs avec les entités liées

1 050 727

-

415 205

-

Dettes

-

1 050 727

-

415 205

Autres passifs financiers

-

-

-

-

Autres passifs

-

-

-

-

Total des passifs envers les entités liées

-

1 050 727

-

415 205

Intérêts, produits et charges assimilés

(5 182)

5 182

13 373

(13 373)

Commissions

-

-

-

-

Résultat net sur opérations financières

-

-

-

-

Produits nets des autres activités

-

-

-

-

Total du PNB réalisé avec les entités liées

(5 182)

5 182

13 373

(13 373)

 

6.2.6.3Rémunération des principaux dirigeants

Conformément à la loi n° 2005-842 du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l’économie figurent ci-après les rémunérations versées en 2025 à chaque mandataire social.

La rémunération brute annuelle allouée aux principaux dirigeants s’élève à 569 860 € :

  • Rémy Rioux, directeur général (début de mandat le 2 juin 2016) : 255 150 € ;
  • Bertrand Walckenaer, directeur général adjoint (début de mandat le 14 février 2019) : 187 285 € ;
  • Marie-Hélène Loison, directrice générale adjointe (début de mandat le 8 juillet 2021 et fin de mandat le 29 août 2025) : 96 277 € ;
  • Tristan Mouline, directeur général délégué (début de mandat le 23 octobre 2025) : 31 148 €.

Il n’y a pas d’avantage en nature ni de régime de retraite particulier, de stock-option pour les mandataires sociaux de l’AFD.

  

6.2.6.4Informations sur les États ou territoires non coopératifs

L’article L511-45 du Code monétaire et financier (modifié par Ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014-art.3) impose aux établissements de crédit de publier en annexe de leurs comptes annuels des informations sur leurs implantations dans les États ou territoires qui n’ont pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.

La loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires élargit la liste des informations requises par les banques sur leurs implantations dans les ETNC.

L’arrêté du 3 février 2023 modifiant l’arrêté du 12 février 2010 pris en application du deuxième alinéa du 1 de l’article 238-0 A du Code général des impôts, a modifié la liste des états ou territoires non coopératifs.

Le groupe AFD ne détient, au 31 décembre 2025, aucune implantation dans les États ou territoires non coopératifs.

 

6.2.6.5 Honoraires des commissaires aux comptes

Conformément au décret n° 2008-1487 du 30 décembre 2008, le groupe AFD présente le tableau des honoraires de commissariat aux comptes pour l’année 2025 du groupe AFD. Ont été pris en compte les honoraires mentionnés sur les lettres de mission. Ces honoraires sont facturés au titre du contrôle légal des comptes :

 

Honoraires HT – Exercice 2025

KPMG

BDO

Total

AFD

242 460 €

268 840 €

511 300 €

Proparco

88 000 €

88 000 €

176 000 €

Expertise France

-

67 300 €

67 300 €

Sogefom

-

33 000 €

33 000 €

Fisea

24 000 €

-

24 000 €

Bredev

5 000 €

-

5 000 €

Soderag

12 895 €

-

12 895 €

Total

372 355 €

457 140 €

829 495 €

 

Le montant des autres honoraires facturés au titre des services autres que la certification des comptes s’élève pour l’AFD au titre de l’exercice 2025 à 264 765 €.

Honoraires SACC HT – Exercice 2025

KPMG

BDO

Total

MAJ programme EMTN

3 050 €

8 450 €

11 500 €

Attestations de trésorerie et de coûts unitaires pour EF

-

3 600 €

3 600 €

Total

3 050 €

12 050 €

15 100 €

 

Conformément au règlement ANC n° 2025-01 du 7 février 2025, le groupe AFD présente le montant des honoraires afférents à la certification des informations en matière de durabilité pour l’année 2025 :

Honoraires afférents à la certification des informations en matière de durabilité – Exercice 2025

KPMG

BDO

Total

Lettre confort Climate Bonds

5 100 €

11 400 €

16 500 €

Etat durabilité (CSRD)

107 500 €

107 500 €

215 000 €

Vérification du rapport d’allocation green bonds dans le cadre des émissions climate Bond

18 165 €

-

18 165 €

Total

130 765 €

118 900 €

249 665 €

 

6.2.6.6Événements significatifs postérieurs au 31 décembre 2025

L’exposition directe du Groupe aux zones les plus affectées par la crise au Moyen-Orient (Egypte, Irak, Jordanie, Liban et Palestine) représente une part limitée des expositions de l’AFD (4,3 Md€ soit 5,4 % du portefeuille à fin 2025, dont la grande majorité, 3,6 Md€, concerne des engagements souverains sur l’Egypte, la Jordanie et l’Irak). En particulier, le Liban et la Palestine, pays directement touchés, représentent une part circonscrite à 111 M€, déjà provisionnée à hauteur de 56 %. À ce stade, aucun impact matériel direct n’a été identifié ; des mesures de gestion des risques ont été mises en place pour suivre et évaluer les éventuels effets indirects sur les contreparties en portefeuille.

Aucun autre évènement significatif ayant une incidence sur la situation financière de la société n’est apparu après la clôture au 31 décembre 2025.

 

6.3Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés 

Exercice clos le 31 décembre 2025

Au Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement,

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée par l’article R515-25 du code monétaire et financier, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de l’Agence Française de Développement relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.

Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.

L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit.

Fondement de l’opinion

Référentiel d’audit

Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés" du présent rapport.

Indépendance

Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.

Justification des appréciations – Points clés de l’audit

En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.

Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.

Provisionnement du risque de crédit

Point clé de l’audit

Le Groupe AFD est exposé aux risques de crédit et de contrepartie. Ces risques se définissent comme étant la probabilité qu’un débiteur soit dans l’incapacité de faire face au remboursement des financements octroyés. Le défaut d’une contrepartie peut avoir une incidence matérielle sur les résultats de l’AFD ou de ses filiales (notamment PROPARCO).

La détermination des dépréciations et des provisions sur actifs sains et dégradés repose sur un modèle en pertes attendues prenant en compte, outre l’encours, les engagements sains signés, les reste-à-verser sur les concours correspondants via des facteurs de conversion. Cette méthode repose sur une classification des expositions en catégories distinctes (appelées aussi «stages ») selon l’évolution, depuis l’origine, du risque de crédit attaché à l’actif ainsi que sur un calcul des pertes attendues en fonction de l’évolution du risque de crédit et selon un modèle intégrant différents paramètres (probabilité de défaut, taux de pertes en cas de défaut, exposition au défaut, notation…).

Le Groupe AFD comptabilise par ailleurs des dépréciations sur les expositions en défaut. Celles-ci sont évaluées sur base individuelle et correspondent à la différence entre la valeur comptable de l’actif présentant un risque de crédit avéré et la valeur actualisée des flux futurs de trésorerie que le groupe estime recouvrable à maturité après prise en compte des effets de la mise en jeu des garanties. Elles correspondent aux dépréciations dites « Stage 3 ».

Nous avons considéré que l’appréciation du risque de crédit et l’évaluation des provisions constituent un point clé de l’audit puisqu’elles requièrent l’exercice du jugement du Groupe dans le classement des expositions et les hypothèses retenues, en particulier, dans un contexte d’incertitudes persistantes, les tensions sur les matières premières et l’énergie.

Au 31 décembre 2025, le stock de dépréciations individuelles sur les encours de crédits s’élève à 1 711 M€ et le stock des provisions inscrites au passif s’élève à 868 M€. Pour plus de détail sur les principes comptables et les expositions, se référer à la note 4.2.3 de la section 4.2 sur les Principes et méthodes comptables et les notes, 5.2, 6, 10 et 19 de la section 4.3 sur les Notes annexes relatives aux états financiers.

Réponse d’audit apportée

Pour apprécier le caractère raisonnable des dépréciations / provisions constituées, nous avons :

Lorsque la provision a été calculée sur base collective (stage 1 et stage 2), nous avons :

Lorsque la dépréciation a été déterminée sur base individuelle (stage 3), nous avons :

Valorisation des actifs financiers à la juste valeur de niveau 3

Point clé de l’audit

Le Groupe Agence Française de Développement détient des actifs financiers à la juste valeur tels que détaillés dans les notes 4.2.3, 1, 3 et 4 de la note 4. Principes d’élaboration des comptes consolidés du Groupe AFD de l'annexe aux comptes consolidés. Les variations de juste valeur d’un arrêté à l’autre sont enregistrées soit en résultat, soit en autres éléments du résultat global (capitaux propres) conformément au classement comptable retenu sous IFRS 9.

En raison de la disponibilité limitée des données de marché, la valorisation des instruments financiers de niveau 3 requiert l’exercice du jugement par la direction pour la sélection de la méthode d’évaluation à retenir et des paramètres à utiliser.

Nous avons considéré la valorisation des actifs financiers à la juste valeur de niveau 3 comme un point clé de l’audit compte tenu :

Au 31 décembre 2025, la juste valeur des actifs financiers évalués à la juste valeur de niveau 3 s’établit à 3 701 M€ tel qu’indiqué dans la note 4 de l’annexe aux comptes consolidés.

Réponse d’audit apportée

Dans ce contexte, nos travaux ont consisté à :

En outre, nous avons vérifié le caractère approprié des méthodes comptables retenues par le Groupe AFD et nous nous sommes assurés de leur correcte application.

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du Directeur Général Adjoint.

Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.

Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires

Format de présentation des comptes consolidés inclus dans le rapport financier annuel

Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.

Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.

En raison des limites techniques inhérentes au macro-balisage des comptes consolidés selon le format d’information électronique unique européen, il est possible que le contenu de certaines balises des notes annexes ne soit pas restitué de manière identique aux comptes consolidés joints au présent rapport.

Désignation des commissaires aux comptes

Nous avons été nommés commissaires aux comptes de l’Agence Française de Développement par votre conseil d’administration du 3 juillet 2002 pour le cabinet KPMG S.A. et du 2 avril 2020 pour le cabinet BDO Paris.

Au 31 décembre 2025, le cabinet KPMG S.A. était dans la 24ème année de sa mission sans interruption et le cabinet BDO Paris dans la 6ème année.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes consolidés

Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.

Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de l’agence à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider l’agence ou de cesser son activité.

Il incombe au comité d’audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Directeur Général Adjoint.

Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés

Objectif et démarche d’audit

Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.

Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre agence.

Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :

Rapport au comité d’audit

Nous remettons au comité d’audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.

Nous fournissons également au comité d’audit la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.

 

Les Commissaires aux comptes,

 

Paris La Défense et Paris, le 22 avril 2026 

 

KPMG S.A.
Valéry FOUSSÉ
Associé

BDO Paris
Benjamin IZARIÉ
Associé

6.4Rapport spécial des Commissaires aux Comptes sur les conventions réglementées

Conseil d’Administration d’approbation des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025

 

 

Aux membres du Conseil d’Administration de l’Agence Française de Développement,

 

En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.

Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225-31 du code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.

Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R. 225-31 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par le Conseil d’Administration.

Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.

Conventions soumises à l’approbation du conseil d’administration

Conventions autorisées et conclues au cours de l’exercice écoulé

Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de l’assemblée générale en application des dispositions de l’article L. 225-38 du code de commerce.

Conventions déjà approuvées par le conseil d’administration

Conventions approuvées au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé

En application de l’article R.225-30 du code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par le Conseil d’Administration au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.

Avec la société de gestion des fonds de garanties d’outre-mer (SOGEFOM)

Convention de prestations de services

L’AFD et la SOGEFOM ont signé le 15 mars 2004 une convention de prestation de services avec effet rétroactif au 28 août 2003. Au titre de cette convention, l’AFD fournit des prestations de gestion, de représentation et d’appui technique à la SOGEFOM.

L’AFD a perçu une rémunération de 1 797 milliers d’euros au cours de l’exercice 2025 au titre de cette convention.

Avec les sociétés de crédit pour le développement de la Martinique (SODEMA), pour le développement de la Guadeloupe (SODEGA) et la société financière pour le développement économique de la Guyane (SOFIDEG)

Conventions de refinancement et de garanties de portefeuilles de prêts à la clientèle repris par les trois SDC (Sociétés Départementales de Crédit) à la SODERAG

Dans le cadre des protocoles signés en octobre et novembre 1998 entre l’AFD, la SODERAG, et les trois SDC (SODEMA, SOFIDEG et SODEGA), ces dernières ont acquis la part concernant leur département du portefeuille de prêts à la clientèle de la SODERAG, société en liquidation. En septembre et octobre 2000, trois protocoles additionnels ont été signés avec les SDC qui précisent les modalités de suivi de la gestion des portefeuilles de crédits issus de la SODERAG.

L’encours de crédit au 31 décembre 2025 dans les livres de l’AFD s’élève à 9 298 milliers d’euros pour la SODEMA, 12 555 milliers d’euros pour la SODEGA et 534 milliers d’euros pour la SOFIDEG.

Les intérêts et indemnités de remboursement anticipé, encaissés par les SDC sur les prêts à la clientèle repris, sont reversés à l’AFD à hauteur des deux tiers.

Le capital de ces crédits est remboursé par les SDC à l’AFD dans la limite des remboursements en capital encaissés par celles-ci sur les prêts à la clientèle repris, étant entendu que le remboursement total est limité à la valeur d’acquisition de ces prêts.

Enfin, l’AFD garantit aux SDC le capital restant dû des prêts repris à hauteur de leur valeur nette comptable.

Au cours de l’exercice 2025, l’AFD n’a pas perçu aucune rémunération au titre de la rémunération de ces crédits par SOFIDEG, SODEGA et SODEMA.

Le risque de crédit supporté par l’AFD est couvert en 2025 à hauteur de 15 629 milliers d’euros par la provision pour risques sur le portefeuille SODERAG cédé aux trois SDC, soit une reprise nette de 329 milliers d’euros au cours de l’exercice 2025.

Avec la société de promotion et participation pour la coopération économique (PROPARCO)

Convention cadre de financement sur fonds des programmes 110 et 209 de l’Etat français

L’AFD et Proparco ont signé le 21 juin 2023 une convention-cadre de financement sur fonds des programmes 110 et 209 de l’Etat français, portant sur les opérations adossées à de la ressource issue des programmes 110 et 209 (les activités bonifiées ou subventionnées à destination des contreparties privées étant désormais portées sur le bilan de Proparco, sauf quelques exceptions telles que les garanties ARIZ qui sont maintenues sur le bilan AFD et couvertes par une convention de mandat séparée). Cette convention prévoit également les modalités de la rémunération de Proparco au titre de ses prestations dans le cadre de la création puis du suivi des activités de Digital Africa, filiale créée sous forme de SAS en 2022.

Cette convention a fait l’objet d’une approbation du Conseil d’administration en date du 20 avril 2023.

Le contrat étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024.

La charge financière comptabilisée par votre société au titre de cette convention sur l’exercice 2025 s’élève à 4 856 milliers d’euros.

Accord-cadre de co-financement en sous-participation entre PROPARCO et l’AFD

Votre société a conclu un premier Accord-Cadre de sous-participation avec PROPARCO le 26 octobre 2007, puis, compte-tenu de la bonne utilisation des lignes de sous-participation, l’a renouvelé chaque année. Par mesure de simplification des modalités de contractualisation des différents accords-cadres annuels, votre société a signé avec PROPARCO un nouvel accord-cadre de cofinancement en sous-participation le 30 mars 2018 afin de développer les opérations réalisées en cofinancement en faveur du secteur privé au cours de la période 2018-2022. Cet accord-cadre prévoit que les enveloppes sont fixées sur une base annuelle par autorisation du Conseil d’Administration de PROPARCO et l’AFD.

Un nouvel Accord-Cadre a été approuvé lors du conseil d’administration du 8 octobre 2020 afin d’intégrer les nouvelles modalités de financement bonifié ou subventionné du secteur privé. Il a été signé le 25 janvier 2021.

Le contrat étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024.

PROPARCO conserve l’intégralité des commissions qu’elle facture à ses clients afin de couvrir les frais d’identification, d’instruction et de formalisation des projets.

L’AFD verse une commission de gestion à PROPARCO, en rémunération des prestations de suivi des projets pour les participations.

La charge financière comptabilisée par votre société au titre de cette convention sur l’exercice 2025 s’élève à 7 881 milliers d’euros.

Convention de service entre AFD et Proparco pour le suivi administratif et financier de certaines participations entrée en vigueur le 15 juillet 2021

La convention, signée le 5 juillet 2021 et entrée en vigueur le 15 juillet 2021, a pour objet de préciser les missions réalisées par PROPARCO au nom et pour le compte de l’AFD dans le cadre du suivi des participations. Cette convention porte sur le suivi administratif et financier de certaines participations de l’AFD. Il convient de noter que la Convention de gestion de la participation de l’AFD dans le fonds African Agriculture Fund du 18 décembre 2014, qui était jusqu’alors mentionnée dans la liste des conventions réglementées, est intégrée à cet accord depuis son entrée en vigueur.

Le contrat étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024.

La rémunération de PROPARCO est calculée de la façon suivante :

La charge comptabilisée par votre société au titre de cette convention durant l’exercice 2025 s’élève à 199 milliers d’euros.

Accord-cadre de mandat portant sur la gestion d’activités de financement du Secteur Privé, signée le 16 juillet 2021

Les conseils d’administration de l’AFD et de PROPARCO ont respectivement approuvé les 8 et 9 octobre 2020 les modalités de financements bonifiés et de financements, bonifiés ou non, accompagnés simultanément d’une subvention, mobilisant de la ressource budgétaire nationale à destination du secteur privé dans les Etats étrangers. PROPARCO porte à son bilan ces projets de financement, ceux-ci utilisant le mécanisme de sous-participation AFD pour le financement associé.

Cette convention conclue avec PROPARCO précise les modalités de gestion des opérations de financement du secteur privé dans les Etats étrangers qui demeurent enregistrées dans les comptes de l’AFD et que l’AFD confie à PROPARCO. L’AFD donne mandat à PROPARCO pour identifier, instruire, autoriser, contractualiser et suivre ces opérations de financement du secteur privé, au nom et pour le compte de l’AFD. La convention cadre de mandat signée le 16 juillet 2021 agit rétroactivement.

Le contrat étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024.

PROPARCO facture l’ensemble des missions conformément aux règles de la comptabilité analytique, ces coûts étant majorés d’une marge complémentaire de (+4 %) sauf (i) pour les opérations faisant appel à des Fonds Délégués dont la rémunération est prévue dans les Conventions Particulières et (ii) pour les Opérations de subvention faisant appel à des Fonds Publics de la ressource 209.

A noter la conclusion de la Convention de mandat PEEBCOOL entre PROPARCO et l’AFD signée le 25 octobre 2023, qui s’inscrit dans le cadre de la « Convention cadre de mandat portant sur la gestion d’activités de financement du secteur privé menées au nom et pour le compte de l’AFD, signée le 16 juillet 2021 » et dont l’objet est d’expliciter les modalités d’intervention de Proparco au nom et pour le compte de l’AFD dans le cadre du partenariat avec le Fonds Vert pour le Climat concernant le programme intitulé « Programme for Energy Efficiency in Buildings (PEEB) Cool».

La charge financière comptabilisée par votre société au titre de cette convention sur l’exercice 2025 s’élève à 7 210 milliers d’euros.

Convention de prestations de services entre l’AFD et PROPARCO

L’AFD et PROPARCO ont conclu le 13 avril 2018, une convention de prestation de services à effet rétroactif au 1er janvier 2017 (dite « Convention de 2017 »), qui couvre un ensemble de prestations de gestion (informatique, comptable, financière, logistique…) et d’appui assurées par les équipes de l’AFD au siège et dans le réseau au profit de PROPARCO ainsi que la mise à disposition de personnel, PROPARCO n’employant pas directement son personnel.

La refonte du dispositif de comptabilité analytique au sein de l’AFD et l’évolution de certaines prestations, compte tenu notamment de la croissance de l’activité de PROPARCO et du transfert des activités en faveur secteur privé, ont conduit à un réexamen de la convention de prestations de services.

Cette convention répond également à une recommandation de l’ACPR d’y inclure les mesures permettant de veiller à ce que les dispositifs d’externalisation répondent à des normes d’exécution et de qualité appropriées conformément à leurs politiques avec notamment des indicateurs de qualité adéquats.

La convention a été approuvée par le conseil d’administration du 18 novembre 2021 et signée le 21 décembre 2021.

Le contrat étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024 avec la création d’une fonction Conformité internalisée à PROPARCO et au 1er janvier 2025 la création d’une fonction Ressources Humaines internalisée à PROPARCO.

Le produit comptabilisé par votre société au titre de cette convention sur l’exercice 2025 s’élève à 97 440 milliers d’euros.

Convention relative au Programme « Transformer les systèmes financiers pour le climat » (TFSC)

Lors du conseil d’administration du 28 septembre 2018, le conseil d’administration a autorisé les principes relatifs à la convention intitulée « Subsidiary Agreement » entre votre Agence et PROPARCO dans le cadre du programme « Transforming Financial System for Climate ». Ce programme est destiné aux institutions financières publiques et privées souhaitant réaliser des financements ayant un impact sur le climat. La convention permet de formaliser le rôle essentiel qui est confié à votre Agence dans le déploiement du programme vers les institutions financières privées.

Cette convention a été signée en date du 14 octobre 2019, pour une durée de 13 ans qui pourra être reconduite tacitement pour 2 périodes successives de 5 ans.

La première période de 5 ans étant arrivé à échéance, un nouvel avenant a été signé le 7 juillet 2025 et s’applique rétroactivement à compter du 1er septembre 2024.

L’impact financier comptabilisé par l’AFD au titre de cette convention durant l’exercice 2025 s’élève à 1 147 milliers d’euros.

Accord Cadre Facilité MENA signé le 28 juillet 2021

L’objet de cette facilité est de financer les bénéficiaires des pays cibles de l’accord.

Cet accord porte sur les modalités d’utilisation de cette facilité, notamment la répartition de l’enveloppe de subvention en fonction des différents outils mobilisables.

La charge financière comptabilisée par votre société au titre de cette convention sur l’exercice 2025 s’élève à 387 milliers d’euros.

 

 

Les Commissaires aux comptes,

Paris La Défense et Paris, le 22 avril 2026 

 

KPMG S.A.
Valéry FOUSSÉ
Associé

BDO Paris
Benjamin IZARIÉ
Associé

1)
Soderag, Proparco, Sogefom, Fisea, Expertise France.
2)
Société immobilière de Nouvelle Calédonie, Banque Socredo.
3)
Il s’agit des fonds propres éligibles « Grands Risques » tels que définis par la réglementation pour les niveaux réels observés chaque clôture semestrielle, utilisés dans le calcul des limites et indicateurs internes
4)
Cela peut concerner des expositions sur des supports qui sont eux-mêmes composés d’expositions sous-jacentes qui ne sont pas gérées par transparence. Par convention, les garanties de portefeuille demeurent rattachées au Tiers inconnu.
5)
La durée de validité d’une notation est fixée à 18 mois à compter de la date d’arrêté des comptes certifiés ayant servi à l’établissement de cette notation.
6)
GEP ou les Responsables Pays.

Comptes sociaux annuels de L’AFD

Bilan au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Caisse, Banque Centrale

 

791 736

862 731

(70 995)

Effets publics et valeurs assimilées

1 et 2

3 222 099

1 504 731

1 717 368

Créances sur les établissements de crédit

3

18 096 920

18 205 009

(108 089)

À vue

 

1 824 850

2 148 178

(323 327)

À terme

 

16 272 070

16 056 831

215 239

Opérations avec la clientèle

4

43 753 935

41 417 907

2 336 028

Autres concours à la clientèle

 

43 753 935

41 417 907

2 336 028

Obligations et autres titres à revenu fixe

1 et 2

2 209 576

2 895 692

(686 116)

Actions et autres titres à revenu variable

1 et 2

41 323

1 555 055

(1 513 733)

Participations et autres titres détenus à long terme

5

111 467

213 856

(102 389)

Parts dans les entreprises liées

6

1 610 902

1 512 868

98 034

Immobilisations incorporelles

9

221 422

180 050

41 372

Immobilisations corporelles

9

934 786

819 821

114 965

Autres actifs

10

2 190 181

1 959 648

230 533

Comptes de régularisation

11

1 253 223

1 233 272

19 951

Total de l’actif

 

74 437 570

72 360 641

2 076 929

Hors-bilan : Engagements donnés

 

 

 

 

Engagements de financement

 

20 547 734

20 746 764

(199 030)

En faveur d’établissements de crédit

 

4 683 633

4 794 168

(110 535)

En faveur de la clientèle

 

15 864 101

15 952 596

(88 495)

Engagements de garantie

32

2 962 273

3 138 102

(175 829)

D’ordre d’établissements de crédit

 

17 958

27 055

(9 098)

D’ordre de la clientèle

 

2 944 316

3 111 046

(166 731)

Engagements sur titres

 

100 499

99 428

1 071

Autres engagements sur titres

32

100 499

99 428

1 071

Bilan au 31 décembre 2025

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Dettes envers les établissements de crédit

12

755 234

769 512

(14 278)

À vue

 

231 898

230 916

982

À terme

 

523 336

538 596

(15 260)

Opérations avec la clientèle

13

1 916

2 125

(209)

Autres dettes à vue

 

1 916

2 125

(209)

Autres dettes à terme

 

-

-

 

Dettes représentées par un titre

14

56 838 058

55 628 055

1 210 002

Marché interbancaire et créances négociables

 

2 440 960

809 211

1 631 749

Emprunts obligataires

 

54 397 098

54 818 845

(421 747)

Autres passifs

10

1 795 223

2 152 470

(357 247)

Fonds publics affectés

 

83 242

87 997

(4 755)

Autres passifs

 

1 711 981

2 064 473

(352 492)

Comptes de régularisation

11

1 853 924

1 316 790

537 134

Provisions

15

2 271 685

2 056 609

215 075

Dettes subordonnées

16

1 795 209

1 815 867

(20 658)

Fonds pour risques bancaires généraux

17

460 000

460 000

-

Capitaux propres hors FRBG

18

8 666 322

8 159 213

507 109

Dotation

 

4 862 999

4 717 999

145 000

Réserves

 

3 382 631

3 166 578

216 052

Subventions

 

3 535

4 570

(1 035)

Résultat

 

417 157

270 066

147 092

Total du passif

 

74 437 570

72 360 641

2 076 929

Hors-bilan : Engagements reçus

 

 

 

 

Engagements de financement

 

-

-

-

Reçus d’établissements de crédit

 

-

-

-

Reçus de l’État français

 

-

-

-

Engagements de garantie

32

177 201

212 616

(35 416)

Reçus d’établissements de crédit

 

177 201

212 616

(35 416)

Engagements sur titres

 

-

-

-

Autres engagements reçus sur titres

 

-

-

-

Autres engagements

32

5 772 878

5 312 470

460 408

Garanties reçues de l’État français

 

5 772 878

5 312 470

460 408

Compte de résultat 2025

En milliers d’euros

Notes

31 déc.-25

31 déc.-24

Variation

Produits et charges d’exploitation bancaire

 

 

 

 

Intérêts et produits assimilés

20

4 569 796

4 996 235

(426 439)

Sur opérations avec les établissements de crédit

 

1 878 136

2 354 446

(476 309)

Sur opérations avec la clientèle

 

1 073 585

1 106 024

(32 439)

Sur obligations et autres titres à revenu fixe

 

183 441

178 899

4 542

Autres intérêts et produits assimilés

 

1 434 633

1 356 867

77 767

Intérêts et charges assimilées

21

4 083 878

4 586 587

(502 708)

Sur opérations avec les établissements de crédit

 

1 136 693

1 175 258

(38 565)

Sur opérations avec la clientèle

 

1 214

1 127

86

Sur obligations et autres titres à revenu fixe

 

1 254 322

1 142 056

112 265

Autres intérêts et charges assimilées

 

1 691 650

2 268 145

(576 496)

Revenus des titres à revenu variable

 

13 081

16 381

(3 300)

Commissions (produits)

22

127 248

113 371

13 877

Commissions (charges)

 

11 072

7 820

3 253

Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés

23

89 773

26 715

63 058

Autres produits d’exploitation bancaire

24

474 621

447 277

27 344

Autres charges d’exploitation bancaire

25

103 034

105 268

(2 234)

Produit net bancaire

 

1 076 534

900 304

176 230

Autres produits et charges ordinaires

 

 

 

 

Charges générales d’exploitation

26

586 715

579 568

7 147

Frais de personnel

 

417 609

404 895

12 714

Autres frais administratifs

 

169 106

174 673

(5 567)

Dotation aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles

9

50 662

44 596

6 066

Résultat brut d’exploitation

 

439 156

276 140

163 016

Coût du risque

29

(9 591)

(16 279)

6 688

Résultat d’exploitation

 

448 748

292 419

156 328

Gains ou pertes sur actifs immobilisés

30

(31 416)

(22 228)

(9 188)

Résultat courant avant impôt

 

417 332

270 191

147 141

Résultat exceptionnel

31

(54)

(125)

71

Impôt sur les bénéfices

 

(121)

-

(121)

Résultat de l’exercice

 

417 157

270 066

147 092

7.1Faits marquants de l’exercice

7.1.1Croissance du bilan

Le total du bilan s’élève à 74,4 Md€ au 31 décembre 2025, soit une augmentation de 2,8 % par rapport à l’année précédente. Cette variation est principalement due à une croissance de l’activité avec une progression de 5,0 % des encours bruts de prêts pour compte propre sur la période.

7.1.2Financement de l’activité

Pour financer la croissance de son activité pour compte propre, l’AFD a émis en 2025, six emprunts obligataires sous forme d’émissions publiques et sept placements privés ainsi que seize abondements de souche pour un volume global de 8,2 Md€.

7.1.3Affectation du résultat 2024

Conformément à l’article 79 de la loi de Finances rectificative 2001 n° 2001-1276 du 28 décembre 2001, le montant du dividende versé par l’AFD à l’État est déterminé par arrêté ministériel.

Le ministre de l’Économie et des Finances a déterminé le dividende 2024 à verser par l’AFD à l’État. Celui-ci s’élève à 54 M€, soit un taux de distribution de 20 % du montant du résultat social de l’AFD (270 M€ au 31 décembre 2024) et a été versé après publication au journal officiel.

Cette proposition a été rendue exécutoire par l’arrêté du ministre de l’Économie et des finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics, publié en date du 30 avril 2025.

Le solde du résultat après distribution de dividende, soit 216 M€, a été affecté en réserves.

Les comptes 2024 ont été approuvés par le conseil d’administration du 24 avril 2025.

7.1.4Augmentation de capital AFD

Le 10 juillet 2025, l’AFD a signé une convention avec l’État français autorisant une augmentation du capital de l’AFD de 145 M€, afin de renforcer les fonds propres de l’Agence.

Cette augmentation de capital s’est opérée par le versement par l’État français d’une dotation au capital de 145 M€ sur le premier semestre 2025, puis par le remboursement anticipé à l’État français de la ressource à condition spéciale (RCS) dans les livres de l’AFD sur le second semestre 2025, conformément à l’arrêté du 12 mai 2025 publié au journal officiel.

Ainsi, la dotation initiale de l’AFD, qui était de 4 718 M€ à fin 2024, s’élève à 4 863 M€ au 31 décembre 2025.

7.1.5Augmentation de capital Fisea

Le 12 décembre 2025, Fisea a procédé à une augmentation de capital de 30 M€ par la création d’actions ordinaires souscrites entièrement par l’AFD et libérées en totalité sur la période. 

Le capital de Fisea détenu à 100 % par l’AFD a ainsi été porté à 410 M€ contre 380 M€ auparavant.

7.1.6Création du groupe TVA

L’AFD a constitué un Assujetti Unique (AU) avec ses filiales Proparco et Fisea avec une prise d’effet au 1er janvier 2025. Les prestations entre membres de l’AU sont facturées sans TVA.

7.2Principes comptables et méthodes d’évaluation

7.2.1Généralités

Les comptes annuels de l’Agence Française de Développement ont été établis et sont présentés conformément aux dispositions du règlement n° 2014 07 de l’Autorité des Normes Comptables relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire. Le règlement ANC 2023-03 a mis en cohérence le règlement ANC 2014-07 avec le règlement ANC 2022-06 « modernisation des états financiers ».

Les comptes individuels annuels comprennent le bilan, le hors-bilan, le compte de résultat et une annexe qui complète l’information donnée par les trois premiers éléments.

Ils ont été établis dans le respect des principes de prudence, de continuité de l’exploitation, d’indépendance des exercices et de permanence des méthodes.

Conformément aux normes en vigueur, l’AFD applique :

7.2.2Changements de réglementation comptable

Le règlement ANC n° 2023-03 du 7 juillet 2023 en coordination avec le règlement ANC n° 2022-06 du 4 novembre 2022 modifiant le règlement ANC n° 2014-07 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire, applicable à compter du 1er janvier 2025.

Ces modifications constituent un changement de méthode comptable. Ce changement n’a pas eu d’incidence sur les comptes annuels de l’Agence Française de Développement.

7.2.3Conversion des opérations en devises

Les créances, dettes, engagements hors-bilan libellés en devises sont évalués au cours de change au comptant à la clôture de l’exercice.

La conversion de ces opérations libellées en devises aux dates d’arrêté dégage un écart constaté au compte de résultat, à l’exception des opérations suivantes, pour lesquelles l’écart est conservé dans un compte de régularisation :

Les produits et charges libellés en devises, relatifs à des prêts, des emprunts, des titres ou des opérations de hors-bilan, sont enregistrés dans des comptes de produits et charges ouverts dans chacune des devises concernées, les conversions s’effectuant aux dates d’arrêté mensuel.

Les produits et charges libellés en devises sont fixés mensuellement en euros et les variations ultérieures du cours des devises font apparaître une perte ou un gain de change en compte de résultat. Il convient de préciser, concernant les emprunts de l’AFD souscrits pour le financement de la FRPC (1) du Fonds monétaire international, que les gains ou pertes de change sur intérêts sont équilibrés par des bonifications et n’ont donc pas d’influence sur le résultat final.

Dans le cas d’opérations en devises non liquides, seules les pertes latentes sont prises en compte par l’enregistrement de provisions. Conformément à la réglementation, les gains latents sur ces opérations ne sont pas pris en compte.

7.2.4Prêts aux établissements de crédit et crédits à la clientèle

Ils figurent au bilan pour leur montant (y compris les créances rattachées) après dépréciations constituées en vue de faire face à un risque de non-recouvrement.

Les engagements sur conventions d’ouverture de crédit signées non encore versés ou partiellement versés figurent pour le montant du reste à verser au hors-bilan.

Les intérêts et commissions d’engagement sont comptabilisés en produits d’exploitation bancaire pour leur montant couru, échu ou non échu, calculé au prorata temporis.

Le déclassement en créances douteuses respecte la réglementation bancaire en cas d’échéance impayée depuis plus de trois ou six mois selon la nature de la créance.

Les prêts et crédits non souverains pour lesquels le système de cotation met en évidence des risques notables sont déclassés en douteux (éventuellement même en l’absence d’impayés) et font l’objet d’une dépréciation partielle ou totale sur l’encours en capital (dépréciation pour risques individualisés).

Les créances contentieuses sont comprises dans les créances douteuses.

Les encours douteux compromis sont des créances douteuses dont les perspectives de recouvrement sont fortement dégradées et pour lesquelles aucun reclassement en encours sain n’est prévisible. Sont, en tout état de cause, classés dans cette catégorie les encours douteux depuis plus de 12 mois consécutifs et les contrats de crédit déchus de leur terme.

L’AFD constitue des dépréciations permettant de couvrir en valeur actualisée l’ensemble des pertes prévisionnelles au titre de ses encours douteux ou douteux compromis. Les pertes prévisionnelles sont égales à la différence entre les flux contractuels initiaux, déduction faite des flux déjà encaissés, et les flux prévisionnels. Les flux sont actualisés au taux d’intérêt effectif d’origine des encours pour les prêts à taux fixe et au dernier taux d’intérêt effectif pour les prêts à taux variable.

Les intérêts échus impayés et courus non échus sur créances douteuses sont entièrement dépréciés.

Restructuration des actifs

Une restructuration pour cause de difficultés financières de l’emprunteur entraîne une modification des termes du contrat initial pour permettre à l’emprunteur de faire face aux difficultés financières qu’il rencontre. Si, compte tenu de la modification des conditions de l’emprunt, la valeur actualisée des nouveaux flux futurs attendus au taux d’intérêt effectif d’origine de l’actif est inférieure à sa valeur comptable, une décote doit être comptabilisée pour ramener la valeur comptable à la nouvelle valeur actualisée.

Au 31 décembre 2025, les crédits restructurés affichent un solde de 4,9 M€.

7.2.5Titres de placement et titres d’investissement

Les règles suivantes sont applicables en fonction de la finalité de l’opération :

7.2.6Parts dans les entreprises liées, titres de participation et titres détenus à long terme

Parts dans les entreprises liées

Les parts dans les entreprises liées sont celles détenues dans les sociétés contrôlées de manière exclusive, susceptibles d’être consolidées par intégration globale.

Elles sont comptabilisées à l’actif du bilan pour leur valeur d’acquisition, frais exclus.

Titres de participation

Les titres de participation sont comptabilisés à l’actif du bilan pour leur valeur d’acquisition, frais exclus.

Ils correspondent aux titres dont la possession durable est estimée utile à l’activité de l’entreprise, notamment parce qu’elle permet d’exercer une influence sur la société émettrice, ou d’en assurer le contrôle.

Il s’agit notamment des titres répondant aux critères suivants :

À chaque arrêté, les titres sont évalués à leur valeur probable de négociation, en tenant compte notamment de la rentabilité, des capitaux propres, des perspectives de réalisation, de la conjoncture économique et, pour les titres cotés, des cours moyens récents.

Pour les titres de participation détenus dans des fonds en phase d’investissement, la valeur d’utilité est déterminée conformément aux règles applicables aux immobilisations financières. Les premières années reflètent les frais de gestion et les appels de fonds, avant la remontée de valeur liée aux premières réalisations.

Ce profil est inhérent aux fonds d’investissement et ne constitue pas, en soi, un indice de perte de valeur durable. La valeur d’utilité est ainsi maintenue au moins au coût historique, sauf éléments objectifs attestant d’une dépréciation durable des sous-jacents.

Autres titres détenus à long terme

Les autres titres détenus à long terme sont comptabilisés à l’actif du bilan pour leur valeur d’acquisition, frais exclus.

Cette catégorie regroupe les investissements réalisés sous forme de titres dans l’intention de favoriser le développement de relations professionnelles durables en créant un lien privilégié avec l’entreprise émettrice, mais sans influence dans la gestion des entreprises dont les titres sont détenus en raison du faible pourcentage des droits de vote qu’ils représentent.

Compte tenu de son caractère non significatif, la distinction de ce dernier poste n’est pas effectuée dans l’annexe aux comptes.

Pour ces trois catégories :

Les plus ou moins-values de cession de titres sont enregistrées en « gains ou pertes sur actifs immobilisés ».

L’AFD détient par ailleurs, dans 3 sociétés, des participations sur fonds gérés (Cidom, Fides ou Fidom) ou sur des fonds apportés par l’État. Ces participations suivies au coût d’acquisition ne font pas partie du hors-bilan publiable. Une information sur les montants concernés est donnée dans la note annexe n° 35. Ces participations, souscrites pour le compte de l’État sur fonds publics mis à la disposition de l’AFD, ne sont pas prises en compte dans les pourcentages de contrôle et d’intérêt, et ne sont donc pas consolidées dans les comptes.

7.2.7Dette obligataire

Les primes de remboursement (différence entre le prix de remboursement et le nominal du titre) et les primes d’émission positives ou négatives (différence entre le prix d’émission et le nominal du titre) sont étalées de manière linéaire sur la durée de vie des emprunts.

7.2.8Subventions

Le poste « Subventions » enregistre les fonds de bonification des prêts d’aide budgétaire globale et les subventions d’investissement affectées aux prêts mixés, qui sont versés par l’État au moment de la mobilisation des prêts, et qui permettent de consentir des prêts concessionnels en abaissant le coût moyen de la ressource affectée à chacune des catégories de prêts concernés.

Ces bonifications et subventions d’investissement sont amorties en fonction de la durée de vie de chacun des prêts qu’elles permettent de financer.

7.2.9Immobilisations

Les immobilisations inscrites au bilan de l’AFD comprennent les immobilisations corporelles et incorporelles d’exploitation. Les immobilisations incorporelles concernent essentiellement des logiciels créés ou acquis. Les immobilisations sont enregistrées à leur coût d’acquisition (prix de revient net de TVA récupérable) augmenté des frais directement attribuables.

Lorsqu’une immobilisation est composée de plusieurs éléments pouvant faire l’objet de remplacements à intervalles réguliers et ayant des durées d’utilisation différentes, chaque élément est comptabilisé séparément selon un plan d’amortissement qui lui est propre. L’approche par composants a ainsi été retenue pour l’immeuble du siège.

 

Les durées d’amortissement ont été estimées en fonction de la durée d’utilité des différents composants :

Intitulé

Durée d’amortissement

1.

Terrain

Non amortissable

2.

Gros œuvre

40 ans

3.

Clos, couvert

20 ans

4.

Lots techniques, agencements et aménagements

15 ans

5.

Aménagements divers

10 ans

 

Concernant les autres catégories d’immobilisations corporelles, elles sont amorties suivant le mode linéaire :

Concernant les immobilisations incorporelles, les logiciels sont amortis, sur une durée de 8 ans pour les progiciels de gestion en interne et une durée de 5 ans pour les progiciels de gestion externe et de 2 ans pour les outils bureautiques.

Les immobilisations amortissables font en outre l’objet d’un test de dépréciation lorsqu’à la date de clôture, d’éventuels indices de pertes de valeur sont identifiés. En cas de perte de valeur, une dépréciation est enregistrée en résultat sur la ligne « Dotations aux amortissements et aux provisions pour dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles », elle peut être reprise lorsque les conditions qui ont conduit à sa constatation sont modifiées. Cette dépréciation vient réduire la base amortissable et modifie ainsi de manière prospective le plan d’amortissement de l’actif déprécié.

Les plus ou moins-values de cession d’immobilisation d’exploitation sont enregistrées en « Gains ou pertes nets sur actifs immobilisés ».

7.2.10Instruments financiers à terme

Les encours hors-bilan sur instruments financiers correspondent intégralement à des opérations fermes — échange de taux et échange de taux et devise — conclues de gré à gré. Ces opérations sont inscrites dans le hors-bilan non publiable et détaillées dans les notes 33 et 34.

La gestion de ces instruments s’effectue principalement dans le cadre des opérations de microcouverture de la dette et des prêts.

Conformément au règlement ANC 2014-07 (2), le nominal de ces contrats est enregistré au hors-bilan et le principe de symétrie par rapport à l’élément couvert se traduit par l’enregistrement des charges et des produits dans les comptes d’intérêts et produits ou charges assimilés relatifs aux éléments couverts. Ces charges et produits ne sont pas compensés.

7.2.11Provisions

Ce poste recouvre les provisions destinées à couvrir des risques et des charges que des événements survenus ou en cours rendent probables, et qui sont nettement précisées quant à leur objet.

Provisions sur encours souverains

La convention « relative au compte de réserve », signée le 8 juin 2015 entre l’AFD et l’État français pour une durée indéterminée, détermine le mécanisme de constitution de provisions en couverture du risque souverain et les principes d’emploi des provisions ainsi constituées.

Ce compte de réserve est destiné à (i) alimenter les provisions que l’AFD aurait à constituer en cas de défaillance d’un emprunteur souverain, (ii) servir les intérêts normaux impayés et (iii) plus généralement, contribuer à l’indemnisation de l’AFD en cas d’annulation de créances au titre des prêts souverains.

Le solde de ce compte ne peut être inférieur au montant requis par la réglementation bancaire applicable aux provisions collectives sur encours sain ou restructuré. Cette limite inférieure réglementaire est calculée à partir des estimations de pertes attendues sur l’ensemble du portefeuille de prêts souverains (pertes à un an, pertes à terminaison, exigences règlementaires de provisions ou tout autre donnée dont l’AFD dispose permettant d’anticiper le profil de risque du portefeuille de prêts souverains).

Les encours souverains douteux sont provisionnés. Cette dépréciation est par ailleurs neutralisée par prélèvement sur le compte de réserve.

Les dotations nettes de reprises de provisions sont enregistrées dans le Produit Net Bancaire.

Provisions collectives sur encours non souverains et sur les engagements donnés

Le portefeuille de créances dépréciées sur base collective correspond à l’ensemble des prêts non souverains pays étrangers et Outre-mer non dépréciés sur base individuelle ainsi que les engagements de garantie donnés et les engagements de financement donnés sur les montants restant à verser au titre des conventions de prêts signées.

Principe général

Le groupe AFD classe les actifs en 3 catégories distinctes (appelées aussi « stages ») selon l’évolution, dès l’origine, du risque de crédit attaché à l’actif. La méthode de calcul de la provision collective diffère selon l’appartenance à l’un de ces 3 stages.

L’appartenance à chacune de ces catégories est définie de la façon suivante :

La définition du défaut est alignée avec celle du défaut bâlois, avec une présomption réfutable que l’entrée en défaut se fait au plus tard au-delà de 90 jours d’impayés (y compris pour les collectivités locales). Cette définition tient compte des orientations de l’EBA du 28 septembre 2016, notamment sur les seuils applicables en cas d’impayés et les périodes probatoires.

Augmentation significative du risque de crédit

L’augmentation significative du risque de crédit peut être appréciée sur une base individuelle ou sur une base collective. Le Groupe examine toutes les informations dont il dispose (internes ou externes, incluant des données historiques, des informations sur les conditions économiques actuelles, des prévisions fiables sur les événements futurs et conditions économiques).

Le modèle de dépréciation est fondé sur la perte attendue, cette dernière doit refléter la meilleure information disponible à la date de clôture.

Afin d’apprécier l’augmentation significative du risque de crédit d’un actif financier depuis son entrée au bilan, qui entraîne son transfert du stage 1 au stage 2, le Groupe a construit un cadre méthodologique définissant les règles d’appréciation de la dégradation du risque de crédit. La méthodologie retenue repose sur une combinaison de plusieurs critères notamment les notations internes, la mise sous surveillance, la présomption réfutable de dégradation significative en présence d’impayé de plus de 30 jours.

Mesure des pertes de crédits attendus « ECL »

Les pertes de crédits attendus sont définies comme une estimation probable des pertes de crédit actualisées pondérées par la probabilité d’occurrence de ces pertes sur l’année à venir ou sur la durée de vie des actifs selon le stage.

Sur la base des spécificités du portefeuille du groupe AFD, la méthodologie de calcul développée par le Groupe repose sur des concepts et données internes mais également sur des matrices de transition externe retraitées.

Le calcul du montant des pertes de crédit attendues (ECL) s’appuie essentiellement sur trois paramètres principaux : la probabilité de défaut (PD), la perte en cas de défaut (LGD) et le montant de l’exposition en cas de défaut (EAD) en tenant compte des profils d’amortissement.

Par ailleurs, les paramètres tiennent compte désormais de la conjoncture économique anticipée sur l’horizon de projection (forward-looking). L’AFD prend en compte des informations prospectives dans la mesure des pertes de crédit attendues.

L’ajustement des paramètres à la conjoncture économique se fait sur la base de la modulation à la hausse des provisions en fonction des projections macroéconomiques pour définir des groupes de pays (i.e. liste des contreparties non souveraines en portefeuille dans ces pays). Les principaux critères retenus sont :

Le croisement de ces 3 indicateurs (avec des pondérations pour chaque valeur d’indicateur) conduit à définir une liste de pays qui est soumise pour revue à dire d’expert de l’AFD.

Une fois la liste validée par les différentes parties prenantes, les géographies sont alors classées en fonction de l’anticipation du contexte économique (contexte très dégradé, dégradé, stable, favorable, très favorable).

La prise en compte de ces anticipations dans les provisions collectives se fait grâce à des facteurs multiplicatifs ayant pour but d’ajouter un coussin de provisions supplémentaires dans les géographies où le contexte économique est jugé dégradé à court terme.

Probabilité de défaut (PD)

La probabilité de défaut permet de modéliser la probabilité qu’un contrat aille en défaut sur un horizon de temps donné. Cette probabilité est modélisée :

Compte tenu du faible volume de prêts au sein du groupe AFD, du caractère low default portfolio de certains portefeuilles, le groupe AFD ne dispose pas d’une collecte des défauts historiques internes assez représentative de la réalité économique des zones d’intervention des entités du Groupe.

Pour ces raisons, le groupe AFD a retenu une approche basée sur des transitions de notations et des probabilités de défaut communiquées par les agences de notation. Des retraitements peuvent s’avérer nécessaires sur les matrices de transition externes afin de corriger certaines irrégularités pouvant avoir un impact sur la cohérence des probabilités de défaut calculées à partir de ces matrices externes.

Pertes en cas de défaut (LGD)

La perte en cas de défaut (Loss Given Default, LGD) est modélisée pour les actifs des différents stages. Le groupe AFD a pris en compte dans la modélisation de la LGD la valorisation des collatéraux.

Afin de tenir compte du modèle économique de l’AFD et de sa capacité de recouvrement, le groupe AFD s’appuie sur l’observation du recouvrement sur des dossiers historiques résolus (i.e. avec extinction de la position après remboursement et/ou passage en pertes).

Exposition au défaut (EAD)

L’exposition au défaut correspond au montant résiduel anticipé par le débiteur au moment du défaut et doit, ainsi, prendre en compte les cash-flows futurs et les éléments forward-looking. À ce titre, l’EAD tient compte :

L’AFD peut également enregistrer un complément de provision au regard d’événements spécifiques impactant sa zone d’intervention.

Les dotations aux provisions collectives sur encours non souverains sains impactent positivement le coût du risque à hauteur de 17,0 M€.

Les dotations aux provisions collectives sur le hors-bilan (reste à verser et garanties données) impactent positivement le coût du risque à hauteur de 1,8 M€.

Provision pour risques filiales

Cette provision est essentiellement destinée à couvrir le coût pour l’AFD de la reprise et de la liquidation de la Soderag, qui a été décidée en 1998 et permet également de couvrir le risque de perte pour l’AFD sur les prêts qu’elle a consentis à la Sodema, la Sodega et la Sofideg pour racheter le portefeuille de la Soderag. Ces prêts ont été transférés à la Soredom (Anciennement Sofiag).

Provision pour risques divers

Elle couvre divers risques et litiges pour lesquels il existe une probabilité de sortie de ressources.

Provision pour risque de change

Elle est destinée à couvrir les écarts de conversion – actif sur les participations en devises lorsque la devise concernée a fait l’objet d’une dévaluation.

Provisions pour engagements sociaux

Régimes à prestations définies
Engagements de retraites et retraites anticipées

Les engagements immédiats de retraite et retraite anticipée sont entièrement externalisés chez un assureur.

Les engagements différés de retraite et retraite anticipée sont conservés par l’AFD et couverts par des contrats d’assurance spécifiques. Ils ont été évalués conformément aux dispositions des contrats conclus entre l’AFD et l’assureur.

Les hypothèses retenues pour les évaluations sont les suivantes :

Engagements d’indemnités de fin de carrière et du financement du régime de frais de santé

L’AFD octroie à ses salariés des indemnités de fin de carrière (IFC). Elle participe également au financement du régime de frais de santé de ses retraités.

Les hypothèses retenues pour les évaluations sont les suivantes :

Ces engagements (indemnité de fin de carrière, financement du régime des frais de santé et des retraites) font l’objet d’évaluations actuarielles tenant compte d’hypothèses démographiques et financières. Le montant des engagements provisionnés est déterminé selon la méthode des unités de crédit projetées. À chaque arrêté, une revalorisation des engagements de retraite portés par l’AFD est faite et comparée avec la valeur des contrats d’assurance.

Au 31 décembre 2025, la provision a été dotée de 6,7 M€.

Autres avantages à long terme

L’AFD octroie à ses salariés des primes de médailles du travail. Au 31 décembre 2025, la valorisation de la provision a augmenté de 21 K€.

Les impacts globaux sur les exercices 2024 et 2025 sont présentés dans le tableau ci-dessous :

 

En milliers d’euros

Au 31/12/2025

Variation
 impact Résultat

Au 31/12/2024

Variation
 impact Résultat

Au 31/12/2023

Variation
 impact Résultat

Provisions pour engagements sociaux

159 148

6 706

152 442

8 360

144 082

5 927

  • Régimes à prestations définies

157 829

6 685

151 144

8 364

142 780

5 847

  • Autres avantages à long terme

1 320

21

1 299

(4)

1 303

80

L’évolution des engagements au cours de l’exercice 2025 est présentée dans le tableau ci-dessous :

En milliers d’euros

Frais Soins
 des agents
 à l’étranger

Retraite

Mutuelle
 des retraités

IFC

Total régimes prest. définies

Médaille
 du travail

Total global

Variation de la valeur actualisée de l’obligation

 

 

 

 

 

Valeur actualisée de l’obligation au 01/01

14 640

4 202

108 418

18 475

145 735

1 298

147 033

Coût financier

542

116

4 092

675

5 424

49

5 473

Cout des services rendus au cours de l’exercice

424

-

5 239

1 550

7 212

156

7 369

Coût des services passés

-

-

-

-

-

-

-

Réductions/Liquidations

-

-

-

-

-

-

-

Prestations payées

(208)

(529)

(2 942)

(1 663)

(5 343)

(58)

(5 401)

Pertes (gains) actuariels

(1 281)

265

(12 357)

(423)

(13 797)

(126)

(13 923)

Autre (transfert d’engagement)

-

-

-

-

-

-

-

Valeur actualisée de l’obligation au 31/12/2025

14 116

4 053

102 449

18 614

139 232

1 318

140 550

Variation de la valeur des actifs du régime

 

 

 

 

 

Juste valeur des actifs au 01/01

 

14 284

 

 

14 284

 

14 284

Rendement attendu des actifs

 

393

 

 

 

 

 

Prestations payées

 

(529)

 

 

 

 

 

(Pertes) gains actuariels

 

457

 

 

 

 

 

Liquidations

 

 

 

 

 

 

 

Juste valeur des actifs au 31/12/2025

 

14 605

 

 

14 605

 

14 605

Limites du corridor

 

 

 

 

 

 

 

Gains (pertes) actuariels non reconnus au 01/01

(1 717)

2 821

21 261

2 845

17 383

-

17 383

Limites du corridor au 01/01

1 464

1 428

10 842

1 848

-

-

-

Gains (pertes) actuariels générés dans l’exercice

1 281

192

3 282

423

5 179

126

5 305

(Gains) pertes actuariels reconnus en résultat

15

(368)

(709)

(67)

(1 129)

(126)

(1 255)

(Gains) pertes actuariels reconnus en capitaux propres

-

-

-

-

-

-

-

Gains (pertes) actuariels non reconnus au 31/12/2025

(420)

2 646

32 909

3 201

38 335

-

38 335

Montants reconnus au bilan au 31/12/2025

 

 

 

 

 

 

 

Valeur actualisée de l’obligation financée

-

4 053

-

-

-

-

-

Juste valeur des actifs financés

-

(14 605)

-

-

(10 552)

-

(10 552)

Valeur actualisée de l’obligation non financée

14 116

-

102 449

18 614

135 179

1 318

136 497

Situation nette

14 116

(10 552)

102 449

18 614

124 627

1 318

125 945

Gains (pertes) actuariels non reconnus

(420)

2 646

32 909

3 201

38 335

-

38 335

Coût des services passés non reconnus

-

-

(5 132)

-

-

-

-

Provision au bilan

13 696

(7 906)

130 225

21 815

162 962

1 318

164 280

Montants reconnus dans le compte de résultat au 31/12/2025

 

 

 

 

 

Coût des services rendus sur l’exercice

424

-

5 239

1 550

7 212

156

7 369

Coût des services passés

-

-

384

-

384

-

384

Coût financier sur l’exercice

542

116

4 092

675

5 424

49

5 473

Pertes (gains) actuarielles reconnues

15

(368)

(709)

(67)

(1 129)

(126)

(1 255)

Rendement attendu des actifs du régime

-

(393)

-

-

(393)

-

(393)

Coût des services reconnus

-

-

-

-

-

-

-

Effet des réductions/liquidations

-

-

-

-

-

-

-

Charge comptabilisée

981

(645)

9 005

2 158

11 499

79

11 578

Réconciliation du passif net entre ouverture et clôture

 

 

 

 

 

Passif au 01/01

12 923

(7 261)

124 162

21 320

151 144

1 298

152 442

Charge comptabilisée

981

(645)

9 005

2 158

11 499

79

11 578

Cotisations payées

-

-

-

-

-

-

-

Reclassement et autre (transfert)

-

-

-

-

-

-

-

Prestations payées par l’employeur

(208)

-

(2 942)

(1 663)

(4 813)

(58)

(4 872)

Éléments non recyclables en résultat

-

-

-

-

-

-

-

Passif net au 31/12/2025

13 696

(7 906)

130 225

21 815

157 830

1 318

159 148

Variation du passif net

773

(645)

6 063

495

6 685

21

6 706

Les prévisions d’engagements au 31 décembre 2026 sont les suivantes :

En milliers d’euros

Frais Soins
 des agents
 à l’étranger

Retraite

Mutuelle
 des retraités

IFC

Total régimes prest. définies

Médaille
 du travail

Total global

Dette actuarielle au 31/12/2025

13 696

(7 906)

130 225

21 815

157 830

1 318

159 148

Coût des services rendus en 2026

396

-

4 875

1 523

6 794

153

6 948

Coût financier sur 2026

609

109

4 508

790

6 017

57

6 074

Pertes (gains) actuarielles reconnues en résultat

-

(311)

(1 623)

(90)

(2 024)

-

(2 024)

Prestations à verser en 2025/transfert des capitaux constitutifs au titre des départs en 2026

-

-

(2 992)

(1 573)

(4 564)

(155)

(4 720)

Coût des services passés reconnus

-

-

384

-

384

-

384

Dette estimée au 31/12/2026

14 701

(8 108)

135 377

22 465

164 436

1 374

165 810

 

7.2.12Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG)

Conformément au CRR/CRD, le Fonds pour Risques Bancaires Généraux est destiné à rester durablement dans les fonds propres pour compléter la couverture générale des risques de l’AFD.

Ce fonds est, entre autres, destiné à couvrir :

7.2.13Dettes subordonnées

En 1998, une convention a été conclue avec l’État aux termes de laquelle une partie de la dette de l’AFD vis-à-vis du Trésor, correspondant aux tirages effectués entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1997, a été transformée en dette subordonnée. Cette convention prévoit également le réaménagement global de l’échéancier de cette dette sur 20 ans dont 10 ans de différé, et l’inscription en dette subordonnée de toute nouvelle tranche d’emprunt à partir du 1er janvier 1998 (avec un échéancier sur 30 ans dont 10 ans de différé).

En 2025, les dettes subordonnées de l’AFD s’élèvent à 1 795 M€ en diminution de 21 M€ par rapport à 2024.

7.2.14Engagements de financement

Les engagements de financement donnés enregistrent les montants restant à verser au titre des conventions de prêts signées, avec la clientèle ou avec les établissements de crédit et des conventions en faveur de fonds d’investissement.

Les engagements de financement donnés en faveur d’établissements de crédit comprennent les restes à verser, pour le compte de l’État, sur les conventions conclues avec le FMI pour le financement de la FRPC.

Les engagements de financement donnés en faveur de fonds d’investissement comprennent les engagements restant de la souscription de l’AFD dans Fisea+, soit 117 M€ au 31 décembre 2025.

7.2.15Engagements de garantie

Les engagements donnés de garantie d’ordre des établissements de crédit enregistrent notamment :

Les engagements donnés de garantie d’ordre de la clientèle enregistrent notamment :

Les engagements reçus des établissements de crédit sont liés aux opérations de prêts effectuées par l’AFD.

Les autres engagements reçus comprennent la garantie de l’État français accordée sur des crédits à des États étrangers.

Les engagements de garanties donnés sur titres enregistrent les promesses de rachat d’actions offertes aux actionnaires minoritaires de Proparco dans le cadre des augmentations de capital intervenues 2014 et 2020 puis en 2023. Ces promesses de rachat sont exerçables pendant 5 ans après une période de blocage de 5 ans.

7.2.16Informations sur les États ou territoires non coopératifs

L’article L. 511-45 du Code monétaire et financier (modifié par Ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014-art.3) impose aux établissements de crédit de publier en annexe de leurs comptes annuels des informations sur leurs implantations dans les États ou territoires qui n’ont pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.

La loi n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires élargit la liste des informations requises par les banques sur leurs implantations dans les ETNC.

L’arrêté du 3 février 2023 modifiant l’arrêté du 12 février 2010 pris en application du deuxième alinéa du 1 de l’article 238-0 A du Code général des impôts, a modifié la liste des états ou territoires non coopératifs.

L’AFD ne détient, au 31 décembre 2025, aucune implantation dans les États ou territoires non coopératifs.

7.2.17Autre information relative à la consolidation

Les comptes sociaux de l’AFD sont intégralement repris suivant la méthode de l’intégration globale dans les comptes consolidés du groupe AFD. Les états financiers de l’entreprise sont disponibles sur Internet, à l’adresse suivante : www.afd.fr/fr/espace-investisseurs.

7.2.18Événements postérieurs à la clôture

L’exposition directe de l’AFD aux zones les plus affectées par la crise au Moyen-Orient (Egypte, Irak, Jordanie, Liban et Palestine) représente une part limitée des expositions de l’AFD (4,0 Md€ soit 5,3 % du portefeuille à fin 2025, dont la grande majorité, 3,6 Md€, concerne des engagements souverains sur l’Egypte, la Jordanie et l’Irak). En particulier, le Liban et la Palestine, pays directement touchés, représentent une part circonscrite à 61 M€, déjà provisionnée à hauteur de 47 %. À ce stade, aucun impact matériel direct n’a été identifié ; des mesures de gestion des risques ont été mises en place pour suivre et évaluer les éventuels effets indirects sur les contreparties en portefeuille. 

Aucun autre évènement significatif ayant une incidence sur la situation financière de la société n’est apparu après la clôture au 31 décembre 2025.

7.3Notes annexes relatives aux états financiers au 31 décembre 2025

Note 1Titres de placement (1)

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Titres cotés

Titres non cotés

Total

Titres cotés

Titres non cotés

Total

Effets publics et valeurs assimilées

2 891 460

 

2 891 460

1 168 954

-

1 168 954

Créances rattachées

45 770

 

45 770

13 745

-

13 745

Dépréciations

(16 420)

 

(16 420)

(15 787)

-

(15 787)

Total net

2 920 809

 

2 920 809

1 166 913

-

1 166 913

Obligations et autres titres à revenu fixe

618 598

1 552 649

2 171 248

277 075

2 561 512

2 838 587

Créances rattachées

6 135

15 641

21 777

1 758

37 194

38 952

Dépréciations

-

(2 447)

(2 447)

0

(1 012)

(1 012)

Total net

624 734

1 565 844

2 190 578

278 833

2 597 694

2 876 527

Actions et autres titres à revenu variable

41 323

 

41 323

1 555 055

-

1 555 055

Dépréciations

-

 

-

 

-

-

Total net

41 323

 

41 323

1 555 055

-

1 555 055

Total valeur nette

3 586 866

1 565 844

5 152 710

3 000 801

2 597 694

5 598 495

 

En milliers d’euros

Revenu fixe

Revenu variable

Total 2025

Revenu fixe

Revenu variable

Total 2024

Plus-values latentes nettes

4 668

16 165

20 833

68 287

15 127

83 414

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des obligations et autres titres à revenu fixe

940 160

431 968

459 578

339 542

2 171 248

 

Note 2Titres d’investissement (1)

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Titres cotés

Titres non cotés

Total

Titres cotés

Titres non cotés

Total

Effets publics et valeurs assimilées

298 257

-

298 257

335 541

-

335 541

Créances rattachées

3 034

-

3 034

2 278

-

2 278

Total net

301 290

-

301 290

337 819

-

337 819

Obligations et autres titres à revenu fixe

18 788

-

18 788

18 954

-

18 954

Créances rattachées

210

-

210

210

-

210

Total net

18 998

-

18 998

19 164

-

19 164

Total valeur nette

320 288

-

320 288

356 983

-

356 983

Différence entre prix d’acquisition et prix de remboursement

15 831

-

15 831

26 772

-

26 772

Au cours de l’exercice, aucun titre d’investissement n’a été cédé avant l’échéance dans le cadre de la gestion du risque de contrepartie.

 

En milliers d’euros

Inférieur à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des obligations et autres titres à revenu fixe

-

-

-

18 788

18 788

(1) Total des postes du bilan : Effets publics et valeurs assimilées (3 222 099 K€), Obligations et autres titres à revenu fixe (2 209 576 K€), Actions et autres titres à revenu variable (41 323 K€) soit 5 472 998 K€ au 31/12/2025.

Note 3Créances sur les établissements de crédit

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

À vue

À terme

Total

À vue

À terme

Total

Comptes ordinaires

426 030

-

426 030

563 057

-

563 057

Prêts aux établissements de crédit

1 398 821

16 162 040

17 560 861

1 585 121

15 931 688

17 516 809

  • dont placement interbancaire

1 398 821

2 378 657

3 777 478

1 585 121

2 542 859

4 127 981

  • dont activité de prêts

-

13 783 383

13 783 383

-

13 388 828

13 388 828

Créances rattachées

-

150 904

150 904

-

166 077

166 077

Dépréciations

-

(40 875)

(40 875)

-

(40 933)

(40 933)

Total

1 824 850

16 272 070

18 096 920

2 148 178

16 056 831

18 205 009

Le montant de l’encours aux risques de l’État et pour compte de tiers s’élève respectivement à 1 507 966 K€ et 536 750 K€.

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des prêts aux établissements de crédit

388 900

1 564 941

7 768 842

4 060 699

13 783 383

 

En milliers d’euros

Détail des prêts à terme douteux

31-déc.-25

31-déc.-24

Brut

Dépréciations

Brut

Dépréciations

Encours douteux (hors créances rattachées)

69 837

33 020

73 457

33 079

  • dont encours douteux compromis souverains (1)

-

-

-

-

  • dont encours douteux compromis non souverains

37 242

26 030

30 784

22 906

  • Accordés aux États ou avec l’aval de ces États. L’encours en capital de ces prêts fait l’objet uniquement de provisions de passif.

 

Note 4Opérations avec la clientèle

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Crédits à la clientèle

43 803 302

41 534 075

Créances rattachées

258 965

255 189

Dépréciations

(308 332)

(371 356)

Total

43 753 935

41 417 907

L’encours des crédits au risque de l’État et pour compte de tiers s’élève respectivement à 4 080 740 K€ et 440 919 K€ au 31/12/2025.

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des crédits à la clientèle

629 883

2 694 241

18 463 230

22 015 948

43 803 302

 

En milliers d’euros

Détail des prêts à terme douteux

31-déc.-25

31-déc.-24

Brut

Dépréciations

Brut

Dépréciations

Encours douteux (hors créances rattachées)

3 887 011

307 779

2 990 161

371 018

  • dont encours douteux compromis souverains (1)

433 014

38 483

696 633

110 288

  • dont encours douteux compromis non souverains

363 352

213 160

196 763

136 322

  • Accordés aux États ou avec l’aval de ces États. L’encours en capital de ces prêts fait l’objet uniquement de provisions de passif.

 

Note 5Participations et autres titres détenus à long terme

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Titres détenus à long terme et titres de participation

148 847

275 659

Valeur brute (1)

148 847

275 659

Écart de conversion

6 185

(5 326)

Dépréciations

(43 565)

(56 478)

Total net

111 467

213 856

  • Le montant brut des participations cotées en 2025 s’élève à 189 K€.

Note 6Parts dans les entreprises liées

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Valeur brute

1 857 406

1 714 906

Dépréciations

(246 505)

(202 038)

Total net

1 610 902

1 512 868

 

Note 7Opérations avec les entreprises liées

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Actif

 

 

Créances sur les établissements de crédit

6 320 562

6 045 630

Passif

 

 

Dettes à terme envers les établissements de crédit

522 933

538 193

Hors-bilan

 

 

Engagements de financement donnés

2 013 656

2 033 950

Engagements de garantie donnés

1 704 215

1 751 059

 

Note 8Liste des filiales et participations

En milliers d’euros

Proparco

Soderag

Expertise France

Siège social

151, rue Saint-Honoré

Rue F. Éboué BP-64

40, Bd de Port-Royal

 

75001 Paris

97110 Pointe-à-Pitre

75005 Paris

Capital

1 353 513

111 923

829

Capital détenu

85 %

100 %

100 %

Capitaux propres

1 774 229

(7 653)

14 347

dont résultat après IS

59 191

58

2 990

Valeur brute comptable

1 216 471

112 326

1

Valeur nette comptable

1 216 471

-

1

 

En milliers d’euros

 

Sogefom

Fisea

Siège social

 

5, rue Roland-Barthes

5, rue Roland-Barthes

 

 

75012 Paris

75012 Paris

Capital

 

1 102

410 000

Capital détenu

 

59 %

100 %

Capitaux propres

 

12 655

251 592

dont résultat après IS

 

1 883

(13 129)

Valeur brute comptable

 

5 015

410 000

Valeur nette comptable

 

5 015

295 467

 

Valeur brute

137 876

Valeur nette

97 539

Note 9Immobilisations et amortissements

En milliers d’euros

31/12/2024

Acquisitions

Cessions

Autres mouvements

31/12/2025

Valeur brute

 

 

 

 

 

Terrains et aménagements

89 603

-

-

-

89 603

Constructions et aménagements

895 730

125 718

4 764

443

1 016 240

Autres immobilisations corporelles

85 806

14 326

4 016

396

95 721

Immobilisations incorporelles

326 687

133 258

55 924

2 266

401 756

Montant brut

1 397 827

273 302

64 704

3 105

1 603 320

 

En milliers d’euros

31/12/2024

Dotations

Reprises

Autres mouvements

31/12/2025

Amortissements

 

 

 

 

 

Terrains et aménagements

4 259

110

4

-

4 365

Constructions et aménagements

180 268

10 084

8

-

190 344

Autres immobilisations corporelles

66 791

5 935

658

-

72 069

Immobilisations incorporelles

146 637

34 798

1 101

-

180 334

Montant des amortissements

397 955

50 927

1 771

-

447 112

Montant net

999 872

222 375

62 933

3 105

1 156 208

 

Note 10Autres actifs et autres passifs

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Actif

Passif

Actif

Passif

Compte créditeur État français

-

263 239

-

515 023

Fonds publics affectés

-

73 939

-

78 759

Fonds de garantie dans les DOM

-

9 303

-

9 238

Dépôt des collatéraux

2 028 165

401 426

1 651 850

468 011

Autres

162 017

1 047 315

307 798

1 081 439

Total

2 190 181

1 795 223

1 959 648

2 152 470

 

Note 11Comptes de régularisation

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Actif

Passif

Actif

Passif

Comptes d’ajustement devises sur hors-bilan

-

391 529

-

(114 199)

Produits à recevoir et charges à payer sur swaps

1 015 896

636 471

1 019 426

765 063

Charges et produits à répartir

105 689

732 486

92 163

552 145

Autres comptes de régularisation

131 637

93 439

121 683

113 782

Total

1 253 223

1 853 924

1 233 272

1 316 790

Note 12Dettes envers les établissements de crédit

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

À vue

À terme

À vue

À terme

Dettes envers les établissements de crédit

232 024

512 403

230 644

526 140

Dettes rattachées

126

10 932

273

12 456

Total

231 898

523 336

230 916

538 596

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des dettes envers les établissements de crédit

20 000

80 000

412 403

-

512 403

 

Note 13Opérations avec la clientèle

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

À vue

À terme

À vue

À terme

Comptes créditeurs de la clientèle

1 902

 

2 116

 

Dettes rattachées

14

 

9

 

Total

1 916

 

2 125

 

 

Note 14Dettes représentées par un titre

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Titres de créances négociables

2 440 960

799 491

Emprunts obligataires

53 594 510

54 101 351

Dettes rattachées

802 587

727 213

Total

56 838 058

55 628 055

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 3 mois

3 mois
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Échéancier des dettes représentées par un titre

3 950 938

3 279 216

23 016 988

23 347 368

53 594 510

 

Note 15Provisions

En milliers d’euros

31-déc.-24

Dotations

Reprises

Écart de change

31-déc.-25

Prêts souverains (1)

1 504 720

324 833

95 505

1 248

1 735 297

Prêts non souverains sains (2)

241 466

11 898

28 491

-

224 873

Garanties données (2)

25 859

3 966

3 900

-

25 924

Engagements de financement sur prêts non souverains (2)

28 921

34 831

36 734

-

27 018

Provisions pour garanties Ariz et Proparco

52 056

7 331

13 014

(2 176)

44 198

Risques filiales DOM

17 197

169

498

-

16 867

Risques divers

11 276

-

-

-

11 276

Pertes de change (1)

18 407

3 920

856

-

21 472

Frais administratifs (1)

637

-

-

-

637

Charges de personnel (1)

156 078

9 127

1 075

-

164 130

Total

2 056 609

396 076

180 073

(928)

2 271 685

  • Ces provisions ne figurent pas dans le poste « coût du risque ».
  • Les provisions collectives s’établissent à 277 128 K€ dont 65 924 K€ en stage 1 et 211 204 K€ en stage 2. 
    En 2024, les provisions collectives s’élevaient à 295 970 K€ dont 60 574 K€ en stage 1 et 235 394 K€ en stage 2.

Note 16Dettes subordonnées

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Dettes subordonnées

1 795 181

1 813 250

Dettes rattachées

28

2 617

Total

1 795 209

1 815 867

 

Note 17Fonds pour risques bancaires généraux

En milliers d’euros

31-déc-24

Dotation

Reprise

31-déc.-25

Fonds pour risques bancaires généraux

460 000

-

-

460 000

 

Note 18Capitaux propres hors FRBG

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Dotation

4 862 999

4 717 999

Réserves

3 382 631

3 166 578

Subventions

3 535

4 570

Résultat en instance d’affectation (1)

417 157

270 066

Total

8 666 322

8 159 213

  • La distribution de dividende à l’État s’est élevée en 2025 à 54,0 M€.

 

En milliers d’euros

31-déc.-24

Affectation résultat 2024

Distribution de Dividendes

Augmentation

Diminution

Résultat exercice 2025

31-déc.-25

Dotation

4 717 999

 

 

145 000

 

 

4 862 999

Réserves

3 166 578

270 066

(54 013)

 

 

 

3 382 631

Subventions

4 570

 

 

 

(1 035)

 

3 535

Résultat de l’exercice

270 066

(270 066)

 

 

 

417 157

417 157

Total

8 159 212

-

(54 013)

145 000

(1 035)

417 157

8 666 322

 

Note 19Actif et Passif en devises (1)

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Montant de l’actif en devises (2)

10 985 081

11 064 735

Montant du passif en devises (2)

12 241 814

15 601 162

  • Hors opérations FMI et hors opérations de couverture (hors-bilan), ces opérations équilibrent les positions bilan.
  • Par principe ces positions en devises sont neutralisées par des instruments financiers à terme comptabilisés en hors-bilan.

Note 20Intérêts et produits assimilés

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Intérêts et produits s/opérations avec les établissements de crédit (1)

1 878 136

2 354 446

Intérêts sur prêts

553 344

600 801

Intérêts sur placements

149 786

224 472

Produits sur instruments financiers à terme

1 175 007

1 529 173

Intérêts et produits s/opérations avec la clientèle (1)

1 073 585

1 106 024

Intérêts et produits s/obligations et autres titres à revenu fixe

183 441

178 899

Titres de placement

178 124

173 308

Titres d’investissement

5 317

5 591

Autres intérêts et produits assimilés

1 434 633

1 356 867

Produits sur instruments financiers à terme

1 434 633

1 356 867

Total

4 569 796

4 996 235

  • Le montant des dotations nettes des reprises sur intérêts douteux corrigées des pertes sur créances irrécouvrables en intérêts s’élève au 31/12/2025 à + 1 035 K€ contre + 4 141 K€ au 31/12/2024.

 

Note 21Intérêts et charges assimilées

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Intérêts et charges s/opérations avec les établissements de crédit

1 136 693

1 175 258

Intérêts sur comptes créditeurs

22 347

30 153

Charges sur instruments financiers à terme

1 114 346

1 145 105

Intérêts sur emprunts

-

-

Intérêts et charges s/opérations avec la clientèle

1 214

1 127

Intérêts sur dettes subordonnées

1 189

1 109

Autres intérêts et charges s/opérations avec la clientèle

25

18

Intérêts et charges s/obligations et autres titres

1 254 322

1 142 056

Intérêts sur titres du marché interbancaire et créances négociables

43 320

57 121

Intérêts sur emprunts obligataires

1 208 902

1 082 833

Intérêts sur dettes subordonnées de dernier rang

2 100

2 103

Autres intérêts et charges assimilées

1 691 650

2 268 145

Charges sur instruments financiers à terme

1 691 650

2 268 145

Intérêts sur fonds publics affectés

-

-

Total

4 083 878

4 586 587

 

Note 22Commissions produits et charges

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Commissions produits

127 248

113 371

  • sur subventions

93 092

91 195

  • sur instructions

28 306

17 597

  • divers

5 850

4 578

Commissions charges

11 072

7 820

Note 23Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Solde des opérations sur titres de placement

89 773

26 715

Plus-values de cession

92 720

28 143

Moins-values de cession

881

-

Reprises de provisions pour dépréciation

3 797

988

Dotation aux provisions pour dépréciation

5 862

2 416

 

Note 24Autres produits d’exploitation bancaire

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Autres produits d’exploitation bancaire

474 621

447 277

Bonifications

353 052

312 563

Autres produits bancaires

121 569

134 714

Gains nets de change

-

-

 

Note 25Autres charges d’exploitation bancaire

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Autres charges d’exploitation bancaire

103 034

105 268

Autres charges d’exploitation

88 028

105 268

Pertes nettes de change

15 006

-

 

Note 26Charges générales d’exploitation – Frais de personnel

En milliers d’euros

31 déc.-25

31 déc.-24

Salaires et traitements

260 924

242 548

Charges sociales

104 428

100 341

Intéressement

15 831

15 374

Impôts, taxes et versements assimilés sur rémunérations

28 373

37 657

Dotations/reprises provisions

8 053

9 101

Refacturation personnel Instituts

-

(125)

Total

417 609

404 895

 

Note 27Effectif moyen

En milliers d’euros

Cadres

Agents
 de maîtrise

Employés 

Agents
 de service

Agents non soumis
 à mobilité

Total 2025

Siège et Agences (hors instituts)

2 188

49

1

-

644

2 882

Note 28Dépréciations d’actif

En milliers d’euros

31-déc.-24

31 déc.-25

Dotations

Reprises

Écart de change

Total

Intérêts impayés sur prêts (note 3 et 4)

41 115

32 679

35 149

(822)

37 823

Risques individualisés sur prêts (note 3 et 4)

371 175

131 962

180 553

(11 200)

311 385

Dépréciation des participations (note 5 et 6)

258 516

34 220

2 666

 

290 070

Dépréciation des titres de placement (note 23)

16 795

5 862

3 797

 

18 860

Total

687 600

204 723

222 165

(12 022)

658 137

 

Note 29Coût du risque de crédit (1)

En milliers d’euros

31 déc.-25

31-déc.-24

Dotations

Reprises

Total

Provisions (note 15) (1)

58 195

82 637

24 442

76 062

Dépréciation pour créances douteuses en capital (note 28)

59 401

49 906

(9 495)

(24 574)

Pertes sur créances irrécouvrables en capital

6 565

1 210

(5 355)

(35 209)

Total

124 161

133 753

9 591

16 279

  • Ces chiffres ne comprennent ni la première ligne ni les trois dernières lignes de la note 15.

 

Note 30Gains ou pertes sur actifs immobilisés

En milliers d’euros

31 déc.-25

31-déc.-24

Gains ou pertes sur immobilisations financières

(31 554)

(23 255)

Plus et moins-values de cession

-

-

Dotations/reprises pour dépréciation

(31 554)

(23 255)

Gains ou pertes sur actifs immobilisés corporelles et incorporelles

138

1 027

Total

(31 416)

(22 228)

 

Note 31Résultats exceptionnels

En milliers d’euros

31 déc.-25

31-déc-24

Gains exceptionnels

176

79

Profits exceptionnels divers

176

79

Produits s/exercices antérieurs

-

-

Pertes exceptionnelles

230

204

Charges s/exercice antérieurs

154

30

Pénalités et amendes fiscales

-

-

Charges exceptionnelles

77

174

Total net

54

125

Note 32Autres engagements hors-bilan

En milliers d’euros

31 déc.-25

31-déc-24

Engagements de garantie reçus de l’État français sur prêts

5 772 878

5 312 470

Engagements de garantie reçus d’établissements de crédit

177 201

212 616

Engagements de garantie donnés d’ordre d’établissements de crédit

17 958

27 055

Engagements de garantie donnés sur titres

100 499

99 428

Engagements de garantie donnés d’ordre de la clientèle

2 944 316

3 111 046

 

Note 33Engagements sur instruments financiers à terme (1)

En milliers d’euros

31-déc.-25

31-déc.-24

Notionnel

Valorisation (2)

Notionnel

Valorisation (2)

Opérations fermes

 

 

 

 

Échange de taux d’intérêt (opérations de couverture)

68 841 168

(1 409 008)

65 954 081

(1 166 734)

  • dont opérations de micro-couverture

65 427 108

(1 445 001)

63 063 189

(1 121 868)

  • dont opérations de macro-couverture

2 832 173

35 623

2 056 003

(45 446)

  • dont opérations de couvertures naturelles

581 888

370

834 889

580

Échange de devises (opérations de couverture)

45 485 146

(274 763)

49 037 051

138 759

Engagements reçus

22 544 106

 

24 572 960

-

Engagements donnés

22 941 040

 

24 464 091

-

Autres instruments (opérations de couverture)

-

 

-

-

Opérations conditionnelles

72 083

1 851

125 924

976

  • Ces informations ne font pas partie du hors-bilan publiable.
  • La valorisation des instruments financiers a été faite par référence à la valeur de marché.

 

En milliers d’euros

Inférieur
 à 1 an

De 1
 à 5 ans

Supérieur
 à 5 ans

Total 2025

Opérations fermes sur marché de gré à gré

 

 

 

 

Échange de taux d’intérêt

4 379 319

18 700 869

45 760 981

68 841 168

Échange de devises

9 228 001

21 816 818

14 440 327

45 485 146

Engagements reçus

4 584 736

10 661 664

7 297 707

22 544 106

Engagements donnés

4 643 266

11 155 155

7 142 619

22 941 040

Opérations conditionnelles

-

56 667

15 417

72 083

 

Note 34Valorisations, par notation, sur les instruments financiers à terme

Notation des contreparties bancaires

31-déc.-25

31/12/2025 Valorisation (1)

A

(8 083)

A-

(483 121)

A+

(910 517)

AA-

111 746

BBB

-

BBB+

10 658

NR

-

Total

(1 279 317)

  • Le coût de remplacement est représenté par le solde net positif des valeurs de marché coupon couru inclus. Si le solde est négatif, le coût est nul.

Note 35Participations détenues sur Fonds gérés (1)

En milliers d’euros

Origine des fonds

Nombre
 de participations

Valeur d’acquisition

Caisse d’investissement des DOM (CIDOM)

1

463

Fonds d’investissement et de dévelop. économique et social (FIDES)

3

625

Fonds d’investissement des DOM (FIDOM)

1

91

Autres ressources État

-

-

Total

5

1 180

  • Ces informations ne font pas partie du hors-bilan publiable.

 

Note 36Rémunération des dirigeants

La rémunération brute annuelle allouée aux mandataires sociaux et directeurs adjoints s’élève à 538 712 €.

Il n’y a pas d’avantage en nature ni de régime de retraite particulier, de stock‑option ou rémunération variable pour les mandataires sociaux de l’AFD.

Note 37Impôt sur les sociétés

Seuls les revenus fonciers et le résultat de l’activité de représentation d’établissements de crédit métropolitains dans les DOM ainsi que l’activité de refinancement de l’AFD à l’égard de sa filiale Proparco sont soumis à l’impôt sur les sociétés.

Note 38Expositions aux risques

L’AFD intervient sur les marchés des instruments financiers pour son compte, dans le cadre de ses activités propres et des activités dont la gestion lui est déléguée par l’État français.

Ces opérations sont exercées dans le cadre de limites autorisées par la Direction générale avec l’accord du conseil d’administration.

7.4Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels 

Exercice clos le 31 décembre 2025

 

 

Au Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement,

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée par l’article R515-25 du code monétaire et financier, nous avons effectué l’audit des comptes de l’Agence Française de Développement relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.

Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de l’agence à la fin de cet exercice.

L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit.

Fondement de l’opinion

Référentiel d’audit

Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels" du présent rapport.

Indépendance

Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.

Observation

Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 1 de l’annexe des comptes annuels qui expose le changement de méthode comptable relatif à la première application du règlement ANC n° 2023-03 du 7 juillet 2023 en coordination avec le règlement ANC n° 2022-06 du 4 novembre 2022 modifiant le règlement ANC n° 2014-07 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire.

Justification des appréciations – Points clés de l’audit

En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.

Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.

Provisionnement du risque de crédit

Point clé de l’audit

L’Agence Française de Développement « AFD » est exposée aux risques de crédit et de contrepartie.

Ces risques se définissent comme étant la probabilité qu’un débiteur soit dans l’incapacité de faire face au remboursement des financements qui lui ont été octroyés. Le défaut d’une contrepartie peut avoir une incidence matérielle sur les résultats de l’AFD.

Votre agence constitue des dépréciations et des provisions pour couvrir ces risques. Celles-ci sont estimées selon les méthodes définies ci-dessous :

La détermination des dépréciations et des provisions sur actifs sains et dégradés repose sur un modèle en pertes attendues prenant en compte, outre l’encours, les engagements sains signés, les reste-à-verser sur les concours correspondants via des facteurs de conversion. Cette méthode repose sur un calcul des pertes attendues selon un modèle intégrant différents paramètres (probabilité de défaut, taux de pertes en cas de défaut, exposition au défaut, notation…).

L’AFD comptabilise par ailleurs des dépréciations sur les expositions en défaut. Celles-ci sont évaluées sur base individuelle et correspondent à la différence entre la valeur comptable de l’actif et la valeur actualisée des flux futurs de trésorerie recouvrable à maturité estimés après prise en compte des effets de la mise en jeu des garanties. Elles sont déterminées à partir d’hypothèses telles que la situation financière de la contrepartie, le risque pays associé et la valorisation des garanties éventuelles et les flux prévisionnels attendus.

Nous avons considéré que l’appréciation du risque de crédit et l’évaluation des provisions constituent un point clé de l’audit puisqu’elles requièrent l’exercice du jugement de la Direction dans le classement des expositions et les hypothèses retenues, en particulier, dans un contexte d’incertitudes persistantes, les tensions sur les matières premières et l’énergie.

Au 31 décembre 2025, le stock de dépréciations individuelles sur les encours de crédits s’élève à 349 M€ et le stock des provisions pour risque de contrepartie inscrites au passif s’élève à 2 057 M€ pour un encours brut de 61 364 M€ (dont 3 957 M€ d’encours douteux bruts au 31 décembre 2025 faisant l’objet de dépréciations). Pour plus de détail sur les principes comptables et les expositions, se référer aux notes 2.3 et 2.10 des Principes comptables et méthodes d’évaluation, ainsi que les notes 3, 4, 15, 28 et 29 des notes annexes relatives aux états financiers.

Réponse d’audit apportée

Pour apprécier le caractère raisonnable des dépréciations / provisions constituées, nous avons :

Lorsque la provision a été calculée sur base collective (stage 1 et stage 2), nous avons :

Lorsque la dépréciation a été déterminée sur base individuelle (stage 3), nous avons :

Valorisation des titres de participations et autres titres détenus à long terme

Point clé de l’audit

L’Agence Française de Développement détient des titres de participation et autres titres détenus à long terme. Comme détaillé dans la note 2.5, ces titres sont comptabilisés à leur coût d’acquisition. Ils sont dépréciés lorsque leur valeur estimative à la clôture, évaluée en fonction de la situation nette de l’entreprise et de ses perspectives (estimées à partir des informations économiques et financières recueillies sur l’entreprise et de l’environnement du pays d’implantation notamment) ou de la valeur boursière selon le cas, est inférieure à la valeur d’acquisition.

En raison de la disponibilité limitée des données de marché, la valorisation de certains de ces titres requiert l’exercice du jugement par le management pour la sélection de la méthode d’évaluation à retenir et des paramètres à utiliser.

Nous avons considéré la valorisation des titres de participation et autres titres détenus à long terme comme un point clé de l’audit compte tenu :

Au 31 décembre 2025, la valeur nette du portefeuille de titres de participation et autres titres détenus à long terme s’établit à 1 722 M€ dont 290 M€ de dépréciations tels qu’indiqué dans les notes 5, 6, 28 et 30 de l’annexe aux comptes individuels.

Réponse d’audit apportée

Dans ce contexte, nos travaux ont consisté à :

A cet effet, nous avons vérifié le caractère approprié des méthodes, hypothèses et données comptables retenues par l’Agence Française de Développement et nous nous sommes assurés de leur correcte application. Une contre-valorisation d’un échantillon de lignes a été réalisée par nos experts et par nous-même. Nous avons croisé plusieurs facteurs de risques, notamment la subjectivité de la méthode de valorisation.

Nous avons également mis en œuvre les procédures substantives suivantes :

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.

Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux membres du Conseil d’administration

Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du Directeur Général Adjoint et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.

La sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D.441-6 du code de commerce appellent de notre part l’observation suivante : comme indiqué dans le rapport de gestion, ces informations n’incluent pas les opérations bancaires et les opérations connexes, votre agence considérant qu’elles n’entrent pas dans le périmètre des informations à produire.

Informations relatives au gouvernement d’entreprise

Nous attestons de l’existence, dans la section du rapport de gestion du Directeur Général Adjoint consacrée au gouvernement d’entreprise, des informations requises par l’article L.225-37-4 du code de commerce.

Autres informations

En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives aux prises de participation et de contrôle vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.

Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires

Format de présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel

Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général.

Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.

Désignation des commissaires aux comptes

Nous avons été nommés commissaires aux comptes de l’Agence Française de Développement par votre Conseil d’administration du 3 juillet 2002 pour le cabinet KPMG S.A. et du 2 avril 2020 pour le cabinet BDO Paris.

Au 31 décembre 2025, le cabinet KPMG S.A. était dans la 24ème année de sa mission sans interruption et le cabinet BDO Paris dans la 6ème année.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes annuels

Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.

Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de l’agence à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider l’agence ou de cesser son activité.

Il incombe au comité d’audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Les comptes annuels ont été arrêtés par le Directeur Général Adjoint.

Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels

Objectif et démarche d’audit

Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.

Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre agence.

Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :

Rapport au comité d’audit

Nous remettons au comité d’audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.

Nous fournissons également au comité d’audit la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.

 

 

Les Commissaires aux comptes,

Paris La Défense et Paris, le 22 avril 2026 

 

KPMG S.A.

Valéry FOUSSÉ

Associé

 

BDO Paris

Benjamin IZARIÉ

Associé

 

1)
FRPC : Facilité pour la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la croissance.
2)
Livre II-Titre 5 du règlement ANC 2014-07 relatif aux instruments financiers à terme, qui abroge et reprend le règlement CRBF 90-15 modifié par le CRBF 92-04.

Responsable du document 
de référence et responsable 
des comptes

8.1Nom et fonction

Bertrand Walckenaer, directeur général adjoint

8.2Attestation du responsable

J’atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document d’enregistrement universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.

J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion (défini dans la table de concordance du présent document) présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de l’entreprise et de la situation financière de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés et qu’il a été établi conformément aux normes d’information en matière de durabilité applicables.

Fait à Paris le 23 avril 2026

 

Le directeur général adjoint

Bertrand Walckenaer

8.3Nom, adresse et qualification des contrôleurs légaux des comptes

 

Pour l’exercice 2022

Pour l’exercice 2023

Pour l’exercice 2024

Pour l’exercice 2025

Nom

KPMG Audit

KPMG Audit

KPMG Audit

BDO Paris Audit 
& Advisory

KPMG Audit

BDO Paris

KPMG Audit

BDO Paris

Représenté 
par Adresse

Valéry Foussé

Valéry Foussé

Valéry Foussé

Arnaud Naudan

Valéry Foussé

Benjamin Izarie

Valéry Foussé

Benjamin Izarie

 

2, avenue Gambetta 92066 Paris-La Défense Cedex

2, avenue Gambetta 92066 Paris-La Défense Cedex

2, avenue Gambetta 92066 Paris-La Défense Cedex

43-47, avenue 
de la Grande-Armée 
75116 Paris

2, avenue Gambetta 92066 Paris-La Défense Cedex

43-47, avenue 
de la Grande-Armée 
75116 Paris

2, avenue Gambetta 92066 Paris-La Défense Cedex

43-47, avenue 
de la Grande-Armée 
75116 Paris

Organisme professionnel

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles

Compagnie régionale des commissaires 
aux comptes 
de Versailles

 

8.4Politique d’information

Monsieur Bokar Chérif

Directeur de la Direction exécutive financière

Tél. : + 33 (0)1 53 44 40 14

 

 

 

Informations complémentaires

 

9.1Table de concordance du rapport de gestion

Référence RG

Libellé 2025

Référence URD

1.

Activités du Groupe Agence Française de Développement en 2025

 

1.1

Renseignements de caractère général

1.1

1.2

Bilan stratégique 2025 du groupe AFD

1.2

1.3

Intervention AFD

1.3

1.4

Financement des activités pour compte propre

1.4

1.5

Le groupe AFD

1.5

1.6

Activités du Groupe Agence Française de Développement en 2025

1.6

2.

Etat de durabilité consolidé

2

2.1

Informations générales (ESRS 2)

2.1

2.2

Informations environnementales 

2.2

2.3

Informations sociales

2.3

2.4

Informations de gouvernance (G1)

2.4

2.5

Annexes à l’état de durabilité

2.5

3.

Rapport sur le gouvernement d’entreprise et contrôle interne

 

3.1

Rapport sur le gouvernement d’entreprise

3.1

3.2

Procédure de contrôle interne et organisation de la piste d’audit 

4.11.9.3

4.

Gestion des risques

 

4.1

Facteurs de risques

4

4.2

Dispositif de gestion de risques

4

5.

Évolutions récentes et perspectives d’avenir

5.1

5.1

Évolutions récentes

5.1.1

5.2

Perspectives d’avenir

5.1.2

5.3

Les emprunts

5.1.3

5.4

Présentation économique des comptes

5.3

6.

Événements postérieurs à la clôture

5.2

Annexe 1

Zone d’intervention de l’AFD dans les pays étrangers et en Outre-mer

9.5

Annexe 2

Bilan social de l’AFD en normes françaises (format économique)

9.6

Annexe 3

Principaux ratios et indicateurs

9.7

Annexe 4

Résultats financiers des 5 derniers exercices (base sociale)

9.8

Annexe 5

Tableau de synthèse des prêts de l’AFD et de Proparco dans les pays étrangers

9.9

Annexe 6

Tableau des autorisations Proparco

9.10

9.2Incorporation par référence

En application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129 du 14 juin 2017, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent Document d’enregistrement universel :

 

9.3Table de correspondance entre les annexes 1 et 2 du règlement délégué 2019/980 et le Document d’enregistrement universel

 

 

 

Sections du document d’enregistrement universel 2025

Section 1

Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts et approbation de l’autorité compétente

 

Point 1.1

Personne responsable

8.1

Point 1.2

Déclaration de la personne responsable

8.2

Point 1.3

Déclaration ou rapport attribué(e) à une personne intervenant en qualité d’expert

2.6 , 6.3 , 7.4

Point 1.4

Informations provenant d’un tiers

2.6 , 6.3 , 7.4

Point 1.5

Approbation de l’autorité compétente

N/A

Section 2

Contrôleurs légaux des comptes

 

Point 2.1

Nom et adresse des contrôleurs légaux des comptes de l’émetteur

8.3

Point 2.2

Contrôleurs légaux ayant démissionné, ayant été écartés ou n’ayant pas été renouvelés

Sans objet

Section 3

Facteurs de risque

4.1.2

Section 4

Informations concernant l’émetteur

 

Point 4.1

Raison sociale et le nom commercial de l’émetteur

1.1

Point 4.2

Lieu d’enregistrement de l’émetteur, son numéro d’enregistrement et son identifiant d’entité juridique (LEI)

1.1

Point 4.3

Date de constitution et la durée de vie de l’émetteur, lorsque celle-ci n’est pas indéterminée

1.1

Point 4.4

Le siège social et la forme juridique de l’émetteur

1.1

Section 5

Aperçu des activités

 

Point 5.1

Principales activités

1.3

Point 5.2

Principaux marchés

1.3

Point 5.3

Événements importants dans le développement des activités de l’émetteur

1.6

Point 5.4

Stratégie et objectifs financiers et non-financiers

La stratégie , 2.1.2

Point 5.5

Degré de dépendance à l’égard des brevets, licences ou contrats industriels, 
commerciaux ou financiers

Sans objet

Point 5.6

Position concurrentielle

1.3

Point 5.7

Investissements

7.1

Section 6

Structure organisationnelle

 

Point 6.1

Description du Groupe auquel l’émetteur fait éventuellement partie

1.5

Point 6.2

Liste des filiales importantes de l’émetteur

1.5

Section 7

Examen de la situation financière et du résultat

 

Point 7.1

Situation financière

5.3

Point 7.2

Résultats d’exploitation

5.3.2 , 5.3.3

Section 8

Trésorerie et capitaux

 

Point 8.1

Capitaux à court terme et à long terme

5.3.1

Point 8.2

Source et le montant des flux de trésorerie

6.1.6 , 6.2.3.2.9

Point 8.3

Besoins de financement et structure de financement

1.4

Point 8.4

Restriction à l’utilisation des capitaux

1.3.5

Point 8.5

Sources de financement attendues qui seront nécessaires pour honorer 
les engagements visés au point 5.7.2

N/A

Section 9

Environnement règlementaire

4

Section 10

Informations sur les tendances

 

Point 10.1

Fournir une description de tout changement significatif de performance financière du Groupe survenu entre la fin du dernier exercice pour lequel des informations financières ont été publiées et la date du document d’enregistrement, ou fournir une déclaration négative appropriée

5.1.4

Point 10.2

Signaler toute tendance, incertitude, contrainte, engagement ou événement dont 
l’émetteur a connaissance et qui est raisonnablement susceptible d’influer sensiblement 
sur les perspectives de l’émetteur, au moins pour l’exercice en cours

5.1.3

Section 11

Prévisions ou estimations du bénéfice

N/A

Section 12

Organes d’administration, de direction et de surveillance et Direction générale

 

Point 12.1

Informations concernant les membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance

3.1.1 , 3.1.2 , 3.1.3

Point 12.2

Conflits d’intérêts

3.1.3.4

Section 13

Rémunération et avantages

 

Point 13.1

Montant de la rémunération et avantage en nature

3.1.4 , 3.2.2 , Note 18 , 6.2.4.3 , Note 26 , Note 36 , 4.14

Point 13.2

Montant totale des sommes provisionnées aux fins de pensions et retraites

6.2.3.2.6 , 6.2.4.3 , 7.2.11

Section 14

Fonctionnement des organes d’administration et de direction

 

Point 14.1

La date d’expiration du mandat actuel de cette personne, le cas échéant, 
et la période durant laquelle elle est restée en fonction

3.1

Point 14.2

Des informations sur les contrats de service liant les membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance à l’émetteur ou à l’une quelconque de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages au terme d’un tel contrat, ou une déclaration appropriée attestant de l’absence de tels

3.1

Point 14.3

Des informations sur le comité d’audit et le comité de rémunération

3.1 , 4.2.4

Point 14.4

Déclaration indiquant si l’émetteur se conforme, ou non, au(x) régime(s) de gouvernance d’entreprise qui lui est (sont) applicable(s)

3.1 , 7.4

Point 14.5

Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d’entreprise, y compris les modifications futures de la composition des organes d’administration et de direction et des comités (dans la mesure où cela a déjà été décidé par les organes d’administration et de direction et/ou l’assemblée des actionnaires)

3.1

Section 15

Salariés

 

Point 15.1

Nombre de salariés

Note 27 , 9.7

Point 15.2

Participations et stock-options

2.3.1.3 , 3.1.4 , 3.2 , 4.14

Point 15.3

Accord prévoyant une participation des salariés dans le capital

N/A

Section 16

Principaux actionnaires

 

Point 16.1

Nom de toute personne détenant un pourcentage du capital social ou des droits de vote de l’émetteur devant être notifié

1.1

Point 16.2

Principaux actionnaires et droits de vote

1.1

Point 16.3

Information relative au contrôle de l’émetteur

1.1

Point 16.4

Description des accords qui pourraient entraîner un changement du contrôle

N/A

Section 17

Transactions avec des parties liées

 

Section 18

Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats de l’émetteur

 

Point 18.1

Informations financières historiques

5.3

Point 18.2

Informations financières intermédiaires et autres

N/A

Point 18.3

Audit des informations financières annuelles historiques

6.3 , 7.4

Point 18.4

Informations financières pro forma

N/A

Point 18.5

Politique en matière de dividendes

1.1.3 , 6.2.1.2 , 7.1.3

Point 18.6

Procédures judiciaires et d’arbitrage

4.11.9.1

Point 18.7

Changement significatif de la situation financière de l’émetteur

Sans objet

Section 19

Informations supplémentaires

 

Point 19.1

Capital social

1.1

Point 19.2

Acte constitutif et statuts

3.1

Section 20

Contrats importants

N/A (1)

Section 21

Documents disponibles

1.1

  • Aucun contrat important autre que ceux conclus dans le cadre normal des affaires n’a été conclu.

 

9.4Table de concordance entre les articles du CRR et les tableaux du rapport Pilier 3

Article CRR

Titre

 

Paragraphe

435

Publication des objectifs et des politiques en matière de gestion des risques

a/

6.2.5, 4.2

b/

6.2.5, 4.2

c/

6.2.5

d/

4.6.4, 4.8

e/

4.2

f/

4.2, 4.1.3

Dispositions prises en matière de gouvernance

a/

3.1, 4.2.4

b/

3.1, 4.2.4

c/

3.1, 4.2.4

d/

4.2.4, 6.2.5.1

e/

4.2.5, 6.2.5

436

Publication du champ d’application

a/

1.1, 4.1.1

b/

4.5.1, 6.2.3

c/

4.5.1

d/

4.5.1

e/

Non applicable

f/

4.5.1

g/

Non applicable

h/

4.5.1

437

Publication d’informations sur les fonds propres

a/

4.5

b/

4.5

c/

4.5

d/

4.5

e/

4.5

f/

Non applicable

437 bis

Publication d’informations sur les fonds propres et les engagements éligibles

a/

Non applicable

b/

Non applicable

c/

Non applicable

d/

Non applicable

438

Publication d’informations sur les exigences de fonds propres et sur les montants d’exposition pondérés

a/

4.5

b/

4.5

c/

4.5

d/

4.5

e/

Non applicable

f/

Non applicable

g/

Non applicable

h/

Non applicable

439

Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit de contrepartie

a/

4.6, 4.6.2

b/

4.6.4

c/

Non applicable

d/

Non applicable

e/

4.8

f/

4.8

g/

4.8

h/

4.6.4

i/

4.8

j/

Non applicable

k/

4.8

l/

4.8

m/

Non applicable

440

Publication d’informations sur le coussin de fonds propres contracyclique

a/

4.5.2

b/

4.5.2

441

Publication d’informations sur les indicateurs d’importance systémique mondiale

 

Non applicable

442

Publication d’informations sur les expositions au risque de crédit et au risque de dilution

a/

6.2.3.2.3

b/

4.5

c/

4.6.3

d/

4.6.3

e/

4.6.3

f/

4.6.3, 6.2.5.1

g/

4.6.3

443

Publication d’informations sur les actifs grevés et les actifs non grevés

 

Non applicable

444

Publication d’informations sur l’utilisation de l’approche standard

a/

4.6.2

b/

4.6.2

c/

Non applicable

d/

4.6.2

e/

4.6.3

445

Publication d’informations sur l’exposition au risque de marché

 

4.10.4

446

Publication d’informations sur la gestion du risque opérationnel

a/

4.11

b/

4.5.2, 4.11.8

c/

4.11.8

447

Publication d’informations sur les indicateurs clés (À publier sous forme tabulaire)

a/

4.1.3

b/

4.1.3

c/

4.1.3

d/

Non applicable

e/

Non applicable

f/

Non applicable

g/

Non applicable

h/

Non applicable

448

Publication d’informations sur les expositions au risque de taux d’intérêt pour les positions non détenues dans le portefeuille de négociation

a/

4.10.2.1

b/

4.10.2.1

c/

Non applicable

d/

Non applicable

e/

4.10.2.1

f/

4.10.2.1

g/

Non applicable

449

Publication d’informations sur les expositions aux positions de titrisation

a/

4.9

b/

4.9

c/

4.9

d/

Non applicable

e/

Non applicable

f/

Non applicable

g/

Non applicable

h/

Non applicable

i/

Non applicable

j/

Non applicable

k/

4.9

l/

Non applicable

449 bis

Publication d’informations sur les risques en matière environnementale, sociale et de gouvernance (risques ESG)

 

4.13

450

Publication d’informations sur la politique de rémunération

a/

3.1, 4.14

b/

3.1, 4.14

c/

3.1, 4.14

d/

Non applicable

e/

Non applicable

f/

Non applicable

g/

3.1, 4.14

h/

3.1, 4.14

i/

Non applicable

j/

3.1, 4.14

k/

Non applicable

Publication d’informations sur la politique de rémunération pour les établissements de grande taille

 

3.1, 4.14

451

Publication d’informations sur le ratio de levier

a/

Non applicable

b/

Non applicable

c/

Non applicable

d/

Non applicable

e/

Non applicable

451 bis

Publication d’informations sur les exigences de liquidité – Ratio de couverture des besoins de liquidité

a/

Non applicable

b/

Non applicable

c/

Non applicable

Publication d’informations sur les exigences de liquidité – Exigence de financement stable net

a/

Non applicable

b/

Non applicable

c/

Non applicable

452

Publication d’informations sur l’utilisation de l’approche NI pour le risque de crédit

 

Non applicable

453

Publication d’informations sur l’utilisation de techniques 
d’atténuation du risque de crédit

a/

4.6.4

b/

4.6.1, 4.6.3, 4.6.4

c/

4.6.1

d/

4.8

e/

4.6.4

f/

4.6.4

g/

Non applicable

h/

4.6.4

i/

4.6.4

j/

Non applicable

454

Publication d’informations sur l’utilisation des approches par mesure avancée pour le risque opérationnel

 

Non applicable

455

Utilisation de modèles internes de risque de marché

 

Non applicable

9.5Annexe 1 – Zone d’intervention de l’AFD dans les pays étrangers et en Outre-mer

Afrique

Afrique du Sud

Congo, Rép.

Guinée

Mauritanie

Somalie

Algérie

Congo, Rép. dém.

Guinée équatoriale

Mozambique

Soudan

Angola

Côte d’Ivoire

Guinée-Bissau

Namibie

Soudan du Sud

Bénin

Djibouti

Kenya

Niger

Swaziland

Botswana

Égypte

Lesotho

Nigeria

Tanzanie

Burkina Faso

Érythrée

Liberia

Ouganda

Tchad

Burundi

Éthiopie

Libye

Rwanda

Togo

Cameroun

Gabon

Malawi

Sao Tomé et Principe

Tunisie

Cap Vert

Gambie

Mali

Sénégal

Zambie

Centrafricaine, Rép.

Ghana

Maroc

Sierra Leone

Zimbabwe

3 Océans

Antigua-et-Barbuda (1)

Guyana

Micronésie, États fédérés (2)

St-Vincent et Grenadines (1)

Tonga (2)

Comores

Haïti

Nauru (2)

Salomon, Îles (2)

Tuvalu (2)

Cook, Îles (2)

Jamaïque (1)

Niue (2)

Samoa (2)

Vanuatu

Dominicaine, Rép. (1)

Kiribati (2)

Palaos (2)

Seychelles (1)

 

Dominique

Madagascar

Papouasie-Nouvelle-Guinée (2)

Suriname

 

Fidji (2)

Marshall, Îles (2)

Ste-Lucie (1)

Territoire de Tokelau (2)

 

Grenade (1)

Maurice

St-Christophe et Nièves (1)

Timor Leste (2)

 

Orients

Albanie

Chine

Kosovo

Myanmar (Birmanie)

Territoires palestiniens

Afghanistan

Géorgie

Laos

Ouzbékistan

Thaïlande

Arménie

Inde

Liban

Pakistan

Turquie

Azerbaïdjan

Indonésie

Macédoine

Philippines

Vietnam

Bangladesh

Irak

Moldavie

Serbie

Yémen

Bosnie-Herzégovine

Jordanie

Mongolie

Sri Lanka

Ukraine

Cambodge

Kazakhstan

Monténégro

Syrie

 

Amérique latine

Argentine

Brésil

Costa Rica

Équateur

Pérou

Bolivie

Colombie

Cuba

Mexique

 

  • Pays du mandat de coopération régionale.
  • Pays du mandat Pacifique (coopération régionale et Interventions bilatérales ou régionales dans les secteurs de l’adaptation, de l’atténuation au changement climatique et de la biodiversité).

 

Outre-mer

 

 

 

 

Guadeloupe

Martinique

Polynésie Française

Saint-Pierre et Miquelon

Wallis-et-Futuna

Guyane Française

Mayotte

Saint-Barthélemy

Terres Australes et

 

La Réunion

Nouvelle-Calédonie

Saint-Martin

Antarctiques Françaises

 

9.6Annexe 2 – Bilan social de l’AFD en normes françaises (format économique)

Bilan social AFD au 31 décembre 2025

En millions d’euros

2025

2024

Var.

Prêts (encours net)

57 618

54 899

2 719

Encours brut

57 587

54 923

2 664

dont Prêts pour compte propre

56 596

53 911

2 685

dont Prêts pour compte ÉTAT

991

1 012

(21)

(-) dépréciations individuelles

(349)

(412)

63

(+) intérêts courus

381

389

(8)

Portefeuille d’investissement

320

357

(37)

Trésorerie court terme

9 854

10 859

(1 005)

Participations et autres titres

2 045

2 052

(7)

Immobilisations

1 156

1 000

156

Comptes de régul. et autres actifs

3 444

3 193

250

Total

74 438

72 361

2 077

 

En millions d’euros

2025

2024

Var.

Emprunts de marché

56 838

55 628

1 210

Emprunts auprès du Trésor

1 795

1 816

(21)

Comptes courants

754

771

(17)

Fonds gérés et avances de l’état

1 147

1 450

(303)

Comptes de régul. et autres passifs

2 509

2 024

485

Provisions

2 272

2 057

215

Dotation et réserves

8 706

8 345

361

Résultat de l’exercice

417

270

147

Total

74 438

72 361

2 077

9.7Annexe 3 – Principaux ratios et indicateurs

En milliers d’euros

2025

2024

Produit net bancaire

1 076 534

900 304

Frais de personnel/Produit net bancaire

38,8 %

45,0 %

Coefficient net d’exploitation

 

 

Frais généraux/Produit net bancaire

59,2 %

69,3 %

Coefficient de rentabilité

 

 

Bénéfice net/Dotations + réserves (1)

5,1 %

3,4 %

Coefficient de rendement

 

 

Bénéfice net/Total du bilan

0,56 %

0,37 %

Personnel

 

 

Nombre de salariés (moyen)

2 882

2 789

Montant de la masse salariale

417 609

404 895

dont actions sociales et culturelles

33,6

31,5

Résultat net

417 157

270 066

Dividende versé à l’État

54 013

65 075

  • Les dotations et réserves s’entendent hors FRBG.

 

 

9.8Annexe 4 – Résultats financiers des cinq derniers exercices (base sociale)

 

2025

2024

2023

2022

2021

Dotation + Réserves + Résultat (en millions d’euros)

8 663

8 155

7 800

7 397

6 892

Produit net bancaire (en millions d’euros)

1 077

900

826

860

794

Résultat net (en millions d’euros)

417

270

325

363

240

Résultat net/dotations + réserves + résultat

4,82 %

3,31 %

4,17 %

4,90 %

3,48 %

Résultat net/total bilan

0,56 %

0,37 %

0,47 %

0,56 %

0,42 %

Personnel

 

 

 

 

 

Nombre de salariés (moyen)

2 882

2 789

2 652

2 599

2 592

Montant de la masse salariale (en millions d’euros)

418

405

365

350

334

dont actions sociales et culturelles (en millions d’euros)

33,6

31,5

28

30

23

Dividende versé

54

65

73

48

21

 

9.9Annexe 5 – Tableau de synthèse des prêts de l’AFD et de Proparco dans les pays étrangers

La répartition géographique des prêts consentis par l’AFD pour son propre compte et par Proparco dans les pays étrangers est détaillée dans le tableau ci-dessous. Les prêts en sous-participation avec Proparco (financement commun) aux risques de l’AFD ne sont pas inclus dans les chiffres de l’AFD.

 

En millions d’euros

Versements

Encours

Restes à verser (3)

AFD

Proparco

AFD (1)

Proparco (2)

AFD (1)

Proparco (2)

AFRIQUE DU SUD

200

85

1 335

154

607

37

ALBANIE

1

0

201

0

251

10

ALGÉRIE

0

0

1

0

0

0

ANGOLA

86

0

340

0

526

0

ARGENTINE

40

39

114

68

327

13

ARMÉNIE

151

(0)

454

25

60

52

AZERBAÏDJAN

0

0

240

0

0

0

BANGLADESH

209

0

1 020

31

850

85

BÉNIN

111

0

431

5

266

18

BIRMANIE

0

0

1

4

0

0

BOLIVIE

19

0

603

0

0

0

BOSNIE-HERZÉGOV.

0

0

0

6

0

15

BOTSWANA

0

0

0

8

0

0

BRÉSIL

370

4

1 658

237

1 666

72

BURKINA FASO

4

0

292

28

3

0

CAMBODGE

97

0

720

38

299

38

CAMEROUN

2

9

1 013

80

361

46

CAP-VERT

1

5

38

20

0

0

CENTRAFRIQUE

15

0

15

0

10

0

CHILI

0

0

0

14

0

0

CHINE

70

0

556

55

642

0

COLOMBIE

266

119

2 261

167

780

178

CONGO

10

0

270

0

85

0

COSTA RICA

50

17

394

35

157

26

CÔTE D’IVOIRE

96

108

1 032

277

1 010

48

CUBA

5

0

78

0

21

0

DJIBOUTI

0

0

7

0

0

0

DOMINICAINE REP.

41

81

1 134

107

425

75

ÉGYPTE

150

16

1 395

105

889

53

EL SALVADOR

0

0

0

44

0

26

ÉQUATEUR

78

13

780

155

140

17

ÉTHIOPIE

16

0

220

25

232

5

ESWATINI

0

0

0

0

0

0

GABON

32

0

473

57

266

0

GÉORGIE

22

183

716

304

84

0

GHANA

9

0

388

28

11

0

GUATEMALA

0

85

0

147

0

85

GUINÉE

5

4

188

21

192

4

HAÏTI

0

0

0

7

0

2

HONDURAS

0

0

0

34

0

0

ÎLE DOMINIQUE

0

0

6

0

0

0

INDE

345

42

1 634

119

848

51

INDONÉSIE

170

0

1 401

9

553

18

IRAQ

0

0

286

13

210

0

JAMAÏQUE

4

13

4

43

0

11

JORDANIE

95

0

1 005

129

412

128

KAZAKHSTAN

0

18

0

22

0

42

KENYA

64

5

723

166

647

2

KOSOVO

0

0

0

4

80

5

LIBAN

0

0

25

0

0

0

MACÉDOINE NORD

5

0

17

0

68

0

MADAGASCAR

17

9

161

33

207

18

MALDIVES

0

0

4

0

0

0

MALI

10

0

200

8

31

0

MAROC

381

0

2 498

26

1 070

41

MAURICE

53

111

574

138

81

0

MAURITANIE

0

0

59

0

134

0

MEXIQUE

75

5

1 803

45

587

189

MOLDAVIE

45

15

190

27

75

0

MONGOLIE

0

26

0

81

0

0

MONTÉNÉGRO

0

0

55

0

125

0

MOZAMBIQUE

1

17

151

45

218

4

MULTIPAYS

76

263

3 323

1 206

522

188

NAMIBIE

0

0

30

0

171

0

NÉPAL

0

3

0

7

0

2

NIGER

(0)

0

176

9

116

0

NIGERIA

173

10

859

96

1 106

72

OUGANDA

80

0

371

33

500

0

OUZBÉKISTAN

196

105

967

215

586

5

PAKISTAN

43

13

488

16

552

27

PANAMA

0

10

0

49

0

0

PAPOUASIE

0

0

0

0

24

0

PARAGUAY

0

22

0

78

0

42

PÉROU

58

0

237

35

483

69

PHILIPPINES

250

0

1 100

0

448

13

RD CONGO

23

43

20

43

270

0

RWANDA

90

2

313

15

286

0

SAINTE-LUCIE

0

0

0

0

0

0

SÉNÉGAL

103

5

1 281

175

644

6

SERBIE

190

8

398

59

543

0

SEYCHELLES

0

0

6

0

16

0

SIERRA LÉONE

0

17

0

17

0

27

SOUDAN

0

0

0

0

0

1

SRI LANKA

0

0

16

16

191

0

SURINAME

0

0

0

0

16

0

TANZANIE

124

17

548

71

875

21

TCHAD

0

0

86

3

0

26

TERR. AUTO. PALES.

0

3

7

26

0

0

THAÏLANDE

0

0

2

1

0

0

TOGO

16

0

81

0

236

19

TUNISIE

139

1

944

44

463

0

TURQUIE

267

286

1 300

855

621

37

UKRAINE

0

0

0

32

25

0

URUGUAY

0

0

0

1

0

0

VIETNAM

133

119

806

196

533

135

YÉMEN

0

0

2

0

0

0

ZIMBABWE

0

0

0

13

0

0

TOTAL

5 383

1 952

42 520

6 502

24 732

2 105

Les montants présentés ici correspondent aux opérations de l'AFD et de Proparco, hors comptes de tiers et prêts ayant fait l'objet d'une remise de dette par l'Etat.

  • Les prêts AFD s'entendent hors prêts en sous participation avec Proparco et opérations de micro finance.
  • Les prêts Proparco comprennent également les prêts subordonnés, les obligations et les autres titres.
  • RAV signés et non signés.

(4) À noter que pour l'Ukraine le montant des encours pour comptes de tiers s'élève à 419 M€.

9.10Annexe 6 – Tableau des autorisations Proparco

 

Prêts

Participations

Autres titres

Garanties

Subventions

Total

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

2025

2024

AFRIQUE DU SUD

123

0

0

0

0

0

1

2

0

0

124

2

ALBANIE

10

0

0

0

0

0

0

0

0

0

10

0

ANGOLA

0

0

0

0

0

0

32

0

0

0

32

0

ARGENTINE

26

28

0

0

0

0

0

0

0

0

26

28

ARMÉNIE

0

0

0

21

0

14

0

0

0

0

0

35

BANGLADESH

85

0

0

0

0

0

0

0

0

0

85

0

BÉNIN

18

0

0

0

0

0

20

16

0

0

38

16

BOSNIE-HERZÉGOV.

15

0

0

0

0

0

0

0

0

0

15

0

BRÉSIL

69

9

22

0

0

0

0

49

0

0

91

58

CAMBODGE

37

0

0

0

0

0

0

0

0

0

37

0

CAMEROUN

44

3

0

0

0

0

22

24

0

0

66

27

COLOMBIE

210

0

5

13

0

0

0

0

0

0

215

13

COSTA RICA

44

0

0

0

0

0

0

0

0

0

44

0

CÔTE D’IVOIRE

15

106

0

0

0

0

1

45

0

0

16

151

DOMINICAINE REP.

100

92

0

0

0

0

5

0

0

0

105

92

ÉGYPTE

0

20

52

21

0

0

0

0

0

0

52

41

EL SALVADOR

26

0

0

0

0

0

0

0

0

0

26

0

ÉQUATEUR

17

28

0

0

0

20

26

0

0

0

43

48

FRANCE

0

0

0

0

0

0

35

36

0

0

35

36

GÉORGIE

165

18

0

0

0

0

0

10

0

0

165

28

GHANA

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

GUATEMALA

9

61

0

0

86

46

0

0

0

0

95

107

GUINÉE

0

10

0

0

0

0

23

21

0

0

23

31

HAÏTI

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

INDE

37

15

37

14

47

0

0

0

0

0

121

29

INDONÉSIE

21

0

0

0

0

0

5

2

0

0

26

2

IRAQ

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

JAMAÏQUE

0

30

0

0

0

0

0

0

0

0

0

30

JORDANIE

128

14

0

0

0

0

0

0

0

0

128

14

KAZAKHSTAN

0

60

0

0

0

0

0

0

0

0

0

60

KENYA

1

1

0

14

1

1

0

1

0

1

2

17

KOSOVO

5

5

0

0

0

0

0

0

0

0

5

5

LIBAN

0

0

0

0

0

0

2

2

0

0

2

2

LIBERIA

0

0

0

0

0

0

15

0

0

0

15

0

MADAGASCAR

18

9

0

0

0

0

2

13

0

0

20

22

MAROC

15

25

0

0

0

0

32

0

0

0

47

25

MAURITANIE

0

0

0

0

0

0

25

27

0

0

25

27

MEXIQUE

150

0

9

18

30

0

0

0

0

0

189

18

MOLDAVIE

15

0

15

0

0

0

2

0

0

0

32

0

MONGOLIE

26

23

0

0

0

29

0

0

0

0

26

52

MOZAMBIQUE

0

19

0

0

0

0

0

9

0

0

0

28

MULTIPAYS

157

406

291

206

57

62

0

13

6

31

512

718

NIGERIA

31

53

0

1

0

0

5

9

0

0

36

62

OUGANDA

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

OUZBÉKISTAN

45

93

0

0

0

0

0

0

0

0

45

93

PAKISTAN

0

14

0

0

0

0

0

1

0

0

0

15

PANAMA

0

19

0

0

0

0

0

0

0

0

0

19

PARAGUAY

64

0

0

0

0

0

0

0

0

0

64

0

PÉROU

69

0

0

13

0

0

0

0

0

0

69

13

PHILIPPINES

13

0

0

0

0

0

0

0

0

0

13

0

RD CONGO

45

0

0

0

0

0

0

1

0

0

45

1

RWANDA

0

0

20

0

0

0

0

0

0

0

20

0

SÉNÉGAL

0

36

0

0

0

0

25

49

0

0

25

85

SERBIE

0

0

0

0

0

0

24

23

0

0

24

23

SIERRA LÉONE

26

0

0

0

0

0

0

0

0

1

26

1

SOUDAN

1

0

0

0

0

0

0

0

0

0

1

0

TANZANIE

21

0

0

0

17

0

49

0

0

0

88

0

TCHAD

0

17

0

0

0

0

10

7

0

0

10

24

TERR. AUTO. PALES.

0

22

0

0

0

0

0

0

0

0

0

22

TOGO

17

2

0

0

0

0

4

10

0

0

21

12

TUNISIE

0

0

5

0

0

0

30

2

0

0

35

2

TURQUIE

50

395

0

0

64

0

0

0

0

0

114

395

UKRAINE

0

0

0

5

0

0

26

18

0

0

26

23

VIETNAM

13

117

0

0

0

93

5

5

0

0

18

215

ZIMBABWE

0

14

0

0

0

0

0

15

0

0

0

28

TOTAL PROPARCO

1 980

1 762

456

327

303

265

425

410

7

32

3 171

2 796